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Nous entrons dans une deuxième phase de l'épidémie. Dans la première phase, qui était une période d'urgence absolue, le virus, sauvage, semait la mort sur son passage. Il fallait ériger des digues solides pour le freiner. Aujourd'hui, il devient hyper-endémique, c'est-à-dire qu'il est présent en permanence, de manière chronique, sans causer autant de dégâts car beaucoup de gens ont été infectés et/ou vaccinés.
En avril, l'incidence devrait être très basse, à moins qu'un nouveau variant nous prenne de court. Auparavant, il sera impossible de vivre un peu plus normalement : nous avons toujours affaire à un virus respiratoire très transmissible et sournois car propagé aussi par les asymptomatiques. Et, à cause de son affinité pour les vaisseaux sanguins du cerveau, des reins et d'autres organes, il engendre des maladies chroniques sous-évaluées. Le moment n'est pas venu de dire "on lâche tout". Nous atteignons le sommet de la vague mais c'est impossible tant que les hôpitaux sont soumis à une telle tension. Il faut continuer à être prudent pendant quelques semaines. Tout en préparant la suite et en réfléchissant enfin à la manière de vivre avec le virus.
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