Chegeorges Liliane, fais les valises. | radioactif a écrit :
C’est pour ça que je ne l’ai pas exclu de l’analyse, et il a bizarrement un avis moins tranché que les pièces rapportées 
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Moins tranché, mais plus éclairé.
Citation :
Je suis convaincu que plus tard, lorsque le devoir d’inventaire sera possible, nous contesterons certaines décisions de l’État qui ont été prises en fonction de considérations aléatoires, notamment pour afficher une insoumission politique à la production de savoirs scientifiques provisoires mais significatifs, comme le sont des indicateurs, qui ont été dépréciés et caricaturés dans l’espace public. On constate les effets d’un discours pernicieux opposant les compétences, les âges ou les essentiels, là où une démocratie est forte de sa cohésion et d’une idée du respect que l’on ne dévoie pas de manière inconsidérée.
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http://emmanuelhirsch.fr/?p=2735
Citation :
J’observe depuis quelques jours que notre société s’est en quelque sorte immunisée dans ce qu’étaient son attention et sa préoccupation morales en février dernier. De telle sorte qu’elle serait prête à concéder à des renoncements inenvisageables au début, et que l’on commence à intégrer pour s’éviter de manière illusoire le pire.
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http://emmanuelhirsch.fr/?p=2608
Citation :
Le chef de l’État aurait pu avoir l’humilité de reconnaître que la gouvernance sanitaire n’a pas été à la hauteur des enjeux
Contrairement au caractère subit et inédit du confinement décrété le 17 mars, la signification et la portée du couvre-feu (apparemment moindre dans leurs incidences immédiates sur nos libertés individuelles) sont évaluées à partir d’une expérience personnelle et collective qui nous a marqués. Nous avons appris de ces mois de pandémie notre attachement à la vie des plus fragiles parmi nous, l’intelligence et la vitalité d’une démocratie habituellement reléguée de nos préoccupations, mais également le désastre provoqué par l’inattention à la complexité du réel, cette incompétence à comprendre comment mobiliser et solidariser une société.
Que les instances publiques aient renoncé à organiser un retour d’expériences au plan national qui nous aurait enrichi de savoirs utiles aujourd’hui, est un autre constat qui interroge. Cela n’a pas pour autant entravé des réflexions étayées par des analyses critiques de décisions imparfaitement anticipées et accompagnées du point de vue de leurs conséquences.
Tout donne à penser que cette disposition a été retenue faute de pouvoir opter pour un choix qui n’aurait été pas accepté par la société, celui d’un nouveau confinement.
Au-delà des aspects procéduriers de l’organisation du couvre-feu, le président de la République a surtout pris le 14 octobre des engagements forts concernant l’atténuation de son impact économique sur des professionnels déjà sinistrés par des restrictions parfois aléatoires. Tout donne à penser que cette disposition a été retenue faute de pouvoir opter pour un choix qui n’aurait été pas accepté par la société, celui d’un nouveau confinement. D’un point de vue socio-économique il paraissait inenvisageable car insoutenable.
Il ne s’agit donc pas d’une décision raisonnable, proportionnée aux risques d’une flambée épidémique qui pourrait s’avérer incontrôlable, mais d’une mesure politiquement recevable. Le choix est celui d’un moindre mal dont il conviendra de se contenter, provisoirement. Tant que les professionnels de santé seront en capacité de soutenir un engagement au long cours, alors qu’ils sont déjà aujourd’hui épuisés et accablés par la pesanteur d’une charge incomprise. Les quelques encouragements obligés qui leurs sont concédés ne compensent pas les soutiens dont ils dénoncent les carences.
Il nous faut admettre le louvoiement dans la hiérarchisation d’arbitrages conjoncturels qui parfois nous surprennent par leur caractère arbitraire
D’une part la gravité de la situation sanitaire et le caractère inéluctable de procédures qui ne peuvent qu’être contraignantes nous sont rappelés solennellement. D’autre part il nous faut admettre le louvoiement dans la hiérarchisation d’arbitrages conjoncturels qui parfois nous surprennent par leur caractère arbitraire, voire improvisé. Est-ce respecter la société que de la considérer incapable de saisir la complexité de circonstances et d’enjeux qui nous rendent collectivement vulnérables à l’incertain, et plus encore à un phénomène qui s’insinue jusque dans l’intimité de la vie sociale? Au point de nous déposséder d’une force de résistance ou au contraire de susciter une envie de dissidence dont on observe les premières expressions?
Le confinement démocratique n’est pas compatible avec l’exigence de responsabilisation de la société civile astreinte à respecter des règles plutôt qu’à être associée à un processus décisionnel dont l’efficacité dépend de sa mobilisation.
Il est évident que nous ignorons tout de l’évolution de la pandémie quelques soient les prospectives épidémiologiques, les promesses thérapeutiques ou notre envie de croire que nous surmonterons cette crise, voire que nous la dépasseront en transformant notre monde. Ce qui est certain c’est qu’aucune politique publique, si ce n’est le modèle de Taiwan parfois évoqué, n’a su trouver les réponses ajustées à l’ampleur des périls, en dépit de mesures palliatives ou compensatoires comme c’est le cas en France du point de vue de la solidarité économique. Dès lors que nos capacité s’avèrent pour le présent limitatives, au point, je pense, d’envisager si nécessaire d’autres dispositifs restreignant davantage encore que le couvre-feu les libertés publiques, n’est-il pas l’heure de reconsidérer les modalités de gouvernance de cette crise sanitaire?
Le confinement démocratique n’est pas compatible avec l’exigence de responsabilisation de la société civile astreinte à respecter des règles plutôt qu’à être associée à un processus décisionnel dont l’efficacité dépend de sa mobilisation. Nous voilà aux limites de ce que l’autorité publique peut imposer, quelques soient les menaces répressives. Il lui faut décider d’une autre intelligence de la gestion politique de cette crise sanitaire, sans quoi, on le sait, elle provoquera une crise politique alors que l’unité et la cohésion sont plus indispensables que jamais. Il nous faut démocratiser la gouvernance de cette pandémie, restaurer une démocratie en santé qui a été meurtrie par tant de dédain à son égard depuis des mois, enfin arbitrer des choix loyaux et transparents dans le cadre d’une concertation impérative car indispensable.
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http://emmanuelhirsch.fr/?p=2210
Bref il prone un discours de responsabilisantion. Actuellement le gouvernement oscille :
D'un côté il faut re-ouvrir car Jean Kévin pleure parce qu'il ne peut plus jouer au volley et se biturer le samedi soir, que tatie Jeannette ne peut plus aller chez le coiffeur discuter avec Mauricette, que l'on tue la culture et la démocratie en annulant le concert de Vitæ et la sortie de Wonder Woman 2. La côte du président baisse et ce n'est pas bon pour la réélection. De l'autre le système hospitalier va péter et on va devoir retransformer Rungis en morgue géante et ça c'est très mauvais pour le bilan à une veille d'élection. Par contre expliquer que l'on aura des mesures dures tant que le virus sera là
Que tant qu'une partie de la population jouera au con en mode gripette il y aura des morts inutiles, de sanctionner les cons en question réellement (suppression définitive de licence pour les bars clandestin, engagement de la responsabilité des entreprises en cas de contamination par négligence, amendes de 10 % des revenus annuels en cas de récidive de violation du couvre feu/confinement,...)
Qu'il faut suivre les recommandations des experts scientifiques même si elles ne sont pas 100 % fiables vu que la connaissance n'est pas complète. Et que cela se répétera tant que l'épidémie est là et dès qu'elle répare. Que plus on fera durer par négligence plus on flinguera l'économie. Ça je n'ai pas entendu.
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