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Auteur Sujet :

Pour ou contre l'interdiction du voile intégral ?

n°19235461
lokilefour​be
Posté le 21-07-2009 à 15:43:08  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Wunderlich a écrit :


 
Certes, mais toujours est-il qu'on ne peut aller "condamner" une femme portant la burka comme condamner une personne qui afficherait son gout pour le KKK...
Même si pour nous, le voile intégral est assimilable à de l'intégrisme religieux, et notamment la burka, où le vêtement s'apparente au régime des talibans.
 
On peut pas combattre une "aliénation" telle qu'on le considère en proscrivant une loi qui interdirait son port, et donc qui viendrait à condamner pénalement une femme portant la burka :  
on s'attaquerait alors plus aux victimes (puisque cette loi serait, d'après notre jugement,  dans le but de "sortir" les femmes portant le voile intégral de leur soumission/aliénation, donc de protéger des "victimes" ), qu'à leur bourreau.
 
Si on en vient à coller une amende à une femme "emburkée/enikabée", ça n'aura pas fait avancer grand chose.
 
Disons pour faire clair, je ne vois pas l'intérêt d'une loi d'interdiction, et donc d'une possibilité de dresser un PV (dans le cas où la loi serait enfreinte) :  
on se contenterait juste de faire disparaître la burka dans nos rues et lieux publics, sans pour autant tenter de venir en aide à ses femmes, qui - toujours selon notre jugement - sont toutes aliénés et soumises à leur mari si elles portent le voile intégral.
 
Et puis objectivement, ce n'est pas parce-que je croise une femme portant le voile intégral que je fais automatiquement dans ma tête le parallèle avec des pratiques telles que la lapidation des femmes, et la condammation à morts des homosexuels...
 
Se contenter uniquement d'interdire la burka par une loi ne réglerait absolument pas le problème, et je suppose que la commission d'enquête en a d'ailleurs conscience...


 
L'objectif est double, faire disparaitre un symbole de propagande islamique intégriste de nos rues et empêcher toujours plus de femme de se voir imposer cet accoutrement. Si on ne légifère pas, d'autres mari imposeront cet habit à leur femmes, ou bien d'autres femmes endoctrinées seront tentées de le porter par effet de mimétisme.
 
Quand à la situation des femmes c'est un argument qui rejoint la législation classique sur la maltraitance de ces dernières.
Les lois ont été considérablement durcies concernant les maltraitances conjugales, ces maltraitances continuent (sans même parler des intégristes), fallait il pour autant ne rien faire?
Certainement pas, on ne juge pas une loi sur sa seule efficacité absolue, sinon comme déjà dit autant légaliser la drogue, l'alcool au volant etc... puisque malgré les lois les délits persistent.
 
Il faut de la répression, car nous sommes face à des extrémistes qui ne conçoivent pas de céder avec un simple dialogue (ça se saurait). Puis il faut donner les moyens aux musulmans de "contrôler" leur religion, ça passe par des moyens financiers et logistiques pour que les musulmans puissent se réunir, être informés et mis en garde contre les dérives extrémistes. Pourquoi pas comme évoqué un temps faciliter la création d'école coraniques, pour former des imams qui pourront propager un islam tolérant, moderne et capable de vivre en harmonie avec le reste de la population française dans le respect mutuel.
Le risque de ne pas taper sur les intégristes, c'est de laisser entrer la confusion dans la tête des gens, pour qui tout musulman n'est qu'un intégriste en puissance voire pire un terroriste. C'est exactement ce que veulent les intégristes, créer des fossés d'incompréhension entre les gens pour susciter la méfiance, le mépris puis la haine. C'est grâce à cela qu'il survivent, s'implantent et se propagent.  


---------------

mood
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Posté le 21-07-2009 à 15:43:08  profilanswer
 

n°19235490
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 15:44:54  profilanswer
 

Cizia a écrit :


 
 
j'ai du loupé un truc ...
 
une femme qui a a la burqa doit la garder sans interruption aussitôt quel ce retrouve dehors ou face a des visage étranger,non?
 
comment mettre en place une lois qui dirais "la tu a le droit" mais "la tu l'enleve"?


Ça nécessiterait un compromis appelé "respecte la loi !" de leur part, mais une interdiction totale ferait la même chose à plus grande échelle. Puisque tout en continuant de devoir la garder sans interruption elle se retrouverais à ne plus jamais pouvoir se cacher. Je ne vois pas en quoi c'est plus applicable. Et encore une fois une loi n'est de toute façon pas une solution immédiate pour moi.
 

ijk_reference a écrit :

OK Mais alors qu'est ce que tu proposes pour améliorer leur situation ? Réduire le chomage !  :pt1cable:  


 

-JLL- a écrit :


 
Sauf qu'a la base je suis contre légiférer sur ce point. Je préfère le dialogue, l'éducation et le respect des lois déjà existantes pour régler le problème. Ensuite si vous voulez absolument passer par une loi je préfère une interdiction partielle, mais ce n'est pas ce que je ferais. :spamafote:  



---------------
Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19235658
go_to_debu​t
Posté le 21-07-2009 à 15:55:29  profilanswer
 

-JLL- a écrit :


Parce que je ne vois pas en quoi l'interdiction totale va les pousser à continuer l'école après 16 ans (pour reprendre ton exemple).


 
tu crois qu'ils vont les cloitrer à la maison passé 16 ans  ? mais enfin réfléchi 2 secondes  :lol:

n°19235680
go_to_debu​t
Posté le 21-07-2009 à 15:57:20  profilanswer
 

ijk_reference a écrit :


 
TOI te n'en vois pas avec l'interdiction totale... et tu n'en vois pas plus avec l'interdiction partiel.
 
MOI j'en vois une avec l'interdiction totale... et je n'en vois pas avec l'interdiction partiel.
 
 
Fais le calcul : choisis la solution qui a une probabilité d'améliorer la situation... plutôt qu'une qui ne change rien (comme la tienne) !


 
je suis entièrement d'accord avec ta démonstration. Mais elle doit être trop simple pour les cerveaux alambiqués  :)

n°19235711
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 16:00:36  profilanswer
 

go_to_debut a écrit :

 

tu crois qu'ils vont les cloitrer à la maison passé 16 ans  ? mais enfin réfléchi 2 secondes  :lol:


C'est déjà ce qu'ils font ....

 

Tu crois qu'ils vont les envoyer à la fac sous prétexte que la burqua est interdite ? Me demander de réfléchir c'est bien mais faut aussi le faire de son coté.

 

Je vois pas en quoi une interdiction de la burqua va pousser les papas intégristes à envoyer leur filles à l'école.

Message cité 2 fois
Message édité par -JLL- le 21-07-2009 à 16:01:58

---------------
Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19235729
go_to_debu​t
Posté le 21-07-2009 à 16:02:29  profilanswer
 

ijk_reference a écrit :

Et !? Et pour toi elles le feraient !? Elles le feraient toutes la journée au lycée et à la fac !?
 
C'est cool tes propostions qui ne changeraient absolument rien à l'histoire !


 
 
il n'en a rien a foutre du destin des femmes. Il fait son interessant mais ça reste  que du blabla... aucune prise sur la réalité

n°19235748
cartemere
Posté le 21-07-2009 à 16:04:32  profilanswer
 

-JLL- a écrit :


Ça nécessiterait un compromis appelé "respecte la loi !" de leur part, mais une interdiction totale ferait la même chose à plus grande échelle. Puisque tout en continuant de devoir la garder sans interruption elle se retrouverais à ne plus jamais pouvoir se cacher. Je ne vois pas en quoi c'est plus applicable. Et encore une fois une loi n'est de toute façon pas une solution immédiate pour moi.
 


Euh... une femme qui porte la burqa le fait pour respecter (ce qu'elle croit être) la loi de Dieu.
 
La loi des hommes ne passe qu'au second plan...
 
 
Concrêtement : tu pourras aller te brosser, elle gardera sa burqa et refusera de l'enlever :o
 
Bilan : retour à la case départ

n°19235825
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 16:09:51  profilanswer
 

cartemere a écrit :


Euh... une femme qui porte la burqa le fait pour respecter (ce qu'elle croit être) la loi de Dieu.
 
La loi des hommes ne passe qu'au second plan...
 
 
Concrêtement : tu pourras aller te brosser, elle gardera sa burqa et refusera de l'enlever :o
 
Bilan : retour à la case départ


Dans ce cas elle déménage. :spamafote:


---------------
Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19235835
go_to_debu​t
Posté le 21-07-2009 à 16:10:29  profilanswer
 

boisse a écrit :


 
en meme temps des processions de femmes en burqa lors de fetes musulmanes je crois que ca ne choquerait personne.  


 
je le pense, dans la mesure ou ça serait l'expression d'un rite ponctuel, au même titre que le dragon lors du nouvel an chinois ... mais lorsque cela devient un mode de vie, qui plus est réservé au femmes c'est INSUPPORTABLE

n°19235848
lokilefour​be
Posté le 21-07-2009 à 16:11:20  profilanswer
 

-JLL- a écrit :


C'est déjà ce qu'ils font ....
 
Tu crois qu'ils vont les envoyer à la fac sous prétexte que la burqua est interdite ? Me demander de réfléchir c'est bien mais faut aussi le faire de son coté.
 
Je vois pas en quoi une interdiction de la burqua va pousser les papas intégristes à envoyer leur filles à l'école.


 
ça permettra peut être à ces filles de voir clairement ce qu'est vraiment l'intégrisme religieux.
A leur majorité elles pourront quitter leur parents.
Et avant même elle pourront contacter les services sociaux.
Et en cas de maltraitance, comme dans tous les autres cas de maltraitances, les auteurs s'exposent à des poursuites.
 
Ne rien faire est pire que tout. Car c'est avouer son impuissance et laisser le champs libre aux intégristes. La france ne doit pas rester ou devenir un pays accueillant pour les intégristes, ils doivent être combattus. Il faut clairement faire la part des choses entre l'islam et l'intégrisme, cela permettra de lever les méfiances réciproques.
Méfiance des musulmans qui pourraient craindre des mesures restrictives envers leurs croyances, méfiance de tous les autres citoyens envers les musulmans si l'on établit pas clairement des règles définissant clairement ce qui tient de la religion, l'islam et ce qui tient du fanatisme ou de l'intégrisme.

Message cité 2 fois
Message édité par lokilefourbe le 21-07-2009 à 16:12:08

---------------

mood
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Posté le 21-07-2009 à 16:11:20  profilanswer
 

n°19235869
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 16:12:32  profilanswer
 

go_to_debut a écrit :


 
 
il n'en a rien a foutre du destin des femmes. Il fait son interessant mais ça reste  que du blabla... aucune prise sur la réalité


 [:hephaestos]  
 
Une attaque personnelle, ca faisait longtemps dis donc. Ou pas ....
 


---------------
Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19235905
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 16:14:57  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :


 
ça permettra peut être à ces filles de voir clairement ce qu'est vraiment l'intégrisme religieux.
A leur majorité elles pourront quitter leur parents.
Et avant même elle pourront contacter les services sociaux.
Et en cas de maltraitance, comme dans tous les autres cas de maltraitances, les auteurs s'exposent à des poursuites.
 
Ne rien faire est pire que tout. Car c'est avouer son impuissance et laisser le champs libre aux intégristes. La france ne doit pas rester ou devenir un pays accueillant pour les intégristes, ils doivent être combattus. Il faut clairement faire la part des choses entre l'islam et l'intégrisme, cela permettra de lever les méfiances réciproques.
Méfiance des musulmans qui pourraient craindre des mesures restrictives envers leurs croyances, méfiance de tous les autres citoyens envers les musulmans si l'on établit pas clairement des règles définissant clairement ce qui tient de la religion, l'islam et ce qui tient du fanatisme ou de l'intégrisme.


En quoi la bourqua facilitera cela ? Ou dans l'autre sens, en quoi la bourqua empêche cela aujourd'hui ?


---------------
Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19235991
lokilefour​be
Posté le 21-07-2009 à 16:21:00  profilanswer
 

-JLL- a écrit :


En quoi la bourqua facilitera cela ? Ou dans l'autre sens, en quoi la bourqua empêche cela aujourd'hui ?


 
Tiens je vais faire comme toi :
 
Et en quoi l'interdiction de la burqa ne permettrait pas cela?


---------------

n°19236081
go_to_debu​t
Posté le 21-07-2009 à 16:25:26  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :


 
Tiens je vais faire comme toi :
 
Et en quoi l'interdiction de la burqa ne permettrait pas cela?


 
 
je prends les paris : l'interdiction de la burka le permettra, et elle permettra entre autres de ne pas partir en recaguant sur la liberté et l'autonomie des femmes.

n°19236113
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 16:26:49  profilanswer
 

[:delarue5]  
 
Quand je vous dis que vous me faites un sketch. Paye ton effet miroir.
 
J'ai dis que l'interdiction de la bourqua ne permettrais pas cela ? Non.
 
Par contre toi tu dis que l'interdiction va permettre cela comme si c'était une chose impossible à faire actuellement. D'où ma question : en quoi est ce impossible aujourd'hui ?


---------------
Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19236214
lokilefour​be
Posté le 21-07-2009 à 16:33:49  profilanswer
 

-JLL- a écrit :

[:delarue5]  
 
Quand je vous dis que vous me faites un sketch. Paye ton effet miroir.
 
J'ai dis que l'interdiction de la bourqua ne permettrais pas cela ? Non.
 
Par contre toi tu dis que l'interdiction va permettre cela comme si c'était une chose impossible à faire actuellement. D'où ma question : en quoi est ce impossible aujourd'hui ?


 
Qui a dit que c'était impossible?


---------------

n°19236393
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 16:42:34  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :

 

Qui a dit que c'était impossible?


______________________________________

 
-JLL- a écrit :

 

Je vois pas en quoi une interdiction de la burqua va pousser les papas intégristes à envoyer leur filles à l'école.

 
lokilefourbe a écrit :

 

ça permettra peut être à ces filles de voir clairement ce qu'est vraiment l'intégrisme religieux.
A leur majorité elles pourront quitter leur parents.
Et avant même elle pourront contacter les services sociaux.
Et en cas de maltraitance, comme dans tous les autres cas de maltraitances, les auteurs s'exposent à des poursuites.

 

Je suis désolé mais tu lies clairement l'interdiction de la bourqua à ces choix qui s'offriront à elle comme de nouveaux choix qu'elle n'aurait pas actuellement.
Je repose donc ma question une dernière fois, tu vas peut être finir par y répondre : En quoi l'interdiction de la bourqua va faciliter cela ? Ou alors en quoi l'autorisation du port de la bourqua empêche cela aujourd'hui ?

Message cité 1 fois
Message édité par -JLL- le 21-07-2009 à 16:43:28

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Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19236588
lokilefour​be
Posté le 21-07-2009 à 16:54:21  profilanswer
 

-JLL- a écrit :


______________________________________
 


 
 
 

-JLL- a écrit :


 
Je suis désolé mais tu lies clairement l'interdiction de la bourqua à ces choix qui s'offriront à elle comme de nouveaux choix qu'elle n'aurait pas actuellement.
Je repose donc ma question une dernière fois, tu vas peut être finir par y répondre : En quoi l'interdiction de la bourqua va faciliter cela ? Ou alors en quoi l'autorisation du port de la bourqua empêche cela aujourd'hui ?


 
Une nouvelle situation, peut permettre de nouveaux choix, d'où le "peut être" que tu as zappé dans ma phrase.
Déjà la simple évocation de cette interdiction à bien été à l'origine de ce topic sur la burqa.
 
L'interdiction de la burqa va provoquer une réaction, c'est évident.
 
Le simple fait de l'interdire permettra aux femmes de constater qu'elles peuvent vivre de manière tout a fait normale sans burqa, déjà.
Sortir sans burqa leur fera voir le monde différemment et elle seront perçues différemment, elles auront la possibilité d'avoir plus de liens sociaux. Elles ne subiront aucun interdit ni aucune discrimination. Le simples fait qu'une fille pubère de 12 ans ne se voit plus affublée de cette prison est déjà une victoire en soit.
 
Et celles vivant dans un milieu fanatique, au point de les cloitrer à demeure au domicile (mais bon ça me semble pas évident) constateront jusqu'à quel point ce fanatisme leur est préjudiciable.


---------------

n°19236913
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 17:15:32  profilanswer
 

Ce que je trouve contradictoire c'est que d'un coté j'entends "oui mais on peux pas dialoguer avec ces gens la ils ne se remettent pas en question etc etc" et de l'autre j'entends "tu comprend si on interdit la burqua les nana pourront enfin être libre.
 
Et il n'y en a pas un seul pour se dire que si la nana ne peux pas sortir couverte le mec ne la laissera tout simplement pas sortir...
 
J'entends aussi "oui elles vont pouvoir aller en fac", comme si le mec allait les laisser aller en fac sous prétexte que la bourqua est interdite "ha oui je refuse que tu t'instruises mais puisque la bourqua est interdite je change d'avis".
 
Et pour finir qui pensent vraiment qu'il ne trouveront pas une solution de substitution ?


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Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19236991
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 17:20:32  profilanswer
 


Ça fonctionne un peu pareil avec le gouvernement il faut dire. :o


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Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19237067
lokilefour​be
Posté le 21-07-2009 à 17:24:57  profilanswer
 

-JLL- a écrit :

Ce que je trouve contradictoire c'est que d'un coté j'entends "oui mais on peux pas dialoguer avec ces gens la ils ne se remettent pas en question etc etc" et de l'autre j'entends "tu comprend si on interdit la burqua les nana pourront enfin être libre.
 
Et il n'y en a pas un seul pour se dire que si la nana ne peux pas sortir couverte le mec ne la laissera tout simplement pas sortir...
 
J'entends aussi "oui elles vont pouvoir aller en fac", comme si le mec allait les laisser aller en fac sous prétexte que la bourqua est interdite "ha oui je refuse que tu t'instruises mais puisque la bourqua est interdite je change d'avis".
 
Et pour finir qui pensent vraiment qu'il ne trouveront pas une solution de substitution ?


 
Bah écoute reste dans ta position de critique stérile, surtout ne fait rien, surtout ne propose rien, surtout ne t'inquiète pas de la montée de l'intégrisme...  
Continue à regarder passer les trains.
 
Pour ma part, la plus grande erreur face à l'intégrisme n'est pas de prendre de mauvaises décisions, mais de n'en prendre aucune.
 
En gras :
tu déformes à nouveau grossièrement les propos en les simplifiant à outrance (décidément tu deviens caricatural), l'interdiction permettra aux femmes (à certaines si tu préfères) de constater que la vie peut être parfaitement normale et agréable sans burqa et que cette pratique n'est absolument pas nécessaire à la pratique de l'islam de façon sincère, comme c'est le cas pour la grande majorité des femmes musulmanes pratiquantes.
Et quand il est dit qu'on ne peut dialoguer avec les fondamentalistes, on parle bien de ceux qui portent et nourrissent la doctrine et font tout pour la propager.
Les fidèles eux, selon leur niveau d'endoctrinement auront d'autres perspectives, d'autres choix qui s'offriront à eux.
 


---------------

n°19237318
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 17:42:57  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :

 

Bah écoute reste dans ta position de critique stérile, surtout ne fait rien, surtout ne propose rien, surtout ne t'inquiète pas de la montée de l'intégrisme...
Continue à regarder passer les trains.

 

Pour ma part, la plus grande erreur face à l'intégrisme n'est pas de prendre de mauvaises décisions, mais de n'en prendre aucune.


Parce que bien sur c'est exactement ce que je fais. C'est pas comme si on m'avais déjà demandé moult fois ce que je voulais faire, c'est pas comme si j'avais répondu autant de fois, c'est pas comme si j'avais déjà dis être contre la bourqua, bref c'est pas comme si j'avais posté autre choses que seulement "non faut pas faire de loi".

 

Tu peux réduire mon discours à ca si ça te fait plaisir, mais il suffit de lire certains de mes autres posts pour voir que j'ai déjà proposé d'autres solutions, même si ces dernières ne te conviennent pas.

 

Mais non, ne pas être d'accord avec la vision répressive de loki ça condamne à regarder passer les trains parce que bien sur c'est la seule solution. Tout autres point de vue est nul et non avenue et est considéré comme une non proposition et une indifférence face à l'intégrisme.

 

Du coup oublie moi, garde tes certitudes sur ce que je suis/je pense pour toi, et je ferais pareil de mon coté. :jap:

 

Il y a juste une chose qui me rassure dans tous ça, c'est que pour le moment la commission n'a pas l'air de se diriger vers la satisfaction de ton désir. Et tu pourra pester autant que tu veux sur le topic, dans la vraie vie les bourquas ne seront toujours pas criminalisé et on tentera une approche du problème autre que répressive. :spamafote:

 

Maintenant je peux me tromper et on verra peut être arriver une loi sur le sujet, mais en attendant.  :sleep:

Message cité 1 fois
Message édité par -JLL- le 21-07-2009 à 17:45:57

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Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19237665
cartemere
Posté le 21-07-2009 à 18:05:18  profilanswer
 

 

C'est également le feedback que j'ai eu de la part des musulmans que je cotoie.

 

Pour eux autorier la burqa comme signe religieux, c'est promouvoir l'amalgame entre l'extrémisme, la sectarisation des femmes, et la religion musulmane.

 

L'un d'entre eux va même plus loin : Sur ceux qui se proclament ouvertement contre une quelconque légifération sur le sujet (sous prétexte de pseudo "liberté religieuse" ), il est convaincu que certains veulent que l'on fasse l'amalgame entre musulmans et extrémistes...

 

Une forme de stigmatisation volontaire.


Message édité par cartemere le 21-07-2009 à 18:06:38
n°19237733
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 18:10:32  profilanswer
 


Merci d'ailleurs pour ça. :jap:


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Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19237888
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 18:20:58  profilanswer
 

Un article d'oumma :
 

Citation :

La burqa, une « cinquième colonne » ?
 
vendredi 19 juin 2009 - par Maxime Dublanc
 
Pourquoi faudrait-il absolument légiférer, ici et maintenant, sur le port de la « burqa » en France ? Vu qu’il y a davantage de députés dans l’hémicycle que d’adeptes de la burqa sur le territoire, on peut se le demander. Il va de soi que chacun est libre d’avoir une opinion sur cette pratique vestimentaire. A titre personnel, je la trouve particulièrement déplaisante et rétrograde. Qu’elle témoigne d’une relation entre hommes et femmes à l’opposé des valeurs égalitaires est une évidence.
 
Mais la liberté de choisir son mode de vie vaut-elle seulement pour ceux dont nous partageons les idées ou les pratiques ? On ne demande à personne d’approuver le port de la burqa, d’en apprécier l’esthétique ou d’en partager la dimension spirituelle. Evoquer pour le flétrir aussitôt le relativisme culturel qui dicterait ici notre tolérance à l’égard de cette tenue vestimentaire n’a aucun sens. Car il s’agit de savoir si l’on doit interdire ou pas une pratique, et non de dire si elle est à notre goût ou pas.
 
Occultée par le commentaire dominant, la vraie question, en effet, est la suivante : de quel droit allons-nous interdire, proscrire, frapper d’illégalité une pratique vestimentaire en raison de sa signification culturelle ? Pourquoi légiférer contre cet usage purement privé dès lors qu’il échappe, en toute rigueur laïque, à la sphère de la loi ? L’Etat républicain doit-il interférer dans les débats théologiques sur les signes extérieurs de la foi ? A-t-il aussi l’intention de légiférer contre la robe de bure des franciscains et les papillottes des juifs orthodoxes ?
 
L’interdiction du foulard islamique à l’école se fondait prétendument sur l’exigence de neutralité de l’espace public. Mais cette exigence vaudra-t-elle pour le port de la burqa dans la rue, à Prisunic, au salon de thé ?
 
Le discours prohibitionniste s’empêtre dans la contradiction en voulant interdire au nom de la liberté une pratique nullement préjudiciable à la liberté d’autrui. Pour tenter d’en sortir, il sort alors son joker : en interdisant cette tenue dégradante, il s’agirait de libérer des femmes qui sont opprimées par leurs semblables de sexe masculin. Car on nous le répète sur tous les tons : ces femmes sont des victimes. Comment le sait-on ? Qu’en pensent-elles ? On serait sans doute surpris de certaines réponses à des questions qu’on se garde bien de leur poser. On rétorquera que le poids de la tradition est tel qu’il façonne les comportements. C’est vrai. Et c’est pourquoi il est vain d’interdire légalement une pratique traditionnelle à laquelle une communauté est attachée, au risque de produire l’effet inverse.
 
Si l’argument prohibitionniste est fondé (« les femmes qui portent la burqa en France sont contraintes de le faire par leur entourage »), ce déni de liberté est d’ores et déjà passible des tribunaux. A quoi bon une nouvelle loi ? Interdire cette pratique au motif qu’elle est imposée par la force serait légitime si on avait la certitude qu’elle l’est toujours. Mais est-ce le cas ? Evidemment non. En légiférant contre une tenue vestimentaire, on la décrète illégale comme telle, et non parce que l’entourage l’impose à l’intéressée. On veut donc dénier à celles qui l’ont adoptée librement le droit de le faire. Au nom de quoi ? Du trouble à l’ordre public ? Non. De l’offense causée à autrui ? Non. Pour émanciper ces femmes contre leur gré, pour les libérer d’elles-mêmes ? C’est absurde, et c’est pourtant le principal argument en faveur de la prohibition.
 
Mais derrière cette sollicitude pour les femmes opprimées, il s’agit surtout, on s’en doute, de faire le procès du fondamentalisme islamique. On connait déjà cette antienne : les femmes voilées seraient la cinquième colonne de l’internationale jihadiste ! En effaçant la burqa du paysage hexagonal, on s’imagine participer au combat planétaire contre l’hydre islamiste. Les yeux ouverts, on rêve d’exercer une prophylaxie qui aura pour vertu d’arrêter net la contagion. Mais lutter contre la burqa en l’interdisant sera-t-il plus efficace que lutter contre les talibans en bombardant des villages ? Est-ce un hasard si parmi les co-signataires de la proposition de M. Gerin figure le gratin du néo-conservatisme à la française ? Les mêmes qui s’imaginaient qu’on allait libérer la femme afghane en utilisant les B 52 !
 
Pour conjurer la menace qui plane, ces experts en propagande misent sur l’effet symbolique : il s’agit de brûler, d’immoler ici, chez nous, un attribut détesté de l’ennemi universel. André Gerin explique par exemple dans Libération (18 juin 2009) qu’ « on ne peut pas se contenter de tenir de beaux discours sur la liberté et les droits de l’homme en Iran et en Afghanistan » et qu’on doit agir ici même : « il faut, dit-il, balayer devant sa porte ». Balayer ? L’image n’est pas anodine. Faut-il balayer la burqa comme une saleté, une impureté qui contamine la population française ? Le registre prophylactique, comme de raison, complète le registre guerrier. Car si l’on comprend bien, il y a urgence à importer le conflit afghan sur notre sol. L’ennemi y rôde déjà, il prolifère : derrière chaque burqa ne se cache-t-il pas un taliban ?
 
André Gerin, dans la même interview, avoue qu’il ignore combien de femmes portent la burqa en France. Mais peu importe, puisque la perception de la menace compte davantage que sa réalité. Le sort des femmes en burqa a-t-il autant d’importance, d’ailleurs, que le regard porté sur elles par la majorité de la population française ? Et, au-delà, sur cet islam radical perpétuellement présenté comme une menace vitale ? « Le spectacle de la burqa nous blesse, nous heurte, nous révulse : supprimons-le, balayons ce qui fait tache, effaçons de notre champ de vision cet étendard du jihadisme », tel est en substance le message subliminal adressé à l’opinion française. Tout se passe comme si la visibilité de la différence culturelle, désormais intolérable, exigeait sa suppression physique. Comme s’il fallait évacuer cette ignominie pour connaître la triple satisfaction de rester entre soi, d’enrayer la contagion du mal et de soulager sa conscience en volant au secours des victimes.


 
Je ne suis pas d'accord avec tout mais je suis d'accord sur le fond.


---------------
Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19238095
-JLL-
Wait ... What ?
Posté le 21-07-2009 à 18:31:47  profilanswer
 

Un autre article un peu long pour un C/C ici (journal marxiste) :
 
http://www.lariposte.com/La-croisa [...] -1247.html
 

Citation :


Il est indiscutable que, dans certains cas, le port de la burqa est imposé aux femmes concernées – par leur conjoint, par leur famille ou par tout autre membre de leur entourage. C’est bien évidemment inacceptable. Les femmes doivent avoir le droit de s’habiller comme elles le veulent. La loi doit garantir ce droit, agir contre la tyrannie familiale ou conjugale, et fournir protection et refuge aux femmes qui sont victimes de cette tyrannie.
 
Nous serions favorables à un projet de loi pour interdire l’imposition – par la force ou l’intimidation – du port de la burqa. Mais il n’y aurait aucune raison, dans ce cas, de limiter le champ d’application d’une telle législation à la burqa. Les dispositions d’une telle loi devraient s’étendre à toutes les tenues vestimentaires religieuses ou prétendument « traditionnelles », qui n’existent pas que chez les musulmans. Mais lorsque, sous prétexte que le port de la burqa est imposé à certaines femmes, on propose d’interdire à toutes les femmes de porter ce vêtement, indépendamment de leur volonté, il ne s’agit plus d’une défense des « droits des femmes », mais d’une limitation arbitraire de ces droits. Il s’agit alors d’une persécution à l’encontre d’une pratique religieuse spécifique et d’une atteinte à la liberté de conscience des femmes concernées.
Une loi interdisant le port de la burqa serait une mesure anti-démocratique et réactionnaire, que le PCF ne devrait en aucun cas soutenir. Les « féministes » qui défilent, dans les médias, pour exiger l’interdiction du port de ce vêtement, semblent oublier que le leitmotiv de combats dits « féministes » était que les femmes devaient pouvoir choisir comment vivre leur vie. Elles devaient avoir accès aux moyens de contraception si elles le souhaitaient, faire des enfants si elles le souhaitaient, avorter si elles le souhaitaient. Par exemple, quelle attitude faudrait-il adopter à l’égard d’un homme qui imposerait à sa partenaire le port de tenues « sexy », de mini-jupes etc., ou qui, au contraire, lui interdirait d’en porter ? Dans ce cas, les féministes seraient unanimes pour dire que la femme en question devrait pouvoir s’habiller comme elle le veut. Mais alors, pourquoi ce principe ne s’appliquerait-il pas aux femmes qui, pour des raisons qui leur sont propres, souhaitent porter une burqa ?


 
Faut trier l'idéologie communiste du sujet mais l'article est intéressant.


---------------
Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche !
n°19238206
lokilefour​be
Posté le 21-07-2009 à 18:37:35  profilanswer
 

-JLL- a écrit :


Parce que bien sur c'est exactement ce que je fais. C'est pas comme si on m'avais déjà demandé moult fois ce que je voulais faire, c'est pas comme si j'avais répondu autant de fois, c'est pas comme si j'avais déjà dis être contre la bourqua, bref c'est pas comme si j'avais posté autre choses que seulement "non faut pas faire de loi".
 
Tu peux réduire mon discours à ca si ça te fait plaisir, mais il suffit de lire certains de mes autres posts pour voir que j'ai déjà proposé d'autres solutions, même si ces dernières ne te conviennent pas.
 
Mais non, ne pas être d'accord avec la vision répressive de loki ça condamne à regarder passer les trains parce que bien sur c'est la seule solution. Tout autres point de vue est nul et non avenue et est considéré comme une non proposition et une indifférence face à l'intégrisme.
 
Du coup oublie moi, garde tes certitudes sur ce que je suis/je pense pour toi, et je ferais pareil de mon coté. :jap:
 
Il y a juste une chose qui me rassure dans tous ça, c'est que pour le moment la commission n'a pas l'air de se diriger vers la satisfaction de ton désir. Et tu pourra pester autant que tu veux sur le topic, dans la vraie vie les bourquas ne seront toujours pas criminalisé et on tentera une approche du problème autre que répressive. :spamafote:
 
Maintenant je peux me tromper et on verra peut être arriver une loi sur le sujet, mais en attendant.  :sleep:


 
Ha bah voilà, je suis le gros méchant répressif et toi le gentil compréhensif... [:nikoluc]  
Je me demandais justement combien de temps t'allais mettre à me la sortir celle là...


---------------

n°19238524
Ibo_Simon
Posté le 21-07-2009 à 18:54:22  profilanswer
 

-JLL- a écrit :

Un article d'oumma :
 

Citation :

La burqa, une « cinquième colonne » ?
 
vendredi 19 juin 2009 - par Maxime Dublanc
 
Pourquoi faudrait-il absolument légiférer, ici et maintenant, sur le port de la « burqa » en France ? Vu qu’il y a davantage de députés dans l’hémicycle que d’adeptes de la burqa sur le territoire, on peut se le demander. Il va de soi que chacun est libre d’avoir une opinion sur cette pratique vestimentaire. A titre personnel, je la trouve particulièrement déplaisante et rétrograde. Qu’elle témoigne d’une relation entre hommes et femmes à l’opposé des valeurs égalitaires est une évidence.
 
Mais la liberté de choisir son mode de vie vaut-elle seulement pour ceux dont nous partageons les idées ou les pratiques ? On ne demande à personne d’approuver le port de la burqa, d’en apprécier l’esthétique ou d’en partager la dimension spirituelle. Evoquer pour le flétrir aussitôt le relativisme culturel qui dicterait ici notre tolérance à l’égard de cette tenue vestimentaire n’a aucun sens. Car il s’agit de savoir si l’on doit interdire ou pas une pratique, et non de dire si elle est à notre goût ou pas.
 
Occultée par le commentaire dominant, la vraie question, en effet, est la suivante : de quel droit allons-nous interdire, proscrire, frapper d’illégalité une pratique vestimentaire en raison de sa signification culturelle ? Pourquoi légiférer contre cet usage purement privé dès lors qu’il échappe, en toute rigueur laïque, à la sphère de la loi ? L’Etat républicain doit-il interférer dans les débats théologiques sur les signes extérieurs de la foi ? A-t-il aussi l’intention de légiférer contre la robe de bure des franciscains et les papillottes des juifs orthodoxes ?
 
L’interdiction du foulard islamique à l’école se fondait prétendument sur l’exigence de neutralité de l’espace public. Mais cette exigence vaudra-t-elle pour le port de la burqa dans la rue, à Prisunic, au salon de thé ?
 
Le discours prohibitionniste s’empêtre dans la contradiction en voulant interdire au nom de la liberté une pratique nullement préjudiciable à la liberté d’autrui. Pour tenter d’en sortir, il sort alors son joker : en interdisant cette tenue dégradante, il s’agirait de libérer des femmes qui sont opprimées par leurs semblables de sexe masculin. Car on nous le répète sur tous les tons : ces femmes sont des victimes. Comment le sait-on ? Qu’en pensent-elles ? On serait sans doute surpris de certaines réponses à des questions qu’on se garde bien de leur poser. On rétorquera que le poids de la tradition est tel qu’il façonne les comportements. C’est vrai. Et c’est pourquoi il est vain d’interdire légalement une pratique traditionnelle à laquelle une communauté est attachée, au risque de produire l’effet inverse.
 
Si l’argument prohibitionniste est fondé (« les femmes qui portent la burqa en France sont contraintes de le faire par leur entourage »), ce déni de liberté est d’ores et déjà passible des tribunaux. A quoi bon une nouvelle loi ? Interdire cette pratique au motif qu’elle est imposée par la force serait légitime si on avait la certitude qu’elle l’est toujours. Mais est-ce le cas ? Evidemment non. En légiférant contre une tenue vestimentaire, on la décrète illégale comme telle, et non parce que l’entourage l’impose à l’intéressée. On veut donc dénier à celles qui l’ont adoptée librement le droit de le faire. Au nom de quoi ? Du trouble à l’ordre public ? Non. De l’offense causée à autrui ? Non. Pour émanciper ces femmes contre leur gré, pour les libérer d’elles-mêmes ? C’est absurde, et c’est pourtant le principal argument en faveur de la prohibition.
 
Mais derrière cette sollicitude pour les femmes opprimées, il s’agit surtout, on s’en doute, de faire le procès du fondamentalisme islamique. On connait déjà cette antienne : les femmes voilées seraient la cinquième colonne de l’internationale jihadiste ! En effaçant la burqa du paysage hexagonal, on s’imagine participer au combat planétaire contre l’hydre islamiste. Les yeux ouverts, on rêve d’exercer une prophylaxie qui aura pour vertu d’arrêter net la contagion. Mais lutter contre la burqa en l’interdisant sera-t-il plus efficace que lutter contre les talibans en bombardant des villages ? Est-ce un hasard si parmi les co-signataires de la proposition de M. Gerin figure le gratin du néo-conservatisme à la française ? Les mêmes qui s’imaginaient qu’on allait libérer la femme afghane en utilisant les B 52 !
 
Pour conjurer la menace qui plane, ces experts en propagande misent sur l’effet symbolique : il s’agit de brûler, d’immoler ici, chez nous, un attribut détesté de l’ennemi universel. André Gerin explique par exemple dans Libération (18 juin 2009) qu’ « on ne peut pas se contenter de tenir de beaux discours sur la liberté et les droits de l’homme en Iran et en Afghanistan » et qu’on doit agir ici même : « il faut, dit-il, balayer devant sa porte ». Balayer ? L’image n’est pas anodine. Faut-il balayer la burqa comme une saleté, une impureté qui contamine la population française ? Le registre prophylactique, comme de raison, complète le registre guerrier. Car si l’on comprend bien, il y a urgence à importer le conflit afghan sur notre sol. L’ennemi y rôde déjà, il prolifère : derrière chaque burqa ne se cache-t-il pas un taliban ?
 
André Gerin, dans la même interview, avoue qu’il ignore combien de femmes portent la burqa en France. Mais peu importe, puisque la perception de la menace compte davantage que sa réalité. Le sort des femmes en burqa a-t-il autant d’importance, d’ailleurs, que le regard porté sur elles par la majorité de la population française ? Et, au-delà, sur cet islam radical perpétuellement présenté comme une menace vitale ? « Le spectacle de la burqa nous blesse, nous heurte, nous révulse : supprimons-le, balayons ce qui fait tache, effaçons de notre champ de vision cet étendard du jihadisme », tel est en substance le message subliminal adressé à l’opinion française. Tout se passe comme si la visibilité de la différence culturelle, désormais intolérable, exigeait sa suppression physique. Comme s’il fallait évacuer cette ignominie pour connaître la triple satisfaction de rester entre soi, d’enrayer la contagion du mal et de soulager sa conscience en volant au secours des victimes.


 
Je ne suis pas d'accord avec tout mais je suis d'accord sur le fond.


 
Pas mal du tout, ce texte.
En grande partie, voire en intégralité en accord avec mon avis.

n°19238546
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 21-07-2009 à 18:55:58  profilanswer
 

Et ca vient d'un site sympa en plus.

n°19238587
Ibo_Simon
Posté le 21-07-2009 à 18:58:14  profilanswer
 

c à dire?

n°19238641
lokilefour​be
Posté le 21-07-2009 à 19:01:41  profilanswer
 


Mouais, pour les flash info alors.


---------------

n°19238667
ozidivisio​n
Résistant
Posté le 21-07-2009 à 19:03:05  profilanswer
 


 
j'ai effectivement l'impression qu'il nous fait un peu de propagande virtuelle le sieur simon.
Il ne montrerait pas autant de zele à défendre la burqa dans le cas contraire.

n°19238808
Ibo_Simon
Posté le 21-07-2009 à 19:13:37  profilanswer
 


 
C'est quoi l'intérêt de ta remarque ?

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

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