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Auteur Sujet :

/!\ Libéral, entre ici avec ton cortège de... /!\

n°27096221
doriany
Posté le 12-07-2011 à 14:48:07  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

poilagratter a écrit :


Ben disons que en dessous de 90% de raison (et 10% d'instinct), ...
 
Devrait y avoir des tests psychiques pour les candidats aux présidentielle.  
ça aurait évité pas mal de catastrophes...


 
Les socialistes auraient été immédiatement recalés, ils ne réfléchissent qu'avec l'étage émotionnel : recherche d'une victime pour fait pleurer et d'un bouc émissaire pour se défouler.
 
 

poilagratter a écrit :


Par des personnes compétentes.  
Semble qu'on sache en trouver dès lors qu'il s'agit d'entretien d'embauche pour des postes à responsabilités...


 
Il devrait surtout y avoir des tests pour tester les compétences en économie, ça nous éviterait d'avoir des candidats qui tablent sur une croissance à 3% pour financer leur programme clientéliste.


---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
mood
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Posté le 12-07-2011 à 14:48:07  profilanswer
 

n°27096368
poilagratt​er
Posté le 12-07-2011 à 14:55:16  profilanswer
 

doriany a écrit :


 
En France, les emplois détruits dans le secondaire ont été remplacés dans le tertiaire. Le taux de chômage dans ce pays ne date pas d'hier et n'est certainement pas dû à la Chine.
 
 

L'explosion du chômage date des années 70. Et précisement, les emplois du secondaires sont trrrrrrrrès loin d'avoir été compensés par ceux du tertiaire.
Dû à la robotisation + concurrence des pays à bas coûts salariaux.
 
 

doriany a écrit :


 
L'effet de surprise ne marcherait que la 1ere année, ensuite tu ne pourrais plus dire à tes riches : "Allez revenez en France, c'était une blague !"


Non, en effet.  On se contentera de réquisitionner leurs entreprises, immeubles, et autre.
On a juste besoin de leurs biens en fait.  Et ça tombe bien, c'est pas facile à déménager. (surtout le foncier)

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 12-07-2011 à 14:55:41

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27096418
poilagratt​er
Posté le 12-07-2011 à 14:57:17  profilanswer
 

doriany a écrit :


 
Les socialistes auraient été immédiatement recalés, ils ne réfléchissent qu'avec l'étage émotionnel : recherche d'une victime pour fait pleurer et d'un bouc émissaire pour se défouler.
 
 


 
On s'en fout des socialistes ou UMP...
 

doriany a écrit :


 
Il devrait surtout y avoir des tests pour tester les compétences en économie, ça nous éviterait d'avoir des candidats qui tablent sur une croissance à 3% pour financer leur programme clientéliste.


Faut surtout des candidats qui comprennent que votre modèle économique du passé est à bout de course.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27096590
ShoTo
... fuck ... mother fucker ...
Posté le 12-07-2011 à 15:05:27  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Non, en effet.  On se contentera de réquisitionner leurs entreprises, immeubles, et autre.
On a juste besoin de leurs biens en fait.  Et ça tombe bien, c'est pas facile à déménager. (surtout le foncier)


Le plus hallucinant est que tu ne parles même pas de nationalisations (ce qui impliquerait d'indemniser l'actionnaire) mais carrément de réquisitions  [:tibo2002]
Heureusement que tu ne te "contentes" seulement, parce qu'à part une grande purge, je vois mal ce que pourrait être le stade supérieur  :sarcastic:

Message cité 1 fois
Message édité par ShoTo le 12-07-2011 à 15:05:50

---------------
The king stays the king. D'Angelo Barksdale
n°27096734
poilagratt​er
Posté le 12-07-2011 à 15:12:23  profilanswer
 

ShoTo a écrit :


Le plus hallucinant est que tu ne parles même pas de nationalisations (ce qui impliquerait d'indemniser l'actionnaire) mais carrément de réquisitions  [:tibo2002]  
Heureusement que tu ne te "contentes" seulement, parce qu'à part une grande purge, je vois mal ce que pourrait être le stade supérieur  :sarcastic:


Les riches en ont rien à foutre des pauvres, non?
Ben c'est réciproque. [:airforceone]


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27096888
ShoTo
... fuck ... mother fucker ...
Posté le 12-07-2011 à 15:20:08  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Les riches en ont rien à foutre des pauvres, non?
Ben c'est réciproque. [:airforceone]


Avec des propos aussi haineux, on comprend pourquoi il y a autant de guerres sur Terre  [:bardass]

Message cité 2 fois
Message édité par ShoTo le 12-07-2011 à 15:20:20

---------------
The king stays the king. D'Angelo Barksdale
n°27097018
poilagratt​er
Posté le 12-07-2011 à 15:27:21  profilanswer
 

ShoTo a écrit :


Avec des propos aussi haineux, on comprend pourquoi il y a autant de guerres sur Terre  [:bardass]


En fait je suis pour les riches.
 
Je souhaites seulement que ce ne soit pas toujours les même.
 
C'est bien, non?


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27097032
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-07-2011 à 15:27:56  profilanswer
 

ShoTo a écrit :


Avec des propos aussi haineux, on comprend pourquoi il y a autant de guerres sur Terre  [:bardass]


 
Oh hé, ca va, hein : c'est les riches qui ont la haine des pauvres, faut pas tout inverser !  :o  
 
A propos de la distinction entre capitalistes et salariés, ce qu'en dit Murray Rothbard
 
Complétons ce tableau d’une économie de marché en supposant que Dupont, qui a coupé son bois, doit l’expédier en aval sur la rivière pour le vendre à Martin. Il le vend à un autre intermédiaire, M. Polo, qui loue les services de MM. X, Y et Z afin qu’ils l’acheminent chez Martin. Qu’est-ce que ce nouveau phénomène ? Pourquoi l’utilisation du travail de X, Y et Z pour transformer ce bois en le transportant vers un lieu plus commode ne leur donne-t-il pas, à eux, un Droit de propriété sur le bois en question ?
 
Ce qui s’est passé, c’est que Polo a transféré la propriété d’une certaine quantité d’or à X, à Y et à Z en échange d’un service assuré par leur travail, qui consistait à transporter le bois. Polo ne leur a pas vendu le bois pour de l’argent ; il leur a “vendu” de l’argent contre les services de leur travail appliqués au transport de son bois. Supposons qu’il ait acheté le bois de Dupont pour 1200 grammes d’or, qu’il ait donné à X, Y et Z 600 grammes d’or chacun en paiement de leurs services de transport, et qu’il ait ensuite vendu le bois à Martin contre 3300 grammes d’or, réalisant ainsi un bénéfice net de 300 grammes. S’ils l’avaient voulu, X, Y et Z auraient pu acheter eux-mêmes le bois de Dupont pour les mêmes 1200 grammes d’or, le transporter eux-mêmes, le vendre à Martin pour 3300 et empocher les 300 grammes d’or de surplus. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? C’est que (a) ou bien ils ne disposaient pas du capital nécessaire, c’est-à-dire qu’ils n’avaient pas épargné l’argent nécessaire en réduisant leur consommation au-dessous de leur production afin d’ accumuler les 1200 grammes d’or ; et/ou (b) ils voulaient être payés en espèces pendant qu’ils travaillaient, sans attendre le nombre de mois nécessaires pour transporter le bois et toucher le produit de la vente : et/ou c) ils ne voulaient pas être exposés au risque de ne pas finalement pouvoir toucher 3300 grammes d’or pour ce bois. Ainsi Polo, qui est le capitaliste dans notre modèle d’économie de marché, fournit-il le service indispensable - et d’une importance énorme - d’épargner à ceux qui travaillent la nécessité de réduire leur consommation pour accumuler le capital par eux-mêmes, et la nécessité d’attendre (sans en être sûrs) que le produit soit vendu en aval pour pouvoir toucher leur rémunération. Bien loin, par conséquent, de priver le travailleur de la propriété légitime de son produit, le capitaliste permet au travailleur d’être payé bien avant la vente du produit. De plus, dans son rôle de prévisionniste ou d’entrepreneur, le capitaliste épargne à celui qui travaille le risque de vendre son produit sans profit, voire à perte .
 
Le capitaliste est donc quelqu’un qui, après avoir travaillé, a épargné une partie du produit de son travail (c’est-à-dire qu’il a limité sa consommation) et qui, grâce à une série de contrats volontaires, a (a) acheté des Droits de propriété sur des biens de capital et (b) payé d’autres travailleurs pour les services de leur travail dans la transformation de ces capitaux matériels en produits plus proches du stade final de la consommation. Notons-le encore, personne n’empêche les travailleurs eux-mêmes d’épargner pour acheter les biens de capital à leurs propriétaires actuels et de travailler avec leurs propres capitaux matériels pour engranger les bénéfices éventuels. En fait, les capitalistes rendent un grand service à ces travailleurs puisqu’ils rendent possible l’ensemble très complexe du réseau vertical des échanges de l’économie moderne. Ils épargnent l’argent nécessaire pour acheter des biens de capital et pour rémunérer, bien avant la vente finale, les personnes dont le travail continue à transformer ces biens de capital en produits “de consommation”.[72].

n°27097361
poilagratt​er
Posté le 12-07-2011 à 15:51:05  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oh hé, ca va, hein : c'est les riches qui ont la haine des pauvres, faut pas tout inverser !  :o  
 
A propos de la distinction entre capitalistes et salariés, ce qu'en dit Murray Rothbard
 
Complétons ce tableau d’une économie de marché en supposant que Dupont, qui a coupé son bois, doit l’expédier en aval sur la rivière pour le vendre à Martin. Il le vend à un autre intermédiaire, M. Polo, qui loue les services de MM. X, Y et Z afin qu’ils l’acheminent chez Martin. Qu’est-ce que ce nouveau phénomène ? Pourquoi l’utilisation du travail de X, Y et Z pour transformer ce bois en le transportant vers un lieu plus commode ne leur donne-t-il pas, à eux, un Droit de propriété sur le bois en question ?
 
Ce qui s’est passé, c’est que Polo a transféré la propriété d’une certaine quantité d’or à X, à Y et à Z en échange d’un service assuré par leur travail, qui consistait à transporter le bois. Polo ne leur a pas vendu le bois pour de l’argent ; il leur a “vendu” de l’argent contre les services de leur travail appliqués au transport de son bois. Supposons qu’il ait acheté le bois de Dupont pour 1200 grammes d’or, qu’il ait donné à X, Y et Z 600 grammes d’or chacun en paiement de leurs services de transport, et qu’il ait ensuite vendu le bois à Martin contre 3300 grammes d’or, réalisant ainsi un bénéfice net de 300 grammes. S’ils l’avaient voulu, X, Y et Z auraient pu acheter eux-mêmes le bois de Dupont pour les mêmes 1200 grammes d’or, le transporter eux-mêmes, le vendre à Martin pour 3300 et empocher les 300 grammes d’or de surplus. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? C’est que (a) ou bien ils ne disposaient pas du capital nécessaire, c’est-à-dire qu’ils n’avaient pas épargné l’argent nécessaire en réduisant leur consommation au-dessous de leur production afin d’ accumuler les 1200 grammes d’or ; et/ou (b) ils voulaient être payés en espèces pendant qu’ils travaillaient, sans attendre le nombre de mois nécessaires pour transporter le bois et toucher le produit de la vente : et/ou c) ils ne voulaient pas être exposés au risque de ne pas finalement pouvoir toucher 3300 grammes d’or pour ce bois. Ainsi Polo, qui est le capitaliste dans notre modèle d’économie de marché, fournit-il le service indispensable - et d’une importance énorme - d’épargner à ceux qui travaillent la nécessité de réduire leur consommation pour accumuler le capital par eux-mêmes, et la nécessité d’attendre (sans en être sûrs) que le produit soit vendu en aval pour pouvoir toucher leur rémunération. Bien loin, par conséquent, de priver le travailleur de la propriété légitime de son produit, le capitaliste permet au travailleur d’être payé bien avant la vente du produit. De plus, dans son rôle de prévisionniste ou d’entrepreneur, le capitaliste épargne à celui qui travaille le risque de vendre son produit sans profit, voire à perte .
 
Le capitaliste est donc quelqu’un qui, après avoir travaillé, a épargné une partie du produit de son travail (c’est-à-dire qu’il a limité sa consommation) et qui, grâce à une série de contrats volontaires, a (a) acheté des Droits de propriété sur des biens de capital et (b) payé d’autres travailleurs pour les services de leur travail dans la transformation de ces capitaux matériels en produits plus proches du stade final de la consommation. Notons-le encore, personne n’empêche les travailleurs eux-mêmes d’épargner pour acheter les biens de capital à leurs propriétaires actuels et de travailler avec leurs propres capitaux matériels pour engranger les bénéfices éventuels. En fait, les capitalistes rendent un grand service à ces travailleurs puisqu’ils rendent possible l’ensemble très complexe du réseau vertical des échanges de l’économie moderne. Ils épargnent l’argent nécessaire pour acheter des biens de capital et pour rémunérer, bien avant la vente finale, les personnes dont le travail continue à transformer ces biens de capital en produits “de consommation”.[72].


Quelle beeeeeeeeeeele histoire!   a enseigner dans les maternelles.   :sol:  
Merci maame Bettencourt de nous épargner à avoir à épargner, grace au sacrifice que vous faites sur votre consommation personnelle. C'est vraiment trop sympa.
(faut dire aussi que quand on est repu, ça doit pas être trop difficile)
 
 
Ceci dit,  pourquoi les riches auraient ils la haine des pauvres? :heink:  
C'est grâce à eux qu'ils se la coulent douce!
 
 
Par contre, l'inverse...
 
En fait vous ne défendez pas seulement les riches, vous voulez surtout que ce soit toujours les même, de père en fils!
Super égoïstes quoi.  Et faudrait en plus vous aimer????

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 12-07-2011 à 15:56:17

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27097660
doriany
Posté le 12-07-2011 à 16:09:13  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

L'explosion du chômage date des années 70. Et précisement, les emplois du secondaires sont trrrrrrrrès loin d'avoir été compensés par ceux du tertiaire.
Dû à la robotisation + concurrence des pays à bas coûts salariaux.


 
Si ce que tu dis était vrai, le taux de chômage serait été élevé dans tous les pays développé depuis cette époque, ce qui est loin d'être le cas. D'autre part, si ce que tu dis était toujours vrai, il aurait même du fortement augmenter depuis les années 70 puisque la robotisation et la sous traitance à l'étranger ont beaucoup progressées depuis.  
 

poilagratter a écrit :


Non, en effet.  On se contentera de réquisitionner leurs entreprises, immeubles, et autre.
On a juste besoin de leurs biens en fait.  Et ça tombe bien, c'est pas facile à déménager. (surtout le foncier)


 
Curieusement, je ne suis pas certain que confier ce patrimoine à l'Etat français permettrait de conserver les mêmes rendements... Sans compter que ton nouveau modèle économique interdit toute forme de liberté, de droit à la propriété et d'initiative personnelle.
 
 

poilagratter a écrit :

On s'en fout des socialistes ou UMP...


 
Dis moi plutôt de quoi on ne doit pas se foutre, ça ira plus vite.
 
 

poilagratter a écrit :


Faut surtout des candidats qui comprennent que votre modèle économique du passé est à bout de course.


 
Il a au moins le mérite de te permettre de poster tes théories hmm... audacieuses sur un forum internet.

Message cité 1 fois
Message édité par doriany le 12-07-2011 à 16:13:06

---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
mood
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Posté le 12-07-2011 à 16:09:13  profilanswer
 

n°27097730
poilagratt​er
Posté le 12-07-2011 à 16:14:08  profilanswer
 

doriany a écrit :


 
Si ce que tu dis était vrai, le taux de chômage serait été élevé dans tous les pays développé depuis cette époque, ce qui est loin d'être le cas. D'autre part, si ce que tu dis était toujours vrai, le il aurait même du fortement augmenter depuis les années 70 puisque la robotisation et la sous traitance à l'étranger ont beaucoup progressée depuis.  
 

Dans tous les pays développé, le sous emplois (c'est ça qui est important), s'est fortement  développé.
On appelle chomage, travail précaire, travailleurs pauvres, emplois bidons, subventionnés,     etc.  etc.  Même  en Allemagne, c'est pa peu dire.
 

doriany a écrit :


 
Curieusement, je ne suis pas certain que confier ce patrimoine à l'Etat français permettrait de concerver les mêmes rendements...
 
 

Tut dépends du ....  gouvernement.
 

doriany a écrit :


 
Dis moi plutôt de quoi on ne doit pas se foutre, ça ira plus vite.
 
 

EELV, le FdG, ...
 

doriany a écrit :


 
Il a au moins le mérite de te permettre de poster tes théories hmm... audacieuses sur un forum internet.


Anéfé.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27097799
fiktif
Posté le 12-07-2011 à 16:17:59  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


 
Ceci dit,  pourquoi les riches auraient ils la haine des pauvres? :heink:  
C'est grâce à eux qu'ils se la coulent douce!
 
 
Par contre, l'inverse...


Citation :

L’introduction en bourse de la société, et l’envolée du prix des actions qui s’ensuivit, ont fait quatre milliardaires et environ 12 000 millionnaires parmi les employés de Microsoft


Des fois il y a des personnes qui prennent des risques et deviennent riches... Il faudrait aussi les priver de leur réussite, comme tu le proposes ? Dans ce cas là, qui prendra des risques ?
 
Et sinon faudrait-il supprimer tous les emplois "détruits" par les "robots" ? Qui pourvoira les emplois pénibles, ultra-répétitifs, sachant qu'ils sont déjà délaissés ?

n°27097938
luckynick
esclave de chat
Posté le 12-07-2011 à 16:27:33  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Dans tous les pays développé, le sous emplois (c'est ça qui est important), s'est fortement  développé.
On appelle chomage, travail précaire, travailleurs pauvres, emplois bidons, subventionnés,     etc.  etc.  Même  en Allemagne, c'est pa peu dire.
 


 
Le seul moyen de le savoir serais d'avoir une courbe d'évolution du nombre total d'heures travaillées au cours d'une unité de temps, pondérée par la population mondiale. Et encore ça ne tiendrai pas compte des boulots de type potiches/pot-de-fleur.
Ça m'étonnerai qu'on ai suffisamment de données "fiables" et "objectives" pour produire ce genre de courbe.


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°27098141
doriany
Posté le 12-07-2011 à 16:39:28  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Dans tous les pays développé, le sous emplois (c'est ça qui est important), s'est fortement  développé.
On appelle chomage, travail précaire, travailleurs pauvres, emplois bidons, subventionnés,     etc.  etc.  Même  en Allemagne, c'est pa peu dire.


 
Il faudrait savoir, la mécanisation a accru le taux de chômage dans tous les pays développés oui ou non ?
 
 

poilagratter a écrit :

Tut dépends du ....  gouvernement.


 
Si c'était le cas, ça fluctuerait en fonction des gouvernements. De plus, un système qui dépend de la couleur et des compétences du gouvernement en place (sans compter le clientélisme inévitable) ne peut pas être stable.  
 

poilagratter a écrit :

EELV, le FdG, ...


 
Leurs programmes ne s'inspirent pas du socialisme ?  

Message cité 2 fois
Message édité par doriany le 12-07-2011 à 16:46:53

---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°27098911
Terminatux
Communiste
Posté le 12-07-2011 à 17:41:05  profilanswer
 

doriany a écrit :

Leurs programmes ne s'inspirent pas du socialisme ?


 
Au contraire de celui du PS.

n°27099172
doriany
Posté le 12-07-2011 à 18:05:58  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Au contraire de celui du PS.


 
Il n'existe pas en France un parti qui ne soit pas socialiste (même l'extrême droite est devenue socialiste dans ce pays :pt1cable: )


---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°27099546
Terminatux
Communiste
Posté le 12-07-2011 à 18:42:50  profilanswer
 

doriany a écrit :

Il n'existe pas en France un parti qui ne soit pas socialiste (même l'extrême droite est devenue socialiste dans ce pays :pt1cable: )

 

Tu oublies de préciser : selon les néo-conservateurs tendance paranoïa à souhait.
Je te rappelle que le socialisme c'est un régime dans lequel l'ensemble des moyens de production est socialisé, c'est à dire gérés par les travailleurs eux-mêmes. Ce propos est flou mais c'est parce que le socialisme s'est rapidement divisé en moult courants qui sont bien distincts les uns des autres malgré leur respect de ce principe.

 

L'ensemble des moyens de production en France est-il géré par les travailleurs?
Le PS, l'UMP, le FN défendent-ils une telle perspective?

Message cité 1 fois
Message édité par Terminatux le 12-07-2011 à 18:43:18
n°27099609
doriany
Posté le 12-07-2011 à 18:49:56  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Tu oublies de préciser : selon les néo-conservateurs tendance paranoïa à souhait.
Je te rappelle que le socialisme c'est un régime dans lequel l'ensemble des moyens de production est socialisé, c'est à dire gérés par les travailleurs eux-mêmes. Ce propos est flou mais c'est parce que le socialisme s'est rapidement divisé en moult courants qui sont bien distincts les uns des autres malgré leur respect de ce principe.
 
L'ensemble des moyens de production en France est-il géré par les travailleurs?
Le PS, l'UMP, le FN défendent-ils une telle perspective?


En effet j'aurais du dire la sociale démocratie, mais les conséquences à long terme ne sont pas très différentes (ça met juste un peu plus de temps)


---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°27099616
poilagratt​er
Posté le 12-07-2011 à 18:50:47  profilanswer
 

fiktif a écrit :


Citation :

L’introduction en bourse de la société, et l’envolée du prix des actions qui s’ensuivit, ont fait quatre milliardaires et environ 12 000 millionnaires parmi les employés de Microsoft


Des fois il y a des personnes qui prennent des risques et deviennent riches... Il faudrait aussi les priver de leur réussite, comme tu le proposes ? Dans ce cas là, qui prendra des risques ?

 

Et sinon faudrait-il supprimer tous les emplois "détruits" par les "robots" ? Qui pourvoira les emplois pénibles, ultra-répétitifs, sachant qu'ils sont déjà délaissés ?

 

1/ Le risque, c'est surtout les 8 millions de travailleurs pauvres qui se le prenent en pleine poire.  Risque d'être viré de son boulot, de son logement, etc.

 

Si on pouvait s'en passer....

 


2/  j'ai rien contre les robots, mais contre le système économique qui ne s'est pas du tout adapté à ce fabuleux progrès.  
On continue de faire comme s'ils ne modifiaient pas le travail, et les conditions de sa rémunération !  (ben oui, quand on est en concurrence avec un robot, ben la loi du marché dit que le travail humain ne vaut plus un copec)
C'est d'une connerie inouïe. :o


Message édité par poilagratter le 12-07-2011 à 19:17:22

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27099662
poilagratt​er
Posté le 12-07-2011 à 18:55:01  profilanswer
 

doriany a écrit :

 

Il faudrait savoir, la mécanisation a accru le taux de chômage dans tous les pays développés oui ou non ?

 



Le nombre de sous employés, comme définit a augmenté partout.

 

Le chiffre du chômage dépends des astuces pour le minimiser propre à chaque pays...  ça ne veut donc rien dire.

 
doriany a écrit :

 

Si c'était le cas, ça fluctuerait en fonction des gouvernements. De plus, un système qui dépend de la couleur et des compétences du gouvernement en place (sans compter le clientélisme inévitable) ne peut pas être stable.

 


On n'a jamais eu de gvt socialiste depuis au moins 40ans. Sauf en 1981 et 1982.  Donc on peut pas savoir.

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 12-07-2011 à 18:55:51

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27099822
doriany
Posté le 12-07-2011 à 19:09:17  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Le nombre de sous employés, comme définit a augmenté partout.
 
Le chiffre du chômage dépends des astuces pour le minimiser propre à chaque pays...  ça ne veut donc rien dire.
 


 
En euros constants, un sous employé aujourd'hui touche le même salaire qu'un travailleur normal dans les années 60 (la seule différence c'est qu'il travaille moins). Personnellement, à tunes égales je prend le boulot avec le moins d'heures possibles :o  
 

poilagratter a écrit :

On n'a jamais eu de gvt non socialiste depuis au moins 40ans. Sauf en 1981 et 1982.  Donc on peut pas savoir.


 
Fixed :o


---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°27099864
poilagratt​er
Posté le 12-07-2011 à 19:14:12  profilanswer
 

doriany a écrit :

 

En euros constants, un sous employé aujourd'hui touche le même salaire qu'un travailleur normal dans les années 60 (la seule différence c' et est qu'il travaille moins). Personnellement, à tunes égales je prend le boulot avec le moins d'heures possibles :o

 


Ben heureusement!

 

Alors qu'on fabrique une auto en 10fois moins de temps!  (à la louche)
Idem pour plein de choses.

 

Y a comme un écart entre l'évolution du PA de l'employé sous employé,
et l'efficacité de la production, qui semble difficile à expliquer...

  

Fixaÿd, on dit. :o  
Je rappelle la définition du socialisme = outil de production aux mains de la collectivité, et non des "capitalistes".

 

Mis à part qq rares nationalisations en 1946 et 1981, fort réussies en général, c'est un peu léger.

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 12-07-2011 à 19:17:09

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27099897
doriany
Posté le 12-07-2011 à 19:17:53  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Ben heureusement!
 
Alors qu'on fabrique une auto en 10fois moins de temps!  (à la louche)
Idem pour plein de choses.
 
Y a comme un écart entre l'évolution du PA de l'employé sous employé,  
et l'efficacité de la production, qui semble difficile à expliquer...


 
Je note la rigueur de la démonstration  :sweat:


---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°27099907
poilagratt​er
Posté le 12-07-2011 à 19:18:58  profilanswer
 

doriany a écrit :


 
Je note la rigueur de la démonstration  :sweat:


Et on s'en félicite. :D


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27099926
doriany
Posté le 12-07-2011 à 19:21:00  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


 
Fixaÿd, on dit. :o    
Je rappelle la définition du socialisme = outil de production aux mains de la collectivité, et non des "capitalistes".
 
Mis à part qq rares nationalisations en 1946 et 1981, fort réussies en général, c'est un peu léger.


 
En effet, maintenant ça s'appelle la sociale démocratie et c'est plus efficace : on laisse les entreprises produire les richesses et on se contente de lever des impôts et des charges pour capter le magot.
 
 
 

poilagratter a écrit :


Et on s'en félicite. :D


 
Bah tout n'est pas perdu, ça fera toujours des blagues à raconter à mes petits enfants.

Message cité 1 fois
Message édité par doriany le 12-07-2011 à 19:22:21

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Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°27100072
Terminatux
Communiste
Posté le 12-07-2011 à 19:38:02  profilanswer
 

doriany a écrit :

En effet, maintenant ça s'appelle la sociale démocratie et c'est plus efficace : on laisse les entreprises produire les richesses et on se contente de lever des impôts et des charges pour capter le magot.

 

Ça s'appelle la social-démocratie et c'est du capitalisme.
On laisse les capitalistes guider la politique économique à suivre dans la limite de ce que permettent les peuples et fait de grandes promesses qui sont impossibles à tenir étant donné qu'on ne remet pas en cause le rôle du capital.

Message cité 1 fois
Message édité par Terminatux le 12-07-2011 à 19:38:20
n°27100314
doriany
Posté le 12-07-2011 à 20:05:45  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Ça s'appelle la social-démocratie et c'est du capitalisme.
On laisse les capitalistes guider la politique économique à suivre dans la limite de ce que permettent les peuples et fait de grandes promesses qui sont impossibles à tenir étant donné qu'on ne remet pas en cause le rôle du capital.


 
... tout en s'occupant par derrière de capter près de la moitié de la production (sans compter la partie qui n'est pas financée immédiatement et pour laquelle la dette gonfle inexorablement) afin de gérer les usines à gaz étatistes aux rendements décroissants. Ca ressemble au socialisme, ça a l'odeur du socialisme mais en effet ça s'appelle autrement.


---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°27100396
Terminatux
Communiste
Posté le 12-07-2011 à 20:15:50  profilanswer
 

doriany a écrit :

... tout en s'occupant par derrière de capter près de la moitié de la production (sans compter la partie qui n'est pas financée immédiatement et pour laquelle la dette gonfle inexorablement) afin de gérer les usines à gaz étatistes aux rendements décroissants. Ca ressemble au socialisme, ça a l'odeur du socialisme mais en effet ça s'appelle autrement.


 
Les usines à gaz étatistes ce sont les écoles, les hôpitaux, les réseaux de transport, pour lesquels Adam Smith préconisait une implication de la puissance publique?
Où ce sont les retraites et les les allocations versées aux chômeurs mis sur le carreau par les capitalistes?
 
Au passage l'État ne capte pas la moitié de la production. En 2007, les recettes de l'État étaient de 19,1% du PIB, celles des administrations locales de 10,8%.
Les dépenses de Sécurité Sociale qui représentaient 24,6% ainsi qu'une partie des recettes de l'État et des administrations locales ne va pas à un monstre étatique que tu fantasmes.
Elle sont transférées de manière horizontale : c'est à dire vers les chômeurs, les retraités, les malades.
Une autre partie est transférée verticalement : des riches vers les pauvres.
 
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/t [...] 1&plugin=1

n°27100599
doriany
Posté le 12-07-2011 à 20:35:11  profilanswer
 

Terminatux a écrit :

Les usines à gaz étatistes ce sont les écoles


Non, l'éduction nationale.
 

Terminatux a écrit :

les hôpitaux, les réseaux de transport, pour lesquels Adam Smith préconisait une implication de la puissance publique?


 
Ca y'est, l'argument pour faire pleurer dans les chaumières, la recherche du bouc émissaire n'est plus très loin.
 
 

Terminatux a écrit :

Où ce sont les retraites et les les allocations versées aux chômeurs mis sur le carreau par les capitalistes?


 
Le voilà !
 
 

Terminatux a écrit :

Au passage l'État ne capte pas la moitié de la production


 
Si :
 

Citation :

En France, la part des prélèvements obligatoires dans le PIB s'établit à 44 % pour l'année 2005, un des niveaux les plus élevés pour les pays de l'OCDE[141]. Le taux de prélèvements obligatoires français est supérieur de plus de quatre points à la moyenne européenne.


 

Citation :

L’écart avec les autres pays s’est accentué entre 2002 et 2006 ; les dépenses publiques ont augmenté de 0,9 point de PIB en France, alors qu’elles ont reculé sur la même période de 0,2 point de PIB dans la zone euro[142]. Elles atteignent 53,4 % du PIB en France en 2006[


 
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8 [...] _la_France
 

Terminatux a écrit :

Elle sont transférées de manière horizontale : c'est à dire vers les chômeurs, les retraités, les malades.
Une autre partie est transférée verticalement : des riches vers les pauvres.
 
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/t [...] 1&plugin=1


 
... en passant par les structures étatistes.


---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°27100723
Terminatux
Communiste
Posté le 12-07-2011 à 20:48:37  profilanswer
 

doriany a écrit :

Ca y'est, l'argument pour faire pleurer dans les chaumières, la recherche du bouc émissaire n'est plus très loin.

 

Adam Smith, ce fameux gauchiste qui voulait faire pleurer dans les chaumières!

  

Il y a des tabous chez les libéraux?

  

Non, ce n'est pas l'État qui garde la moitié du PIB, c'est l'ensemble des administrations publiques qui garde une partie de cette moitié mais surtout en fait transiter une autre suivant des mécanismes de redistribution.
Le retraité qui perçoit sa pension par exemple, ce n'est pas l’administration étatique. Et c'est lui qui bénéficie en fin de compte des cotisations concernant les retraites, pas la Sécurité Sociale (encore moins l'État) qui ne fait que transférer la richesse correspondant à cette pension.

 

Est-tu capable de différencier le transfert de richesses et la contribution à une œuvre commune (un hôpital, une école, une prison...)?
Sais-tu que l'État n'est pas égal à l'ensemble des administrations publiques?

 

Peut-être, mais les simplifications hasardeuses que tu fais semblent être bien plus simples.

 
doriany a écrit :

... en passant par les structures étatistes.

 

Elles ne font donc que passer. Tu connais la différence entre le transfert et la captation?
Imaginons que Paul te confie la mission d'aller donner à Pierre un objet quelconque parce que tu passes une vacance chez ledit Pierre qui habite loin de Paul. Imaginons que tu le fasses volontiers.
Est-ce que tu auras capté l'objet? Est-ce que tu l'auras transféré? Les deux mon capitaine?
Vas-tu te faire arrêter pour vol?

Message cité 2 fois
Message édité par Terminatux le 12-07-2011 à 20:49:50
n°27100947
doriany
Posté le 12-07-2011 à 21:06:23  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Adam Smith, ce fameux gauchiste qui voulait faire pleurer dans les chaumières!
 


 
Ce n'est pas Adam Smith qui est en cause, c'est toi qui me cite l'éducation et les hôpitaux comme exemple après que j'ai évoqué la part des prélévements obligatoire. Exemple totalement innocent bien entendu, tu aurais très bien pu me citer également les commissions d'experts composés d'ingénieurs qui se réunissent pendant des mois parce qu'il y a eu un dépassement de 3 centimes lors d'un chantier public ou les associations qui utilisent l'argent des subventions publiques pour que certains membres puissent se payer des vacances au Maroc aux frais de l'Etat, je te fais confiance :whistle: (au fait, il en a parlé de tout ça Adam Smith ?)
 

Terminatux a écrit :


Le retraité qui perçoit sa pension par exemple, ce n'est pas l’administration étatique. Et c'est lui qui bénéficie en fin de compte des cotisations concernant les retraites, pas la Sécurité Sociale (encore moins l'État) qui ne fait que transférer la richesse correspondant à cette pension.
 
Est-tu capable de différencier le transfert de richesses et la contribution à une œuvre commune (un hôpital, une école, une prison...)?
 


 
C'est reparti, on aura bientôt droit aux pensions des pauvres veuves et des malheureux orphelins aidés gentiment par l'Etat.  
 
 
 

Terminatux a écrit :

Il y a des tabous chez les libéraux?


 
Disons que l'image du capitaliste mangeur d'enfant est devenue d'épinal depuis belle lurette.  
 

Terminatux a écrit :


Non, ce n'est pas l'État qui garde la moitié du PIB, c'est l'ensemble des administrations publiques qui garde une partie de cette moitié mais surtout en fait transiter une autre suivant des mécanismes de redistribution.
Le retraité qui perçoit sa pension par exemple, ce n'est pas l’administration étatique. Et c'est lui qui bénéficie en fin de compte des cotisations concernant les retraites, pas la Sécurité Sociale (encore moins l'État) qui ne fait que transférer la richesse correspondant à cette pension.
 
Est-tu capable de différencier le transfert de richesses et la contribution à une œuvre commune (un hôpital, une école, une prison...)?
Sais-tu que l'État n'est pas égal à l'ensemble des administrations publiques?
 
Peut-être, mais les simplifications hasardeuses que tu fais semblent être bien plus simples.
 
 
Elles ne font donc que passer. Tu connais la différence entre le transfert et la captation?
Imaginons que Paul te confie la mission d'aller donner à Pierre un objet quelconque parce que tu passes une vacance chez ledit Pierre qui habite loin de Paul. Imaginons que tu le fasses volontiers.
Est-ce que tu auras capté l'objet? Est-ce que tu l'auras transféré? Les deux mon capitaine?
Vas-tu te faire arrêter pour vol?


 
Dans la mesure où j'ai obligé Paul à me confier cette mission et qu'en plus je me sert grassement au passage, v'la la gueule du transfert.


Message édité par doriany le 12-07-2011 à 21:10:36

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Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°27101039
Trudok
Posté le 12-07-2011 à 21:14:18  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


Elles ne font donc que passer. Tu connais la différence entre le transfert et la captation?
Imaginons que Paul te confie la mission d'aller donner à Pierre un objet quelconque parce que tu passes une vacance chez ledit Pierre qui habite loin de Paul. Imaginons que tu le fasses volontiers.
Est-ce que tu auras capté l'objet? Est-ce que tu l'auras transféré? Les deux mon capitaine?
Vas-tu te faire arrêter pour vol?

 

Non, la comparaison appropriée serait de forcer Paul à te donner un objet par la violence, et le donner à Pierre d manière pas très efficace.
Et dans la vraie vie, la politique étant ce qu'elle est, un peu de lobbying (forcément plus facile pour les puissants que pour les faibles), et le Paul se transforme en Pierre.


Message édité par Trudok le 12-07-2011 à 21:25:01
n°27102223
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 12-07-2011 à 22:55:48  profilanswer
 
n°27103455
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-07-2011 à 02:51:48  profilanswer
 

1) ce qui est drôle, c'est que beaucoup pensent qu'Adam Smith est la borne absolue du libéralisme économique. Sa renommée est immense mais un peu disproportionnée  : il est en fait un peu survéalué. C'est un auteur un peu bas de gamme qui a recyclé les bonnes idées des autres et qui a fourvoyé un peu la science économique. Mais puisque ça reste pour le grand public l'alpha et l'oméga du libéralisme...

 

2) On vite souvent les chiffres des prélèvements obligatoires calculés par l'INSEE : 42 ou 44% du Pib. Mais quand on sait comment ce taux est calculé, incluant une production non marchande dont il est difficile de mesurer la valeur ajoutée réelle, on se dit que ce chiffre est largement minoré. La réalité dépasse 50 % et avoisine sans doute les 60%.

 

3) Certains jouent sur les mots en feignant de croire que Etat et Sécu sont des concepts différents. Mais à partir du moment où c'est obligatoire et où le transfert de revenu opéré n'est pas librement consenti mais est imposé, on voit bien que la Sécu fonctionne comme la puissance publique, avec une sorte de monopole de la violence légitime, pour reprendre Max Weber. D'ailleurs dans certains pays, la Sécu est fiscalisée et relève de l'Etat... C'est donc la même chose. De mon côté, comme beaucoup d'autres, quand j'utilise le mot Etat, je parle de la puissance publique (Etat+ CL+ SS), çàd des organismes qui peuvent prélever des ressources par la contrainte, ce qu'une entreprise privée ne peut pas faire. Cela fait gagner du temps et permet les comparaisons internationales avec les pays qui fiscalisent la protection sociale.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 13-07-2011 à 02:53:04
n°27103841
Terminatux
Communiste
Posté le 13-07-2011 à 08:56:34  profilanswer
 

limonaire a écrit :

1) ce qui est drôle, c'est que beaucoup pensent qu'Adam Smith est la borne absolue du libéralisme économique. Sa renommée est immense mais un peu disproportionnée  : il est en fait un peu survéalué. C'est un auteur un peu bas de gamme qui a recyclé les bonnes idées des autres et qui a fourvoyé un peu la science économique. Mais puisque ça reste pour le grand public l'alpha et l'oméga du libéralisme...

 

Je me réfère surtout à ses écrits qui sont à la fois accessibles et vraiment intéressants.

 

Notamment ce chapitre de Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations.

 
limonaire a écrit :

2) On vite souvent les chiffres des prélèvements obligatoires calculés par l'INSEE : 42 ou 44% du Pib. Mais quand on sait comment ce taux est calculé, incluant une production non marchande dont il est difficile de mesurer la valeur ajoutée réelle,

 

Les prélèvements obligatoires ne sont pas destinés uniquement à la production des APU, loin de là.

 
limonaire a écrit :

on se dit que ce chiffre est largement minoré. La réalité dépasse 50 % et avoisine sans doute les 60%.

 

Nous on se dit plutôt qu'il est bon de ne pas triturer grossièrement les données de l'INSEE.

 
limonaire a écrit :

3) Certains jouent sur les mots en feignant de croire que Etat et Sécu sont des concepts différents. Mais à partir du moment où c'est obligatoire et où le transfert de revenu opéré n'est pas librement consenti mais est imposé, on voit bien que la Sécu fonctionne comme la puissance publique, avec une sorte de monopole de la violence légitime, pour reprendre Max Weber. D'ailleurs dans certains pays, la Sécu est fiscalisée et relève de l'Etat... C'est donc la même chose. De mon côté, comme beaucoup d'autres, quand j'utilise le mot Etat, je parle de la puissance publique (Etat+ CL+ SS), çàd des organismes qui peuvent prélever des ressources par la contrainte, ce qu'une entreprise privée ne peut pas faire. Cela fait gagner du temps et permet les comparaisons internationales avec les pays qui fiscalisent la protection sociale.

 

La question de départ portait sur la « captation ». Il est clair que mélanger « captation », transfert et recettes publiques permet de procéder à de monstrueuses manipulations.
Ce que l'État « capte » c'est ce qu'il dépense en services publics, pas ce qu'il ne fait que transférer, quoi qu'on pense de la pertinence des mécanismes de transfert.
À part de là dire que l'État « capte » en confondant allègrement État et administrations publiques la moitié de la production c'est ridicule. Ce qui sert aux services publics est largement plus faible que la moitié du PIB.
Enfin je finirais par demander à ce que chacun utilise les termes corrects : État pour État, APU (administrations publiques en abrégé) pour les APU, Sécu (Sécurité Sociale) pour la Sécu.


Message édité par Terminatux le 13-07-2011 à 08:57:06
n°27104419
vandepj0
Posté le 13-07-2011 à 10:10:29  profilanswer
 

doriany a écrit :


Il n'est pas pertinent de comparer l'efficience de deux système si seul l'un des deux est viable.  


Tu tournes en boucle. La viabilité de la sécurité sociale n'est qu'une question d'ajustement des primes aux prestations et inversement, bref, une décision financière.
Il n'y a pas de raison structurelle la mette en péril. En tout cas, je ne la connais pas et tu n'en as pas parlé.  

doriany a écrit :


Je n'en sais rien, mais je trouve plus néanmoins juste de faire payer moins cher ceux qui coutent le moins ( d'autant plus que fumer et être sédentaire, ce sont bien des comportements volontaires)


 
De mon point de vue ce n'est pas aussi simple, et devant la maladie je préfère une solution globale à une supposée "justice".
 

doriany a écrit :


Sauf qu'habituellement ce bénéfice ne se voit pas vraiment au quotidien (tu ne penses pas à l'infarctus tant que tu n'as pas un certain age et que tu n'es pas sur le point d'en faire un, idem pour la cigarette, l'alcool etc...). Par contre une hausse des tarifs en cas d'un mode de vie dangereux est sans doute plus visible. Mais comme au dessus, je trouve dans tous les cas plus juste de faire payer moins ceux qui coutent le moins.


 
Ceux qui coûtent le moins sont aussi ceux qui souffrent le moins, quelque part je préfère payer plus (quitte à payer pour les autres) et être en bonne santé, tout en sachant qu'en cas de problème, les autres paieront pour moi.
 

doriany a écrit :

Ote moi d'un doute, ce sont bien des organismes publics qui nous incitent depuis des décennies à nous gaver de céréales et de féculents ? Quand à la cigarette, il faut avoir vécu dans un monde parallèle pour  
ignorer sa nocivité.


 
Si la communication des fabricants de tabac n'étaient pas castrée par des Etats antilibéraux, tu saurais que la cigarette n'est pas si dangereuse que ce que veulent faire croire les Cassandre, qu'elle rend cool, qu'elle attire à toi les meufs et que c'est un excellent remède contre l'ennui.
 

doriany a écrit :

Ce n'est pas à la collectivité de payer le coût de cette information, c'est à chacun de le faire ou non par les différents médias disponibles (revues scientifiques, livres, journaux, internet, y a de quoi faire). Pitié, plus de mangerbouger.com.


 
Tiens, c'est marrant, mis à part l'Etat, les gens qui ont du budget pour t'"informer" sont Danone, Kraft Jacob Suchard, Nestlé, Servier, Philipp Morris, etc...
 
Tu savais que si tu aimais tes enfants et que tu ne voulais pas qu'ils tombent malades, il fallait leur donner un Actimel tous les matins? (en faisant abstraction de la quantité de gras et de sucre dans le machin), et du Nutella pour qu'ils aient de l'énergie?
 
Tu savais que les scientifiques de l'Union Française pour la Santé Bucco Dentaire disait qu'il fallait absolument utiliser Signal 3 fois par jour pour avoir des dents saines et bien blanches (et que l'UFSBD est par ailleurs créée et financée complètement par Signal?)
 
 

doriany a écrit :

Tant qu'il existe la possibilité pour un concurrent de prendre des parts de marché (ou le marché tout court), ce n'est pas un monopole, simplement la solution la plus rentable du moment. D'ailleurs, l'expérience montre qu'il vaut mieux une entreprise unique avec la possibilité d'une concurrence totalement libre plutôt que plusieurs entreprises concurrentes avec une entrée sur le marché très réglementée.


 
C'est un monopole de fait. Il est impossible pour moi de trouver un autre fournisseur d'eau courante et d'assainissement de mes eaux usées que Véolia. Ou alors dis moi à quel concurrent je pourrais faire appel.
 

doriany a écrit :

Et dans un système public, l'absence de concurrence et le spectre des élections entrainent des frais de clientélisme (fonctions inutiles créées pour réduire artificiellement le chômage et/ou faire plaisir aux membre du parti pistonnés en priorité, fonctionnaires devenus inutiles ou peu productifs mais que l'on garde malgré tout parce que leur statut interdit leur licenciement, d'où des restructurations très délicates voire impossibles etc...), l'injustice fondamentale du système (un sédentaire gros mangeur' et gros fumeur payera le même tarif qu'un sportif non fumeur) ainsi qu'un manque de vision à long terme conditionné par les élections. De plus, contrairement au privé, ces frais ont tendance à augmenter de façon exagérée dans le temps (si j'étais méchant j'ajouterais "exponentiellement" :D ) car il n'existe aucune concurrence et donc aucun contre-pouvoir.  
 
C'est la raison pour laquelle notre système de santé, même si bon autrefois, est actuellement en pleine dégringolade et se fait dépasser par beaucoup de pays, parfois moins riches que nous et on se fait battre à plate couture sur certaines maladies. Bref, si on regarde l'évolution dans le temps plutôt que la situation instantanée, il n'y a pas de quoi se pignoler sur la sécu.
 


Donc tu es contre la démocratie :o

doriany a écrit :


Le privé doit rémunérer ses actionnaires et sa publicité, mais en contrepartie le client est assuré que le rendement (et donc l'efficience, car dans une certaine mesure c'est lié) sera meilleur et les tarifs plus juste. De plus, les pertes liées à la pub ne sont pas totales puisqu'elle paye d'autres services qui seraient autrement payant.  
 
Enfin, la plupart des organismes publics étant en déficit, la viabilité réelle est souvent surestimée (jusqu'au jour où l'Etat fait défaut et qu'il doit sabrer violemment dans ses dépenses).  
 
 
Le privé n'est certes pas moral (son objectif étant de faire du fric) mais l'expérience française montre que confier la gestion d'un truc à l'Etat n'est pas franchement une bonne idée.


 
Tout dépend du truc. Et le problème du clientélisme des élus, c'est surtout le problème des gens. Les gens sont cons.
 
 

doriany a écrit :


Non, d'ailleurs bonjour l'aléa moral.


 
Tu trouves donc normal qu'une femme diabétique et noire paye plus cher son assurance santé qu'un homme blanc, en raison de ces critères, alors qu'il n'y a aucun "mérite" ni "justice" là dedans, puisque aucun des deux n'a choisi sont genre, sa couleur ou ses gènes?
 

doriany a écrit :

Il est bien connu que les libéraux sont contre la propriété privée et veulent l'abolir.


Et que donc les libéraux admettent que dans une société libérale il est impossible de réaliser des travaux d'infrastructure et de construire des routes, voies ferrées, canaux lignes à haute tension, etc?

n°27104503
vandepj0
Posté le 13-07-2011 à 10:17:33  profilanswer
 

limonaire a écrit :

En fait, les capitalistes rendent un grand service à ces travailleurs puisqu’ils rendent possible l’ensemble très complexe du réseau vertical des échanges de l’économie moderne. Ils épargnent l’argent nécessaire pour acheter des biens de capital et pour rémunérer, bien avant la vente finale, les personnes dont le travail continue à transformer ces biens de capital en produits “de consommation”.


 
Mais si tous les "capitalistes" étaient des gens qui avaient épargné leur travail pour ensuite l'utiliser à financer un outil de production, ça m'irait très bien.
 
Simplement, l'immense majorité des grands capitalistes aujourd'hui le sont nés, n'ont jamais eu à épargner leur travail mais simplement à arbitrer sur la façon d'employer leur capital, et disposent d'un effet de levier tel que la prise de risque n'a plus réellement de sens pour eux.
 
C'est d'un seul coup une moins émouvante histoire.

n°27104776
Terminatux
Communiste
Posté le 13-07-2011 à 10:40:15  profilanswer
 

À propos de la production des administrations publiques, je viens de découvrir ceci.
 
La production totale des administrations publiques s'élevait selon Eurostat à 20,6% du PIB en 2007 et se répartissait ainsi :

  • 9,1% du PIB pour l'administration centrale
  • 7% du PIB pour les administrations locales
  • 4,5% du PIB pour les administrations de sécurité sociale

n°27104782
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-07-2011 à 10:40:31  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Mais si tous les "capitalistes" étaient des gens qui avaient épargné leur travail pour ensuite l'utiliser à financer un outil de production, ça m'irait très bien.
 
Simplement, l'immense majorité des grands capitalistes aujourd'hui le sont nés, n'ont jamais eu à épargner leur travail mais simplement à arbitrer sur la façon d'employer leur capital, et disposent d'un effet de levier tel que la prise de risque n'a plus réellement de sens pour eux.
 
C'est d'un seul coup une moins émouvante histoire.


 
1) Il n'empêche que le capital de ces héritiers a bien été pour leur parents, grands-parents,... un acte d'épargne à l'origine. Cette fable montre bien qu'il n'y a pas de richesses sans accumulation du capital. Tous les discours : je prends à Paul(riche) pour donner à Pierre, qui va consommer (que Pierre soit fonctionnaire, retraité ou pauvre), ce qui du coup serait neutre macro-économiquement, détruit en fait de la richesse et empêche l'accumulation du capital qu'aurait pu faire Paul. Ce n'est pas la consommation qui permet l'augmentation des revenus, c'est bien l'accumulation du capital, donc l'épargne. Rien n'est plus faux que la phrase "il faut augmenter la consommation, ça relance l'économie". Ca relance en apparence des indicateurs mal construits comme le Pib, mais en fait ça ne crée aucune richesse. C'est un trompe-l'oeil. C'est un peu ce qu'enseigne la crise aujourd'hui : nos Etats-providence ont détruit l'épargne (l'épargne est en Chine aujourd'hui, pour faire très grossier) et ont financé des dépenses de fonctionnement à crédit. On vit donc sur des montagnes de créances et de dettes qui ne sont pas la contrepartie d'un acte d'épargne supplémentaire ou d'une accumulation du capital : ces créances sont bidon, ne valent rien (ce sont des "faux droits" sur une richesse qui n'a pas été créée). Pas étonnant dès lors qu'on ne puisse rembourser les dettes.
 
2) Implicitement, tu voudrais taxer l'héritage à 100% pour éviter cela : mais cela inciterait les gens de leur vivant à moins accumuler de capital et à plus consommer. Or, c'est l'accumulation du capital qui permet l'augmentation des salaires. Ta décision, au nom de la justice sociale, aurait des effets collatéraux sur les salariés, dont les salaires stagneraient
 
3) Il semble que plus la fiscalité augmente, et plus cela favorise le capitalisme d'héritier, en figeant les places : c'est ce que l'on observe e France. Je ne crois pas à l'inverse qu'aux EU Jobs, Bill Gates, Page soient des héritiers. Aujourd'hui, la France a sans doute une des taxations du capital parmi les plus élevées : cela ne frappe pas les héritiers, mais aussi les plus entreprenants qui partant de zéro voudraient se constituer un capital, ce qui serait leur intérêt privé, mais aussi l'intérêt général (augmentation du niveau de vie d'autres personnes via l'emploi et les salaires).

n°27105223
vandepj0
Posté le 13-07-2011 à 11:12:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :


1) Il n'empêche que le capital de ces héritiers a bien été pour leur parents, grands-parents,... un acte d'épargne à l'origine. Cette fable montre bien qu'il n'y a pas de richesses sans accumulation du capital. Tous les discours : je prends à Paul(riche) pour donner à Pierre, qui va consommer (que Pierre soit fonctionnaire, retraité ou pauvre), ce qui du coup serait neutre macro-économiquement, détruit en fait de la richesse et empêche l'accumulation du capital qu'aurait pu faire Paul. Ce n'est pas la consommation qui permet l'augmentation des revenus, c'est bien l'accumulation du capital, donc l'épargne. Rien n'est plus faux que la phrase "il faut augmenter la consommation, ça relance l'économie". Ca relance en apparence des indicateurs mal construits comme le Pib, mais en fait ça ne crée aucune richesse. C'est un trompe-l'oeil. C'est un peu ce qu'enseigne la crise aujourd'hui : nos Etats-providence ont détruit l'épargne (l'épargne est en Chine aujourd'hui, pour faire très grossier) et ont financé des dépenses de fonctionnement à crédit. On vit donc sur des montagnes de créances et de dettes qui ne sont pas la contrepartie d'un acte d'épargne supplémentaire ou d'une accumulation du capital : ces créances sont bidon, ne valent rien (ce sont des "faux droits" sur une richesse qui n'a pas été créée). Pas étonnant dès lors qu'on ne puisse rembourser les dettes.


Qu'il faille un outil de production pour "créer" de la valeur ajoutée, et que cet outil de production nécessite du capital, donc de l'épargne, oui.  
Cela dit, je te trouves un peu excessif dans ta présentation.  
Un peuple de chasseur cueilleurs à besoin d'un territoire (bien commun dans ce cas), mais de finalement très peu de "capital" (chevaux, tentes, arcs, flèches et paniers) pour produire leur logement et leur nourriture. Ils créent donc de la richesse avec très peu de capital.
Ce qui est vrai, c'est que l'augmentation de la productivité (et donc de la "richesse" d'une communauté) nécessite une amélioration des outils de production, plus chers et plus complexes, et donc plus de capital immobilisé.
 
De plus, les créances et dettes "internes" à la communauté ne posent finalement que peu de problèmes, car elle ne sont que le reflets de transferts et prêts de richesse entre les membres. Ce sont les créances financées par l'extérieur à la communauté qui commence à poser questions.
 
Sur le reste, je suis d'accord.

limonaire a écrit :


2) Implicitement, tu voudrais taxer l'héritage à 100% pour éviter cela : mais cela inciterait les gens de leur vivant à moins accumuler de capital et à plus consommer. Or, c'est l'accumulation du capital qui permet l'augmentation des salaires. Ta décision, au nom de la justice sociale, aurait des effets collatéraux sur les salariés, dont les salaires stagneraient


Si le capital est plus "rare", il est plus cher, ce qui incite les gens à l'accumuler, donc il est moins "rare".
 
De plus, instituer comme règle un retour du capital à la communauté lors du décès de son possesseur permettrait de financer une partie des activités de la communauté, donc de diminuer la charge fiscale sur le travail, donc d'augmenter la capacité d'épargne des travailleurs.
 
Nous parlons donc d'un équilibre différent, mais cet équilibre différent n'entraine pas nécessairement une baisse de la productivité et un appauvrissement.

limonaire a écrit :

3) Il semble que plus la fiscalité augmente, et plus cela favorise le capitalisme d'héritier, en figeant les places : c'est ce que l'on observe e France. Je ne crois pas à l'inverse qu'aux EU Jobs, Bill Gates, Page soient des héritiers. Aujourd'hui, la France a sans doute une des taxations du capital parmi les plus élevées : cela ne frappe pas les héritiers, mais aussi les plus entreprenants qui partant de zéro voudraient se constituer un capital, ce qui serait leur intérêt privé, mais aussi l'intérêt général (augmentation du niveau de vie d'autres personnes via l'emploi et les salaires).


La fiscalité sur le patrimoine et sur les revenus a énormément diminué aux Etats-Unis durant les 60 dernières années. De plus, le créateur d'entreprises innovantes est une catégorie un peu à part. Bill Gates n'a pas épargné 5 Md$ de travail pour constituer l'outil de production Microsoft. Il a épargné quelques années.homme pour amorcer sa société, puis a su faire exploser la valeur de son investissement initial.
 
Quant aux gens qui partent de zéro et qui voudraient se constituer un capital, leur première ressource est leur travail, et c'est malheureusement ce qui est le plus taxé en France aujourd'hui. Il leur est donc difficile de l'épargner pour se constituer un capital à investir dans un outil de production.

n°27105238
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-07-2011 à 11:13:50  profilanswer
 

Revenons à la notion de taux de prélèvements obligatoires de l'Insee. Pour trouver ces 44%, l'INSEE raisonne de la façon suivante :
 
Supposons que la production nationale soit de 100. Une mafia arrive et prélève un impôt de 90, en échange d'un service de sécurité. Le revenu après impôt de la population est de 10 et celui de la mafia 90. Or, en compta publique, depuis 1975, les salaires de fonctionnaires sont considérés comme représentant la valeur ajoutée de l'administration : ils sont donc ajoutés au PIB (que ces fonctionnaires rendent un réel service ou fassent des cocottes en papier). Le salaire de notre mafia, 90, est donc intégré dans le Pib par la comptabilité nationale. Le PIb est alors de 190. D'où des prélèvements obligatoires de 90/190 = 42% environ. Alors que le taux de prélèvement réel est bien de 90/100 = 90%.
 
Revenons à la France : quand un Français gagne 100, il paie 45 de cotisations, reste 55. Sur ces 55, 10 de TVA et au moins 10 d'autres impôts (locaux, IR, TIPP...) : il ne reste que 35 en moyenne. Pour le Français moyen, cadre ou smicard, il est facile de voir que le prélèvement réel est de 65% de ce qu'il gagne : c'est énorme, tout de même. Mais les artifices de la comptabilité nationale, présentés au-dessus, révéleront un taux de prélèvements de seulement 44%, nettement plus acceptable. Magie des chiffres...  
 
Supposons qu'une année donnée, les prélèvements obligatoires soient de 33%, calculés par l'Insee. La production marchande est de 100, la production non marchande de 50, soit un Pib de 150. On remarquera que le prélèvement sur la sphère marchande est en fait de 50%, et non de 33%.  
 
Imaginons ensuite pendant 40 ans une croissance de la production marchande de 2% par an. La production marchande double (en gros) et s'établit à 200. Entretemps, le taux de prélèvements obligatoires calculés par l'Insee est de 50%. Cela signifie que le PIb est de 400 et la production des administrations de 200. On a alors un prélèvement de 100% sur la sphère marchande, alors qu'on nous annonce 50%.
 
Allons plus loin. Pour l'Insee, le Pib est passé de 150 à 400, soit une croissance annuelle de près de 3%. Mais ce chiffre est de 3%, que les administrations aient consommé des ressources pour creuser des trous pour les reboucher ou qu'il y ait eu des constructions de routes, d'écoles, d'hôpitaux. C'est la même chose pour l'Insee : par définition, un euro dépensé par l'administration est un euro de valeur ajoutée créée.  
 
Quelle leçon tirer de ces calculs ?
- On voit que ce taux de croissance est en partie gonflé : l'Insee annonce 3%, mais pour la sphère marchande ce n'est que 2%. La différence, c'est peut-être du vent, une richesse fictive, si les administrations ont embauché des fonctionnaires pour faire des cocottes en papier.
- cela explique le décalage entre les chiffres annoncés par l'Insee et le ressenti des gens sur l'augmentation réelle du niveau de vie
- il faut donc se méfier des agrégats, surtout si on en maîtrise mal la construction.

mood
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