Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
3154 connectés 

 


 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  165  166  167  ..  360  361  362  363  364  365
Auteur Sujet :

/!\ Libéral, entre ici avec ton cortège de... /!\

n°26309981
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 01-05-2011 à 14:35:26  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
La définition de l'inflation communément admise est "la hausse généralisée des prix pendant une période donnée".
Tu reprends la TQM qui affirme qu'obligatoirement, une hausse de la masse monétaire augmente les prix.
Cependant, l'inflation peut avoir des causes qui ne sont pas forcément monétaires.
Si la demande est supérieure à l'offre (choc de demande positif), on a des pressions inflationnistes.  
De même dans le cas d'une inflation par les coûts (choc d'offre négatif), l'origine n'est pas forcément monétaire.
 
En quoi les prix devraient baisser de 2%. J'aimerais bien que tu détailles explicitement ton calcul.
De plus, s'il n'y avait pas eu de quantative easing, on aurait été en déflation comme tu dis et on aurait revécu la dépression des années 30.
Le torrent de liquidités est à relativiser car les banques rationnent le crédit et conservent une grande partie de la liquidité dans leur coffre.
 
Concernant l'emballement spéculatif sur les matières premières, il y a plusieurs causes très simples:
- la hausse de la demande continue des matières premières en provenance des PED notamment de la Chine. Les pays émergents ont besoin de plus en plus de matières premières pour se développer d'où une tendance à la hausse des prix.
- la spéculation sur les contrats à terme. Les acheteurs et vendeurs sur les marchés des matières premières pour se couvrir contre les pertes liées à la volatilité des cours, achètent des contrats à terme (les "futures" ) qui leur permettent d'échanger plus tard à un prix fixé à l'avance.
Mais les contrats à terme font eux même l'objet d'une spéculation. Le ton de l'article est un peu démagogue mais il reste pédagogique:

Citation :

1) Que se passe-t-il?
 
A travers la financiarisation du commerce des matières premières agricoles, les consommateurs se trouvent en concurrence avec les spéculateurs. Ces derniers achètent aussi du maïs ou du soja, mais pas pour se nourrir.
 
Leur objectif est de dégager des plus-values en revendant ces aliments, et ils ne sauraient que faire des tonnes de céréales qu’ils possèdent techniquement si elles leur étaient livrées. Leur présence sur le marché suffit toutefois à faire grimper les tarifs.
 
«Leur activité entraîne une déconnexion entre les prix et l’offre et la demande», résume Thierry Kesteloot, chercheur en souveraineté alimentaire au sein de l’organisation humanitaire Oxfam.
 
Le rapport entre mouvements financiers et transactions purement commerciales ne peut être établi de manière précise en raison du manque de transparence qui règne sur ce marché.
 
Selon la FAO, la spéculation atteint cependant des proportions spectaculaires sur certains segments. En 2008, les volumes de blé tendre rouge échangés virtuellement à la Bourse de Chicago à travers le produit CME Soft Red Wheat ont atteint 90 milliards de boisseaux.
 
Pourtant, seuls 400 millions de boisseaux réels étaient concernés par ce produit financier. Autrement dit, chaque boisseau a fait l’objet de plus de 2000 transactions.
2) Pourquoi la spéculation se développe-t-elle?
 
La spéculation est inhérente au commerce des matières premières agricoles. Les négociants qui achètent la production des paysans pour la revendre aux transformateurs sis à l’autre bout du monde encourent d’énormes risques financiers. Les prix peuvent en effet chuter entre l’acte d’achat et celui de la vente, séparés de plusieurs mois.
 
Vu les tonnages de céréales, sucres ou oléagineux objets de ces transactions, ils ont également besoin de liquidités très importantes. Les négociants sont donc obligés de se financer et de couvrir leurs positions par le biais d’instruments spéciaux (crédits et contrats à termes, ou futures) que seuls les spéculateurs sont à même de leur fournir.
 
Depuis une vingtaine d’années, des transactions purement financières sont toutefois venues se greffer sur ces mouvements fonctionnels. D’abord, parce que l’environnement leur est devenu plus favorable.
 
La libéralisation des marchés agricoles (suppression de barrières douanières et de subventions étatiques) a contribué à fluidifier ce marché, le rendant plus accessible aux investisseurs. De plus, la dérégulation des marchés financiers américains a permis aux banques de se livrer à ce genre d’opérations pour leur propre compte.
 
Ensuite, et plus récemment, parce que les matières premières agricoles se sont imposées comme des actifs sûrs et profitables. D’après la FAO, le rendement annuel des produits liés aux matières premières est de l’ordre de 5,2% à 5,6%. Un résultat similaire à ce que peuvent offrir les actions, la sécurité en plus.
 
Les fondamentaux qui soustendent le marché des matières premières agricoles laissent en effet présager une tendance haussière des prix à long terme (la demande ne cesse de croître et la production peine à suivre).
3) Qui spécule?
 
Tout le monde, ou presque. Les structures avides de profits, telles les hedge funds, ont beaucoup fait parler d’elles, accusées de tirer les prix vers le haut ou de les précipiter vers le bas pour réaliser de gros profits à la vente ou à l’achat.
 
Ceux-ci interviennent directement sur les Bourses spécialisées que sont notamment le Chicago Mercantile Exchange (CME) et l’Euronext Liffe. Mais ces index speculators ne sont pas seuls à tirer profit de l’évolution du prix des matières premières.
 
Les fonds de pension. Auteur d’une étude sur la flambée de 2008, Christopher Gilbert, professeur aux Universités de Trient et de Londres, pointe du doigt le rôle des investisseurs institutionnels, tels que les fonds de pension et les fonds souverains.
 
Alléchés par le bon rendement de ces actifs, ces fonds les ajoutent à leurs portefeuilles depuis une dizaine d’années. Si bien qu’ils possèdent aujourd’hui entre 25% et 35% des contrats à terme agricoles (à la base de la financiarisation de ce secteur).
 
Dans le cas du blé, leur part de marché atteint même 40%. «L’attention doit se porter en priorité sur ces investisseurs, et pas sur les spéculateurs traditionnels», préconise Christopher Gilbert. «En investissant dans toute la gamme des contrats à terme liés aux matières premières, ces investisseurs ont pu généraliser la hausse des prix.»
 
Les particuliers. Tout un chacun peut désormais également miser sur la hausse du tournesol ou du colza. «Les clients sont de plus en plus nombreux à vouloir diversifier leurs placements en misant sur les matières premières agricoles», expose Pedram Payami, spécialiste des matières premières au sein du fournisseur de produits financiers EFG.
 
«Le problème c’est que les contrats à terme sont chers, ils peuvent atteindre des centaines de milliers de dollars. Nous avons donc créé de nouveaux produits structurés permettant à nos clients de placer leur argent dans un panier de commodités, à partir d’un millier de francs.»
 
Le premier produit 100% agricole d’EFG pour la clientèle de détail vient d’être lancé, à grand renforts de publicité, dans la presse suisse notamment.
 
«L’idée est d’attirer les petits investisseurs, poursuit Pedram Payami. En Suisse, miser sur ces denrées n’est pas encore dans les habitudes. Nous devons familiariser la clientèle avec ce marché.»
 
L’investissement sur les aliments se démocratise donc à mesure que ceux-ci aiguisent les appétits. Et le riz, le cacao ou le blé deviennent des actifs comme les autres. Directeur des investissements de la banque Reyl, François Savary recommandait d’ailleurs récemment, dans nos colonnes, de miser sur les matières premières agricoles en 2011.
 
Les paysans. Au sens plus large, la spéculation est aussi l’affaire des producteurs. Ere de l’informatique oblige, «les paysans sont de mieux en mieux informés sur les cours des marchés agricoles», explique Alain Butler, conseiller en produits agricoles chez BNP Paribas, à Genève.
 
«Aujourd’hui, les producteurs se renseignent davantage sur les cours des contrats à terme avant de décider ce qu’ils vont planter.» Un comportement susceptible d’affecter rapidement l’offre, et donc la volatilité des prix.
4) Quelles sont les conséquences de la spéculation?
 
Difficile de quantifier les effets de la spéculation sur le prix des denrées alimentaires. «Le marché manque totalement de transparence. On ne sait pas qui achète quoi et pour quelles raisons. Même les Etats refusent de dévoiler leurs niveaux de stock», déplore Françoise Gérard, chercheuse au Cirad (Centre français de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Faute d’éléments tangibles, la question déchire les experts.
 
Le consensus veut toutefois que la spéculation accentue les mouvements provoqués par l’évolution de l’offre et de la demande ou les mesures politiques prises par certains pays (l’embargo imposé par la Russie sur les exportations de blé suite à la mauvaise récolte de l’an passé a par exemple fait grimper les prix).
 
En juillet dernier, Anthony Ward surfait ainsi sur la courbe ascendante du prix du cacao. Le fondateur du hedge fund britannique Armajaro faisait main basse sur 241 000 tonnes de fèves, propulsant leur cours sur le marché européen au niveau record de 1977. D’après The Telegraph, «Chocolate Fingers» possédait alors près de 15% des réserves mondiales de cet or brun.
 
Au-delà des envolées, la volatilité des prix, particulièrement importante depuis 2007, malmène tout le monde, des producteurs aux consommateurs.
 
«Les paysans ne peuvent plus anticiper le revenu de leur travail. Du coup, ils n’osent plus investir et peinent à rester performants», déplore Françoise Gérard. A l’autre bout de la chaîne, la gestion des stocks devient elle aussi périlleuse: vaut-il mieux constituer des réserves à un instant donné, ou attendre en espérant que les prix redescendent?
 
Négociants mis à mal. Du côté des négociants, massivement présents à Genève, ces soubresauts sont également problématiques. «La spéculation excessive est notre cauchemar à tous», juge Kees Vrins, directeur d’Allseeds.
 
Pour le spécialiste des graines de tournesol en provenance d’Ukraine, «les hedge funds ont kidnappé la Bourse de Chicago», propulsant par exemple les prix vers des sommets au début de 2008, pour les faire piquer du nez quelques mois plus tard. «Lorsque la spéculation sert uniquement à faire de l’argent avec de l’argent, ça devient nocif pour les échanges commerciaux.»
 
Directeur pour l’Europe de Bunge, négociant qui emploie plus de 30 000 personnes dans le monde, Jean-Louis Gourbin en a fait les frais. «Quand ce qui coûte d’habitude 100 dollars en coûte tout d’un coup 150, cela pose des problèmes de liquidités.
 
D’un côté, nos crédits ne sont pas illimités mais de l’autre, nous ne pouvons pas nous permettre d’acheter moins de blé parce qu’il est devenu trop cher – nous avons des clients à livrer en bout de chaîne.
 
Au point que pendant le pic de 2008, nous passions deux heures par jour à discuter avant de décider à quels pays nous attribuerions des crédits pour acheter la marchandise dont nous avions besoin.» Dans certains cas, la demande ne peut simplement plus être satisfaite.


 
source: hebdo.ch

Message cité 1 fois
Message édité par tebidoor le 01-05-2011 à 14:46:14

---------------
tada tada tada
mood
Publicité
Posté le 01-05-2011 à 14:35:26  profilanswer
 

n°26310185
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-05-2011 à 15:04:09  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

La définition de l'inflation communément admise est "la hausse généralisée des prix pendant une période donnée".
Tu reprends la TQM qui affirme qu'obligatoirement, une hausse de la masse monétaire augmente les prix.
Cependant, l'inflation peut avoir des causes qui ne sont pas forcément monétaires.
Si la demande est supérieure à l'offre (choc de demande positif), on a des pressions inflationnistes.  
De même dans le cas d'une inflation par les coûts (choc d'offre négatif), l'origine n'est pas forcément monétaire.
 
En quoi les prix devraient baisser de 2%. J'aimerais bien que tu détailles explicitement ton calcul.
De plus, s'il n'y avait pas eu de quantative easing, on aurait été en déflation comme tu dis et on aurait revécu la dépression des années 30.
Le torrent de liquidités est à relativiser car les banques rationnent le crédit et conservent une grande partie de la liquidité dans leur coffre.


 
1) Je sais bien que c'est la définition communément admise. Mais je dis que c'est une régression de la pensée et la source des désordres actuels.
 
2) L'inflation a toujours une source monétaire : sinon comment veux-tu que la demande dépasse l'offre ? de même, comment veux-tu que des coûts augmentent, tandis que d'autres resteraient inchangés ? C'est impossible sans création monétaire. Là aussi, on mesure la régression de la pensée qu'a été le keynésianisme, la macro-économie moderne fondée sur des agrégats mal fondés, la modélisation fondée sur de faux concepts,etc.
 
3) Grossièrement, à vitesse de circulation de la monnaie inchangée, et à masse monétaire constante, une hausse de la production réelle de 2% doit entraîner une baisse du niveau général des prix de 2%. Les choses sont plus complexes en réalité, je sais bien, mais c'est une approximation assez robuste.
 
4) Je ne sais pas bien ce qu'il aurait fallu faire, une fois le monstre de l'inflation déchaîné. On a le choix qu'entre des second best, qui ont tous les deux leurs inconvénients : une déflation forte et rapide pour purger les mauvaises créances et repartir sur des bases saines ; un quantitative easing qui au mieux va nous plonger dans un marasme assez long, au pire va entrainer une crise encore plus profonde dans quelques années. Ce qu'il aurait fallu faire, c'est ne pas créer le système monétaire international inflationniste sur lequel on vit depuis des décennies. Maintenant, le mal est fait : il faut payer la facture, d'une façon ou d'une autre.
 
5) Les liquidités créées bénéficient assez peu aux ménages et aux entreprises pour l'instant, mais jusqu'à quand ? on danse sur un volcan, face à un assouplissement monétaire qui n'a jamais été menée par le passé dans de telles proportions.

n°26310235
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 01-05-2011 à 15:11:57  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Je sais bien que c'est la définition communément admise. Mais je dis que c'est une régression de la pensée et la source des désordres actuels.
 
 
2) L'inflation a toujours une source monétaire : sinon comment veux-tu que la demande dépasse l'offre ? de même, comment veux-tu que des coûts augmentent, tandis que d'autres resteraient inchangés ? C'est impossible sans création monétaire. Là aussi, on mesure la régression de la pensée qu'a été le keynésianisme, la macro-économie moderne fondée sur des agrégats mal fondés, la modélisation fondée sur de faux concepts,etc.
 
3) Grossièrement, à vitesse de circulation de la monnaie inchangée, et à masse monétaire constante, une hausse de la production réelle de 2% doit entraîner une baisse du niveau général des prix de 2%. Les choses sont plus complexes en réalité, je sais bien, mais c'est une approximation assez robuste.
 


 
S'il y a 10 patates demandées contre 5 patates offertes au même prix, la demande dépasse l'offre d'où une hausse du prix des patates.
Je vois que tu te bases sur la TQM pour justifier ta baisse des prix de 2%. Sauf que les prix, tu les baisseras en compressant les coûts et donc en baissant les salaires, au final, la demande baisse. L'inflation à faible dose n'est pas forcément néfaste, elle atténue l'effet boule de neige pour l'Etat et permet aussi d'alléger un tant soi peu la charge des taux d'intérêt.
 

limonaire a écrit :


4) Je ne sais pas bien ce qu'il aurait fallu faire, une fois le monstre de l'inflation déchaîné. On a le choix qu'entre des second best, qui ont tous les deux leurs inconvénients : une déflation forte et rapide pour purger les mauvaises créances et repartir sur des bases saines ; un quantitative easing qui au mieux va nous plonger dans un marasme assez long, au pire va entrainer une crise encore plus profonde dans quelques années. Ce qu'il aurait fallu faire, c'est ne pas créer le système monétaire international inflationniste sur lequel on vit depuis des décennies. Maintenant, le mal est fait : il faut payer la facture, d'une façon ou d'une autre.


 
En évitant la déflation, on évite une dégradation des conditions de vie.
Après que l'activité économique soit dans le marasme pendant quelques années, c'est probable.
 

limonaire a écrit :


5) Les liquidités créées bénéficient assez peu aux ménages et aux entreprises pour l'instant, mais jusqu'à quand ? on danse sur un volcan, face à un assouplissement monétaire qui n'a jamais été menée par le passé dans de telles proportions.


 
Les demandes de liquidité que ce soit des Etats très endettés ou du secteur privé pour redémarrer l'économie sont assez grandes, donc je pense que le risque d'un retour de la stagflation existe mais il reste limité.


---------------
tada tada tada
n°26310382
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-05-2011 à 15:38:58  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
S'il y a 10 patates demandées contre 5 patates offertes au même prix, la demande dépasse l'offre d'où une hausse du prix des patates.
Je vois que tu te bases sur la TQM pour justifier ta baisse des prix de 2%. Sauf que les prix, tu les baisseras en compressant les coûts et donc en baissant les salaires, au final, la demande baisse. L'inflation à faible dose n'est pas forcément néfaste, elle atténue l'effet boule de neige pour l'Etat et permet aussi d'alléger un tant soi peu la charge des taux d'intérêt.
 


 
Tes patates étaient à 2 euros, la demande étaient donc à 10 euros (5 patates *2).
Puis, étape 2 : La masse monétaire n'a pas varié. Mais la demande passe à 10 patates, mais avec toujours 10 euros de masse monétaire. Le prix de la patate ne bougera pas. C'est rigoureusement impossible.
 
Dans mon exemple de croissance à 2%, à masse monétaire inchangée, les prix baissent de 2%. Cela peut inclure une baisse des salaires globaux de 2%, mais dans ce cas le pouvoir d'achat est maintenu. Dans la pratique, la croissance implique toujours un gain de productivité : les salaires baisseront donc de moins de 2%, car ils bénéficieront de ce gain de productivité. Il y aura donc au final croissance, baisse des prix et hausse du pouvoir d'achat. Par exemple, on produisait 100 patates (qui valaient globalement 200 euros), on en produit maintenant 102 (qui valent toujours globalement 200 euros) : là où avant 70 patates allaient aux salariés, et 30 aux actionnaires, on aura peut-être 71,5 patates aux salariés et 30,5 aux actionnaires (les montants nominaux importe peu, ce qui compte ce sont les montants réels)
 
Tu ne te rends pas compte mais tes raisonnements sont remplis de concepts keynésiens : c'est ton droit, mais il faut le savoir. Et à raisonner sur des agrégats, on fait souvent des erreurs de raisonnement... C'est juste un conseil, tu en fais ce que tu veux.
 

n°26310454
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 01-05-2011 à 15:50:11  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Tes patates étaient à 2 euros, la demande étaient donc à 10 euros (5 patates *2).
Puis, étape 2 : La masse monétaire n'a pas varié. Mais la demande passe à 10 patates, mais avec toujours 10 euros de masse monétaire. Le prix de la patate ne bougera pas. C'est rigoureusement impossible.


 
Sur un marché, tu as une offre et une demande.
Si les prix augmentent, des patates supplémentaires seront mises sur le marché en même temps que des demandeurs vont se retirer jusqu'à un nouvel équilibre. On a bien affaire à un choc de demande positif qui se traduit par une hausse de la quantité demandée et des prix, c'était la clé de la croissance des trente glorieuses.
http://www.ac-orleans-tours.fr/centreco/ecomonet/courbe7.jpg
Sur le graphique, le pays A connait un choc de demande négatif et le pays B, un choc de demande positif.
 
 

limonaire a écrit :


Dans mon exemple de croissance à 2%, à masse monétaire inchangée, les prix baissent de 2%. Cela peut inclure une baisse des salaires globaux de 2%, mais dans ce cas le pouvoir d'achat est maintenu. Dans la pratique, la croissance implique toujours un gain de productivité : les salaires baisseront donc de moins de 2%, car ils bénéficieront de ce gain de productivité. Il y aura donc au final croissance, baisse des prix et hausse du pouvoir d'achat. Par exemple, on produisait 100 patates (qui valaient globalement 200 euros), on en produit maintenant 102 (qui valent toujours globalement 200 euros) : là où avant 70 patates allaient aux salariés, et 30 aux actionnaires, on aura peut-être 71,5 patates aux salariés et 30,5 aux actionnaires (les montants nominaux importe peu, ce qui compte ce sont les montants réels)
 
Tu ne te rends pas compte mais tes raisonnements sont remplis de concepts keynésiens : c'est ton droit, mais il faut le savoir. Et à raisonner sur des agrégats, on fait souvent des erreurs de raisonnement... C'est juste un conseil, tu en fais ce que tu veux.


 
Car toi tu es parfait et tu ne fais aucune erreur de raisonnement avec tes oeillères.
La plupart des modèles que j'utilise sont microfondés et relève donc de l'individualisme méthodologique.
Le seul qui utilise les agrégats, c'est la TQM que tu as reprise pour justifier ta baisse des prix.
Il y a aussi un problème de "no bridge" en économie, ce qui est bon au niveau microéconomique, ne l'est pas forcément au niveau macro.
S'il est bon pour une entreprise de licencier, si toutes font comme elles, il y a moins de salaires distribués et donc une demande moindre qui peut engendrer une récession.
Il en est de même pour le comportement de passager clandestin, s'il est rationnel pour moi de ne pas payer le bien public, il l'est aussi pour les autres, mais au final, aucun bien public n'est finalement attribué. On est dans un équilibre  de jeu non coopératif (NASH, 1951) qui n'est pas un optimum de Pareto.


---------------
tada tada tada
n°26310506
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-05-2011 à 15:58:02  profilanswer
 


 
Merci, tu ne vas pas m'apprendre ce que j'enseigne depuis des années.  ;)  
 
Dans ton graphique, le prix monte : donc la patate passe à 3 euros, et il y en a toujours 5 d'offertes. Total 15 euros. La masse monétaire était de 10 initialement. D'où viennent les 5 euros supplémentaires ? On suppose bien sûr une économie à un seul bien (la patate : c'est bon en plus !)

n°26310696
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 01-05-2011 à 16:23:18  profilanswer
 

"Les crédits font les dépôts", banking principle.
Le producteur de patates emprunte et il pourra rembourser. C'est pour ça que la création monétaire est nécessaire, c'est une avance à l'activité économique.
 
Tu enseignes à quel niveau scolaire? Pas en prépa j'espère, car là tes élèves seraient sur de foirer leur concours  :lol:


---------------
tada tada tada
n°26310736
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-05-2011 à 16:29:47  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
Sur un marché, tu as une offre et une demande.
Si les prix augmentent, des patates supplémentaires seront mises sur le marché en même temps que des demandeurs vont se retirer jusqu'à un nouvel équilibre. On a bien affaire à un choc de demande positif qui se traduit par une hausse de la quantité demandée et des prix, c'était la clé de la croissance des trente glorieuses.
http://www.ac-orleans-tours.fr/cen [...] ourbe7.jpg
Sur le graphique, le pays A connait un choc de demande négatif et le pays B, un choc de demande positif.
 
 


 
 
Sur cette histoire de Trente Glorieuses, c'est marrant comme les légendes ont la vie dure : on voit l'emprise de l'école de la régulation en France, même auprès de gens qui ne s'en inspirent pas explicitement.
 
Car enfin : on nous explique que les Trente Glorieuses ont marché parce que la régulation fordiste faisait que les gains de productivité étaient redistribués aux salariés, si bien que cela alimentait la demande, d'où un cercle vertueux. Foutaises. Quand on regarde la répartition de la VA dans les années 50 et 60, elle est stable : la part des salaires n'augmente pas. Et effectivement, il y a pourtant forte croissance. Arrivent les seventies : la part des salaires augmente, les bas salaires augmentent même très fortement, ce qui aurait dû avoir pour effet d'élever la sacro-sainte propension moyenne à consommer. On aurait dû s'attendre, comme ils disent, à un "choc de demande positif", poussant la croissance à des sommets inégalés. Patatras, c'est le contraire. Bref, on se marre bien avec les régulationnistes et les tenants du compromis fordiste.
 
La réalité est évidemment toute autre :
- effet de rattrapage (le capital ayant été détruit pendant la guerre, on partait d'un niveau faible de capital : compte tenu des rendements décroissants, doubler le capital de K1 à K2 crée une croissance de la production plus forte que quand on le double de K2 à K3)
- partage optimal de la VA et salaire minimum indigent, d'où un chômage faible
- faible poids de l'Etat (moins de 40% du Pib consacrées aux dépenses publiques)
- remise en ordre des finances, fin des déficits publics : plan Pinay-Rueff
- ouverture à l'économie de marché : plan Armand-Rueff, marché commun
- et pour finir, les dernières années, un peu de croissance artificielle grâce à une bonne dose de création monétaire (d'où la stagflation qui suit)


Message édité par limonaire le 01-05-2011 à 16:38:46
n°26310793
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-05-2011 à 16:37:39  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

"Les crédits font les dépôts", banking principle.
Le producteur de patates emprunte et il pourra rembourser. C'est pour ça que la création monétaire est nécessaire, c'est une avance à l'activité économique.
 
Tu enseignes à quel niveau scolaire? Pas en prépa j'espère, car là tes élèves seraient sur de foirer leur concours  :lol:


 
Ah, donc tu admets bien qu'il ne peut y avoir de hausse de prix sans création monétaire (via le crédit bancaire) ? Pourtant, tu disais plus haut que l'inflation pouvait avoir d'autres causes que monétaires, la hausse de la demande par exemple. Je te cite :
 
Cependant, l'inflation peut avoir des causes qui ne sont pas forcément monétaires.
Si la demande est supérieure à l'offre (choc de demande positif), on a des pressions inflationnistes.  

 
Tu montres par ton exemple qu'il ne peut y avoir hausse de la demande sans qu'elle soit validée par une hausse de la masse monétaire. Ton affirmation première était donc fausse, et manquait de rigueur. L'inflation est partout et toujours un phénomène monétaire, comme disait le vieux.
 
La création monétaire n'est en fait pas nécessaire pour la croissance ; les producteurs peuvent emprunter sur une épargne préalablement constituée, çàd des ressources créées précédemment et non consommées. Je ne dis pas qu'il ne faut pas de création monétaire : je dis juste qu'il peut y avoir croissance sans elle. C'est une légende keynésienne, non démontrée, de penser qu'il faut toujours plus de liquidités, et qu'un peu d'inflation, ça ne fait pas de mal.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 01-05-2011 à 16:42:15
n°26311089
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 01-05-2011 à 17:20:39  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ah, donc tu admets bien qu'il ne peut y avoir de hausse de prix sans création monétaire (via le crédit bancaire) ? Pourtant, tu disais plus haut que l'inflation pouvait avoir d'autres causes que monétaires, la hausse de la demande par exemple. Je te cite :
 
Cependant, l'inflation peut avoir des causes qui ne sont pas forcément monétaires.
Si la demande est supérieure à l'offre (choc de demande positif), on a des pressions inflationnistes.  

 
Tu montres par ton exemple qu'il ne peut y avoir hausse de la demande sans qu'elle soit validée par une hausse de la masse monétaire. Ton affirmation première était donc fausse, et manquait de rigueur. L'inflation est partout et toujours un phénomène monétaire, comme disait le vieux.
 
La création monétaire n'est en fait pas nécessaire pour la croissance ; les producteurs peuvent emprunter sur une épargne préalablement constituée, çàd des ressources créées précédemment et non consommées. Je ne dis pas qu'il ne faut pas de création monétaire : je dis juste qu'il peut y avoir croissance sans elle. C'est une légende keynésienne, non démontrée, de penser qu'il faut toujours plus de liquidités, et qu'un peu d'inflation, ça ne fait pas de mal.


 
Dans le cadre d'une inflation par les coûts, t'as pas forcément de création monétaire. Par exemple, le choc pétrolier.
La création monétaire est nécessaire à la croissance car c'est une avance à l'activité économique.


---------------
tada tada tada
mood
Publicité
Posté le 01-05-2011 à 17:20:39  profilanswer
 

n°26311105
Profil sup​primé
Posté le 01-05-2011 à 17:22:57  answer
 

La propriété, c'est le vol.
 
Le libéralisme, c'est la liberté et pi c'est tout.
 
S'avez qu'a vous appeler l'appropriationnisme.


Message édité par Profil supprimé le 01-05-2011 à 17:23:11
n°26311216
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-05-2011 à 17:36:50  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

 

Dans le cadre d'une inflation par les coûts, t'as pas forcément de création monétaire. Par exemple, le choc pétrolier.
La création monétaire est nécessaire à la croissance car c'est une avance à l'activité économique.

 

1) Donc déjà, on avance : tu affirmais qu'il pouvait y avoir une inflation par la demande sans création monétaire. Tu abandonnes (sans le dire clairement : manque de fair play ?  ;)   ) cette thèse farfelue. Le débat avance.

 

2) L'inflation par les coûts, c'est même chose. Si la masse monétaire est constante, le prix du pétrole ne peut augmenter que si le prix d'autres biens baissent. C'est alors non pas de l'inflation mais un changement de prix relatif qui s'explique par des conditions de rareté qui se sont modifiées, ou par une modification des préférences des consommateurs, etc. Pour que le prix du pétrole augmente, sans que les autres prix baissent, çàd pour qu'il y ait inflation (avec hausse du niveau général des prix), il faut bien que la masse monétaire ait augmenté. C'est impossible sinon. D'ailleurs, le choc pétrolier de 1973 ne s'explique pas autrement : il est alimenté par le système monétaire inflationniste, que l'abandon de Bretton Woods a décuplé. Car les prix ont quadruplé en seulement  quelques mois : il est peu probable que les préférences des consommateurs ou que la rareté aient évolué dans de telles proportions en un laps de temps aussi court. Dans une économie de marché, sauf choc technologique majeur, les prix relatifs évoluent de façon régulière et assez prévisible (voir la baisse régulière du prix relatif des produits informatiques). Quand leurs mouvements deviennent erratiques, c'est souvent en raison de spéculation alimentée par la création monétaire, les offres et les demandes des individus n'ayant aucune raison de varier dans des proportions imprévisibles et amples. C'est l'explication essentielle du choc de 1973 : création monétaire qui s'est déversée sur le marché du pétrole. Le choc pétrolier n'est pas un choc lié à la demande ou aux coûts : c'est un choc monétaire !

 

3) La création monétaire est nécessaire à la croissance car c'est une avance à l'activité économique. Tu auras beau répéter cette phrase : elle n'en sera pas plus vrai.  ;)  On en reparle si tu veux.

 


Message édité par limonaire le 01-05-2011 à 17:50:14
n°26311233
Betcour
Building better worlds
Posté le 01-05-2011 à 17:39:17  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

Dans le cadre d'une inflation par les coûts, t'as pas forcément de création monétaire.


C'est absurde comme affirmation : les coûts ne peuvent pas dépasser ce que les acheteurs peuvent payer (sur une île déserte où il n'y a que 10 € en circulation, personne ne va vendre de poisson à 100 €).
 

Citation :

La création monétaire est nécessaire à la croissance


Un système basé sur le troc peut tout a fait produire de la croissance. La production de richesse n'a jamais eu besoin de monnaie pour se faire :spamafote:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26311245
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-05-2011 à 17:40:39  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est absurde comme affirmation : les coûts ne peuvent pas dépasser ce que les acheteurs peuvent payer (sur une île déserte où il n'y a que 10 € en circulation, personne ne va vendre de poisson à 100 €).
 

Citation :

La création monétaire est nécessaire à la croissance


Un système basé sur le troc peut tout a fait produire de la croissance. La production de richesse n'a jamais eu besoin de monnaie pour se faire :spamafote:


 
Arrête : t'as vraiment pas le niveau d'un étudiant en classe prépa !  :D  

n°26313792
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 01-05-2011 à 21:57:47  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est absurde comme affirmation : les coûts ne peuvent pas dépasser ce que les acheteurs peuvent payer (sur une île déserte où il n'y a que 10 € en circulation, personne ne va vendre de poisson à 100 €).
 

Citation :

La création monétaire est nécessaire à la croissance


Un système basé sur le troc peut tout a fait produire de la croissance. La production de richesse n'a jamais eu besoin de monnaie pour se faire :spamafote:


 
Et l'inflation importée du krasch pétrolier, c'était du bidon peut être?
 
La croissance de la production va de pair avec la création monétaire qui est une avance à l'économie.
Prends l'équation de la TQM, MV=PT
V constant donc dM/M = dP/P + DT/T
obligatoirement, on a DT/T => dM/M CQFD  :jap:  
 
Dans le cas d'une économie de troc, tous les biens sont directement échangeables donc la comparaison avec la création monétaire ne tient pas.
Cependant dans le cadre d'un système de prix relatifs que l'on pourrait reprendre dans un équilibre général walrassien par exemple, si l'on prenait un bien numéraire, on constaterait une augmentation de sa quantité sur le marché si la production augmente. De facto, cela correspond à une augmentation de la masse monétaire. De nouveau, CQFD  :jap:  
 
limonaire, tu ne vaux pas un clou en tant que prof.

Message cité 1 fois
Message édité par tebidoor le 01-05-2011 à 22:21:07

---------------
tada tada tada
n°26314172
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-05-2011 à 22:23:06  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


Un système basé sur le troc peut tout a fait produire de la croissance. La production de richesse n'a jamais eu besoin de monnaie pour se faire :spamafote:
 
Et l'inflation importée du krasch pétrolier, c'était du bidon peut être?
 
La croissance de la production va de pair avec la création monétaire qui est une avance à l'économie.
Prends l'équation de la TQM, MV=PT
V constant donc dM/M = dP/P + DT/T
obligatoirement, on a DT/T => dM/M CQFD  :jap:  
 
limonaire, tu ne vaux pas un clou en tant que prof.


 
Robinson et Vendredi sont sur une ile déserte : Robinson pêche les poissons, Vendredi récolte les noix de coco. Ils les échangent mutuellement, ce qui entraine une augmentation du Pib. La masse monétaire n'a pas augmenté. Un exemple d'invalidité de la causalité découverte par notre futur prix Nobel Tebidoor.
 
Il en est d'autres. Par exemple, les banques centrales qui utilisaient l'outil M3 comme objectif intermédiaire (comme la BCE) fixaient un seuil de croissance à M3 de 4,5%. Si on suit la logique de Tebidoor, c'est qu'elles anticipaient une augmentation de l'activité réelle de 4,5%. Et bien non : pour la BCE, un peu bébête sans doute, les 4,5% permettaient de financer une hausse de l'activité réelle de 2,5% seulement, compatible avec une hausse des prix de 2%. Hausse des prix qui a miraculeusement disparu dans la causalité mise jour par notre brillant étudiant. Admirez le prodige : l'égalité comptable comporte 4 variables, il en fixe une (v), en oublie une autre (P) et en conclut que DT/T => dM/M . Clap clap clap : belle rigueur dans le raisonnement. Il ira loin, le petit...
 
Pour se détendre et se raffraîchir, voici quelques lignes de Mises sur l'inflation et la création monétaire, quelque part dans le chapitre 17 de l'Action humaine :
 
« La première phase du processus d’inflation peut durer de nombreuses années. Tant qu’elle dure, les prix de beaucoup de biens et de services ne sont pas encore ajustés en rapport avec la croissance monétaire. Il existe encore des gens dans le pays qui ne savent pas qu’ils sont confrontés à un réajustement à la hausse de tous les prix (bien que l’ampleur de la hausse ne soit pas la même pour toutes les matières premières et tous les services). Ces gens continuent de croire que les prix baisseront un jour. Attendant ce jour, ils restreignent leurs achats et se constituent des réserves sous forme de cash. Aussi longtemps que de telles idées s’entretiendront au sein de l’opinion publique, il n’est pas encore trop tard pour le gouvernement d’abandonner sa politique inflationniste.
 
 Mais finalement les masses se réveillent. Elles prennent tout à coup peur en réalisant que l’inflation est une politique délibérée et qu’elle se poursuivra sans fin. Une cassure se produit. Le boom d’effondrement apparaît. Tout le monde cherche à échanger son cash contre des biens réels, peut importe qu’ils en aient besoin ou non, et peu importe combien ils devront payer pour cela. En très peu de temps, l’espace de quelques semaines ou même quelques jours, la monnaie-papier perd sa fonction de moyen d’échange. Plus personne ne veut échanger quoi que ce soit contre du papier-monnaie. »

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 01-05-2011 à 22:24:26
n°26314338
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 01-05-2011 à 22:35:39  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Robinson et Vendredi sont sur une ile déserte : Robinson pêche les poissons, Vendredi récolte les noix de coco. Ils les échangent mutuellement, ce qui entraine une augmentation du Pib. La masse monétaire n'a pas augmenté. Un exemple d'invalidité de la causalité découverte par notre futur prix Nobel Tebidoor.


 
Tu l'évalues comment le PIB sans monnaie?
Il faudrait un bien numéraire, or que ce soit les poissons ou les noix de coco qui soient en bien numéraire, ils n'existaient pas avant l'échange.
La production augmente la quantité du bien numéraire, ce qui correspond à une hausse de la masse monétaire.
 

limonaire a écrit :


Il en est d'autres. Par exemple, les banques centrales qui utilisaient l'outil M3 comme objectif intermédiaire (comme la BCE) fixaient un seuil de croissance à M3 de 4,5%. Si on suit la logique de Tebidoor, c'est qu'elles anticipaient une augmentation de l'activité réelle de 4,5%. Et bien non : pour la BCE, un peu bébête sans doute, les 4,5% permettaient de financer une hausse de l'activité réelle de 2,5% seulement, compatible avec une hausse des prix de 2%. Hausse des prix qui a miraculeusement disparu dans la causalité mise jour par notre brillant étudiant. Admirez le prodige : l'égalité comptable comporte 4 variables, il en fixe une (v), en oublie une autre (P) et en conclut que DT/T => dM/M . Clap clap clap : belle rigueur dans le raisonnement. Il ira loin, le petit...


 
Tu confonds DT/T => DM/M (1) et et DT/T <=> DM/M (2)
La proposition (1) dit: "il y a DT si DM" alors que toi, malhonnêtement, tu veux faire croire que je disais (2): "il y a DT si et seulement s'il y a DM".
Ce qui est faux car je n'ai jamais DM/M => DT/T.
Reprenons la TQM: dM/M = dT/T + dP/P
S'il y a dM, on a dT et dP. On retrouve la logique de la croissance de M3 de la BCE: dM/M = 4,5% pour dP/P = 2% et dT/T=2,5%.
Cette mécompréhension m'étonne de toi, soit tu ne sais pas raisonner, soit tu as fait exprès pour me décrédibiliser.
 


---------------
tada tada tada
n°26314685
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-05-2011 à 23:08:07  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
Tu l'évalues comment le PIB sans monnaie?
Il faudrait un bien numéraire, or que ce soit les poissons ou les noix de coco qui soient en bien numéraire, ils n'existaient pas avant l'échange.
La production augmente la quantité du bien numéraire, ce qui correspond à une hausse de la masse monétaire.
 


 
Le Pib sans monnaie, c'est la somme des gains à l'échange : même si les échelles subjectives individuelles ne sont pas comparables, les deux ont gagné à l'échange, d'où une hausse de la richesse créée.  
 
Mais quittons l'économie de troc. La causalité T --> M que tu mets en avant n'est pas prouvée. Si la masse monétaire est constituée de pièces d'or en quantité fixe, une hausse de la production de blé (et des échanges) liée à un gain de productivité (organisationnelle par exemple) ou à un bon climat entraînera une baisse des prix du blé en or, tandis que le prix de la tomate en or sera inchangé si sa production est stable. Le niveau général des prix aura donc diminué, et la production réelle globale aura augmenté (plus de blé, autant de tomates). Le tout à masse monétaire constante.

n°26314875
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 01-05-2011 à 23:25:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Le Pib sans monnaie, c'est la somme des gains à l'échange : même si les échelles subjectives individuelles ne sont pas comparables, les deux ont gagné à l'échange, d'où une hausse de la richesse créée.  
 
Mais quittons l'économie de troc. La causalité T --> M que tu mets en avant n'est pas prouvée. Si la masse monétaire est constituée de pièces d'or en quantité fixe, une hausse de la production de blé (et des échanges) liée à un gain de productivité (organisationnelle par exemple) ou à un bon climat entraînera une baisse des prix du blé en or, tandis que le prix de la tomate en or sera inchangé si sa production est stable. Le niveau général des prix aura donc diminué, et la production réelle globale aura augmenté (plus de blé, autant de tomates). Le tout à masse monétaire constante.


 
D'un point de vue microéconomique dans le cadre d'une échange robinson-vendredi, on ne va pas considérer une hausse du pib qui n'aurait pas de sens mais plutôt de l'utilité des individus. L'équilibre des échanges va pouvoir être trouvé grâce à une boîte d'Edgeworth:
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/07/Edgeworth_box.jpg.png/800px-Edgeworth_box.jpg.png
L'équilibre général va être l'optimum de Pareto situé sur la contrainte. Il maximise les fonctions d'utilité des deux individus et on ne peut augmenter celle de l'un sans diminuer celle de l'autre.
 
MV=PT, c'est une identité.
 
Pour que l'investissement soit réalisé dans la production de blé, il faut bien à un moment que le producteur de blé emprunte, c'est là qu'intervient la création monétaire. Il y a aussi la possibilité de comportement de marge et donc au final que les prix ne baissent pas.
 
Les agents ne préfèreront pas trimballer tout leur or avec eux, ils vont émettre des certificats de dépôt d'or ou utiliser de la monnaie argent et dans le dernier cas, on a affaire à la loi de Gresham, la mauvaise monnaie chasse la bonne.

Message cité 1 fois
Message édité par tebidoor le 01-05-2011 à 23:28:40

---------------
tada tada tada
n°26314906
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 01-05-2011 à 23:28:15  profilanswer
 


doublon


Message édité par tebidoor le 01-05-2011 à 23:29:02

---------------
tada tada tada
n°26315213
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-05-2011 à 23:53:38  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

 

D'un point de vue microéconomique dans le cadre d'une échange robinson-vendredi, on ne va pas considérer une hausse du pib qui n'aurait pas de sens mais plutôt de l'utilité des individus. L'équilibre des échanges va pouvoir être trouvé grâce à une boîte d'Edgeworth:
http://upload.wikimedia.org/wikipe [...] ox.jpg.png
L'équilibre général va être l'optimum de Pareto situé sur la contrainte. Il maximise les fonctions d'utilité des deux individus et on ne peut augmenter celle de l'un sans diminuer celle de l'autre.

 

MV=PT, c'est une identité.

 

Pour que l'investissement soit réalisé dans la production de blé, il faut bien à un moment que le producteur de blé emprunte, c'est là qu'intervient la création monétaire. Il y a aussi la possibilité de comportement de marge et donc au final que les prix ne baissent pas.

 

Les agents ne préfèreront pas trimballer tout leur or avec eux, ils vont émettre des certificats de dépôt d'or ou utiliser de la monnaie argent et dans le dernier cas, on a affaire à la loi de Gresham, la mauvaise monnaie chasse la bonne.

 

1) Oui, c'est pour ça que je parle de valeur subjective. Le Pib est une abstraction à la limite du faux concept, même s'il est bien pratique. (Ne te sens pas obliger de me débiter à chaque fois ton cours : Edgeworth, Pareto, je connais aussi, puisque je l'enseigne...)

 

2) L'emprunt ne nécessite pas forcément la création monétaire. On peut emprunter des ressources préalablement créées par d'autres et non consommées : ce qu'on appelle l'épargne. C'est un des drames de notre époque de considérer que l'emprunt, parce qu'il passe par une banque, est assimilable à un crédit bancaire. C'est bien sûr la grande majorité des cas aujourd'hui. Mais dans une économie saine où la création monétaire est limitée voire supprimée, il y a  toujours des gens qui ont des préférences pour le présent différentes des autres, qui vont prêter, et d'autres qui vont emprunter. Pas besoin de création monétaire pour cela.

 

D'ailleurs j'avais déjà prévu cette objection. C'est la raison pour laquelle je parlais d'augmentation de la production du blé obtenu sans investissement supplémentaire (progrès organisationnel, ou meilleur climat).

 

Il y a en fait trois façons d'investir :
- en mobilisant ses propres fonds propres : quand je construis de mes propres mains un outil
- en empruntant sur le marché des fonds prêtables une épargne constituée par d'autres
- en empruntant auprès d'une banque qui crée de la monnaie.

 

On a trop tendance à ne retenir que la dernière. D'où un capitalisme d'endettement, un capitalisme sans capital, sans fonds propre, qui devient très fragile, à la merci du moindre retournement de conjoncture.

 

Bref, il peut donc y avoir augmentation de la production sans que la monnaie augmente. C'est en gros (en très gros) le modèle de croissance du XIXè.

 

3) Les certificats de dépôts n'impliquent pas une création monétaire. Et quand elle a lieu dans des systèmes de banques libres, l'expérience montre qu'elle est moins importante que dans nos systèmes de cartels bancaires nationaux hiérarchisés et publics.

 

4) La loi de Gresham ne s'applique que si la loi implique un taux fixe de conversion entre les monnaies.


Message édité par limonaire le 01-05-2011 à 23:57:08
n°26318544
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 02-05-2011 à 12:12:55  profilanswer
 

Le problème c'est que tout le monde n'a pas les moyens de collecter une épargne préalable. L'épargne est souvent à court terme et morcelée en petits dépôts et elle est en général insuffisante à couvrir les besoins d'investissement. C'est pourquoi la création monétaire est intéressante.
 
Si tu crées plus de certificat de dépôt que tu n'as d'or, ce qu'on fait les banques assez vite à l'époque, tu crées de la monnaie scripturale.
 
 


---------------
tada tada tada
n°26318788
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 02-05-2011 à 12:38:34  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

Le problème c'est que tout le monde n'a pas les moyens de collecter une épargne préalable. L'épargne est souvent à court terme et morcelée en petits dépôts et elle est en général insuffisante à couvrir les besoins d'investissement. C'est pourquoi la création monétaire est intéressante.
 
Si tu crées plus de certificat de dépôt que tu n'as d'or, ce qu'on fait les banques assez vite à l'époque, tu crées de la monnaie scripturale.
 
 


 
1) En Chine, pays où le niveau de vie est situé entre un dixième et un tiers du notre, l'épargne représente 30 à 40% des revenus. Et l'épargne serait insuffisante dans des pays riches comme les nôtres ? Moi qui croyais que les pauvres n'épargnaient pas et que seuls les riches pouvaient le faire... : la Chine dément cette affirmation qu'on considère pourtant ici comme une évidence. Les hommes sont en fait  tous capables de se projeter dans le futur, de faire des paris sur le futur même lointain, y compris les plus pauvres : et ils le font en faisant des enfants ou en épargnant.
 
2) Le crédit bancaire contribue à abaisser le taux d'intérêt en deçà de son niveau d'équilibre, çàd du taux de préférence moyen des agents pour le présent. Il conduit à financer des investissements non rentables et crée du cycle : le crédit bancaire est toujours délicat à manipuler, surtout dans le cadre d'un monopole d'émission. On l'a constaté tout au long du XXè siècle. L'épargne constituée librement, parce qu'elle reflète le taux de préférence des agents, contribue à baisser le taux d'intérêt mais de façon saine, équilibrée, puisque désirée. On peut d'ailleurs mesurer le degré de civilisation d'une société à son taux d'intérêt : en Europe, il n'a cessé de baisser depuis le Moyen Age, traduisant la plus grande confiance des relations entre les êtres et la mise en place d'Etat de droit moins arbitraire. Pouvant se projeter dans le futur, les agents ont pu épargner plus, sans que cette épargne soit spoliée par une guerre, un caprice du souverain, ou un débiteur indélicat qu'on ne pourrait poursuivre devant les tribunaux : cette épargne supplémentaire a alimenté la baisse des taux d'intérêt qui, d'usuraires, sont devenus les bas taux que nous avons connus au XIX et XX ème siècle. Mais il ne faut pas confondre cette décrue naturelle des taux d'intérêt, avec la manipulation artificielle des taux à laquelle se livre les banques centrales. L'effet en est radicalement différent.
 
3) Le problème dans nos sociétés développées est que de nombreux mécanismes fiscaux et sociaux découragent l'épargne. Et que le peu d'épargne qui subsiste ne finance pas des investissements porteurs de revenus futurs mais des dépenses publiques de fonctionnement : l'épargne des agents disparait dans la consommation publique. Il faudrait une relance de l'épargne en fait, ou plutôt, il faudrait laisser les gens épargner plus librement qu'ils ne le font aujourd'hui, en supprimant les mécanismes qui encouragent la consommation au détriment de l'épargne. On retrouverait une épargne abondante, des taux d'intérêt bas naturellement et non contenus artificiellement par la banque centrale, et une croissance plus forte, débarrassée d'une bonne partie des cycles. On pourrait alors se passer de crédit bancaire, ou en diminuer grandement le recours.

n°26318875
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 02-05-2011 à 12:46:46  profilanswer
 

En tout cas, tes affirmations péremptoires sur :
 
- il existe d'autres causes que monétaires à l'inflation
- on ne peut financer une augmentation de la production sans création monétaire
 
tombent à l'eau.
 
Ce n'est pas grave en soi, tout le monde peut se tromper, moi le premier. Mais cela méritait d'être précisé car cela fait partie des lieux communs que 95% des gens partagent, de Madame Michu (c'est peut-être normal) à des professeurs d'économie de lycée ou d'université (c'est quand même un peu plus gênant), en passant par les journalistes et les hommes politiques qui font l'opinion. Cela pose en fait le problème de la formation de nos économistes : tout le monde répète en boucle au lycée et à la fac le même catéchisme pseudo-keynésien sans s'assurer qu'il est fondé ou rigoureux.
 

n°26318921
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 02-05-2011 à 12:52:10  profilanswer
 

limonaire a écrit :

En tout cas, tes affirmations péremptoires sur :
 
- il existe d'autres causes que monétaires à l'inflation
- on ne peut financer une augmentation de la production sans création monétaire
 
tombent à l'eau.
 
Ce n'est pas grave en soi, tout le monde peut se tromper, moi le premier. Mais cela méritait d'être précisé car cela fait partie des lieux communs que 95% des gens partagent, de Madame Michu (c'est peut-être normal) à des professeurs d'économie de lycée ou d'université (c'est quand même un peu plus gênant), en passant par les journalistes et les hommes politiques qui font l'opinion. Cela pose en fait le problème de la formation de nos économistes : tout le monde répète en boucle au lycée et à la fac le même catéchisme pseudo-keynésien sans s'assurer qu'il est fondé ou rigoureux.
 


 
Tout ça ne tombe à l'eau que dans l'imagination délirante de ta foi aveugle dans les théories autrichiennes.
Dans le cas de l'inflation importée, on n'avait pas une origine monétaire et quand la demande est supérieure à l'offre, l'origine n'est pas monétaire non plus.
Tu n'es pas rigoureux pour un sou et tu n'as jamais su définir correctement un concept dans cette discussion.
J'ai défait tous tes arguments, j'en sors largement vainqueur  :jap:


---------------
tada tada tada
n°26319063
Betcour
Building better worlds
Posté le 02-05-2011 à 13:07:20  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

J'ai défait tous tes arguments, j'en sors largement vainqueur  :jap:


Et malgré tout tu es toujours incapable d'expliquer comment on pourrait vendre 100 € un poisson sur un île où seulement 10 € de monnaie sont en circulation :D


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26319087
Profil sup​primé
Posté le 02-05-2011 à 13:09:28  answer
 

Betcour a écrit :


Et malgré tout tu es toujours incapable d'expliquer comment on pourrait vendre 100 € un poisson sur un île où seulement 10 € de monnaie sont en circulation :D


 
Ca dépend qui a les 10 €


Message édité par Profil supprimé le 02-05-2011 à 13:09:39
n°26319222
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 02-05-2011 à 13:22:40  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
Tout ça ne tombe à l'eau que dans l'imagination délirante de ta foi aveugle dans les théories autrichiennes.
Dans le cas de l'inflation importée, on n'avait pas une origine monétaire et quand la demande est supérieure à l'offre, l'origine n'est pas monétaire non plus.
Tu n'es pas rigoureux pour un sou et tu n'as jamais su définir correctement un concept dans cette discussion.
J'ai défait tous tes arguments, j'en sors largement vainqueur  :jap:


 
Ce n'est quand même pas facile de discuter avec toi.
 
De mon côté, ça fait longtemps que j'ai passé l'âge de faire le concours de celui qui pisse le plus loin.
 
quand la demande est supérieure à l'offre, l'origine n'est pas monétaire non plus, dis-tu. Pour qu'il y ait inflation, on parle bien de demande globale, et non pas de demande sur un seul marché. Eh bien, c'est impossible sans augmentation de la masse monétaire pour valider cette augmentation de la demande globale. Je l'ai montré dans une économie à un seul bien, la patate : et tu as bien été obligé de reconnaître que le prix ne montait que parce qu'on empruntait auprès d'une banque... Les fameux 5 euros, rappelle-toi...
 
C'est pareil pour l'inflation importée : pour que les Européens puissent payer le pétrole plus cher, il n'y a que deux moyens:
- soit la masse monétaire en euro est constante, et dans ce cas, la demande nominale accrue de pétrole entraînera une baisse de la demande de tomates, dont les prix baisseront. Il n'y a alors pas d'inflation, puisque le niveau général des prix est constant : ce sont juste les prix relatifs qui se sont modifiés.
- soit la masse monétaire en euro augmente : il y a alors inflation (hausse du prix du pétrole et stabilité du prix de la tomate)
 
 
 

n°26319481
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 02-05-2011 à 13:50:25  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Et malgré tout tu es toujours incapable d'expliquer comment on pourrait vendre 100 € un poisson sur un île où seulement 10 € de monnaie sont en circulation :D


 
Bof, c'est pas très grave finalement. Il doit ingurgiter un sacré programme en deux ans, on ne peut pas lui demander d'avoir du recul et de vérifier comment les théories s'emboitent ou non entre elles...
 
 

n°26319850
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 02-05-2011 à 14:18:35  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Et malgré tout tu es toujours incapable d'expliquer comment on pourrait vendre 100 € un poisson sur un île où seulement 10 € de monnaie sont en circulation :D


 
il n'y a aucun rapport, surtout qu'on parlait de troc, donc une économie sans monnaie.
 

Citation :

Pour qu'il y ait inflation, on parle bien de demande globale, et non pas de demande sur un seul marché. Eh bien, c'est impossible sans augmentation de la masse monétaire pour valider cette augmentation de la demande globale. Je l'ai montré dans une économie à un seul bien, la patate : et tu as bien été obligé de reconnaître que le prix ne montait que parce qu'on empruntait auprès d'une banque... Les fameux 5 euros, rappelle-toi...


 
On était dans une économie avec un seul bien, il y a la possibilité de substituer dans une économie à plusieurs biens.
 

Citation :

- soit la masse monétaire en euro est constante, et dans ce cas, la demande nominale accrue de pétrole entraînera une baisse de la demande de tomates, dont les prix baisseront. Il n'y a alors pas d'inflation, puisque le niveau général des prix est constant : ce sont juste les prix relatifs qui se sont modifiés.
- soit la masse monétaire en euro augmente : il y a alors inflation (hausse du prix du pétrole et stabilité du prix de la tomate)


 
Tu oublies que les prix sont souvent rigides à la baisse et que l'ajustement se fait plutôt dans ce cas-là par les quantités.
 
Betcour et toi, vous avez encore échoué  
TRY AGAIN  :)  
 


---------------
tada tada tada
n°26319925
Betcour
Building better worlds
Posté le 02-05-2011 à 14:25:23  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

il n'y a aucun rapport, surtout qu'on parlait de troc, donc une économie sans monnaie.


Il y a bien un rapport avec le fait que sans création monétaire, pas d'inflation. Pour que les prix des biens augmente il faut forcément qu'il y ait assez de monnaie pour les acheter.

 

Donc expliques moi comment tu fais pour acheter ton poisson à 100 € s'il n'existe que 10 € en circulation ? D'après ta théorie ça doit être possible, je veux juste savoir comment.

Message cité 3 fois
Message édité par Betcour le 02-05-2011 à 14:25:44

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26319990
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 02-05-2011 à 14:30:20  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
il n'y a aucun rapport, surtout qu'on parlait de troc, donc une économie sans monnaie.
 

Citation :

Pour qu'il y ait inflation, on parle bien de demande globale, et non pas de demande sur un seul marché. Eh bien, c'est impossible sans augmentation de la masse monétaire pour valider cette augmentation de la demande globale. Je l'ai montré dans une économie à un seul bien, la patate : et tu as bien été obligé de reconnaître que le prix ne montait que parce qu'on empruntait auprès d'une banque... Les fameux 5 euros, rappelle-toi...


 
On était dans une économie avec un seul bien, il y a la possibilité de substituer dans une économie à plusieurs biens.
 

Citation :

- soit la masse monétaire en euro est constante, et dans ce cas, la demande nominale accrue de pétrole entraînera une baisse de la demande de tomates, dont les prix baisseront. Il n'y a alors pas d'inflation, puisque le niveau général des prix est constant : ce sont juste les prix relatifs qui se sont modifiés.
- soit la masse monétaire en euro augmente : il y a alors inflation (hausse du prix du pétrole et stabilité du prix de la tomate)


 
Tu oublies que les prix sont souvent rigides à la baisse et que l'ajustement se fait plutôt dans ce cas-là par les quantités.
 
Betcour et toi, vous avez encore échoué  
TRY AGAIN  :)  
 


 Dans un post du 10/9/11, ici même, j'écrivais :
 
Juste pour compléter ma réponse : d'après le site de l'INSEE, les prix à la consommation ont augmenté de 42% de 1990 à aujourd'hui. Pendant cette période, les secteurs à fort gains de productivité ont connu une hausse plus faible (habillement +9%, voitures neuves +17%) ou même une forte baisse (matériel audiovisuel et informatique -72% !), ce qui traduit une baisse des prix relatifs de ces secteurs. En sens inverse, les services gourmands en personnel peu automatisable et sans gains de productivité ont connu des hausses de prix plus élevés ( 2 exemples : éducation +69%, hotellerie-restauration +75%). Alimentation (+39%) et meubles (+30%) ont connu des hausses proches de l'inflation moyenne (+42%), ce qui traduit des gains de productivité moyens. On voit donc le rôle essentiel du progrès technique dans les variations des prix relatifs.  
 
Pour faire court, les prix dans un secteur dépendent essentiellement :
- de la masse monétaire qui détermine le niveau général des prix, ou l'inflation globale, tous secteurs confondus
- des différences de gains de productivité par secteur, qui influencent les prix relatifs
- de la liberté d'entrée sur le marché : si ce n'est pas le cas, les prix sont tirés à la hausse, au détriment du consommateur.  
 
Je vous laisse poursuivre les calculs à partir du site de l'INSEE

 
Une baisse de 72% dans l'audiovisuel : mais on dira que les prix sont rigides à la baisse. Quiconque se promène aujourd'hui dans les concessions automobiles voit bien que les prix baissent dans ce secteur, à coup de rabais, options gratuites, etc. Bref, tu généralises un peu vite : on en prend l'habitude, remarque...

n°26320004
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 02-05-2011 à 14:31:19  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Il y a bien un rapport avec le fait que sans création monétaire, pas d'inflation. Pour que les prix des biens augmente il faut forcément qu'il y ait assez de monnaie pour les acheter.
 
Donc expliques moi comment tu fais pour acheter ton poisson à 100 € s'il n'existe que 10 € en circulation ? D'après ta théorie ça doit être possible, je veux juste savoir comment.


 
Il botte en touche. On attend sa réponse avec impatience...
 
 

n°26320194
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 02-05-2011 à 14:43:55  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Il y a bien un rapport avec le fait que sans création monétaire, pas d'inflation. Pour que les prix des biens augmente il faut forcément qu'il y ait assez de monnaie pour les acheter.
 
Donc expliques moi comment tu fais pour acheter ton poisson à 100 € s'il n'existe que 10 € en circulation ? D'après ta théorie ça doit être possible, je veux juste savoir comment.


 
Ton cas de figure ridicule n'existe pas donc il n'est pas la peine d'en discuter.
 
On ne peut pas écarter l'élasticité de la demande. Il ne faut pas oublier que les agents ont une épargne qu'ils peuvent moduler.
Si les prix sont rigides à la baisse, on peut avoir une baisse des quantités et non une baisse des prix.
C'est ce qui se passe dans le cas d'un choc d'offre négatif, hausse des prix et baisse des quantités produites.
Le problème, c'est que tu confonds l'origine et la conséquence.
L'origine de l'inflation n'est pas monétaire, mais l'inflation et la croissance ont un lien avec la création monétaire.
Mais ce n'est pas parce que tu arrêteras la création monétaire, que tu tueras l'inflation parce qu'au final, la cause initiale n'est pas résolue.
Les liens entre création monétaire et inflation sont assez lâches:
 
Le recours à la planche à billets ne fait pas déraper les prix
   
Pays  Création monétaire (1)  Inflation
Danemark  + 16 %  + 2,1 %
Royaume-Uni  + 13,5 %  + 2,9 %
Etats-Unis  + 12 %  + 2,8 %
France  + 10 %  + 1,8 %
Japon  + 6,5 %  + 0,4 %
Canada  + 8 %  + 2,1 %
Allemagne  + 7 %  + 2 %
 
Croissance annuelle de 1990 à 2010. (1) Billets en circulation et réserves des banques commerciales. Source : Natixis
 
source: l'expansion
 
Limonaire, la baisse des prix dans l'électronique est permise par les gains de productivité. TU ES HS!
 
Vous devez tous avoir des problèmes de lecture car vous inversez à chaque fois le sens de causalité:
C'est pas compliqué => n'implique pas <= et encore moins <=>

Message cité 3 fois
Message édité par tebidoor le 02-05-2011 à 14:56:35

---------------
tada tada tada
n°26320246
Betcour
Building better worlds
Posté le 02-05-2011 à 14:48:00  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

Ton cas de figure n'existe pas donc il n'est pas la peine d'en discuter.


On appelle ça un "modèle", ça permet de mieux raisonner... [:petrus75]

 

(et tu auras du mal à me faire croire que tu étudies l'économie sans jamais avoir rencontré l'analogie de l'île déserte)

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 02-05-2011 à 14:48:51

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26320368
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 02-05-2011 à 14:57:34  profilanswer
 

Betcour a écrit :


On appelle ça un "modèle", ça permet de mieux raisonner... [:petrus75]
 
(et tu auras du mal à me faire croire que tu étudies l'économie sans jamais avoir rencontré l'analogie de l'île déserte)


 
J'utilise des modèles mais celui là n'a pas de sens.
Robinson et Vendredi sont dans une situation plausible, mais la micro à deux balles, ça fait vite rire  :lol:


---------------
tada tada tada
n°26320388
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 02-05-2011 à 14:59:18  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
Ton cas de figure ridicule n'existe pas donc il n'est pas la peine d'en discuter.
 
On ne peut pas écarter l'élasticité de la demande. Il ne faut pas oublier que les agents ont une épargne qu'ils peuvent moduler.
Si les prix sont rigides à la baisse, on peut avoir une baisse des quantités et non une baisse des prix.
C'est ce qui se passe dans le cas d'un choc d'offre négatif, hausse des prix et baisse des quantités produites.
 
Limonaire, la baisse des prix dans l'électronique est permise par les gains de productivité. TU ES HS!


 
Donc les prix ne sont pas rigides à la baisse. Ouf !
 
 
 

n°26320647
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 02-05-2011 à 15:14:24  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

 


L'origine de l'inflation n'est pas monétaire, mais l'inflation et la croissance ont un lien avec la création monétaire.
Mais ce n'est pas parce que tu arrêteras la création monétaire, que tu tueras l'inflation parce qu'au final, la cause initiale n'est pas résolue.
Les liens entre création monétaire et inflation sont assez lâches:

 

Le recours à la planche à billets ne fait pas déraper les prix
 
Pays  Création monétaire (1)  Inflation
Danemark  + 16 %  + 2,1 %
Royaume-Uni  + 13,5 %  + 2,9 %
Etats-Unis  + 12 %  + 2,8 %
France  + 10 %  + 1,8 %
Japon  + 6,5 %  + 0,4 %
Canada  + 8 %  + 2,1 %
Allemagne  + 7 %  + 2 %

 

Croissance annuelle de 1990 à 2010. (1) Billets en circulation et réserves des banques commerciales. Source : Natixis

 

source: l'expansion

 


 

1) Que les liens entre masse monétaire et inflation ne soient pas mécaniques, je le sais bien : j'ai même posté plus haut un court texte de Mises qui le montrait.

 


« La première phase du processus d’inflation peut durer de nombreuses années. Tant qu’elle dure, les prix de beaucoup de biens et de services ne sont pas encore ajustés en rapport avec la croissance monétaire. Il existe encore des gens dans le pays qui ne savent pas qu’ils sont confrontés à un réajustement à la hausse de tous les prix (bien que l’ampleur de la hausse ne soit pas la même pour toutes les matières premières et tous les services). Ces gens continuent de croire que les prix baisseront un jour. Attendant ce jour, ils restreignent leurs achats et se constituent des réserves sous forme de cash. Aussi longtemps que de telles idées s’entretiendront au sein de l’opinion publique, il n’est pas encore trop tard pour le gouvernement d’abandonner sa politique inflationniste.
 
 Mais finalement les masses se réveillent. Elles prennent tout à coup peur en réalisant que l’inflation est une politique délibérée et qu’elle se poursuivra sans fin. Une cassure se produit. Le boom d’effondrement apparaît. Tout le monde cherche à échanger son cash contre des biens réels, peut importe qu’ils en aient besoin ou non, et peu importe combien ils devront payer pour cela. En très peu de temps, l’espace de quelques semaines ou même quelques jours, la monnaie-papier perd sa fonction de moyen d’échange. Plus personne ne veut échanger quoi que ce soit contre du papier-monnaie. »

 

2) Maintenant, tu affirmais que l'inflation peut avoir d'autres causes que monétaires. Eh bien non : dès qu'il y a inflation, c'est qu'à un moment donné il y a eu création monétaire, peu importe le moment dans la chaine de causalité. Il suffit de se placer dans une économie ou la monnaie est de l'or physique pour le comprendre : un choc de demande dans une économie où la monnaie est de l'or physique n'entrainera aucune hausse du niveau général des prix, mais simplement des modifications des prix relatifs.

 


3) La monnaie ne permet pas d'acheter que des biens de consommation. Dans l'identité MV=PT, T ne se limite pas aux échanges de blé et de tomates. La monnaie permet aussi d'acheter des actifs et de spéculer. D'où les bulles. Voilà pourquoi la hausse de la masse monétaire ne se traduit pas mécaniquement dans la hausse des prix à la consommation, comme tes chiffres le montrent : c'est qu'elle s'est déversée ailleurs (le marché obligataire actuellement, un peu le pétrole et les matières premières, le marché immobilier à Paris...). Mais cela n'empêche pas qu'il y ait inflation, qui débouche ensuite sur une déflation (voir modèle de Hayek à deux secteurs dans Prix et production). On le voit bien aujourd'hui. Ton problème est que tu as une mauvaise définition de l'inflation, je l'ai déjà écrit hier ou avant-hier : tu la limites aux biens de consommation. Et pourquoi pas alors à un sous-ensemble encore plus petit, les biens alimentaires, ou même, la tomate ? Le gouvernement et l'Insee ne s'en prive pas d'ailleurs : on calcule des indices hors tabac, on calcule une inflation sous-jacente (sic) hors énergie, etc.

 

Si on est rigoureux, l'inflation est la dévalorisation du pouvoir d'achat de la monnaie par rapport à tous les autres biens, ou la baisse du prix relatif de la monnaie par rapport aux autres biens : cela revient à dire que le niveau général de tous les autres biens, par rapport à la monnaie, augmente. Seule cette définition est rigoureuse. Dès lors, au nom de quel artifice statistique "tous les autres biens" deviendrait "les seuls biens de consommation". Et on dira après que je ne suis pas rigoureux dans les concepts que j'emploie. Pfff...


Message édité par limonaire le 02-05-2011 à 15:20:46
n°26321010
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 02-05-2011 à 15:39:56  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Donc les prix ne sont pas rigides à la baisse. Ouf !
 
 
 


 
Je n'ai jamais dit que tous les prix étaient rigides à la baisse.
Quand je parle de rigidité de prix à la baisse, je ne dis pas que tous le sont.
Tu as vraiment un problème avec la logique.
 
Dans le cas de l'inflation par les coûts, il n'y a pas forcément création monétaire puisque la quantité produite baisse.
Voir le cas d'un équilibre partiel en cas de choc négatif d'offre.

Message cité 1 fois
Message édité par tebidoor le 02-05-2011 à 15:40:34

---------------
tada tada tada
n°26321104
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 02-05-2011 à 15:45:25  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
Je n'ai jamais dit que tous les prix étaient rigides à la baisse.
Quand je parle de rigidité de prix à la baisse, je ne dis pas que tous le sont.
Tu as vraiment un problème avec la logique.
 
Dans le cas de l'inflation par les coûts, il n'y a pas forcément création monétaire puisque la quantité produite baisse
Voir le cas d'un équilibre partiel en cas de choc négatif d'offre.


 
Ton truc marche en équilibre partiel, pas en équilibre général : c'est bien ce que je disais...

n°26323111
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 02-05-2011 à 18:27:04  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ton truc marche en équilibre partiel, pas en équilibre général : c'est bien ce que je disais...


 
La baisse de production peut se passer à l'échelle d'une nation. :)
Tu peux prendre le modèle AS/AD, ça marche aussi.

Message cité 1 fois
Message édité par tebidoor le 02-05-2011 à 18:27:31

---------------
tada tada tada
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  165  166  167  ..  360  361  362  363  364  365

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
Union de la Majorité Pour le Libéral-Fatalisme[ECO] Can it run Crises ?
Plaidoyer libéral? Les français & le travailAlternative libérale : Un parti libéral français
Un programme libéral pour la France 
Plus de sujets relatifs à : /!\ Libéral, entre ici avec ton cortège de... /!\


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)