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Auteur Sujet :

/!\ Libéral, entre ici avec ton cortège de... /!\

n°26280075
bernardo56
Posté le 27-04-2011 à 23:20:25  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

lehman brothers a écrit :


 
C'est pas l'age la question, c'est le degre de connaissance de l'economie
 
Et si tu relis les posts de limonaire, tu verras qu'ils sont tres, tres bien argumentes.
 
Donc non, tu ne peux pas l'accuser de mauvaise foi. Et au contraire, je serais tente de te dire que c'est toi qui a deballe les accusations et les insultes, lui jamais.


 
Nan mais faut bien admettre que les posts de Limonaire sont imbuvables . J'ai lu et parfois/souvent ca fait carrement limite du sens (et je parais peut-etre pas comme ca  :o  mais je suis pas le premier des connards venus  :D )...alors moi ce qui me fait rire c'est que des gens puissent etre aussi mathematiques et theoriques avec un sujet qui est applique a des humains et donc qui par definition , est loin d'etre fige, dont on n peut que tres difficilement prevoir l'effet (les plans de relance par exemple sont tellement dependants de facteurs incontrolables que je vois pas bien comment on peut dire qu'un est superieur a l'autre..sinon je pense qu'il ya aurait que des pays qui roulerait sur l'or economiquement dans ce bas monde). On ne reglera pas les problemes d'aujpurd'hui avec des modeles mathematiques et des exemples sur la crise de 29 d'hier (encore moins de la part de 4 barbus autrichiens perdus dans leur forets). c'est facile de dire 1+1=2 surtout si on sait de quoi ca parle...Mais dans la realite c'est jamais aussi tranche...et c'est facile de noyer les gens sous des tonnes de gros mots pour completement detourner le sujet a la fin .  
 
Ce que j'apprecie finalement c'est Tebidoor qui finit par revenir au debut du sujet en disant "Oui ou non les politiques de relance peuvent elles marcher ?" ..ben si on comptait sur des limonaires ou sur l'autre gros troll de Shoto (tiens d'ailleurs tu m'as encore fait marrer encore une fois avec ton Rambo style "comment ca ya pas de gagnant ??" a propos du superieur/inferieur...)pour nous ramener sur terre, on serait deja sur jupiter a l'heure actuelle...alors qu'au contraire Tebidoor essaie d'amener un point de vue rationnel plutot que le degueulis theorique et uniquement theorique de Limonaire.  
 
Oui ok c'est important la theorie (c'est surtout l'experience qui est importante d'ailleurs plus que l'interpretation de l'experience..) et je pense que Limonaire maitrise les arcanes de la science economique...En meme temps si c'est pour avoir un max de modeles mathematiques et macro-jupiterique et ne pas etre capable d'aller acheter une sucette a la boulangerie d'a cote ...La theorie c'est bien , se faire comprendre c'est mieux et parler de quelque chose d'applicable en realite , c'est encore mieux...

Message cité 1 fois
Message édité par bernardo56 le 27-04-2011 à 23:22:17
mood
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Posté le 27-04-2011 à 23:20:25  profilanswer
 

n°26280255
ShoTo
... fuck ... mother fucker ...
Posté le 27-04-2011 à 23:32:26  profilanswer
 

Tiens, il manquait plus que Bernardo qui comme d'hab n'apporte rien mais se contente de distribuer bons et mauvais points avant de disparaitre.

  
bernardo56 a écrit :

 

Nan mais faut bien admettre que les posts de Limonaire sont imbuvables . J'ai lu et parfois/souvent ca fait carrement limite du sens (et je parais peut-etre pas comme ca  :o  mais je suis pas le premier des connards venus  :D )...alors moi ce qui me fait rire c'est que des gens puissent etre aussi mathematiques et theoriques avec un sujet qui est applique a des humains et donc qui par definition , est loin d'etre fige, dont on n peut que tres difficilement prevoir l'effet (les plans de relance par exemple sont tellement dependants de facteurs incontrolables que je vois pas bien comment on peut dire qu'un est superieur a l'autre..sinon je pense qu'il ya aurait que des pays qui roulerait sur l'or economiquement dans ce bas monde). On ne reglera pas les problemes d'aujpurd'hui avec des modeles mathematiques et des exemples sur la crise de 29 d'hier (encore moins de la part de 4 barbus autrichiens perdus dans leur forets). c'est facile de dire 1+1=2 surtout si on sait de quoi ca parle...Mais dans la realite c'est jamais aussi tranche...et c'est facile de noyer les gens sous des tonnes de gros mots pour completement detourner le sujet a la fin .

 

[:rofl]
Oh putain tu m'as fait recracher mon coca sur le clavier  [:neokill@h]

 

“The curious task of economics is to demonstrate to men how little they really know about what they imagine they can design.”

 

F A Hayek
The Fatal Conceit

  


 :whistle:

Message cité 1 fois
Message édité par ShoTo le 27-04-2011 à 23:34:04
n°26280450
bernardo56
Posté le 27-04-2011 à 23:50:41  profilanswer
 

ShoTo a écrit :


 
 [:rofl]  
Oh putain tu m'as fait recracher mon coca sur le clavier  [:neokill@h]  
 
“The curious task of economics is to demonstrate to men how little they really know about what they imagine they can design.”
 
F A Hayek
The Fatal Conceit
 
 
 
 
 :whistle:


 
Oue moi ce qui me fait marrer c'est que sur une phrase comme ca , ya des milliers de gars comme limonaire qui sont partis la fleur au fusil ecouter des monceaux de conneries pour finalement etre bien incapable de predire une pauvre crise economique en 2008 ..et toutes les autres avant  :D  c'est bien ca qui me fait marrer dans vos conneries...encore une fois si vos theories avec un brin de prise avec la realite, on controlerait tout ca beaucoup mieux ...ha ben non finalement, on en est toujours au meme point...economie planifiee ou liberale ? et ca fait 100 ans que ca tourne en boucle le bouzin...et apres ca, t'as des greluches genre Shoto qui viennent t'expliquer que l'economie , c'est tout ...meme le poisson dans mon bocal est economique  [:dobeliou2]

Message cité 1 fois
Message édité par bernardo56 le 27-04-2011 à 23:51:20
n°26280800
bernardo56
Posté le 28-04-2011 à 00:37:38  profilanswer
 

Je suis certain que Limonaire doit avoir des discussions supers interessantes avec Tebidoor ou d'autres gens qui maitrisent ce language (que je ne maitrise pas) et je suis desole de faire mon gros lourd  :jap: .  
 
Mais ya un ptit truc qui m'agace profondement en fait : on devrait parler d'economie dans le cadre humain (et meme de liberalisme). Car c'est bien sympa la theorie...mais elle s'applique sur des humains. Les crises economiques reposent sur des fautes humaines, collectives ou individuelles. On peut reprendre des memes modeles passes a volonte ,ces modeles ne seront jamais appliquer dans le meme cadre et par les memes personnes. Et je ne parle meme pas des actions volontaires humaines de truanderie economique (sous plein de formes : laisser passer une info si on est a un poste de responsabilite jusqu'a la truanderie organisee genre madoff)...On est pas tous des truands dans l'ame mais bon parfois la tentation de faire le mal peut etre forte (et ca aucun modele economique ne le prends en compte..)  
 
Bref a la fin, on peut theorise jusqu'au bout et ce doit etre une discussion super interessante...Mais parler de superiorite ou d'inferiorite a propos de theories somme toutes pas mal bancales (du au fait qu'il y manque trop souvent le facteur humain..) ...ou encore d'etre aussi certain de ce qu'il faut faire en amenant la preuve theorique comme quoi 1+1=2, ben ca fait sourire. C'est ce en quoi l'economie est peut-etre moins une science que d'autres sciences, trop d'inconnues pour en faire un conscencus commun....Trop politisee car manquant d'un edifice scientifique solide...Je m'egare  :o
 
En meme temps, c'est certainement aussi le cote ludique de cette science. comme on ne peut maitriser le facteur humain , on l'elimine purement et simplement...Oue mais c'est pas super satisfaisant finalement, ca laisse trop de place au debat (d'ou le cote ludique) mais peu a l'applicabilite reelle. C'est tres frustrant en fait.

Message cité 1 fois
Message édité par bernardo56 le 28-04-2011 à 00:39:00
n°26280801
ShoTo
... fuck ... mother fucker ...
Posté le 28-04-2011 à 00:37:44  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :

 

Oue moi ce qui me fait marrer c'est que sur une phrase comme ca , ya des milliers de gars comme limonaire qui sont partis la fleur au fusil ecouter des monceaux de conneries pour finalement etre bien incapable de predire une pauvre crise economique en 2008 ..et toutes les autres avant  :D  c'est bien ca qui me fait marrer dans vos conneries...encore une fois si vos theories avec un brin de prise avec la realite, on controlerait tout ca beaucoup mieux ...ha ben non finalement, on en est toujours au meme point...economie planifiee ou liberale ? et ca fait 100 ans que ca tourne en boucle le bouzin...et apres ca, t'as des greluches genre Shoto qui viennent t'expliquer que l'economie , c'est tout ...meme le poisson dans mon bocal est economique  [:dobeliou2]

 


Ce qui est bien avec bernardo, c'est qu'il raconte n'importe quoi mais il le fait avec panache  [:implosion du tibia]
Relis bien la citation d'Hayek que j'ai posté et tu comprendras pourquoi ton post est a hurler de rire. Ça fait des décennies que les autrichiens combattent la mathématisation de l'économie justement pour les mêmes raisons que celles indiquées par ton posts. Et par dessus le marché, tu t'enfonces dans le post suivant en disant que les libéraux ont été incapables de prédire la crise alors qu'on a pas arrêter de tirer la sonnette d'alarme dans l'indifférence générale comme par exemple sur les plateaux télé, des libéraux ont mis en garde le monde pendant que des dizaines de bernardo dans le public riaient aux éclats.

 

On a vu par la suite qui avait raison :/

Message cité 1 fois
Message édité par ShoTo le 28-04-2011 à 00:38:38
n°26280869
bernardo56
Posté le 28-04-2011 à 00:52:37  profilanswer
 

ShoTo a écrit :


 
 
Ce qui est bien avec bernardo, c'est qu'il raconte n'importe quoi mais il le fait avec panache  [:implosion du tibia]  
Relis bien la citation d'Hayek que j'ai posté et tu comprendras pourquoi ton post est a hurler de rire. Ça fait des décennies que les autrichiens combattent la mathématisation de l'économie justement pour les mêmes raisons que celles indiquées par ton posts. Et par dessus le marché, tu t'enfonces dans le post suivant en disant que les libéraux ont été incapables de prédire la crise alors qu'on a pas arrêter de tirer la sonnette d'alarme dans l'indifférence générale comme par exemple sur les plateaux télé, des libéraux ont mis en garde le monde pendant que des dizaines de bernardo dans le public riaient aux éclats.  
 
On a vu par la suite qui avait raison :/


 
"La curieuse tache de l'economie est de demontrer aux hommes qu'ils connaissent tres peu sur ce qu'ils sont capable d'imaginer/construire"  
 
Homemade translation bro !
 
c'est bien ce que je disais, ca a fait bander plein de jeunes Limonaires et Shoto ce genre de phrase  :o  
 
C'est vachement pompeux comme phrase, ca veut tout et rien dire...
 
Sinon je me rappelle pas qu'un liberal avait dit que ca allait Subprimer un peu trop dur en 2008..quand a une invasion de liberaux sur des plateaux teles, encore moins...on parle bien de la crise de 2008 ? il ya avait donc des gars (ooops pardon...des liberaux !!!) qui savaient qu'il y avait des gars de lehman brothers qui cherchait a planquer un gros trou ? (si j'ai bien compris..) ...Mais alors pourquoi n'avoir pas prevenu la Police ?? c'etait evidemment le premier reflexe a avoir ! LE 911 ! La police ne se trouve pas sur les plateaux teles non ? ...

Message cité 1 fois
Message édité par bernardo56 le 28-04-2011 à 00:53:35
n°26280962
ShoTo
... fuck ... mother fucker ...
Posté le 28-04-2011 à 01:12:25  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
"La curieuse tache de l'economie est de demontrer aux hommes qu'ils connaissent tres peu sur ce qu'ils sont capable d'imaginer/construire"  
 
Homemade translation bro !
 
c'est bien ce que je disais, ca a fait bander plein de jeunes Limonaires et Shoto ce genre de phrase  :o  
 
C'est vachement pompeux comme phrase, ca veut tout et rien dire...
 
Sinon je me rappelle pas qu'un liberal avait dit que ca allait Subprimer un peu trop dur en 2008..quand a une invasion de liberaux sur des plateaux teles, encore moins...on parle bien de la crise de 2008 ? il ya avait donc des gars (ooops pardon...des liberaux !!!) qui savaient qu'il y avait des gars de lehman brothers qui cherchait a planquer un gros trou ? (si j'ai bien compris..) ...Mais alors pourquoi n'avoir pas prevenu la Police ?? c'etait evidemment le premier reflexe a avoir ! LE 911 ! La police ne se trouve pas sur les plateaux teles non ? ...


 
Dommage pour toi, on n'est plus à l'époque de Staline, à l'heure d'Internet on ne peut plus effacer quelqu'un d'une photo et dire qu'il n'a jamais existé
 
http://www.youtube.com/watch?v=2I0QN-FYkpw
 
 :whistle:

n°26281013
bernardo56
Posté le 28-04-2011 à 01:23:12  profilanswer
 

ShoTo a écrit :


 
Dommage pour toi, on n'est plus à l'époque de Staline, à l'heure d'Internet on ne peut plus effacer quelqu'un d'une photo et dire qu'il n'a jamais existé
 
http://www.youtube.com/watch?v=2I0QN-FYkpw
 
 :whistle:


 
Oue donc arretons de consommer, c'est ce qu'il dit le gars en gros, c'est le remede  :D  Donc finalement tous les ecolos et gauchos qui disent ce genre de choses, eux c'est pas bon ?  :o ...et a cote de ca, on vient nous vendre la liberte d'entreprendre, de creer et donc de vendre a fond...ya pas comme une couille dans le potage la ?  [:fading]
 
Et encore une fois, Il a raison mais pourquoi donc ne l'a t-on pas ecouter ? Ca rejoins mon point precendent : L'humain.  
 


Message édité par bernardo56 le 28-04-2011 à 01:28:52
n°26281123
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 28-04-2011 à 01:58:03  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
Tu décortiques l'argumentation d'un post qui n'avait strictement aucune visée argumentative dans un but scientifique.
Pour ma part, j'ai plutôt l'impression d'avoir étudié les monétaristes et les nouveaux classiques en économique d'un côté et les keynésiens de l'autre avec un peu d'entre deux.
Pour la courbe de Phillips, j'ai dit qu'elle avait une réalité dans l'économie d'endettement des 30 glorieuses mais que ce n'est plus le cas depuis les années 70 car les structures de l'économie ont changé.
 
Shoto, les sciences sociales ne sont pas les sciences dures.
Surtout quand on définit un concept normatif, c'est bien de le définir pour éviter les confusions.


 
Je ne vois pas en quoi limonaire est normatif (et en outre les concepts dont ils parlent relevent de la connaissance commune en eco, en general). Il utilise generalement des donnees empiriques pour fonder ses raisonnements.
 
Et en ce qui concerne ton post "sans visee argumentative", deballer un post comme ca pour lutter contre quelqu'un qui "denigre", c'est un peu leger. Faut pas lire en diagonale ce que dit limonaire, son ton n'est ni pompeux, ni excessif.


---------------
https://elan.school/
n°26281175
Betcour
Building better worlds
Posté le 28-04-2011 à 02:22:17  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :

En meme temps, c'est certainement aussi le cote ludique de cette science. comme on ne peut maitriser le facteur humain , on l'elimine purement et simplement...Oue mais c'est pas super satisfaisant finalement, ca laisse trop de place au debat (d'ou le cote ludique) mais peu a l'applicabilite reelle. C'est tres frustrant en fait.


Je trouve au contraire que l'humain est la clé de voute de l'économie (c'est d'ailleurs une science humaine). Le but c'est bien de comprendre et modéliser les comportements humains, les désirs, les peurs, la générosité ou la malhonnêteté...


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
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Posté le 28-04-2011 à 02:22:17  profilanswer
 

n°26281609
michel 166​4
Patriote
Posté le 28-04-2011 à 08:17:28  profilanswer
 

J'ose à peine prendre la parole ici mais juste à propos des grosses critiques à propos de Keynes et de sa politique de relance ...
De mémoire en 6ème en cours d'histoire Géo et de la crise de 29 [:arn0], on nous avais expliqué l'idée de Keynes en nous disant que dans un second temps quand l'économie reprenais du poil de la bête, l'état devait arrêter de "subventionner" l'économie et devait rentrer dans les clous au niveau de son budget et de sa dette ...
 
Hors il me semble bien que ces dernières années on est effectivement appliqué du Keynes quand il y avais un risque éco mais dés que tout allais mieux on ne s'est jamais préoccupé de revenir dans les clous ... Pas sur que M. Keynes reconnaitrais son idée la dedans et résultat, maintenant on est dans le  [:gyzmo39]

n°26281723
Betcour
Building better worlds
Posté le 28-04-2011 à 08:49:12  profilanswer
 

michel 1664 a écrit :

J'ose à peine prendre la parole ici mais juste à propos des grosses critiques à propos de Keynes et de sa politique de relance ...
De mémoire en 6ème en cours d'histoire Géo et de la crise de 29 [:arn0], on nous avais expliqué l'idée de Keynes en nous disant que dans un second temps quand l'économie reprenais du poil de la bête, l'état devait arrêter de "subventionner" l'économie et devait rentrer dans les clous au niveau de son budget et de sa dette ...

 

Hors il me semble bien que ces dernières années on est effectivement appliqué du Keynes quand il y avais un risque éco mais dés que tout allais mieux on ne s'est jamais préoccupé de revenir dans les clous ... Pas sur que M. Keynes reconnaitrais son idée la dedans et résultat, maintenant on est dans le  [:gyzmo39]


En fait le Keynesianisme old-school consiste effectivement à dégager des excédents en période de croissance et à faire du déficit en période de crise (donc politique contra-cyclique quoi). Le keynesianisme moderne (également appelé "gauchisme" :o) consiste à faire du déficit tout le temps, car plus l'état dépense et mieux va le monde [:lilyrose]

 

Je passe sur les gens qui justifient les nationalisations et le socialisme en sortant Keynes :/


Message édité par Betcour le 28-04-2011 à 08:51:53

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26282699
bernardo56
Posté le 28-04-2011 à 10:45:39  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je trouve au contraire que l'humain est la clé de voute de l'économie (c'est d'ailleurs une science humaine). Le but c'est bien de comprendre et modéliser les comportements humains, les désirs, les peurs, la générosité ou la malhonnêteté...


 
 
Oui c'est une facon de voir les choses...mais il ne reste qu'on est bien incapable de justement prevoir tous les choix et faiblesses humaines en avance, donc ca rend les previsions economiques somme toute tres bancales. aucun modele economique n'est capable de modeliser la malhonnetete par exemple. Meme d'autres sciences humaines comme la geographie sont moins sujettes a caution...meme l'histoire n'est surement pas autant politisee que l'economie...

n°26283784
Betcour
Building better worlds
Posté le 28-04-2011 à 12:12:33  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :

Oui c'est une facon de voir les choses...mais il ne reste qu'on est bien incapable de justement prevoir tous les choix et faiblesses humaines en avance, donc ca rend les previsions economiques somme toute tres bancales.


Je pense qu'il y a malentendu : le but n'est pas la prévision économique, pas plus que le but de l'histoire n'est de prédire quand aura lieu le prochain coup d'état au Trucmuchistan. Le but c'est de comprendre le présent et le passé, et de pouvoir s'en servir pour prendre des décisions qui engagent l'avenir. Il s'agit d'améliorer les chances de réussite, pas de garantir des résultats à l'avance.

 
Citation :

aucun modele economique n'est capable de modeliser la malhonnetete par exemple


Ah bah si: la fraude fiscale, la criminalité, tout ça c'est soigneusement étudié statistiquement et ça fait l'objet de modèles et d'études. Par ex. y'a une controverse sur un possible effet entre la légalisation de l'avortement aux USA et la baisse de la criminalité : côté observation ça semble coller, et on a un modèle qui l'explique (moins d'enfants pas désirés = moins d'enfants délaissés = moins de jeunes adultes tentés par la délinquance). Voir par ex. : http://en.wikipedia.org/wiki/Legal [...] ime_effect

Message cité 2 fois
Message édité par Betcour le 28-04-2011 à 12:13:00

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°26283946
bernardo56
Posté le 28-04-2011 à 12:28:16  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je pense qu'il y a malentendu : le but n'est pas la prévision économique, pas plus que le but de l'histoire n'est de prédire quand aura lieu le prochain coup d'état au Trucmuchistan. Le but c'est de comprendre le présent et le passé, et de pouvoir s'en servir pour prendre des décisions qui engagent l'avenir. Il s'agit d'améliorer les chances de réussite, pas de garantir des résultats à l'avance.


 
Je vois pas bien la difference finalement. L'interet de faire des modeles et d'etudier le passe ou le present c'est bien de faire des predictions et d'essayer de controler notre futur.... Et a la fin c'est ce que je raconte un ptit peu, ok ameliorer les chances de reussite mais je suis etonne qu'on continue a avoir des crises economiques somme toutes assez banales, ca me semble assez inefficace tout ca...alors apres on peut rentrer dans la discussion plus politique de savoir si on fait les bons choix ou pas...ce qui nous ramene au point de depart : l'humain..pourquoi ne faisons pas toujours les bons choix realistes alors que nous avons toutes les connaissances theoriques pour les faire ?  
 
Plus generalement, sur la prediction, je suis certain que contraireemnt a ce que tu dis , le but "inavouable" de toutes sciences est la maitrise du futur. Pourquoi etudier l'histoire ? pour comprendre le present mais aussi implicitement, maitriser l'avenir. Tous les economistes qui essaient de te vendre une solution de relance economique sont surs qu'avec leur facon de faire, ce sera meilleur pour l'avenir. alors bien sur que c'est tres pretentieux..c'est pour ca que c'est inavouable...  
 

Betcour a écrit :


 

Citation :

aucun modele economique n'est capable de modeliser la malhonnetete par exemple


Ah bah si: la fraude fiscale, la criminalité, tout ça c'est soigneusement étudié statistiquement et ça fait l'objet de modèles et d'études. Par ex. y'a une controverse sur un possible effet entre la légalisation de l'avortement aux USA et la baisse de la criminalité : côté observation ça semble coller, et on a un modèle qui l'explique (moins d'enfants pas désirés = moins d'enfants délaissés = moins de jeunes adultes tentés par la délinquance). Voir par ex. : http://en.wikipedia.org/wiki/Legal [...] ime_effect


 
Ok je suis pas sur que l'exemple que tu choisis touche a l'economie mais plus a la sociologie..A la fin je suis certain que l'economie se sert aussi de la sociologie dans ses modeles..mais on restera bien incapable de prevoir l'action d'individus specifiques ou meme de groupes d'individus, c'est tout bonnement incalculable...
 
Et c'est ce qui rend l'economie parfois discutable et discutee a mon avis...
 
Si on fait des recherches scientifiques sur des molecules X ou Y, Il sera facile de recreer les memes conditions environnementales et donc de refaire plusieurs fois exactement la meme experience...ce qui est moins le cas en economie...


Message édité par bernardo56 le 28-04-2011 à 13:16:47
n°26284431
ShoTo
... fuck ... mother fucker ...
Posté le 28-04-2011 à 13:22:59  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je pense qu'il y a malentendu : le but n'est pas la prévision économique, pas plus que le but de l'histoire n'est de prédire quand aura lieu le prochain coup d'état au Trucmuchistan. Le but c'est de comprendre le présent et le passé, et de pouvoir s'en servir pour prendre des décisions qui engagent l'avenir. Il s'agit d'améliorer les chances de réussite, pas de garantir des résultats à l'avance.


Je ne suis pas sûr de comprendre. Qui prend ces décisions ?
 
 
bernardo : le modèle dont parle betcour est tiré de Freakonomics qui parle bien d'économie.

Message cité 1 fois
Message édité par ShoTo le 28-04-2011 à 13:24:22
n°26285430
bernardo56
Posté le 28-04-2011 à 14:42:26  profilanswer
 

ShoTo a écrit :


Je ne suis pas sûr de comprendre. Qui prend ces décisions ?


 
Un plan de relance economique par exemple est une decision a prendre pour le futur. Implicitement , dans toutes decisions economiques, il ya une volonte de maitrise du futur non ?  
 
 

ShoTo a écrit :


 
bernardo : le modèle dont parle betcour est tiré de Freakonomics qui parle bien d'économie.


 
J'ai pas lu le lien en detail (suis au taff) mais je reagissais sur le resume que Betcour en a fait. Je lis ca plus en detail des que je peux.  

n°26288418
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 28-04-2011 à 18:56:27  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :


 
Je ne vois pas en quoi limonaire est normatif (et en outre les concepts dont ils parlent relevent de la connaissance commune en eco, en general). Il utilise generalement des donnees empiriques pour fonder ses raisonnements.
 
Et en ce qui concerne ton post "sans visee argumentative", deballer un post comme ca pour lutter contre quelqu'un qui "denigre", c'est un peu leger. Faut pas lire en diagonale ce que dit limonaire, son ton n'est ni pompeux, ni excessif.


 
Limonaire est normatif car il dit comment les choses doivent être et non comment elles sont.
Son ton est pompeux et excessif car il croit détenir la vérité absolue, son adhésion aux théories autrichiennes relève plus de la foie religieuse que de la démarche scientifique.
 
Bernado56, la modélisation mathématique est très utile en économie. Déjà quand tu manies des sous, faut mieux savoir faire des maths.
Surtout, la modélisation mathématique permet de donner une représentation simple à des phénomènes qui seraient complexes à décrire littérairement.
La modélisation mathématique parait très aride au début mais quand on est un peu initié, on comprend très vite.
L'intérêt des maths, c'est vraiment qu'on peut utiliser à fonds les ressors de la logique et qu'on peut modéliser un comportement rationnel qui permet d'aboutir à l'optimum.
 
Le problème de l'économie politique par exemple qui est littéraire, c'est qu'on fait que parler. Ok, c'est intéressant de débattre mais on ne montre rien.
Il ne faut pas oublier qu'un modèle est une représentation simplifiée de la réalité, on isole un phénomène que l'on cherche à comprendre.
Bien sur, c'est simpliste mais au moins ça nous donne des clés pour comprendre.
Comme dit Friedman, faire une carte d'échelle 1 n'aurait aucun sens donc forcément on va utiliser une échelle plus grande pour faire une carte et avoir une bonne vision d'ensemble du terrain.

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Message édité par tebidoor le 28-04-2011 à 18:58:20

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tada tada tada
n°26288438
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 28-04-2011 à 18:58:27  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
Limonaire est normatif car il dit comment les choses doivent être et non comment elles sont.
Son ton est pompeux et excessif car il croit détenir la vérité absolue, son adhésion aux théories autrichiennes relève plus de la foie religieuse que de la démarche scientifique.
 
Bernado56, la modélisation mathématique est très utile en économie. Déjà quand tu manies des sous, faut mieux savoir faire des maths.
Surtout, la modélisation mathématique permet de donner une représentation simple à des phénomènes qui seraient complexes à décrire littérairement.
La modélisation mathématique parait très aride au début mais quand on est un peu initié, on comprend très vite.
L'intérêt des maths, c'est vraiment qu'on peut utiliser à fonds les ressors de la logique et qu'on peut modéliser un comportement rationnel qui permet d'aboutir à l'optimum.


 
Nan mais c'est bon, je connais la difference entre positif et normatif, merci :sleep:
 
Seulement tu ne dis absolument pas pourquoi il serait normatif : il se contente de decrire des mecanismes theoriques fondes sur des donnees empiriques, c'est le contraire de la demarche normative


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https://elan.school/
n°26288447
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 28-04-2011 à 19:00:08  profilanswer
 

Il ne décrit aucun mécanisme théorique ou empirique.
Il dit la déflation, c'est bien ou les politiques de relance, c'est mal.
C'est un jugement de valeur donc c'est normatif.

Message cité 2 fois
Message édité par tebidoor le 28-04-2011 à 19:15:49

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tada tada tada
n°26288529
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 28-04-2011 à 19:09:39  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

Il ne décrit aucun mécanisme théorique empirique.
Il dit la déflation, c'est bien ou les politiques de relance, c'est mal.
C'est un jugement de valeur donc c'est normatif.


 
Oufla
 
Je crois que tu comprends mal le discours de limonaire (mais je le laisse repondre)
 
Et sinon "theorique empirique" c'est un peu contradictoire


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n°26288589
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 28-04-2011 à 19:16:31  profilanswer
 

Je comprends très bien le discours de limonaire, je l'ai moi même pratiqué avant.
 
Sinon, j'avais oublié le "ou". L'erreur est corrigée, merci de l'avoir signalé.


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tada tada tada
n°26288653
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 28-04-2011 à 19:23:38  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

Il ne décrit aucun mécanisme théorique empirique.
Il dit la déflation, c'est bien ou les politiques de relance, c'est mal.
C'est un jugement de valeur donc c'est normatif.

 

Quel est le rôle de la monnaie, pourquoi a-t-elle émergé pour se substituer au troc ? car la monnaie permet de transférer du pouvoir d'achat dans le temps. Dès lors, une bonne monnaie est une monnaie dont la valeur est stable, voire s'apprécie dans le temps : une monnaie fondante, a fortiori si son rythme de dévalorisation est imprévisible (politique monétaire discrétionnaire), ne remplit pas toutes les fonctions que doit remplir une monnaie. On est à peu près certain que si le cours légal et forcé était aboli, si les gens pouvaient choisir librement leur monnaie, ce sont les monnaies stables, voire celles qui s'apprécient, qui seraient choisies. On le voit aujourd'hui avec la ruée vers l'or, dont on ne peut manipuler les quantités (à la différence de la monnaie scripturale), et qui du coup suscite la confiance des agents. Le cours légal et forcé est d'ailleurs la preuve que les monnaies étatiques sont mauvaises et que les gens spontanément s'en détourneraient : sinon, pourquoi les imposerait-on par la loi ?

 

Une bonne monnaie est donc une monnaie dont le prix relatif par rapport aux autres biens est stable, voire s'apprécie. Voilà pourquoi l'inflation est néfaste, voilà pourquoi la stabilité interne est préférable, et voilà pourquoi une déflation est sans doute souhaitable (baisse des prix régulière de 2 ou 3% par an, au fur et à mesure que la production augmente de 2 à 3%).

 

Ce raisonnement est logique et rigoureux car il repose sur une définition rigoureuse de la monnaie : un bien comme un autre, désiré pour lui-même, pour les services de liquidité qu'il rend et la capacité à transférer du pouvoir d'achat dans le futur. Ce raisonnement est rigoureux car il s'appuie aussi sur l'histoire : le XIXè est un siècle de relative stabilité monétaire : les périodes déflation n'entravent pas la révolution industrielle, les crises sont de courtes durée. Dès que le cours légal et forcé est mis en place, on assiste au plus grands dérèglements et aux plus grands crises que l'on ait connu : Weimar, 192", Argentine et 2009. Il est rigoureux enfin car il s'appuie sur l'observation : la ruée vers l'or actuelle, qui montre bien que l'or est la monnaie choisie spontanément par les agents.

 

Je pourrais de même montrer que déflation signifie juste baisse des prix et n'est en aucun cas synonyme de baisse de la production.

 

De même, on peut montrer (et pas seulement affirmer) que les politiques de relances sont au mieux inutiles, au pire nuisibles. Ce n'est pas un jugement de valeur, c'est le fruit d'un raisonnement rigoureux, mené à partir de concepts précis et d'hypothèses minimales et réalistes sur l'agir humain.

 


Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 28-04-2011 à 19:32:06
n°26288689
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 28-04-2011 à 19:29:10  profilanswer
 

Pour votre gouverne (tous), l'or est traite comme une devise sur les marches financiers


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n°26288827
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 28-04-2011 à 19:47:48  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Quel est le rôle de la monnaie, pourquoi a-t-elle émergé pour se substituer au troc ? car la monnaie permet de transférer du pouvoir d'achat dans le temps. Dès lors, une bonne monnaie est une monnaie dont la valeur est stable, voire s'apprécie dans le temps : une monnaie fondante, a fortiori si son rythme de dévalorisation est imprévisible (politique monétaire discrétionnaire), ne remplit pas toutes les fonctions que doit remplir une monnaie. On est à peu près certain que si le cours légal et forcé était aboli, si les gens pouvaient choisir librement leur monnaie, ce sont les monnaies stables, voire celles qui s'apprécient, qui seraient choisies. On le voit aujourd'hui avec la ruée vers l'or, dont on ne peut manipuler les quantités (à la différence de la monnaie scripturale), et qui du coup suscite la confiance des agents. Le cours légal et forcé est d'ailleurs la preuve que les monnaies étatiques sont mauvaises et que les gens spontanément s'en détourneraient : sinon, pourquoi les imposerait-on par la loi ?


 
Ton système était en application aux Etats-Unis jusqu'en 1913 et a conduit à plusieurs crises financières qui ont abouti à une concentration du pouvoir financier dans quelques mains notamment JP Morgan. La création de la FED a justement permis de rééquilibrer la situation et c'est à partir de ce moment là que wall street a pu se développer.
 

limonaire a écrit :


Une bonne monnaie est donc une monnaie dont le prix relatif par rapport aux autres biens est stable, voire s'apprécie. Voilà pourquoi l'inflation est néfaste, voilà pourquoi la stabilité interne est préférable, et voilà pourquoi une déflation est sans doute souhaitable (baisse des prix régulière de 2 ou 3% par an, au fur et à mesure que la production augmente de 2 à 3%).


 
Cela dépend par quoi est provoquée ta déflation. Si c'est par des gains de productivité pourquoi pas, si c'est par la compression des coûts et donc des salaires, les effets sont franchement néfastes, c'est ce qui s'est passé en 1929.
 

limonaire a écrit :


Ce raisonnement est logique et rigoureux car il repose sur une définition rigoureuse de la monnaie : un bien comme un autre, désiré pour lui-même, pour les services de liquidité qu'il rend et la capacité à transférer du pouvoir d'achat dans le futur. Ce raisonnement est rigoureux car il s'appuie aussi sur l'histoire : le XIXè est un siècle de relative stabilité monétaire : les périodes déflation n'entravent pas la révolution industrielle, les crises sont de courtes durée. Dès que le cours légal et forcé est mis en place, on assiste au plus grands dérèglements et aux plus grands crises que l'on ait connu : Weimar, 192", Argentine et 2009. Il est rigoureux enfin car il s'appuie sur l'observation : la ruée vers l'or actuelle, qui montre bien que l'or est la monnaie choisie spontanément par les agents.


 
Ton raisonnement rigoureux est lacunaire car elle ne dit pas par quoi est provoquée la déflation.
Dans le cas du XIXe, c'était en partie lié aux gains de productivité mais le ralentissement économique ponctué de crises à répétition à encourager la colonisation qui a eu des conséquences graves.
 

limonaire a écrit :


Je pourrais de même montrer que déflation signifie juste baisse des prix et n'est en aucun cas synonyme de baisse de la production.


 
Eh beh montre-le, on se croirait dans un sketch de Pierre Dac.
 

limonaire a écrit :


De même, on peut montrer (et pas seulement affirmer) que les politiques de relances sont au mieux inutiles, au pire nuisibles. Ce n'est pas un jugement de valeur, c'est le fruit d'un raisonnement rigoureux, mené à partir de concepts précis et d'hypothèses minimales et réalistes sur l'agir humain.  


 
A partir du moment que tu juges que quelque chose est bien ou mal, c'est un jugement de valeur  :)  
 
 
[/quotemsg]


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tada tada tada
n°26288864
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 28-04-2011 à 19:53:41  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
Ton système était en application aux Etats-Unis jusqu'en 1913 et a conduit à plusieurs crises financières qui ont abouti à une concentration du pouvoir financier dans quelques mains notamment JP Morgan. La création de la FED a justement permis de rééquilibrer la situation et c'est à partir de ce moment là que wall street a pu se développer.
 


 

tebidoor a écrit :


 
Cela dépend par quoi est provoquée ta déflation. Si c'est par des gains de productivité pourquoi pas, si c'est par la compression des coûts et donc des salaires, les effets sont franchement néfastes, c'est ce qui s'est passé en 1929.
 


 

tebidoor a écrit :


 
Ton raisonnement rigoureux est lacunaire car elle ne dit pas par quoi est provoquée la déflation.
Dans le cas du XIXe, c'était en partie lié aux gains de productivité mais le ralentissement économique ponctué de crises à répétition à encourager la colonisation qui a eu des conséquences graves.
 


 

tebidoor a écrit :


 
Eh beh montre-le, on se croirait dans un sketch de Pierre Dac.
 


 

tebidoor a écrit :


 
A partir du moment que tu juges que quelque chose est bien ou mal, c'est un jugement de valeur  :)  
 
 


[/quotemsg]
 
Où est le jugement de valeur alors que j'argumente ?
 
La création de la Fed, c'est ce qui a créé 16 ans plus tard seulement à la plus grave crise du XXème siècle ! Ce n'était pas le cas au XIX ème : les crises n'étaient pas si profondes ni si durables. Plus le pouvoir monétaire a été centralisé, monopolisé, nationalisé, avec cours légal et forcé, plus il y a eu d'inflation et de crises. Le XXème siècle est celui des banques centrales : il est aussi celui de l'inflation. La corrélation devrait interroger. Plus on a voulu contrôler la monnaie, la masse monétaire, réguler le système monétaire, plus il y eu d'inflation. Or, l'inflation nie le rôle que joue la monnaie. On peut en reparler.
 
Quand je parle de déflation saine, c'est bien sûr en raison des gains de productivité : je l'ai écrit plusieurs fois ici il me semble.
 
 

n°26288913
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 28-04-2011 à 19:59:22  profilanswer
 

Jugement de valeur et argumentation peuvent tout à fait aller de pair.
Je peux argumenter contre une mesure politique mais au final, ma position est normative car je dis comment les choses doivent êtres et non comment elles sont.
 
La Fed a effectivement un rôle dans la crise de 1929 mais dire que c'est elle qui l'a créé, c'est exagéré.
Ce sont plutôt la spéculation et le système d'étalon de change-or qui sont en cause.
La régulation de la masse monétaire peut limiter l'inflation, la bundesbank puis la BCE en ont apporté la preuve.
 
Sur le fait que l'inflation déprécie la valeur de la monnaie, qu'elle biaise les vecteurs des prix (Hayek, 1945) et que l'hyper-inflation crée un retour au troc, oui on est d'accord.
 
Je ne suis pas un fan de l'inflation non plus. Je suis plutôt adepte de l'ordolibéralisme pour ma part.


---------------
tada tada tada
n°26289551
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 28-04-2011 à 21:13:52  profilanswer
 

Où est le jugement de valeur alors que j'argumente ?
 
La création de la Fed, c'est ce qui a créé 16 ans plus tard seulement à la plus grave crise du XXème siècle ! Ce n'était pas le cas au XIX ème : les crises n'étaient pas si profondes ni si durables. Plus le pouvoir monétaire a été centralisé, monopolisé, nationalisé, avec cours légal et forcé, plus il y a eu d'inflation et de crises. Le XXème siècle est celui des banques centrales : il est aussi celui de l'inflation. La corrélation devrait interroger. Plus on a voulu contrôler la monnaie, la masse monétaire, réguler le système monétaire, plus il y eu d'inflation. Or, l'inflation nie le rôle que joue la monnaie. On peut en reparler.
 
Quand je parle de déflation saine, c'est bien sûr en raison des gains de productivité : je l'ai écrit plusieurs fois ici il me semble.
 
 
[/quotemsg]
Tu considère que la meilleure inflation possible, c'est le zero absolu?


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it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°26290209
ShoTo
... fuck ... mother fucker ...
Posté le 28-04-2011 à 22:18:47  profilanswer
 

L'inflation, c'est l'opium du peuple :jap:

n°26290652
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 28-04-2011 à 22:58:39  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

Jugement de valeur et argumentation peuvent tout à fait aller de pair.
Je peux argumenter contre une mesure politique mais au final, ma position est normative car je dis comment les choses doivent êtres et non comment elles sont.
 
La Fed a effectivement un rôle dans la crise de 1929 mais dire que c'est elle qui l'a créé, c'est exagéré.
Ce sont plutôt la spéculation et le système d'étalon de change-or qui sont en cause.
La régulation de la masse monétaire peut limiter l'inflation, la bundesbank puis la BCE en ont apporté la preuve.
 
Sur le fait que l'inflation déprécie la valeur de la monnaie, qu'elle biaise les vecteurs des prix (Hayek, 1945) et que l'hyper-inflation crée un retour au troc, oui on est d'accord.
 
Je ne suis pas un fan de l'inflation non plus. Je suis plutôt adepte de l'ordolibéralisme pour ma part.


 
1) Si tu es ordolibéral, tu es alors hostile aux relances keynésiennes au alors je ne comprends plus.
 
2) La spéculation ne peut créer de bulles durables et importantes sans carburant, çàd sans création monétaire. La crise de 1929 n'aurait pu se produire avant 1913. C'est donc bien la création monétaire la responsable de la spéculation, des bulles, des malinvestissements. La centralisation monétaire (banques centrales, cours légal et forcé) y joue un rôle majeur, comme bien sûr le glod exchange, celui de 1922 ou celui de 1945, qui sont potentiellement inflationnistes.
 
3) C'est pourquoi on ne peut pas dire que la BCE est vertueuse. L'Allemagne l'a été du temps de la Bundesbank car elle a refusé que le Mark joue le rôle de monnaie de réserve internationale. Mais cherche sur le net les graphiques montrant l'explosion des réserves en devises des banques centrales depuis les années 70 : tu verras si le système n'est pas inflationniste. Y compris en Europe dans les années 90 ou 2000, par contagion du dollar. D'où les bulles récurrentes en Europe dans l'immobilier, ou à la bourse. D'où le dérapage monétaire depuis 2004 dans la zone euro, etc. Les Trente Glorieuses elles-mêmes étaient devenues inflationnistes dans les années 60, ce qui a conduit à la stagflation des années 70.  

n°26294293
Profil sup​primé
Posté le 29-04-2011 à 11:41:03  answer
 

Citation :

La création de la Fed, c'est ce qui a créé 16 ans plus tard seulement à la plus grave crise du XXème siècle ! Ce n'était pas le cas au XIX ème : les crises n'étaient pas si profondes ni si durables


 
 
 
Non mais tu parles à des libéraux pour qui tout ce qui est étatique est forcément mauvais. Ils sont dogmatiques, malgré leurs grands airs  [:julm3]  
 
Exemple :

Citation :

C'est donc bien la création monétaire la responsable de la spéculation, des bulles, des malinvestissements

Et du mauvais temps ? Il est totalement irrationnel de faire porter la totalité des responsabilités sur un seul bouc-émissaire !  
 
Evidemment, on voit bien chez Limonaire (entre autres) le défaut  du spécialiste qui a parfois tendance à regarder un fait au microscope et qui ne considère important que ce fait là. D'autant plus que beaucoup de libéraux font comme les marxistes : ils appliquent une grille de lecture, certes parfois pertinente, quitte à l'appliquer à coups de marteau (mais pas de faucille, faut pas déconner) Alors que l'Histoire (dont l'économie fait partie) ne peut être considérée d'une manière monobloc, en y apposant une vision contemporaine (je ne fais pas de relativisme, attention)  
 
A ce propos, puisque les banques centrales sont le Mal, comment les remplacer ? Parce que la "monnaie de singe" existait avant les banques centrales.

n°26296006
michel 166​4
Patriote
Posté le 29-04-2011 à 13:41:41  profilanswer
 


 
Je crois bien que la FED est une institution privé (même si "étroitement surveillée" par l'Etat US)
 
 
Un peu étonnant cette question pour qqu'un qui site une allusion de Thomas Jefferson au système bancaire en signature  :heink:
Tu dois surement avoir une petite idée ? (Moi perso j'en sais rien mais j'ai pas de signature  :D )


Message édité par michel 1664 le 29-04-2011 à 13:43:31
n°26296557
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-04-2011 à 14:20:11  profilanswer
 


 
Tiens, tu as raison, les banques centrales sont une idée si géniales qu'il faudrait en étendre le concept  : il faudrait créer une autorité centrale pour la production automobile, qui définirait le produit à vendre (le même pour tous les constructeurs) et le prix (unique également). Par exemple, les Renault aurait "cours légal et forcé" : interdiction d'acheter autre chose qu'une Renault sur le territoire français. Ce serait sans doute plus optimal que tous ces constructeurs qui se font concurrence, améliorent sans cesse leurs produits et baissent sans cesse leurs prix...

n°26303937
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 30-04-2011 à 13:15:38  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Si tu es ordolibéral, tu es alors hostile aux relances keynésiennes au alors je ne comprends plus.
 
2) La spéculation ne peut créer de bulles durables et importantes sans carburant, çàd sans création monétaire. La crise de 1929 n'aurait pu se produire avant 1913. C'est donc bien la création monétaire la responsable de la spéculation, des bulles, des malinvestissements. La centralisation monétaire (banques centrales, cours légal et forcé) y joue un rôle majeur, comme bien sûr le glod exchange, celui de 1922 ou celui de 1945, qui sont potentiellement inflationnistes.
 
3) C'est pourquoi on ne peut pas dire que la BCE est vertueuse. L'Allemagne l'a été du temps de la Bundesbank car elle a refusé que le Mark joue le rôle de monnaie de réserve internationale. Mais cherche sur le net les graphiques montrant l'explosion des réserves en devises des banques centrales depuis les années 70 : tu verras si le système n'est pas inflationniste. Y compris en Europe dans les années 90 ou 2000, par contagion du dollar. D'où les bulles récurrentes en Europe dans l'immobilier, ou à la bourse. D'où le dérapage monétaire depuis 2004 dans la zone euro, etc. Les Trente Glorieuses elles-mêmes étaient devenues inflationnistes dans les années 60, ce qui a conduit à la stagflation des années 70.  


 
1) L'ordolibéralisme n'exclue pas l'interventionnisme et je suis globalement contre les politiques de relance keynésienne sauf en cas de grande récession comme aujourd'hui.
 
2) Avant 1913, il y a eu de multiples crises à répétition et en 1907, l'ensemble du système bancaire a failli s'effondrer.
Les banques privées quand elles ne sont pas régulées (réserves obligatoires notamment) sont tentées de créer une quantité importante de monnaie scripturale. Si tu leur laissais la création de monnaie fiduciaire, ce serait le bordel comme aux Etats-Unis avant 1913 avec des crises à répétition (tous les 4-5 ans) et une concentration du pouvoir dans quelques mains comme celles de JP Morgan.
Arrête de parler de malinvestissement, alors que tu ne sais même pas définir ce que c'est.
Les systèmes de gold exchange standard sont plutôt réputés pour être déflationnistes. Le problème du premier gold exchange standard était bien la déflation attisée par les mouvements massifs d'or entre les centre-or (Etats-Unis, Royaume-Uni et France).
 
Comme l'a dit ledabro, tout vouloir expliquer par un seul phénomène ne tient pas debout. Les phénomènes économiques sont complexes et mérite d'être analysé avec nuance.


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tada tada tada
n°26304383
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 30-04-2011 à 14:46:18  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

 

1) L'ordolibéralisme n'exclue pas l'interventionnisme et je suis globalement contre les politiques de relance keynésienne sauf en cas de grande récession comme aujourd'hui.

 

2) Avant 1913, il y a eu de multiples crises à répétition et en 1907, l'ensemble du système bancaire a failli s'effondrer.
Les banques privées quand elles ne sont pas régulées (réserves obligatoires notamment) sont tentées de créer une quantité importante de monnaie scripturale. Si tu leur laissais la création de monnaie fiduciaire, ce serait le bordel comme aux Etats-Unis avant 1913 avec des crises à répétition (tous les 4-5 ans) et une concentration du pouvoir dans quelques mains comme celles de JP Morgan.
Arrête de parler de malinvestissement, alors que tu ne sais même pas définir ce que c'est.
Les systèmes de gold exchange standard sont plutôt réputés pour être déflationnistes. Le problème du premier gold exchange standard était bien la déflation attisée par les mouvements massifs d'or entre les centre-or (Etats-Unis, Royaume-Uni et France).

 

Comme l'a dit ledabro, tout vouloir expliquer par un seul phénomène ne tient pas debout. Les phénomènes économiques sont complexes et mérite d'être analysé avec nuance.

 

Le lien entre création monétaire et cycle économique est difficilement niable : en déconnectant le taux d'intérêt de sa valeur d'équilibre, on fait croire que l'épargne est plus abondante qu'elle ne l'est, on finance par crédit bancaire des projets d'investissements au détriment de produits de consommation, d'où une déformation de la structure de production qui crée du cycle : voir Mises ou Hayek, Prix et production. Les crises aux Eu avant 1913 s'expliquent donc  aussi par des créations monétaires liées à des systèmes de réserves fractionnaires, je ne le nie pas (c'est d'ailleurs un débat entre autrichiens, entre ceux qui veulent un système de réserve à 100%, comme Hayek 1ère version, ou ceux qui pensent que l'auto-régulation du marché aboutira à un niveau de réserve fractionnaire optimal supérieur à l'actuel mais aussi supérieur à celui des Etats-Unis en 1900, c'est le Hayek deuxième version). Mais l'existence de banques centrales, l'absence de concurrence monétaire et l'abandon progressif de l'étalon or décuplent ce système de réserves fractionnaires et alimentent un processus inflationniste, le XXè siècle étant dans l'histoire de l'humanité le siècle de l'inflation, avec les tragédies politiques, économiques et sociales que l'on sait.

 



Message édité par limonaire le 30-04-2011 à 15:09:35
n°26304704
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 30-04-2011 à 15:56:06  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
1) L'ordolibéralisme n'exclue pas l'interventionnisme et je suis globalement contre les politiques de relance keynésienne sauf en cas de grande récession comme aujourd'hui.
 
2) Avant 1913, il y a eu de multiples crises à répétition et en 1907, l'ensemble du système bancaire a failli s'effondrer.
Les banques privées quand elles ne sont pas régulées (réserves obligatoires notamment) sont tentées de créer une quantité importante de monnaie scripturale. Si tu leur laissais la création de monnaie fiduciaire, ce serait le bordel comme aux Etats-Unis avant 1913 avec des crises à répétition (tous les 4-5 ans) et une concentration du pouvoir dans quelques mains comme celles de JP Morgan.
Arrête de parler de malinvestissement, alors que tu ne sais même pas définir ce que c'est.
Les systèmes de gold exchange standard sont plutôt réputés pour être déflationnistes. Le problème du premier gold exchange standard était bien la déflation attisée par les mouvements massifs d'or entre les centre-or (Etats-Unis, Royaume-Uni et France).
 
Comme l'a dit ledabro, tout vouloir expliquer par un seul phénomène ne tient pas debout. Les phénomènes économiques sont complexes et mérite d'être analysé avec nuance.


 
Pour revenir sur ta théorie d'un étalon de change-or soi-disant déflationniste (alors que c'est tout le contraire), je n'aurai pas la grossièreté de dire que tu ne connais rien : je respecte trop mes interlocuteurs pour cela. Je me contenterait de rapporter des propos de Jacques Rueff, Age de l'inflation, 1963  

Le régime qui permet aux banques d'émission de garder des devises à l'étranger est appelé le "gold-exchange-standard". Il n'a pas de nom français, parce qu'il est essentiellement britannique de conception. Le "gold-exchange-standard" permet à la Banque de France, par exemple, quand elle reçoit des capitaux venant des États-Unis, de laisser en dépôt sur la place de New York les dollars qu'elle a achetés, au lieu de demander à New York l'or qu'ils représentent et de le faire entrer dans ses actifs.
 
La différence paraît anodine. Elle a pourtant grandement atténué les vertus régulatrices du système monétaire.
 
Dans le système du "gold-standard" qui, lui, a un nom français — c'est l'étalon-or —, quand des capitaux quittent un pays pour venir dans un autre, ils sortent du premier et y diminuent, de ce fait, les possibilité de crédit. Et quand ils entrent dans le second, ils y augmentent les possibilités de crédit.
 
Dans le système du gold-exchange-standard, au contraire, les capitaux peuvent entrer dans un pays sans sortir de celui d'où ils viennent.
 
La modification n'a pas grande importance quand il n'y a pas de grands mouvements de capitaux ; mais il y en eut, à cette époque, d'immenses, par suite du rétablissement de la confiance en l'Europe.
 
Les capitaux qui, en masse, avaient quitté l'Allemagne, la France, même l'Angleterre, sont revenus, à partir de 1924, s'investir en Europe et notamment en Allemagne. Ce fut un immense reflux de disponibilités.
 
Dans le système financier ancien, le retour des capitaux aurait suscité un déplacement d'or d'égal montant. Le métal aurait quitté les États-Unis pour venir en Europe, à moins qu'il ne fût resté "earmarked" au profit des nouveaux possesseurs. Dans tous les cas, il aurait été soustrait aux réserves de ceux qui le perdaient.
 
Dans les système nouveau, rien de pareil. Les capitaux rapatriés entraient dans les réserves des pays auxquels ils étaient destinés, mais comme ceux-ci étaient en régime de gold-exchange-standard, les dits capitaux ne quittaient pas les États-Unis, parce que les banques qui les recevaient et les entraient dans leur bilan, où ils servaient de base de crédit, les laissaient en dépôt aux États-Unis ou en Angleterre, où ils continuaient à servir de base de crédit.
 
Ce système a provoqué un véritable dédoublement des monnaies nationales. Par là il a été générateur d'une immense inflation, source de la grande vague de prospérité et d'expansion qui a soulevé le monde jusqu'en 1929.
 
Je dois retenir votre attention sur ce point, parce qu'il est important que nous sachions pourquoi notre régime économique ne satisfait plus personne. Ses deux grandes tares sont, d'une part, d'avoir introduit le chômage anglais, c'est-à-dire d'avoir laissé un million d'hommes inemployés, en Angleterre, pendant vingt ans, et, d'autre part, d'avoir rendu possible cet effroyable drame que fut la crise de 1929, génératrice d'immenses misères.
 
Or la gravité de la crise de 1929 est due tout entière au processus dont je viens de vous indiquer le principe.  


Message édité par limonaire le 30-04-2011 à 15:56:36
n°26308578
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 01-05-2011 à 10:36:53  profilanswer
 

Remballe Rueff, ses explications ont largement été démontées.
 
Les mouvements de capitaux n'ont pas généré de hausse du niveau général de prix. Par contre, ils ont déstabilisées les économies nationales en raison des effets déflationnistes du GES.
 
Une preuve du GES déflationniste, l'Angleterre dans les années 20 qui a connu un fort chômage et une baisse des prix.
Pour redevenir un centre-or, elle a du mener une politique déflationniste.
Le GES est déflationniste pour une raison simple, quand la balance des paiements est déficitaire, il y a une sortie d'or et donc une baisse de la masse monétaire. Il s'ensuit un ralentissement de l'activité économique.
 
Le problème a été résolu pour le second GES par les Etats-Unis qui compensaient leur déficit de la balance des paiements par l'émission de dollar, ce qui a résolu le problème de la déflation du "dollar gap". Il y avait aussi le FMI pour soutenir les pays en difficulté.
 


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tada tada tada
n°26308703
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-05-2011 à 10:58:43  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

Remballe Rueff, ses explications ont largement été démontées.
 
Les mouvements de capitaux n'ont pas généré de hausse du niveau général de prix. Par contre, ils ont déstabilisées les économies nationales en raison des effets déflationnistes du GES.
 
Une preuve du GES déflationniste, l'Angleterre dans les années 20 qui a connu un fort chômage et une baisse des prix.
Pour redevenir un centre-or, elle a du mener une politique déflationniste.
Le GES est déflationniste pour une raison simple, quand la balance des paiements est déficitaire, il y a une sortie d'or et donc une baisse de la masse monétaire. Il s'ensuit un ralentissement de l'activité économique.
 
Le problème a été résolu pour le second GES par les Etats-Unis qui compensaient leur déficit de la balance des paiements par l'émission de dollar, ce qui a résolu le problème de la déflation du "dollar gap". Il y avait aussi le FMI pour soutenir les pays en difficulté.
 


 
Ce que tu expliques là, c'est l'étalon or, pas le Gold Exchange. Le Gold exchange, comme Bretton Woods, comme le système actuel où les dollars accumulés par les banques centrales sont immédiatement placés en bons du trésor US, est inflationniste.  
 
Pour l'Angleterre, c'est expliqué par Rueff, si tu lis bien...

n°26308987
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 01-05-2011 à 11:53:20  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ce que tu expliques là, c'est l'étalon or, pas le Gold Exchange. Le Gold exchange, comme Bretton Woods, comme le système actuel où les dollars accumulés par les banques centrales sont immédiatement placés en bons du trésor US, est inflationniste.  
 
Pour l'Angleterre, c'est expliqué par Rueff, si tu lis bien...


 
L'étalon-or était déjà un étalon de change-or sterling dans les faits comme l'a montré Brown (1940). Les réserves d'or n'étant pas suffisantes, les pays accumulaient des réserves de devises en sterling.
Le problème majeur de l'entre-deux guerres a bien été la déflation.
Ce n'est que dans le deuxième GES, que l'inflation a été un véritable problème.
 
Rueff n'explique pas la déflation de l'Angleterre.
 
Ce qui est hallucinant, c'est que tu t'acharnes sur le danger inflationniste aujourd'hui alors que l'inflation est quasi-nulle.
Au milieu des années 2000 pendant la politique laxiste de Greenspan et l'envolée des cours des titres non pris en compte par les indices des prix, mais là faut pas charier.


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tada tada tada
n°26309386
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-05-2011 à 13:01:23  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
L'étalon-or était déjà un étalon de change-or sterling dans les faits comme l'a montré Brown (1940). Les réserves d'or n'étant pas suffisantes, les pays accumulaient des réserves de devises en sterling.
Le problème majeur de l'entre-deux guerres a bien été la déflation.
Ce n'est que dans le deuxième GES, que l'inflation a été un véritable problème.
 
Rueff n'explique pas la déflation de l'Angleterre.
 
Ce qui est hallucinant, c'est que tu t'acharnes sur le danger inflationniste aujourd'hui alors que l'inflation est quasi-nulle.
Au milieu des années 2000 pendant la politique laxiste de Greenspan et l'envolée des cours des titres non pris en compte par les indices des prix, mais là faut pas charier.


 
La bulle immobilière en France n'a pas éclaté, les matières premières sont le fruit d'emballement spéculatifs, la bulle obligataire est énorme, des paysans chinois préfèrent utiliser les prêts gouvernementaux à spéculer sur le cuivre plutôt que de moderniser leurs installations, etc. Et je passe sur le fait que l'indice des prix à la consommation augmente de 2% (chiffre officiel), quand il devrait baisser de 2%, compte tenu de la croissance : soit un gap annuel de 4%, soit 100% en 17 ans. Notre monde vit sur des torrents de liquidités : cela fait 40 ans voire plus que des économistes le rabachent (Rueff, les autrichiens, la plupart des "classiques" ), en dénonçant le système inflationniste de BW, et le système flottant depuis. Cela  a donné la stagflation des années 70, les crises financières à répétition depuis 20 ans, et la crise actuelle, le pire étant sans doute à venir.  
 
La pensée économique sur l'inflation a en fait énormément régressé. Jusqu'en 1920, dans le Larousse, inflation était définie comme "gonflement excessif de la quantité de monnaie" (ou qqch du genre). Maintenant, l'inflation est assimilée à la hausse des prix, et comme on ne sait bien mesurer que les prix à la consommation, on réduit notre image de l'inflation à la seule hausse des prix à la consommation. Et comme cet indice est relativement maîtrisé depuis 20 ans, on en conclut que l'inflation est terrassée : sans voir l'accumulation absolument dantesque des réserves des banques centrales qui servent de base à la création monétaire.
http://www3.reuters.fr/graphiques/GOLD1.JPG
http://www.jdf.com/essentiel/2007/ [...] ganise.php
 
Si on pense de façon à mon avis plus rigoureuse que l'inflation, c'est l'excès de crédit, et si on pense aussi que l'inflation nie la fonction de réserve de valeur de la monnaie et qu'elle est partout et toujours créatrice de cycles, de récession et de désordres sociaux, alors on ne peut que s'inquiéter.  

n°26309981
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 01-05-2011 à 14:35:26  profilanswer
 

La définition de l'inflation communément admise est "la hausse généralisée des prix pendant une période donnée".
Tu reprends la TQM qui affirme qu'obligatoirement, une hausse de la masse monétaire augmente les prix.
Cependant, l'inflation peut avoir des causes qui ne sont pas forcément monétaires.
Si la demande est supérieure à l'offre (choc de demande positif), on a des pressions inflationnistes.  
De même dans le cas d'une inflation par les coûts (choc d'offre négatif), l'origine n'est pas forcément monétaire.
 
En quoi les prix devraient baisser de 2%. J'aimerais bien que tu détailles explicitement ton calcul.
De plus, s'il n'y avait pas eu de quantative easing, on aurait été en déflation comme tu dis et on aurait revécu la dépression des années 30.
Le torrent de liquidités est à relativiser car les banques rationnent le crédit et conservent une grande partie de la liquidité dans leur coffre.
 
Concernant l'emballement spéculatif sur les matières premières, il y a plusieurs causes très simples:
- la hausse de la demande continue des matières premières en provenance des PED notamment de la Chine. Les pays émergents ont besoin de plus en plus de matières premières pour se développer d'où une tendance à la hausse des prix.
- la spéculation sur les contrats à terme. Les acheteurs et vendeurs sur les marchés des matières premières pour se couvrir contre les pertes liées à la volatilité des cours, achètent des contrats à terme (les "futures" ) qui leur permettent d'échanger plus tard à un prix fixé à l'avance.
Mais les contrats à terme font eux même l'objet d'une spéculation. Le ton de l'article est un peu démagogue mais il reste pédagogique:

Citation :

1) Que se passe-t-il?
 
A travers la financiarisation du commerce des matières premières agricoles, les consommateurs se trouvent en concurrence avec les spéculateurs. Ces derniers achètent aussi du maïs ou du soja, mais pas pour se nourrir.
 
Leur objectif est de dégager des plus-values en revendant ces aliments, et ils ne sauraient que faire des tonnes de céréales qu’ils possèdent techniquement si elles leur étaient livrées. Leur présence sur le marché suffit toutefois à faire grimper les tarifs.
 
«Leur activité entraîne une déconnexion entre les prix et l’offre et la demande», résume Thierry Kesteloot, chercheur en souveraineté alimentaire au sein de l’organisation humanitaire Oxfam.
 
Le rapport entre mouvements financiers et transactions purement commerciales ne peut être établi de manière précise en raison du manque de transparence qui règne sur ce marché.
 
Selon la FAO, la spéculation atteint cependant des proportions spectaculaires sur certains segments. En 2008, les volumes de blé tendre rouge échangés virtuellement à la Bourse de Chicago à travers le produit CME Soft Red Wheat ont atteint 90 milliards de boisseaux.
 
Pourtant, seuls 400 millions de boisseaux réels étaient concernés par ce produit financier. Autrement dit, chaque boisseau a fait l’objet de plus de 2000 transactions.
2) Pourquoi la spéculation se développe-t-elle?
 
La spéculation est inhérente au commerce des matières premières agricoles. Les négociants qui achètent la production des paysans pour la revendre aux transformateurs sis à l’autre bout du monde encourent d’énormes risques financiers. Les prix peuvent en effet chuter entre l’acte d’achat et celui de la vente, séparés de plusieurs mois.
 
Vu les tonnages de céréales, sucres ou oléagineux objets de ces transactions, ils ont également besoin de liquidités très importantes. Les négociants sont donc obligés de se financer et de couvrir leurs positions par le biais d’instruments spéciaux (crédits et contrats à termes, ou futures) que seuls les spéculateurs sont à même de leur fournir.
 
Depuis une vingtaine d’années, des transactions purement financières sont toutefois venues se greffer sur ces mouvements fonctionnels. D’abord, parce que l’environnement leur est devenu plus favorable.
 
La libéralisation des marchés agricoles (suppression de barrières douanières et de subventions étatiques) a contribué à fluidifier ce marché, le rendant plus accessible aux investisseurs. De plus, la dérégulation des marchés financiers américains a permis aux banques de se livrer à ce genre d’opérations pour leur propre compte.
 
Ensuite, et plus récemment, parce que les matières premières agricoles se sont imposées comme des actifs sûrs et profitables. D’après la FAO, le rendement annuel des produits liés aux matières premières est de l’ordre de 5,2% à 5,6%. Un résultat similaire à ce que peuvent offrir les actions, la sécurité en plus.
 
Les fondamentaux qui soustendent le marché des matières premières agricoles laissent en effet présager une tendance haussière des prix à long terme (la demande ne cesse de croître et la production peine à suivre).
3) Qui spécule?
 
Tout le monde, ou presque. Les structures avides de profits, telles les hedge funds, ont beaucoup fait parler d’elles, accusées de tirer les prix vers le haut ou de les précipiter vers le bas pour réaliser de gros profits à la vente ou à l’achat.
 
Ceux-ci interviennent directement sur les Bourses spécialisées que sont notamment le Chicago Mercantile Exchange (CME) et l’Euronext Liffe. Mais ces index speculators ne sont pas seuls à tirer profit de l’évolution du prix des matières premières.
 
Les fonds de pension. Auteur d’une étude sur la flambée de 2008, Christopher Gilbert, professeur aux Universités de Trient et de Londres, pointe du doigt le rôle des investisseurs institutionnels, tels que les fonds de pension et les fonds souverains.
 
Alléchés par le bon rendement de ces actifs, ces fonds les ajoutent à leurs portefeuilles depuis une dizaine d’années. Si bien qu’ils possèdent aujourd’hui entre 25% et 35% des contrats à terme agricoles (à la base de la financiarisation de ce secteur).
 
Dans le cas du blé, leur part de marché atteint même 40%. «L’attention doit se porter en priorité sur ces investisseurs, et pas sur les spéculateurs traditionnels», préconise Christopher Gilbert. «En investissant dans toute la gamme des contrats à terme liés aux matières premières, ces investisseurs ont pu généraliser la hausse des prix.»
 
Les particuliers. Tout un chacun peut désormais également miser sur la hausse du tournesol ou du colza. «Les clients sont de plus en plus nombreux à vouloir diversifier leurs placements en misant sur les matières premières agricoles», expose Pedram Payami, spécialiste des matières premières au sein du fournisseur de produits financiers EFG.
 
«Le problème c’est que les contrats à terme sont chers, ils peuvent atteindre des centaines de milliers de dollars. Nous avons donc créé de nouveaux produits structurés permettant à nos clients de placer leur argent dans un panier de commodités, à partir d’un millier de francs.»
 
Le premier produit 100% agricole d’EFG pour la clientèle de détail vient d’être lancé, à grand renforts de publicité, dans la presse suisse notamment.
 
«L’idée est d’attirer les petits investisseurs, poursuit Pedram Payami. En Suisse, miser sur ces denrées n’est pas encore dans les habitudes. Nous devons familiariser la clientèle avec ce marché.»
 
L’investissement sur les aliments se démocratise donc à mesure que ceux-ci aiguisent les appétits. Et le riz, le cacao ou le blé deviennent des actifs comme les autres. Directeur des investissements de la banque Reyl, François Savary recommandait d’ailleurs récemment, dans nos colonnes, de miser sur les matières premières agricoles en 2011.
 
Les paysans. Au sens plus large, la spéculation est aussi l’affaire des producteurs. Ere de l’informatique oblige, «les paysans sont de mieux en mieux informés sur les cours des marchés agricoles», explique Alain Butler, conseiller en produits agricoles chez BNP Paribas, à Genève.
 
«Aujourd’hui, les producteurs se renseignent davantage sur les cours des contrats à terme avant de décider ce qu’ils vont planter.» Un comportement susceptible d’affecter rapidement l’offre, et donc la volatilité des prix.
4) Quelles sont les conséquences de la spéculation?
 
Difficile de quantifier les effets de la spéculation sur le prix des denrées alimentaires. «Le marché manque totalement de transparence. On ne sait pas qui achète quoi et pour quelles raisons. Même les Etats refusent de dévoiler leurs niveaux de stock», déplore Françoise Gérard, chercheuse au Cirad (Centre français de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Faute d’éléments tangibles, la question déchire les experts.
 
Le consensus veut toutefois que la spéculation accentue les mouvements provoqués par l’évolution de l’offre et de la demande ou les mesures politiques prises par certains pays (l’embargo imposé par la Russie sur les exportations de blé suite à la mauvaise récolte de l’an passé a par exemple fait grimper les prix).
 
En juillet dernier, Anthony Ward surfait ainsi sur la courbe ascendante du prix du cacao. Le fondateur du hedge fund britannique Armajaro faisait main basse sur 241 000 tonnes de fèves, propulsant leur cours sur le marché européen au niveau record de 1977. D’après The Telegraph, «Chocolate Fingers» possédait alors près de 15% des réserves mondiales de cet or brun.
 
Au-delà des envolées, la volatilité des prix, particulièrement importante depuis 2007, malmène tout le monde, des producteurs aux consommateurs.
 
«Les paysans ne peuvent plus anticiper le revenu de leur travail. Du coup, ils n’osent plus investir et peinent à rester performants», déplore Françoise Gérard. A l’autre bout de la chaîne, la gestion des stocks devient elle aussi périlleuse: vaut-il mieux constituer des réserves à un instant donné, ou attendre en espérant que les prix redescendent?
 
Négociants mis à mal. Du côté des négociants, massivement présents à Genève, ces soubresauts sont également problématiques. «La spéculation excessive est notre cauchemar à tous», juge Kees Vrins, directeur d’Allseeds.
 
Pour le spécialiste des graines de tournesol en provenance d’Ukraine, «les hedge funds ont kidnappé la Bourse de Chicago», propulsant par exemple les prix vers des sommets au début de 2008, pour les faire piquer du nez quelques mois plus tard. «Lorsque la spéculation sert uniquement à faire de l’argent avec de l’argent, ça devient nocif pour les échanges commerciaux.»
 
Directeur pour l’Europe de Bunge, négociant qui emploie plus de 30 000 personnes dans le monde, Jean-Louis Gourbin en a fait les frais. «Quand ce qui coûte d’habitude 100 dollars en coûte tout d’un coup 150, cela pose des problèmes de liquidités.
 
D’un côté, nos crédits ne sont pas illimités mais de l’autre, nous ne pouvons pas nous permettre d’acheter moins de blé parce qu’il est devenu trop cher – nous avons des clients à livrer en bout de chaîne.
 
Au point que pendant le pic de 2008, nous passions deux heures par jour à discuter avant de décider à quels pays nous attribuerions des crédits pour acheter la marchandise dont nous avions besoin.» Dans certains cas, la demande ne peut simplement plus être satisfaite.


 
source: hebdo.ch

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Message édité par tebidoor le 01-05-2011 à 14:46:14

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