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| Auteur | Sujet : /!\ Libéral, entre ici avec ton cortège de... /!\ |
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limonaire Savoir renoncer avec grâce | Reprise du message précédent :
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Publicité | Posté le 21-04-2011 à 14:24:50 ![]() ![]() |
W0r1dIndu5tri35 |
Message cité 1 fois Message édité par W0r1dIndu5tri35 le 21-04-2011 à 14:29:06 --------------- Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter |
limonaire Savoir renoncer avec grâce |
Non, ce que je veux dire, c'est qu'aussi bien en matière scientifique qu'économique, l'opinion première qu'on peut avoir sur une question sans posséder de solides connaissances, est souvent emplie de préjugés. En science dure, les gens l'admettent et la ramènent assez peu, s'ils ne sont pas de culture scientifique. En science économique, curieusement, on peut être péremptoire sans avoir jamais rien lu de sérieux (c'est ton cas je crois, si je ne m'abuse, compte tenu de ta formation). C'est le jeu, mais reconnais que, quand on entend des affirmations pleines d'assurance d'un ignare ou presque dans la discipline, on est parfois un peu estomaqué. Mais comme vos opinions ( qui ne sont pourtant le plus souvent que des préjugés mal fondés) ont l'apparence de l'évidence, du bons sens ou sont marqués du sceau de l'empathie ou de la générosité, elles plaisent au plus grand nombre, çàd aux béotiens : dès lors, sur ce forum, comme en politique, celui qui a une opinion fondée, paradoxalement, ne convainc pas. La démagogie, consciente ou fondée sur les préjugés de l'ignorant, est plus efficace pour entraîner les foules. Ce ne serait pas grave si cela n'était pas la source de nos malheurs actuels : récession, pénurie d'emplois et de logements, croissance molle, salaires qui stagnent, déclassement et appauvrissement progressif de l'Europe. Message cité 1 fois Message édité par limonaire le 21-04-2011 à 14:38:21 |
W0r1dIndu5tri35 |
--------------- Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter |
tebidoor fonctionnaire |
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limonaire Savoir renoncer avec grâce |
Quand un smicard subit un prélèvement de 70 % de ses revenus, ou quand un tiers de l'activité économique relève de monopoles publics, on peut appeler ça socialisme, sans que cela soit choquant ou abusif. Le socialisme, ce n'est pas que le socialisme marxiste (socialisation des activités de production) : ce peut-être la socialisation des revenus (on gagne 100, 70 sont prélevés par la collectivité et seuls 30 relèvent de la liberté individuelle). Mais là n'est pas la question : le mot m'importe peu, socialisme, économie régulée... Ce que je veux dire, c'est que les politiques menées depuis 30 ans fondées sur l'idée qu'il faut que toutes ces politiques menées avec constance depuis 30 ans ont échoué. Message cité 1 fois Message édité par limonaire le 21-04-2011 à 14:51:54 |
W0r1dIndu5tri35 |
--------------- Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter |
limonaire Savoir renoncer avec grâce |
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tebidoor fonctionnaire | Ce que tu dis était vrai dans les années 70-80. La politique monétaire est gérée par une banque centrale indépendante depuis Balladur en France (indépendance de la BF puis de la BCE).
Message cité 3 fois Message édité par tebidoor le 21-04-2011 à 15:03:17 --------------- tada tada tada |
tebidoor fonctionnaire |
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Publicité | Posté le 21-04-2011 à 15:03:44 ![]() ![]() |
limonaire Savoir renoncer avec grâce |
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lehman brothers Aw noes, not this shit again |
Message édité par lehman brothers le 21-04-2011 à 15:08:31 --------------- https://elan.school/ |
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tebidoor fonctionnaire |
Message cité 1 fois Message édité par tebidoor le 21-04-2011 à 23:03:20 --------------- tada tada tada |
limonaire Savoir renoncer avec grâce |
1) Pour la création de liquidités mondiales depuis 1963, accentuée par les changes flottants et le flottement impur, il faudrait que tu relises tes classiques, Rueff en premier, et les mécanismes de diffusion de la création monétaire via les actifs des banques centrales. Et tu verrais que depuis les accords du Plazza de 1985 et du Louvre depuis 1987, les opérations de soutien du dollar conduisent les banques centrales du monde entier à accumuler des dollars, dans des proportions inouïes, ce qui sert de contrepartie à l'expansion du crédit interne dans tous les pays. Les banques d'investissement, les hedge funds, les divers fonds souverains qui alimentent les opérations de fusions-acquisitions en Europe et aux EU ou qui alimentent la spéculation sur les matières premières agricoles ou fossiles n'ont jamais regorgé d'autant de liquidités. D'où les bulles et récessions à répétition : chocs pétroliers, 1991 (Japon), 2001 (bulle internet), 2008 (subprimes), bulle obligataire aujourd'hui, etc . Bref, il faut regarder les bilans des banques centrales pour juger de l'extraordinaire torrent de liquidités qui s'est créé depuis que le dollar est monnaie mondiale sans référence à l'or, et non pas s'arrêter aux apparences (la politique de papy Volker par exemple). D'autant que Volker est parti en 1988 et que Greenspan a mené une politique très accomodante. On vit dans un monde d'inflation depuis 40 ans, mais cette inflation est masquée car elle ne se déverse pas sur le marché des biens de consommation : mais elle entraîne bulles, croissances artificielles, montagne de dettes et cycle de déflation/récession. 2) La courbe de Phillips n'a jamais fonctionné. C'est une illusion statistique. 3) Sur le marché du travail, on a beau dire, mais quand 25% des salariés sont des fonctionnaires, çàd ont des salaires fixés par la puissance publique, et quand 50% des salariés ont des salaires subventionnés (allègement de charges), il ne s'agit plus vraiment d'un marché libre, mais d'un marché faussé, administré, régulé par l'Etat et non plus par le marché ( avec les effets pervers que l'on connaît sur les salaires et l'emploi). Un peu comme les marchés agricoles de la PAC. mais on peut toujours faire semblant de croire qu'il s'agit de marché, hein. 4) Sur la crise de 1929, et la responsabilité de la Fed dans le déclenchement et du président Hoover dans son prolongement (qui n'était pas le laissez fairiste qu'on aime à décrire en France), lire : http://www.quebecoislibre.org/07/070114-2.htm 5) Sur la loi de Say : si jamais les gens thésaurisent en planquant leur épargne dans leur jardin, cela fonctionne comme une diminution de la masse monétaire. Si cela est fait brutalement si bien que cela surprend tous les agents, cela a le même effet sur le cycle qu'une création monétaire qui prend les agents par surprise. Mais cela ne peut jamais avoir la même ampleur que l'arbitraire d'une banque centrale : on peut planquer 10% de la masse monétaire sous des piles de draps ou dans un jardin, guère plus. Alors que la banque centrale peut créer comme elle veut 10%, 20% ou 50% de monnaie supplémentaire. La thésaurisation est donc un phénomène d'ampleur moindre sur le cycle que l'action des banques centrales. Par ailleurs, en retirant de la monnaie en circulation, les ménages font en fait baisser les prix des biens de consommation: ce qui crée un effet de relance (effet d'encaisse réelle), qui rétablit l'équilibre entre offre réelle et demande réelle. Si, de façon plus moderne, cette épargne dort sur un compte courant, elle contribue à diminuer naturellement les taux d'intérêt et rétablit l'équilibre entre investissement et épargne. Il ne peut donc pas y avoir de déséquilibre entre offre et demande. Ton erreur est celle de tous des keynésiens : considérer les quantités sans voir l'ajustement par les prix (que ce soit le prix des biens de consommation ou le taux d'intérêt). Bref, il n'est jamais nécessaire de relancer la demande : cela conduit à des politiques économiques qui vont retarder l'ajustement, faire d'une crise légère une crise profonde et accentuer le cycle. Message cité 2 fois Message édité par limonaire le 22-04-2011 à 12:24:06 |
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limonaire Savoir renoncer avec grâce |
C'est un allègement de charges pour l'entreprise, mais le salarié garde les mêmes droits à la Sécu ou à la retraite : les dépenses sociales ne diminuent pas. Il s'agit en fait d'un transfert de charges : au lieu que ce soit l'entreprise (ou le salarié via l'entreprise) qui paie la Sécu, c'est l'Etat qui paie la Sécu. Etat qui va donc prélever ailleurs des ressources (sous forme d'impôts ou d'emprunts) pour payer ladite Sécu. On peut donc bien parler d'emplois subventionnés : le Smicard ne coûte peut être à l'entreprise que 1600 au lieu de 1800, l'Etat payant les 200 de différence à la Sécu (salaire différé) Message édité par limonaire le 22-04-2011 à 12:36:58 |
tebidoor fonctionnaire |
Message cité 1 fois Message édité par tebidoor le 23-04-2011 à 12:34:42 --------------- tada tada tada |
limonaire Savoir renoncer avec grâce |
1) Ce n'est pas le déficit commercial US qui explique l'accumulation de réserves en dollar et ses conséquences inflationnistes. La causalité est peut-être inversée... 2) Un marché peut-être faussé et administré sans qu'il y ait planification au sens Gosplan. Il suffit pour cela que l'Etat, par la fixation des prix, la mise en place de taxes ou de subventions, fausse les signaux de rareté que sont les prix. Il le fait largement sur le marché du travail (50% des salariés subventionnés, quand même !), et sur le marché des biens agricoles. Or, il n'y a pas d'économie de marché sans système de prix libre : nos marchés du travail et nos marchés agricoles ne sont que des ersatz de marché, pas de vrais marchés. D'où les crises régulières de surproduction que connaissent ces pseudo-marchés (surproduction de lait par exemple, la surproduction sur le marché du travail s'appelant chômage) 3) Sur la crise de 1929, la déflation à partir de 1929 est la conséquence de l'inflation des années 1920. L'inflation conduit toujours à modfier les horizons temporels d'investissement et d'épargne des agents, d'où des malinvestissements : dans un premier temps, cela crée un boom artificiel, puis ensuite une déflation-récession, quand on s'aperçoit que ces investissements n'étaient pas rentables. Ce qu'on appelle déflation, c'est ne fait la restructuration de l'économie. La déflation de 1929 était inévitable, comme l'est celle de 2009. On ne peut pas mobiliser de façon erronée des ressources, notamment en capital, dans des secteurs non rentables, sans que cela n'ait de conséquences. 4) Dès lors, quand survient une déflation liée à un excès de crédit, il est vain de vouloir lutter contre. Elle aura lieu tout de même : il n'est pas d'exemple de pays qui soit sorti de la déflation grâce à des politiques de relance keynésienne : le New Deal en 10 ans a été un échec, la relance japonaise depuis 20 ans obtient les mêmes mauvais résultats. Aujourd'hui, les relances keynésiennes menées à coup de taux d'intérêt nuls et de déficits budgétaires abyssaux ne font que repousser l'échéance de la big déflation : elles créent une inflation (on le voit avec la hausse du prix des MP ou des loyers) qui retardent la déflation, mais ne l'empêchera pas d'arriver. Le mieux à faire est de ne rien faire, pour que la restructuration de l'économie se fasse rapidement, les capitaux et les travailleurs quittant les secteurs que l'inflation avait fait croire rentables pour être réemployer là où ils sont demandés. A pratiquer comme en 1929 ou comme aujourd'hui des politiques de relance de la demande, on alimente le feu inflationniste qui déjà était responsable de la déflation contre laquelle on croit lutter. On risque alors de la rendre encore plus redoutable. C'est le risque prochain de krach obligataire 5) La déflation n'est pas en soi un processus à craindre quand elle est naturelle. Par exemple, le XIXème siècle a connu des déflations qui n'ont pas empêché la croissance. Le stock de monnaie est constant, les gains de productivité conduisent à une croissance de la production et partant, les prix baissent. C'est un processus sain. Aujourd'hui, si la masse monétaire était stable, une croissance annuelle de 2% par an devrait entraîner une baisse des prix régulière de 2%. Or, ils augmentent de 2% par an (et ce ne sont que les prix à la consommation, l'indice ne prend pas en compte les actifs boursiers ou immobiliers, l'inflation réelle dépasse ces 2%)) : il y a donc au minimum actuellement 4% d'inflation annuelle, ce qui n'est déjà pas rien, et suffit à désorganiser l'économie (voir la bulle immobilière ou la surproduction automobile par exemple). Mais la déflation a mauvaise presse depuis 1929. C'est en fait à tort que l'on assimile déflation (çàd la baisse des prix) avec la baisse de la production : les deux phénomènes sont disjoints conceptuellement. Mais les années 30 (et leur cortège d'idées fausses keynésiennes) nous ont fait croire que déflation rimait avec baisse de la production, car c'est ce que l'on a constaté à cette époque : une idée fausse à laquelle tout le monde croit encore aujourd'hui dur comme fer, la corrélation devenant vite causalité. Or, la déflation n'entraine la baisse de la production que si antérieurement a eu lieu une croissance artificielle fondée sur la manipulation des taux d'intérêt en deçà du taux d'équilibre, sur des malinvestissements et sur un excès de création monétaire. C'est ce qui s'est passé en 1929, c'est ce qui se passe aujourd'hui. Mais une déflation sans création monétaire n'a pas ces effets là : la baisse régulière et prévisible des prix est tout à fait compatible avec la croissance et le plein emploi. 6) Bref, en période de déflation, que cette déflation soit saine (baisse des prix régulière et prévisible liée aux gains de productivité, à masse monétaire constante) ou malsaine (suite à une inflation liée à une mauvaise gestion de la politique monétaire), il est urgent de ne rien faire. Car la demande n'est jamais insuffisante. Le concept de "demande globale insuffisante" apparu chez Keynes (bien que les prémisses figurent chez Malthus) est un faux concept : c'est rigoureusement impossible. 7) Première explication : la vision naïve de la loi de Say. Les gens en période de crise thésaurisent (épargne de précaution placée sous un matelas) : c'est un retrait de liquidités, qui entraine une baisse des prix des biens de consommation, qui à son tour augmente le pouvoir d'achat des agents, si bien que leur demande augmente spontanément, sans qu'il y ait besoin d'agir. 8) Vision moderne de la loi de Say : le fait que les gens épargnent plus ou laisse dormir des liquidités non rémunérés est simplement le fait qu'ils demandent plus de monnaie et moins d'autres biens. Mais la monnaie est un bien également, que l'on demande car elle rend des services ( de liquidité par exemple, pour alimenter une épargne de précaution en période de chômage). La demande globale ne diminue donc pas : on a plus de demande de monnaie, moins de demande de tomates, mais le total est inchangé. Il se passe ensuite ce qui se produit sur tous les marchés : cette demande accrue de monnaie fait augmenter le prix relatif de la monnaie, et baisser le prix relatif de la tomate. L'ajustement par les prix régule le marché. 9) On dira : mais certains prix sont rigides à la baisse (les salaires par exemple). Encore une fable keynésienne. Dans un article fameux de 1923, Rueff démontait déjà cette explication. En analysant le chômage anglais de l'époque, il montrait que c'était l'assurance-chômage qui créait cette rigidité à la baisse et donc le chômage anglais de l'entre-deux guerres. Sans cette subvention étatique qui fausse le marché, les salaires réels baisseraient temporairement, le chômage disparaîtrait et l'économie retrouverait son trend de croissance à long terme. Cet ajustement est beaucoup moins douloureux et beaucoup plus rapide que le fait d'injecter sans cesse des doses d'inflation. Message cité 1 fois Message édité par limonaire le 26-04-2011 à 15:40:01 |
tebidoor fonctionnaire |
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Message cité 2 fois Message édité par tebidoor le 26-04-2011 à 20:55:12 --------------- tada tada tada |
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Message cité 1 fois Message édité par tebidoor le 27-04-2011 à 15:13:59 --------------- tada tada tada |
vandepj0 |
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bernardo56 |
Message cité 1 fois Message édité par bernardo56 le 27-04-2011 à 23:22:17 |
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