Wotton a écrit :
J'avais dit que je ferais un avis détaillé, le voici: pourquoi libéralisme et ce que tu appelles "condition de la liberté" sont incompatibles.
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Définir libéralisme et liberté serait pas mal avant de s'enfoncer dans une "explication".
Wotton a écrit :
1)Tu pars d'un principe erroné qui est que la liberté c'est d'avoir toutes les cartes en main,
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Je n'ai pas lu ça. J'ai lu que la liberté, c'est d'avoir des cartes au départ les moins différentes possibles des autres.
Wotton a écrit :
c'est à dire que pour toi l'égalité des chances (si je comprends bien) est essentielle à la liberté
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Oui, celui qui part avec tous les atouts est "libre" de perdre la partie. Celui qui part avec toutes les mineures n'est pas "libre" de la gagner.
Wotton a écrit :
, tu considères et là arrive déjà le côté comique de ton "discours" qu'être libre c'est être égal aux autres en terme de chances, tout ce qu'il y a de plus de marxiste en somme.
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Egalité des chances <> de marxisme.
Wotton a écrit :
2) Pourquoi? L'idée de l'égalité des chances c'est que certaines personnes si ont ne restreint pas certains de leurs droit tel que le droit de propriété se retrouveront en position de gagner encore plus à talents égaux.
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Je n'ai vu nulle part de restriction du droit de propriété, et encore moins le fait de différencier le droit de "certaines personnes".
Wotton a écrit :
Donc à partir de là on se pose la question "ne pourrait-on pas recommencer la partie à zéro à chaque départ d'un individu dans la vie?"
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C'est une déformation de la position qui dit qu'il faudrait "partir" d'un point le moins déséquilibré possible vu les contraintes du système humain pour équilibrer la concurrence, et donc la liberté des individus.
qui a nécessairement raison
alors que Marx a nécessairement tort
Wotton a écrit :
se situe sur deux plans: une société de droit classique, parce que dès lors que quelqu'un entre sur le marché rien n'empêche qu'il gagne et rien n'empêche qu'il perde même si ses choix à l'origine sont limités, il existe toujours un choix mais il faut être à la hauteur du hasard.
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Soit.
Wotton a écrit :
L'idée qu'il n'existe pas de choix vient d'une idéologie majeure qui est le matérialisme historique et dialectique (largement repris par le marxisme)
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Où a-t-il été dit que l'individu n'a pas de choix? Par contre, si on prend un système où la mutation à titre gratuit est possible, par exemple, Marcel Dassault aura le choix de posséder / diriger Dassault Industries, tandis que Daniel Marceau, quel que soient ses choix, ne le pourra jamais.
Wotton a écrit :
: l'histoire et le monde est une suite linéaire d'évènements avec A qui entraine B qui entraine C.
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S'il y a transmission du capital, il y a bien transmissions, et donc effectivement A=> B=>C.
Wotton a écrit :
C'est simple, et ça évite de trop réfléchir, seulement la vérité c'est que les individus et les phénomènes sont en permanente interaction et cela fait même si chacun croit qu'il n'a pas le choix (parce qu'il croit dur comme fer à la théorie précédente),
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Ce n'est pas qu'il n'a pas le choix, mais que certains ont plus le choix que d'autres, donc que certains sont plus "libres" que d'autres.
Un système où certains sont plus libre que d'autres, j'imaginais que ça pourrait choquer un libéral
Wotton a écrit :
il l'a et il influe sur le cours de l'histoire même à son petit échelon.
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donc à partir du moment où tu influes sur le cours de l'histoire à ton petit échelon, c'est que tu es aussi "libre" que les autres?
=> Bullshit de conservateur qui privilégie la reproduction sociale.
Wotton a écrit :
Je pourrais ensuite aller vers Conche qui te dirais que le sens de l'histoire c'est justement le fait que certains individus prennent conscience de leur libertés de choix malgré leur situations initiales et transcendent ses situations. Mais passons au deuxième, plus accessible, de Hayek.
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Il y a des exemples de gens qui ont "transcendé" leur situation initiale... C'est donc que la situation initiale était daubée, et qu'une infime minorité de gens ont réussi au prix d'efforts très importants à obtenir ce que d'autres ont eu du fait de leur condition initiale.
Bravo la liberté!
Wotton a écrit :
3)Mais Hayek condamne aussi l'idée d'assurer directement l'égalité des chances au sens matériel (celle que tu défends).
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Et il a forcément raison, again
Wotton a écrit :
Pour égaliser au départ du jeu du marché les patrimoines matériels et culturels, il faudrait que l'état annule les différences crées entre les joueurs avant celui-ci.
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Et une vision de la transmission patrimoniale ancrée dans le dur. La suppression des mutations à titre gratuit n'est pas une "annulation par l'Etat des différences", mais un projet de société différent, simplement.
Quand à l'éducation, oui, c'est sur la communauté qu'il faut s'appuyer si on vise à minimiser les différences d'opportunité de formation entre les individus.
Au même titre que le fait de s'appuyer sur la communauté pour protéger la propriété privée (grâce à la loi, la police et la justice), ce qui évite au propriétaire d'avoir à défendre lui même sa propriété (ce qui créerait un coût très important de conservation de la propriété).
Wotton a écrit :
Il y aurait interdiction de disposer de ce qu'ils ont à certains
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Il me semblait que les ressources et le patrimoine était la base de l'échange marchand. Supprimer les mutations à titre gratuit, par exemple, n'est pas interdire de disposer de ce qu'on a, mais bien en disposer uniquement dans le cadre des échanges marchands.
Pour l'éducation, il y aurait financement par l'impôt.
Présupposé de ta part pour les ressources et le patrimoine. L'idée d'un capital de départ uniforme est cela dit intéressante, libre au choix des individus ensuite de le consommer en biens et services, en éducation ou de l'épargner et de l'investir.
Quand à l'éducation, ce n'est pas à "ceux qui en manque" (élément qui traduit d'ailleurs bien la notion de lutte des classes et ta volonté de cliver ceux qui possèdent et les autres) mais bien à tout le monde que la communauté se doit de proposer une éducation si l'on veut accroitre la liberté des individus.
Wotton a écrit :
Donc pour cela il faudrait que l'État ait et je cite " il faudrait que l'état est entièrement le contrôle de tout ce qui constitue le milieu matériel et humain de tous" (hayek droit, démo et liberté).
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Dans un objectif d'égalité de départ totale, oui. Nous sommes d'accord que c'est impossible.
Est ce que pour autant égaliser le plus possible les situations de départ est une hérésie?
C'est comme si tu me disais "Il est impossible de soigner tous les cancers, donc n'essayons pas de soigner les malades".
Wotton a écrit :
Ce qui signifie qu'il n'y a aucun moyen de distinguer en raison et en fait l'objectif approximent limité d'égaliser les chances de jeunes gens à la naissance.
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Est ce que pour autant égaliser le plus possible les situations de départ est une hérésie?
C'est comme si tu me disais "Il est impossible de soigner tous les cancers, donc n'essayons pas de soigner les malades".
Par ailleurs, c'est tellement mal écrit que je ne suis pas sûr de la signification.
Wotton a écrit :
De plus on exige d'égaliser des situations initiales. Mais " dans un processus qui ne s'arrête jamais, la position initiale de toute personne sera toujours le résultat de phases antérieures, et donc sera un fait tout aussi peu intentionnel et aussi dominé par le hasard que l'évolution antérieure".
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Encore Hayek, donc il a raison.
Une phrase sortie du contexte, c'est difficile à interpréter.
Néanmoins, oui le processus ne s'arrête jamais, mais les individus ne sont réellement en concurrence qu'avec les autres individus de leur génération. Ainsi, mettre en place les conditions d'une égalité la meilleure possible à la majorité ne me parait pas en contradiction avec ce qui est énoncé.
Vouloir une égalité des chances à tout moment de la vie et en toutes circonstances le serait.
Wotton a écrit :
Pire assurer l'égalité des chances serait brisé la dynamique du jeu du marché pour les générations précédentes "si les parents avaient l'assurance, qu'en quel qu'endroit qu'ils aillent et quelque activité qu'ils choisissent l'état devra garantir l'égalité des chances à leurs enfants, un facteur important qui, dans l'intérêt général , aurait dû les inspirer, serait négligé dans ces décisions".
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On arrive au seul point réellement fondé du sujet: un de nos principaux facteur de motivation est-il de favoriser nos descendants? Je pense que oui, malgré nous.
Que se passerait-il si la communauté nous assurait que nos descendants disposeraient de conditions matérielles et d'une éducation équivalentes à ceux des autres au départ de leur vie active?
Arrêterions nous pour autant de travailler pour vivre? De produire? D'investir pour assurer notre sécurité? De tenter de nous élever socialement pour satisfaire notre désir de compétition?
Je ne le pense pas.
Wotton a écrit :
Ainsi si on décide d'égaliser les conditions à chaque génération alors on enlève presque toute rationalité au choix que font les agents économiques de saisir les opportunités qui se présentent à eux.
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En quoi les choix des agents économiques face aux opportunités deviennent ils irrationnels?
Wotton a écrit :
En particulier c'est en fonction d'anticipations à long terme que chacun fait le choix entre épargne et conso immédiate.
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Et qu'est ce qu'une égalisation des changes changerait à cela?
Wotton a écrit :
Or plus les gens sont riches plus ils épargnent et cette épargne est indispensable au jeu du marché .
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Donc tu as peur qu'une suppression des mutations à titre gratuit entraîne une diminution de l'épargne, et donc des investissements dans les moyens de production.
Or, ce n'est pas parce que le capital et les moyens de productions ne sont pas transmis aux descendants directs qu'ils doivent disparaitre, si?
Et à partir du moment où ils ne disparaissent pas, alors il doit y avoir des gens qui en sont propriétaires, collectivement ou individuellement.
Et si "tout le monde" arbitrait vers la consommation, il faudrait des moyens de production pour produire les biens et services qui seront consommés.
Donc la rentabilité des moyens de production, trop rare vis à vis de la demande, augmenterait fortement, et inciterait certains à différer leur consommation pour investir dans les moyens de production.
=> Le rendement des investissement pourrait être différent dans un monde où sans mutation à titre gratuit, mais ce ne serait pas pour autant ni la fin du capitalisme, ni celle de l'économie de marché.
Wotton a écrit :
Avec l'égalité des chances tu supprime en définitive un des ressorts les plus essentiels du marché et de manière plus générale du libéralisme.
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Faux, cf supra.
Wotton a écrit :
Donc pour résumer ton discours se base sur des erreurs majeures:1) nous ne sommes jamais libres sauf si nous sommes égaux en opportunités (ce qui est marxiste) et
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Faux, cf supra
Wotton a écrit :
2) croire que l'égalité des chances mènerait à al liberté alors qu'elle mène à la confiscation par l'état des ressources de chacun pour les réorienter vers ceux qu'il veut (ce qui est favorisé un groupe de personnes sur autre et rompre l'égalité de droit, seule chère aux libéraux).
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Mal écrit donc peu compréhensible, et faux , cf. supra.