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Auteur Sujet :

/!\ Libéral, entre ici avec ton cortège de... /!\

n°24290931
Terminatux
Communiste
Posté le 17-10-2010 à 15:05:16  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

limonaire a écrit :

1- la pauvreté est un concept statistique : on mesure la pauvreté relative. Même si en France tous les revenus triplaient (le Smic étant à 3000 euros, et les prix et loyers restant inchangés), il y aurait de la pauvreté. En effet, on la mesure en % du revenu médian. La pauvreté absolue peut être éradiquée totalement : par exemple, en Chine, le nombre de Chinois gagnant moins de 1 dollar jour diminue. Mais pas la pauvreté relative : même au Luxembourg, dont le revenu moyen doit être la moitié supérieure ou le double du nôtre, il y a des pauvres "statistiques". Ce concept de pauvreté ne mesure donc pas la pauvreté absolue, mais simplement l'inégalité. Dans une société où être milliardaire serait la norme, des millionnaires serait considérés par l'INSEE comme pauvres. C'est si vrai qu'aux EU, les pauvres ont un niveau de vie supérieure à beaucoup de gens chez nous qui ne sont pas considérés comme pauvres (la moitié des pauvres américains possèdent un logement et une voiture). Bref, le terme de "pauvre" est à manier avec précaution : il recouvre aussi bien de vrais pauvres ("absolus" ) que des pauvres statistiques, relatifs (qui vivent moins bien que la moyenne, sans être dans la pauvreté absolue). On peut bien sûr imaginer le cas inverse, où l'ensemble des pauvres "relatifs" sont des pauvres absolus, avec aussi des pauvres absolus dans les déciles supérieurs. On voit donc que la pauvreté statistique informe peu sur la pauvreté absolue. Elle renseigne plutôt sur [i]les inégalités [/i]:  le termes de pauvres est trompeur.


 
40 millions d'étasuniens survivent grâce à des bons alimentaires, le taux de chômage réel est de l'ordre de 17 ou 18%.
 

Citation :

Tout va très bien Madame la Marquise.


 
http://www.lefigaro.fr/actualite-f [...] loppe-.php (novembre 2009)
 

Citation :

[...] les enfants américains sont ceux qui sont confrontés au plus haut niveau de pauvreté dans le monde occidental développé. [...]
 
selon un dernier bilan du Bureau de recensement, 40 millions d'Américains (soit environ 13% de la population) sont considérés comme pauvres, et peuvent recevoir des bons alimentaires. [...]


 
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/ [...] e-reel.php (26 août 2009)
 

Citation :

Le taux de chômage réel aux Etats-Unis atteint 16% si l'on prend en compte les "travailleurs découragés" et ceux qui ne travaillent pas autant qu'ils le souhaiteraient, a déclaré aujourd'hui Dennis Lockhart, un des responsables de la banque centrale (Fed) américaine.

mood
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Posté le 17-10-2010 à 15:05:16  profilanswer
 

n°24290958
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 15:09:20  profilanswer
 

jean-michel91 a écrit :

ok, j'en reste donc à ma vision incomplète du niveau de vie, par la situation de mon microcosme pour me faire une idée globale de la situation, aidé par les discutions à mon travail (agent d'accueil) ou je parle avec pas mal de monde aussi, ce qui me donne un point de vue agrandi.....les stats, les chiffres globaux, cela sert donc pas à grand chose...merci.


 
Et dans ton point de vue réel, qui sont les "pauvres" de ton entourage ? jeunes, vieux, diplômés ou non, femmes seules, immigrés ? ton vécu  contredit ce que je viens d'écrire ?  

n°24290962
bernardo56
Posté le 17-10-2010 à 15:10:09  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Sur le chômage, tu enfonces des portes ouvertes, des lieux communs, sans les prouver.


 
Car il n'y a pas besoin de les prouver. c'est evident comme le nez au milieu de la figure. La crise de 1929 etait une crise bien particuliere dans un monde non mondialise comme celui d'aujourd'hui. LA crise de 1929 n'a strictement rien a voir par rapport a la crise d'aujourd'hui. C'est bien ce que je dis depuis le depart, ya un gars qui a theorise la crise de 1929 et tout le monde l'a repris en coeur ..mais ca ne reste qu'une theorie. et evidemment la crise aujourd'hui n'est pas du tout un calque de la crise de 1929, la situation est totalement differente, c'est vraimenrt etre aveugle de ne pas le voir...Riebn que la facon dont monte la crise depuis des annees, ca n'a rien a voir avec la crise de 1929...
 
 
 

limonaire a écrit :

2) Sur les inégalités, je ne reviens pas sur la stabilité du partage de la valeur ajoutée, ou sur le fait que les inégalités se sont réduites constamment jusqu'en 2004, et qu'elles augmentent depuis mais à la marge. http://upload.wikimedia.org/wikipe [...] france.png


 
Les inegalites sont toujours presentes, c'est ca qu'il faut retenir. Encore une fois, si une personne vaut 1000 euros, c'est impossible qu'une autre en vaille 1 milliard...
 
 

limonaire a écrit :

- plus on réduit les inégalités, plus c'est difficile et coûteux. Descendre à un apport de 1 à 2 est plus difficile que passer de 1 à 5 à 1 à 3. De même qu'au cent mètres, il est plus facile de passer de 12" à 11" que de 9"8 à 9"7.


 
Superbe l'image , vraiment unique ...une vraie image parlante a la bugbreeder style !!! Faut le vouloir c'est tout, c'est pas si difficile, c'est de le vouloir qu'il faut.  
 
 

limonaire a écrit :

- pour réduire encore un peu plus les inégalités, il faudrait augmenter encore les dépenses publiques. Or, on est déjà aujourd'hui juste derrière la Suède (on a progressé de 2 points par rapport à ce graphique : http://www.senat.fr/rap/r07-441/r07-4411.gif) : bref, on fait déjà beaucoup, et l'Etat ne se désengage pas depuis 20 ans au contraire : http://www.alternatives-economique [...] 70070B.gif  Est-ce qu'une augmentation des dépenses publiques serait supportable ?
 
 
- réduire les inégalités, c'est réduire le rythme de la croissance : si  l'égalité était parfaite (même revenu quel que soit l'effort), la croissance serait nulle (à quoi sert de travailler ou d'investir si le revenu est le même que celui qui ne travaille pas ou n'investis pas). A l'inverse, si l'inégalité était totale, çàd, non corrigée par le marché, la croissance serait très forte (mais inégale selon les individus). La politique consiste donc à réaliser un arbitrage entre ces deux facteurs : pas trop d'égalité pour ne pas entraver la croissance des revenus, pas trop d'inégalité pour maintenir la cohésion sociale. En France, on est à un rapport de 1 à 3, et une croissance depuis 20 ans de seulement 1,5% par an. On voit que plus on a réduit les inégalités depuis 1970, plus la croissance s'est ralentie. De même, en Chine et en Inde, en acceptant le marché, plus les inégalités augmentaient, et plus il y avait de croissance avec simultanément baisse de la pauvreté absolue. Si on juge les inégalités dans la France de 2010 trop forte, on peut essayer de les réduire : mais on n'aura plus alors que 1 ou 0,5% de croissance. On aura peut-être plus de cohésion sociale, mais moins de hausse de revenus sur le long terme, qui stagneront. Et même, la cohésion sociale n'est pas garantie : on voit bien par exemple que le conflit des retraites existe parce que le gâteau ne progresse plus : la question "qui va payer" (retraités, salariés, ou capital) signifie dès lors que ce que va gagner l'un (le salarié) sera perdu par l'autre (le retraité ou l'actionnaire), puisque la gâteau ne progresse plus ou presque (1,5%). Dans une société très politique comme la France, aller vers une croissance nulle, au nom de l'égalité des revenus, c'est peut-être aller vers plus de conflits sociaux dans la rue pour régler la répartition des richesses dans un jeu à somme nulle. Plus d'inégalités permettrait paradoxalement de faire grossir le gâteau, de se donner des marges de manoeuvre de redistribution, etc.. En effet, si la croissance est forte, on peut prendre aux uns pour donner aux autres, sans que les premiers ne voient leur revenu diminuer (ils augmente moins, c'est tout).


 
Arretes de raconter des betises, arretes de sortir des phrases tapageuses fausses. Reduire les inegalites c'est partager beaucoup plus le fruit de la richesse. qui a parler d'egalite totale ?? qui a dit qu'il fait une egalite parfaite?? il y a un juste milieu...que certains des plus riches acceptent de payer plus d'impots sans menacer de quitter le pays car ils ne peuvent plus acheter leur 3 eme 4x4...C'est une histoire d'education avant tout.  
 
La croissance s'est ralentie en Europe a cause de la concurrence des pays en voie de devellopement, l'economie c'est un camembert qu'il faut se partager et on est oblige de partager maintenant beaucoup plus qu'avant.
 
Et franchement , t'as beau jeu de dire des choses telles que celle ci "Si on juge les inégalités dans la France de 2010 trop forte, on peut essayer de les réduire : mais on n'aura plus alors que 1 ou 0,5% de croissance.On aura peut-être plus de cohésion sociale, mais moins de hausse de revenus sur le long terme, qui stagneront" puisque de toutes facons, quoiqu'on fasse on aura jamais aucune croissance au dessus de 2% durant pas mal d'annees encore...et ca n'est encore une fois que de la divination basee sur une theorie plus que douteuse.

Message cité 1 fois
Message édité par bernardo56 le 17-10-2010 à 15:19:39
n°24290965
jean-miche​l91
Posté le 17-10-2010 à 15:10:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non, moblité sociale, c'est progresser dans sa carrière, passer d'ouvrier à technicien puis ingénieur, voir son revenu augmenter, etc.
 
Pour y parvenir, il faut d'un côté libéraliser l'économie pour en finir avec les rentes et les privilèges qui empêche un sans grade talentueux de se faire une place au soleil. C'est aussi libéraliser le marché du travail : on a plus de chances de grimper si on  un pied de deans que si on en est exclu durablement.
 
Mais cela passe aussi par l'aide à la constitution d'un capital, notamment pour ceux qui en sont démunis : capital intellectuel (diplômes, formation), capital immobilier (libéralisation du foncier pour baisser naturellement le prix des logements), capital financier (constitution d'épargne populaire, création d'entreprises.
 
Juste sur le premier point : on nous dit que l'Etat assure l'égalité d'accès à l'éducation avec même un effort pour les Zep qui ont moins d'enfants par classe. C'est de la poudre aux yeux :
 
- dans les établissements de centre-ville, où n'enseignent que des agrégés dernier échelon (qui coûtent deux fois plus qu'un certifié premier échelon), le ratio élèves /professeurs est peut-être le même qu'en Zep, mais en fait l'élève coûte deux fois plus, çàd que l'Etat met plus d'argent par élève sur l'élève d'Henri IV que celui du collège Coluche à Sarcelles : cela doit coûter 10.000 euros par élève dans un grand lycée, et seulement 5.000 à Sarcelles. L'Etat, dont on dit qu'il est garant de l'égalité, qu'il est plus juste que le marché, éduque en fait bien plus les riches que les pauvres (et encore je ne compte pas le fait que la durée d'études gratuites est plus élevée pour les riches que pour les pauvres). En donnant à chaque chef d'établissement un budget identique de 8.000 euros par élève, que ce soit à Sarcelles ou à Neuilly, le chef d'établissement en banlieue difficile pourrait éventuellement doubler le nombre d'enseignants par rapport à Henri IV, en recrutant uniquement de jeunes certifiés.
 
- l'Université et grandes écoles sont gratuites : or, elles sont fréquentées par les classes moyennes et supérieures, alors qu'elles sont payées par tous (y compris les pauvres lorsqu'ils paient la TVA). Il y a  là une injustice. Les pauvres subventionnent l'école à laquelle ils n'ont pas accès.  
 
Bref, Si on donnait au chef d'établissement un budget, non pas en heures d'enseignants comme c'est le cas actuellement (que ce soit une heure d'agrégé ou de certifié) mais en euros (et là, on serait obligé de prendre en compte qu'un certifié coûte moins cher qu'un agrégé), on rétablirait la justice et l'équité. Et on aurait plus de chances d'aider réellement ceux qui échouent à l'école, çàd les enfants de pauvres (dont on l'a vu, les enfants d'immigrés et les efnats des mères célibataires). On aurait là une bonne utilisation des fonds publics, conformes à l'équité. En Suède, paradis social-démocrate, on est passé au chèque éducation.
 


 
 
oui, l'ascenseur social ne fonctionne plus , je suis d'accord c'est vrai, je l'avais également lus ailleurs !!!  :jap:  


---------------
   
n°24290990
jean-miche​l91
Posté le 17-10-2010 à 15:14:37  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et dans ton point de vue réel, qui sont les "pauvres" de ton entourage ? jeunes, vieux, diplômés ou non, femmes seules, immigrés ? ton vécu  contredit ce que je viens d'écrire ?  


 
Jeunes, et encore plus ceux dont les parents sont peu instruits (je travail dans un quartier banlieue sud de Paris), vieux aussi au chômage depuis fort longtemps, jeunes encore qui viennent de province pour travailler et qui galère pour trouver un logement décent, pas de revenus suffisant, en gros les gens en faiblesse et sans famille...seul!  


---------------
   
n°24291007
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 15:17:40  profilanswer
 

jean-michel91 a écrit :

limonaire montre bien que les stats, c'est très loin du ressentis des gens dans leurs vies quotidiennes, et les chiffres restent très floues car il y a trop de variantes pour en accrédité leurs résultats.


 
Le PC faisait campagne dans les années 50 et 60 sur la misère de la condition ouvrière, sans voir que pendant cette période le pouvoir d'achat augmentait rapidement. Quand on a le nez dans le guidon, on ne voit rien -. Et quand on part d'une expérience personnelle, on ne sait jamais si cette expérience est emblématique d'une situation générale, ou si c'est un cas particulier.
 
Dernière chose : on a une idée du standard normal de niveau de vie que l'on juge normal. En dessous, on serait pauvre. Mais on ne se rend pas compte que partir en vacances, faire des études sans aucun revenu jusqu'à 25 ans, avoir une voiture, des biens électroniques, aller régulièrement au restaurant, acheter des vêtements de marque, posséder une voiture neuve, avoir pour ses enfants une chambre par enfant, pouvoir vivre seul avec ses enfants sans être pauvre, sont encore du luxe, au sens où c'est accessible à moins de la moitié des gens. Ce luxe n'est pas accessible à tous, car nous ne sommes pas assez riches, comprendre, nous n'avons pas une productivité suffisante. La société de consommation, la pub, nous vend des modes de vie qu'elle présente comme normaux. Mais ce n'est pas le cas. Jusqu'en 1970 (donc hier, pas au Moyen age), un quart des logements n'avait pas de salles d'eau ! Aujourd'hui, 40% des gens ne partent pas en vacances.

n°24291008
bernardo56
Posté le 17-10-2010 à 15:17:53  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ce qui ne prouve rien du tout (à part que tu as la flemme de remettre en cause ce genre de dogme populaire)
 
Le sujet des délocalisation et de la concurrence internationale est pas mal étudié en économie : c'est peut être qu'il y a plus à comprendre que ce qu'en pense Mme Michu, concierge à Issy-Les-Moulineaux.


 
Non c'est vous qui chercher a remettre en cause l'evidence pour des motifs ideologiques. Et je suis pas madame michu...
 

Citation :

Tout peut être discuté et tout devrait l'être : accepter des vérités toutes faites sans jamais les remettre en question, ça démontre pas un esprit ni très curieux ni très ouvert...


 
Je suis n'y curieux ni ouvert qu'on essaie de me faire avaler des couleuvres. cache sous une espece de couche douteuse d'une pseudo maitrise de l'economie. Des qu'on lit entre les lignes ca ne veut rien dire et ca n'a aucun rapport avec la realite...
 

Citation :

 
On se demande bien pourquoi les gars de l'INSEE & co se fatiguent à faire des statistiques alors qu'il suffisait de te demander quelle voiture tu as vu dans la rue pour chiffrer les écarts de richesse [:cosmoschtroumpf]  


 
Ai-je dit ca ?? Ai-je dit que je connaissais precisement les ecarts de richesse ?? j'ai juste dit qu'il etait evident que la richesse etait mal repartie..apres si les statisticiens ont envie d'aller dans les details c'est parfait.
 
Quand je vois qu'a mon taff, des gens qui ne foutent rien , qui n'apportent pas grand chose a la boite ont des supers salaires, je me dis que appliquer a toutes les boites du monde, la gaspillage est enorme...Quand je vois que d'autres bossent beaucoup et ont des salaires de daube, je peux voir que c'est l'arbitraire qui regne, donc l'inegalite.  

n°24291046
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 15:23:33  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
40 millions d'étasuniens survivent grâce à des bons alimentaires, le taux de chômage réel est de l'ordre de 17 ou 18%.
 

Citation :

Tout va très bien Madame la Marquise.


 
http://www.lefigaro.fr/actualite-f [...] loppe-.php (novembre 2009)
 

Citation :

[...] les enfants américains sont ceux qui sont confrontés au plus haut niveau de pauvreté dans le monde occidental développé. [...]
 
selon un dernier bilan du Bureau de recensement, 40 millions d'Américains (soit environ 13% de la population) sont considérés comme pauvres, et peuvent recevoir des bons alimentaires. [...]


 
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/ [...] e-reel.php (26 août 2009)
 

Citation :

Le taux de chômage réel aux Etats-Unis atteint 16% si l'on prend en compte les "travailleurs découragés" et ceux qui ne travaillent pas autant qu'ils le souhaiteraient, a déclaré aujourd'hui Dennis Lockhart, un des responsables de la banque centrale (Fed) américaine.



 
T'es gonflé quand même :
- En France, 10% de chômeurs officiels : la réalité est bien spur plus proche de 15%, vire plus (chômeurs catégorie C)
- le taux de pauvreté en France est de 13%, comme aux EU
- les bons alimentaires nous choquent, car nous avons l'habitude en France d'allocations sous forme monétaires, que l'on juge plus dignes. Aux EU, il y a mois de prestations monétaires mais plus de prestations ne nature (comme les bons alimentaires).  
- l'autre jour, on me sortait le chiffre de 11 millions d'enfants pauvres aux EU. Mais il y en a 2 millions en France, soit le même ratio.
 
Ce qui au passage relative l'efficacité de notre modèle : on redistribue beaucoup plus qu'aux Etats-Unis (les dépenses publiques sont au moins 10 points plus élevées) mais pour un résultat assez proche, finalement.

n°24291055
jean-miche​l91
Posté le 17-10-2010 à 15:24:29  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Le PC faisait campagne dans les années 50 et 60 sur la misère de la condition ouvrière, sans voir que pendant cette période le pouvoir d'achat augmentait rapidement. Quand on a le nez dans le guidon, on ne voit rien -. Et quand on part d'une expérience personnelle, on ne sait jamais si cette expérience est emblématique d'une situation générale, ou si c'est un cas particulier.
 
Dernière chose : on a une idée du standard normal de niveau de vie que l'on juge normal. En dessous, on serait pauvre. Mais on ne se rend pas compte que partir en vacances, faire des études sans aucun revenu jusqu'à 25 ans, avoir une voiture, des biens électroniques, aller régulièrement au restaurant, acheter des vêtements de marque, posséder une voiture neuve, avoir pour ses enfants une chambre par enfant, pouvoir vivre seul avec ses enfants sans être pauvre, sont encore du luxe, au sens où c'est accessible à moins de la moitié des gens. Ce luxe n'est pas accessible à tous, car nous ne sommes pas assez riches, comprendre, nous n'avons pas une productivité suffisante. La société de consommation, la pub, nous vend des modes de vie qu'elle présente comme normaux. Mais ce n'est pas le cas. Jusqu'en 1970 (donc hier, pas au Moyen age), un quart des logements n'avait pas de salles d'eau ! Aujourd'hui, 40% des gens ne partent pas en vacances.


 
oui le standard de pauvreté dans la société de consommation d'aujourd'hui est assez élevé, sans portable, internet, écran LCD tu est pauvre ou perçus comme telle...le critère est plus relevé mais la tristesse de cette condition est la même que dans les années 70... et ou je travail c'est beaucoup, beaucoup plus que 40% qui partent pas en vacances. Je connais des gamins de 17/18 qui ne sont jamais sorties hors de la région parisienne...la France pour eux se limite aux murs du quartier, triste quand même!!  


---------------
   
n°24291092
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 15:29:22  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
Car il n'y a pas besoin de les prouver. c'est evident comme le nez au milieu de la figure. La crise de 1929 etait une crise bien particuliere dans un monde non mondialise comme celui d'aujourd'hui. LA crise de 1929 n'a strictement rien a voir par rapport a la crise d'aujourd'hui. C'est bien ce que je dis depuis le depart, ya un gars qui a theorise la crise de 1929 et tout le monde l'a repris en coeur ..mais ca ne reste qu'une theorie. et evidemment la crise aujourd'hui n'est pas du tout un calque de la crise de 1929, la situation est totalement differente, c'est vraimenrt etre aveugle de ne pas le voir...Riebn que la facon dont monte la crise depuis des annees, ca n'a rien a voir avec la crise de 1929...
 
 
 


 

bernardo56 a écrit :


 
Les inegalites sont toujours presentes, c'est ca qu'il faut retenir. Encore une fois, si une personne vaut 1000 euros, c'est impossible qu'une autre en vaille 1 milliard...
 
 


 

bernardo56 a écrit :


 
Superbe l'image , vraiment unique ...une vraie image parlante a la bugbreeder style !!! Faut le vouloir c'est tout, c'est pas si difficile, c'est de le vouloir qu'il faut.  
 
 


 

bernardo56 a écrit :


 
Arretes de raconter des betises, arretes de sortir des phrases tapageuses fausses. Reduire les inegalites c'est partager beaucoup plus le fruit de la richesse. qui a parler d'egalite totale ?? qui a dit qu'il fait une egalite parfaite?? il y a un juste milieu...que certains des plus riches acceptent de payer plus d'impots sans menacer de quitter le pays car ils ne peuvent plus acheter leur 3 eme 4x4...C'est une histoire d'education avant tout.  
 
La croissance s'est ralentie en Europe a cause de la concurrence des pays en voie de devellopement, l'economie c'est un camembert qu'il faut se partager et on est oblige de partager maintenant beaucoup plus qu'avant.
 
Et franchement , t'as beau jeu de dire des choses telles que celle ci "Si on juge les inégalités dans la France de 2010 trop forte, on peut essayer de les réduire : mais on n'aura plus alors que 1 ou 0,5% de croissance.On aura peut-être plus de cohésion sociale, mais moins de hausse de revenus sur le long terme, qui stagneront" puisque de toutes facons, quoiqu'on fasse on aura jamais aucune croissance au dessus de 2% durant pas mal d'annees encore...et ca n'est encore une fois que de la divination basee sur une theorie plus que douteuse.


 
1) Crise de 1929 : spéculation sur les actions (actions achetées à crédit, via création monétaire). Crise de 2008 : spéculation immobilière (immobilier acheté à crédit, via création monétaire). Mêmes causes, mêmes résultats. L'hypertrophie de la finance aujourd'hui (que je juge tout comme toi scandaleuse) vient de la création monétaire, qui décuple les possibilités de spéculer à crédit, sans fonds propres
 
2) Tu dis : "qui a dit qu'il fait une egalite parfaite?? il y a un juste milieu." C'est exactement ce que j'ai écrit : il faut placer le curseur au bon endroit, entre égalité totale et inégalité totale
 
3) La croissance ne s'est pas ralentie à cause des pays en développement. Tu l'affirmes sans le prouver. Je fais donc comme toi. Je gagne ainsi du temps.

mood
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Posté le 17-10-2010 à 15:29:22  profilanswer
 

n°24291109
bernardo56
Posté le 17-10-2010 à 15:30:55  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Ce qui au passage relative l'efficacité de notre modèle : on redistribue beaucoup plus qu'aux Etats-Unis (les dépenses publiques sont au moins 10 points plus élevées) mais pour un résultat assez proche, finalement.


 
 
Oui et dans l'autre sens, ca relativise largement aussi le modele liberal a l'americaine. marrant que tu ne le notes pas au passage.  
 
C'est exactement ce que je dis depuis le depart : socialisme ou liberalisme, la difference est totalement minime a la fin...dans le fond nos systemes differents donnent exactement les memes resultats. Ce qui derriere prouve bien que tout ce que tu as dit pour demontrer theoriquement que le liberalisme serait "meilleur" est faux dans les faits.

Message cité 1 fois
Message édité par bernardo56 le 17-10-2010 à 15:32:26
n°24291113
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 15:31:31  profilanswer
 

jean-michel91 a écrit :


 
Jeunes, et encore plus ceux dont les parents sont peu instruits (je travail dans un quartier banlieue sud de Paris), vieux aussi au chômage depuis fort longtemps, jeunes encore qui viennent de province pour travailler et qui galère pour trouver un logement décent, pas de revenus suffisant, en gros les gens en faiblesse et sans famille...seul!  


 
Ton réel confirme donc les statistiques...

n°24291131
bernardo56
Posté le 17-10-2010 à 15:34:25  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Crise de 1929 : spéculation sur les actions (actions achetées à crédit, via création monétaire). Crise de 2008 : spéculation immobilière (immobilier acheté à crédit, via création monétaire). Mêmes causes, mêmes résultats. L'hypertrophie de la finance aujourd'hui (que je juge tout comme toi scandaleuse) vient de la création monétaire, qui décuple les possibilités de spéculer à crédit, sans fonds propres
 
2) Tu dis : "qui a dit qu'il fait une egalite parfaite?? il y a un juste milieu." C'est exactement ce que j'ai écrit : il faut placer le curseur au bon endroit, entre égalité totale et inégalité totale
 
3) La croissance ne s'est pas ralentie à cause des pays en développement. Tu l'affirmes sans le prouver. Je fais donc comme toi. Je gagne ainsi du temps.


 
Donc l'economie (donc le nombre de client, le marche) n'est pas un camembert a partager , elle est extensible a l'infinie ??

Message cité 1 fois
Message édité par bernardo56 le 17-10-2010 à 15:34:40
n°24291141
Terminatux
Communiste
Posté le 17-10-2010 à 15:35:51  profilanswer
 

limonaire a écrit :

T'es gonflé quand même :
- En France, 10% de chômeurs officiels : la réalité est bien spur plus proche de 15%, vire plus (chômeurs catégorie C)
- le taux de pauvreté en France est de 13%, comme aux EU
- les bons alimentaires nous choquent, car nous avons l'habitude en France d'allocations sous forme monétaires, que l'on juge plus dignes. Aux EU, il y a mois de prestations monétaires mais plus de prestations ne nature (comme les bons alimentaires).  
- l'autre jour, on me sortait le chiffre de 11 millions d'enfants pauvres aux EU. Mais il y en a 2 millions en France, soit le même ratio.
 
Ce qui au passage relative l'efficacité de notre modèle : on redistribue beaucoup plus qu'aux Etats-Unis (les dépenses publiques sont au moins 10 points plus élevées) mais pour un résultat assez proche, finalement.


 
Ai-je dit le contraire?
Je répondais à ton affirmation récurrente sur la prétendue aisance des étasuniens classés comme pauvres alors qu'en fait ils nageraient dans un océan de bonheur. (évidemment je forcis le trait, je le souligne car tu as tendance a tout prendre au pied de la lettre)
 
Apparemment il faut croire que les États-Unis ne sont pas dans une position bien meilleure que nous de ce point de vue, et je ne parle pas de nombre d'étasuniens qui repoussent ou renoncent à certains soins pour raison pécuniaire.

n°24291156
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 15:37:42  profilanswer
 

jean-michel91 a écrit :


 
oui le standard de pauvreté dans la société de consommation d'aujourd'hui est assez élevé, sans portable, internet, écran LCD tu est pauvre ou perçus comme telle...le critère est plus relevé mais la tristesse de cette condition est la même que dans les années 70... et ou je travail c'est beaucoup, beaucoup plus que 40% qui partent pas en vacances. Je connais des gamins de 17/18 qui ne sont jamais sorties hors de la région parisienne...la France pour eux se limite aux murs du quartier, triste quand même!!  


 
Que ce soit triste, c'est l'évidence. Ca a été mon cas quand j'étais enfant.
 
Mais il faut comprendre que :
- l'augmentation de niveau de vie se diffuse à toutes les couches de la population par les gains de productivité. Avec des gains de 5% par an, on change en 10 ans ou 20 ans considérablement la vie de millions de gens. Quand ces gains se réduisent à 1% par an comme aujourd'hui, c'est plus lent. La vraie question à se poser, la seule, c'est pourquoi ces gains de productivité se sont réduits depuis 40 ans.
- on peut aussi améliorer la situation des gens par l'impôt sur les hauts revenus redistribués aux plus pauvres. C'est plus rapide et immédiat que d'attendre les effets des gains de productivité, même quand ceux-ci ont élevés. Mais ce faisant, on plombe les gains de productivité à long terme. C'est donc pas simple. Il faut trouver un équilibre.  

n°24291170
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 15:39:19  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
 
Oui et dans l'autre sens, ca relativise largement aussi le modele liberal a l'americaine. marrant que tu ne le notes pas au passage.  
 
C'est exactement ce que je dis depuis le depart : socialisme ou liberalisme, la difference est totalement minime a la fin...dans le fond nos systemes differents donnent exactement les memes resultats. Ce qui derriere prouve bien que tout ce que tu as dit pour demontrer theoriquement que le liberalisme serait "meilleur" est faux dans les faits.


 
Non, ce n'est pas pareil : on autant de pauvres chez nous qu'aux Eu, mais un niveau de vie/revenu/salaire globalement plus faible.

n°24291178
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 15:40:28  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
Donc l'economie (donc le nombre de client, le marche) n'est pas un camembert a partager , elle est extensible a l'infinie ??


 
Oui.
 
Plus il y a d'échanges libres, plus le gâteau grossit. Plus les échanges sont réglementés, taxés, interdits, moins le gâteau grossit.  

n°24291253
bernardo56
Posté le 17-10-2010 à 15:52:15  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non, ce n'est pas pareil : on autant de pauvres chez nous qu'aux Eu, mais un niveau de vie/revenu/salaire globalement plus faible.


 
Ce n'est pas vrai, on a quasiment le meme niveau de vie et tu le sais. Et meme en comparant a des pays plus liberaux comme le UK, on est au dessus d'eux en ce qui concerne niveau de vie (en pinaillant a ta facon car je pense que dans le fond est on est aussi riche que les USA, le japon, l'allemagne , le UK , l'espagne , la hollande, l'italie globalement, la diffrence est carrement minime). Tu n'as toujours pas regarde l'etude du credit suisse qui met la France ne 3eme positiuon mondiale en ce qui concerne la richesse par habitant. Comment expliques tu cela ?? me ramenes pas une eniement fois les histoires dd'immobilier car les anglais sont meme plus proprios que nous (avec une ville qui est 20% plus cher que paris en immobilier) et pourtant ils sont derriere nous en PIB/Habitant. Ca prouve encore une fois que touite ta theorie est creuse , les infimes differences de richesse que tu trouves entre tous ces pays n'ont rien a voir avec du socialisme ou liberalisme...il faut chercher ailleurs (la culture par exemple..), mais je doute que tu aies l'envie intellectuelle de le faire, tellement enfoncer dans tes certitudes tu es.

Message cité 1 fois
Message édité par bernardo56 le 17-10-2010 à 15:57:45
n°24291287
bernardo56
Posté le 17-10-2010 à 15:56:57  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oui.
 
Plus il y a d'échanges libres, plus le gâteau grossit. Plus les échanges sont réglementés, taxés, interdits, moins le gâteau grossit.  


 
Lol ! jusqu'a l'infini...C'est tout le probleme, tu ne vis pas dans la realite. tu ne pouvais repondre autre chose evidemment car admettre que l'economie (le nombre de clients) est un marche limite revient a renier toute tes theories liberalistes.  
 
L'economie est un camembert limite qui grossit un peu (en fonction des pays qui se devellopent) mais qui n'est en rien extensible a l'infinie car le nombre de gens est limite, le nombre de pays aussi, c'est tellement une evidence. on se partage ce camembert et d'autres pays nous ont grignote notre part depuis 30 ans.  

n°24291292
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 15:58:04  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Ai-je dit le contraire?
Je répondais à ton affirmation récurrente sur la prétendue aisance des étasuniens classés comme pauvres alors qu'en fait ils nageraient dans un océan de bonheur. (évidemment je forcis le trait, je le souligne car tu as tendance a tout prendre au pied de la lettre)
 
Apparemment il faut croire que les États-Unis ne sont pas dans une position bien meilleure que nous de ce point de vue, et je ne parle pas de nombre d'étasuniens qui repoussent ou renoncent à certains soins pour raison pécuniaire.


 
On nous dit souvent : les Etats-Unis sont peut-être globalement plus riches, mais il y a trop d'inégalités et de pauvres chez eux, ce qui fait que leur modèle n'est pas acceptable. Tu constates que ce n'est pas le cas. En France, nos dépenses sociales sont plus élevées : résultat, nous avons autant de pauvres, et un revenu moyen 30% plus faible. ca donne à réfléchir. Est-ce un modèle plus enviable ?

n°24291316
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 16:00:37  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
Ce n'est pas vrai, on a quasiment le meme niveau de vie et tu le sais. Et meme en comparant a des pays plus liberaux comme le UK, on est au dessus d'eux en ce qui concerne niveau de vie (en pinaillant a ta facon car je pense que dans le fond est on est aussi riche que les USA, le japon, l'allemagne , le UK , l'espagne , la hollande, l'italie globalement, la diffrence est carrement minime). Tu n'as toujours pas regarde l'etude du credit suisse qui met la France ne 3eme positiuon mondiale en ce qui concerne la richesse par habitant. Comment expliques tu cela ?? me ramenes pas une eniement fois les histoires dd'immobilier car les anglais sont meme plus proprios que nous (avec une ville qui est 20% plus cher que paris en immobilier) et pourtant ils sont derriere nous en PIB/Habitant. Ca prouve encore une fois que touite ta theorie est creuse , les infimes differences de richesse que tu trouves entre tous ces pays n'ont rien a voir avec du socialisme ou liberalisme...il faut chercher ailleurs (la culture par exemple..), mais je doute que tu aies l'envie intellectuelle de le faire, tellement enfoncer dans tes certitudes tu es.


 
Et toi, tu n'as pas de certitudes à toujours rappeler, sans prouver, que :
- tous les pays riches ont le même niveau de vie
- les différences sont purement culturelles.
 
Si ça non plus ce n'est pas une posture idéologique...

n°24291350
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 16:04:29  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
Lol ! jusqu'a l'infini...C'est tout le probleme, tu ne vis pas dans la realite. tu ne pouvais repondre autre chose evidemment car admettre que l'economie (le nombre de clients) est un marche limite revient a renier toute tes theories liberalistes.  
 
L'economie est un camembert limite qui grossit un peu (en fonction des pays qui se devellopent) mais qui n'est en rien extensible a l'infinie car le nombre de gens est limite, le nombre de pays aussi, c'est tellement une evidence. on se partage ce camembert et d'autres pays nous ont grignote notre part depuis 30 ans.  


 
1 Libérales, pas ""ibéralistes"
 
2 Tu ne fais qu'affirmer sans prouver : entre l'idéologie et l'idée reçue. une sorte de fatalisme très réac finalement. On n'y peut rien, on est condamné à la stagnation. Très malthusien dans l'esprit, et donc très français, toute la politique économique étant fondée sur ce paradigme malthusien de la limite et du fatalisme ("on a tout essayé" disait un ancien président)
 
3 La croissance, c'est produire plus avec autant ou moins de resources. Car les ressource sont rares, ce n'est pas une nouveauté des 20 dernières années, c'est une vérite de toute éternité.

n°24291352
bernardo56
Posté le 17-10-2010 à 16:04:39  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et toi, tu n'as pas de certitudes à toujours rappeler, sans prouver, que :
- tous les pays riches ont le même niveau de vie
- les différences sont purement culturelles.
 
Si ça non plus ce n'est pas une posture idéologique...


 
Non car je n'essaie pas de dire qu'un systeme est mieux que l'autre. Je dis juste que de dire que c'est le partage des richesse a la facon socialiste (SMIC ou autres) le probleme c'est des conneries. Et celui qui vient tenter de glisser cette idee ne le fait pas objectivement mais subjectivement.  

n°24291355
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 16:05:37  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
Non car je n'essaie pas de dire qu'un systeme est mieux que l'autre. Je dis juste que de dire que c'est le partage des richesse a la facon socialiste (SMIC ou autres) le probleme c'est des conneries. Et celui qui vient tenter de glisser cette idee ne le fait pas objectivement mais subjectivement.  


 
Donc la façon de partager les richesses n'influe pas sur le volume de création de richesses ?

n°24291367
jean-miche​l91
Posté le 17-10-2010 à 16:07:07  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oui.
 
Plus il y a d'échanges libres, plus le gâteau grossit. Plus les échanges sont réglementés, taxés, interdits, moins le gâteau grossit.  


 
il y aura un problème à assez court terme, c'est le problème des matières premières pour soutenir la consommation mondiale, il va en falloir  de plus en plus...certains disent que le pic maximum de baril de pétrole est atteint, et que maintenant cela va couter de plus en plus cher va la quantité disponible qui ne sera pas suffisante pour tout le monde, le problème de l'eau douce , les fleuves deviennent de plus en plus pollués et l'eau douce se raréfie ...inde, pakistan, la chine avec son barrage c'est une catastrophe écologique à ce que beaucoup disent...tout ce système économique mondiale est pour moi dans sa dernière phase, je vois pas comment continuer longtemps à ce rythme sans guerre, ou alors sans catastrophes écologiques de grande ampleur, c'est une fuite en avant, c'est du court terme la civilisation telle que nous la connaissont...(c'est que mon avis)


---------------
   
n°24291433
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 16:14:08  profilanswer
 

Terminatux a écrit :

 

Nooooooooooon. :o

 

http://www.insee.fr/fr/publication [...] age_VA.pdf

 

Page 30 : Figure 1.5. Évaluations du partage sur l’ensemble de l’économie, sans et avec corrections du taux de salarisation.
Exercice : dégager la tendance de fond de chacune de ces courbes.

 

Même exercice page 39 :  Figure 1.9 : Comparaison internationale - Part des salaires dans la valeur ajoutée au coût des facteurs pour l'ensemble de l'économie, sans correction du taux de salarisation et avec correction par la méthode d’imputation uniforme

 

Je ne voulais pas laisser passer les rares post où tu argumentes : j'y réponds donc.

 

1) les courbes montrent que sans neutralisation de la salarisation croissante, la part des salaires dans la VA augmente depuis 1950

 

2) l'INSEE neutralise cette salarisation croissante (le fait qu'il y ait moins d'artisans, commerçants, dont les revenus sont à la fois des salaires et des profits). Et on voit que ça pose des problèmes méthodologiques immenses, si bien que les chiffres retraités, recalculés, sont à prendre avec des pincettes, tant ils dépendent d'hypothèses de retraitement contestables

 

3) malgré cela, sur le long terme, la part des salaires après ce retraitement diminue au maximum de 3 points par rapport à son étiage de long terme (ce que j'ai toujours admis, en émettant seulement des réserves méthodologiques, qui ne sont pas légères). 3 points sur plus de 60 points (et non pas 10 points comme l'autre gauche le serine à l'envie), soit moins de 5%. Et ce serait ces 5% la cause de tous nos maux. Admettons : mais cette baisse légère des salaires dans la VA est-elle due à un capital qui se goberge, ou à un chômage de masse, qui diminue la masse des salaires globalement distribués ? Et si oui, quelle est la cause de ce chômage de masse, la politique du grand capital ou un marché du travail trop réglementé, plus qu'il ne l'était en 1960 par exemple ? Bref, le sujet est loin d'être épuisé.

 


Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 17-10-2010 à 16:20:51
n°24291471
Betcour
Building better worlds
Posté le 17-10-2010 à 16:18:55  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :

Non c'est vous qui chercher a remettre en cause l'evidence pour des motifs ideologiques. Et je suis pas madame michu...


"tout le monde sait que" n'est pas un argument, n'en a jamais été un, n'en sera jamais un.
limonaire prend la peine de fournir des sources sérieuses et chiffrées à l'appui de ses arguments, si tu veux affirmer qu'il a tort il va falloir faire de même et fournir des sources qui le contredisent.
 

Citation :

Ai-je dit ca ?? Ai-je dit que je connaissais precisement les ecarts de richesse ?? j'ai juste dit qu'il etait evident que la richesse etait mal repartie..


"mal répartie" n'a de sens que par opposition à "bien répartie". Donc c'est quoi une richesse "bien répartie" ? Tout le monde exactement le même revenu et les mêmes biens au centime près ?
 
Les inégalités c'est complexe et ça dépasse largement l'observation des voitures. Il en existe plusieurs formes, plusieurs perceptions et elles n'évoluent pas toutes dans la même direction (certaines se réduisent, d'autres s'accroissent). C'est pour ça qu'on emploie des gens à plein temps à les mesurer et à en étudier les différentes facettes.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°24291482
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 16:20:05  profilanswer
 

jean-michel91 a écrit :


 
il y aura un problème à assez court terme, c'est le problème des matières premières pour soutenir la consommation mondiale, il va en falloir  de plus en plus...certains disent que le pic maximum de baril de pétrole est atteint, et que maintenant cela va couter de plus en plus cher va la quantité disponible qui ne sera pas suffisante pour tout le monde, le problème de l'eau douce , les fleuves deviennent de plus en plus pollués et l'eau douce se raréfie ...inde, pakistan, la chine avec son barrage c'est une catastrophe écologique à ce que beaucoup disent...tout ce système économique mondiale est pour moi dans sa dernière phase, je vois pas comment continuer longtemps à ce rythme sans guerre, ou alors sans catastrophes écologiques de grande ampleur, c'est une fuite en avant, c'est du court terme la civilisation telle que nous la connaissont...(c'est que mon avis)


 
La rareté des ressources en augmente le prix, ce qui, comme pour tout bien :
- stimule l'offre : on découvre des gisements de plus en plus profonds, si bien que plus le prix du pétrole monte, plus les réserves prouvées augmentent  http://www.lefioul.com/upload/rese [...] 281%29.jpg
- réduit la demande : on fabrique des moteurs qui consomment moins, on roule moins ou on change d'énergie (recherche de substitut).
 
Ca, c'est le mécanisme de marché, qui fonctionne naturellement. Une planification écologique ne ferait pas mieux : elle nous obligerait à moins rouler et à chercher de nouvelles énergies.

n°24291490
Terminatux
Communiste
Posté le 17-10-2010 à 16:21:28  profilanswer
 

limonaire a écrit :

1) les courbes montrent que sans neutralisation de la salarisation croissante, la part des salaires dans la VA augmente depuis 1950


 
 [:iteza]  
 
Les statistiques corrigées elles ne le sont pas pour rien.
Sinon je peux aussi te dire que les travailleurs ont connu un élan de prospérité fou si je ne ne prends pas en compte l'inflation. D'où est-ce qu'on viendrait corriger l'évaluation des salaires? :o  
 

limonaire a écrit :

3) malgré cela, sur le long terme, la part des salaires après ce retraitement diminue au maximum de 3 points par rapport à son étiage de long terme (ce que j'ai toujours admis, en émettant seulement des réserves méthodologiques, qui ne sont pas légères). 3 points sur plus de 60 points (et non pas 10 points comme l'autre gauche le serine à l'envie), soit moins de 5%. Et ce serait ces 5% la cause de tous nos maux. Admettons : mais cette baisse légère des salaires dans la VA est-elle due à un capital qui se goberge, ou à un chômage de masse, qui diminue la masse des salaires globalement distribués ? Et si oui, quelle est la cause de ce chômage de masse, la politique du grand capital ou un marché du travail trop réglementé, plus qu'il ne l'était en 1960 par exemple ? Bref, le sujet est loin d'être épuisé.


 
Le partage des salaires dans la VA, je ne vois pas en quoi ça un rapport avec le chômage. [:transparency]  
Du chômage en plus c'est moins d'activité donc une VA plus faible.
 
Sur les écarts je suis d'accord, tout dépend des époques qu'on compare, l'autre gauche compare souvent avec le point culminant des années 70, toi avec les années 50. (moi les deux comparaisons me paraissent intéressantes :o )

Message cité 2 fois
Message édité par Terminatux le 17-10-2010 à 16:26:35
n°24291506
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 16:24:25  profilanswer
 


 
 
 
 
[/quotemsg]
 
C'est le graphique page 30 que tu cites, en bleu pointillé, courbe la plus basse : on passe de 50% de la VA en 1950 à 60% aujourd'hui (le pic de 1982 devant être considéré comme une anomalie, on l'a déjà dit ici)

n°24291523
Terminatux
Communiste
Posté le 17-10-2010 à 16:27:11  profilanswer
 

Fausse manipulation, j'avais validé trop vite. :sweat:


Message édité par Terminatux le 17-10-2010 à 16:27:25
n°24291536
bernardo56
Posté le 17-10-2010 à 16:28:18  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1 Libérales, pas ""ibéralistes"
 
2 Tu ne fais qu'affirmer sans prouver : entre l'idéologie et l'idée reçue. une sorte de fatalisme très réac finalement. On n'y peut rien, on est condamné à la stagnation. Très malthusien dans l'esprit, et donc très français, toute la politique économique étant fondée sur ce paradigme malthusien de la limite et du fatalisme ("on a tout essayé" disait un ancien président)
 
3 La croissance, c'est produire plus avec autant ou moins de resources. Car les ressource sont rares, ce n'est pas une nouveauté des 20 dernières années, c'est une vérite de toute éternité.


 
 
Je ne suis pas fataliste bien au contraire je suis tres optimiste et je pense qu'on peut faire evoluer les choses, mais certainement pas comme toi tu le vois...oui on est condamne a la stagnation pour le moment, encore une fois c'est une evidence qui est n'est meme pas a demontrer (en attendant que certain pays nous rattrappe en ce qui concerne cout du travail...et ca va arriver vite, je m'en fais pas). Tu inventes des problemes qui n'existent pas , c'est ca la realite en fait. Tu inventes des problemes de SMIC ou de creation monetaire pour faire passer ton ideologie.
 
On vit dans un pays riche car on avait pendant longtemps une grosse part du camembert , on avait en plus une maitrise technologique inegalee avec quelques autres pays. tout ca a bien change depuis 30 ans et notre part du camembert (et donc les revenus et les emplois qui en decoulent) a maigri, la maitrise de notre economie dans ce monde mondialise a fondu comme neige au soleil aussi...donc assez logiquement, on a une economie qui stagne et un taux de chomage qui reste fort. On peut jouer sur tout ca un petit peu par le biais de la recherche, par le biais de la matrise technologique mais notre probleme restera insoluble tant qu'on ne sera pas competitif au niveau du cout du travail. Et comme il n'est pas question de revenir au moyen age et etre paye comme des esclaves, ben il faut qu'on soit patient. C'est l'evidence tout ca...

n°24291574
bernardo56
Posté le 17-10-2010 à 16:34:46  profilanswer
 

Betcour a écrit :


"tout le monde sait que" n'est pas un argument, n'en a jamais été un, n'en sera jamais un.
limonaire prend la peine de fournir des sources sérieuses et chiffrées à l'appui de ses arguments, si tu veux affirmer qu'il a tort il va falloir faire de même et fournir des sources qui le contredisent.


 
 

Citation :

réduire les inégalités, c'est réduire le rythme de la croissance  
 
On voit que plus on a réduit les inégalités depuis 1970, plus la croissance s'est ralentie
 
pour réduire encore un peu plus les inégalités, il faudrait augmenter encore les dépenses publiques


 
c'est ce que dit Limonaire et si tu regarde dans chaque paragraphe qui accompagne ces phrases, il ne cherche meme pas a les prouver, il part sur un autre sujet. il annonce gratuitement des verites sans les prouver, c'est la seule chose qu'il fait. ce n'est parcequ'il aligne des mots et des liens en tout genre qu'il prouve quoi que ce soit. c'est d'ailleurs pour la meme raison que je suis bien incapable de lui repondre dans le detail car ca ne fait pas de sens ce qu'il dit , aucun sens. fait l'effort de le lire et tu comprendras ce que je veux dire.  
 
 
 

Citation :


"mal répartie" n'a de sens que par opposition à "bien répartie". Donc c'est quoi une richesse "bien répartie" ? Tout le monde exactement le même revenu et les mêmes biens au centime près ?


 
Oui le principe de l'inegalite n'est aussi simple que je veux bien le dire et j'en ai parfaitement conscience. mais j'ai clairement vu des inegalites dans ma vie, en particulier sur la remuneration du travail, qu'il ya aurait moyen de remettre a plat.et puis quand les gens n'ont pas envie de changer les choses, ils disent toujours que c'est complexe....


Message édité par bernardo56 le 17-10-2010 à 16:36:44
n°24291599
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 16:40:26  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
 [:iteza]  
 
Les statistiques corrigées elles ne le sont pas pour rien.
Sinon je peux aussi te dire que les travailleurs ont connu un élan de prospérité fou si je ne ne prends pas en compte l'inflation. D'où est-ce qu'on viendrait corriger l'évaluation des salaires? :o  
 


 

Terminatux a écrit :


 
Le partage des salaires dans la VA, je ne vois pas en quoi ça un rapport avec le chômage. [:transparency]  
Du chômage en plus c'est moins d'activité donc une VA plus faible.
 
Sur les écarts je suis d'accord, tout dépend des époques qu'on compare, l'autre gauche compare souvent avec le point culminant des années 70, toi avec les années 50. (moi les deux comparaisons me paraissent intéressantes :o )


 
1) je n'ai pas contesté le redressement lié à la salarisation. Mais on est alors en plein problème méthodologique : même l'INSEE dans ton PDF reconnaît que ce n'est pas simple : ils proposent plusieurs méthodes, avec en résultat plusieurs partages différents. C'est bien la preuve que c'est sujet à caution. Comme le débat ne porte pas sur une baisse de 20 points, mais de seulement 3 points, on est peut-être dans la marge d'erreur
La même marge d'erreur qu'on a sur la balance des paiements : on nous dit telle année déficit de 20 milliards, mais il existe un poste "Erreurs et omissions" de 40 milliards (autrement pas l'épaisseur du trait, mais plus gros que le phénomène que l'on mesure). Autrement dit, on peut être aussi bien à +20 qu'à -60. Ce sont les limites des agrégats : il est impossible de bien mesurer un agrégat. C'est embêtant si on est partisan de politiques économiques actives. Les agrégats sont le fruit de la pensée keynésienne, et servent à mener ces politiques. pour un économiste autrichien, de tels agrégats n'existent pas ou plutôt n'ont pas de sens puisque l'économie nationale elle-même est un faux concept et n'existe pas. Dès lors, leur mesure importe peu : ils sont faux, et ce n'est pas grave car ils sont inutiles (je pourrais développer mais c'est ici HS)
 
2) Un chômeur ne crée pas de valeur ajoutée. Si on supprimait les rigidités du marché du travail, ce chômeur travaillerait et dégagerait une valeur ajoutée : le numérateur augmenterait (le salaire) mais aussi le dénominateur (la VA). Comme on peut penser que les emplois créés seraient surtout des emplois non qualifiés (pour employer ces 3 catégories de pauvres identifiées ici : jeunes, mères seules, immigrés), on peut penser que ces emplois seraient à faible VA. Le numérateur augmenterait plus vite que le dénominateur, d'où une hausse de la part des salaires dans la VA. La baisse des salaires dans la VA, enregistrée entre aujourd'hui et l'étiage de long terme, doit donc beaucoup en fait, outre les problèmes de mesure, aux problèmes de chômage de masse. CQFD.

n°24291610
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 16:44:49  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
 
Je ne suis pas fataliste bien au contraire je suis tres optimiste et je pense qu'on peut faire evoluer les choses, mais certainement pas comme toi tu le vois...oui on est condamne a la stagnation pour le moment, encore une fois c'est une evidence qui est n'est meme pas a demontrer (en attendant que certain pays nous rattrappe en ce qui concerne cout du travail...et ca va arriver vite, je m'en fais pas). Tu inventes des problemes qui n'existent pas , c'est ca la realite en fait. Tu inventes des problemes de SMIC ou de creation monetaire pour faire passer ton ideologie.
 
On vit dans un pays riche car on avait pendant longtemps une grosse part du camembert , on avait en plus une maitrise technologique inegalee avec quelques autres pays. tout ca a bien change depuis 30 ans et notre part du camembert (et donc les revenus et les emplois qui en decoulent) a maigri, la maitrise de notre economie dans ce monde mondialise a fondu comme neige au soleil aussi...donc assez logiquement, on a une economie qui stagne et un taux de chomage qui reste fort. On peut jouer sur tout ca un petit peu par le biais de la recherche, par le biais de la matrise technologique mais notre probleme restera insoluble tant qu'on ne sera pas competitif au niveau du cout du travail. Et comme il n'est pas question de revenir au moyen age et etre paye comme des esclaves, ben il faut qu'on soit patient. C'est l'evidence tout ca...


 
C'est quand même dingue de penser ça. Je passe ma vie à lire, réfléchir, douter, analyser ces problèmes car pour moi rien n'est évident. Et si je vous laisse une impression contraire, c'est parce que je ne vous livre ici que le résultat d'années de lecture et de réflexion, pour arriver à "ma" vérité que je pense, en toute humilité, pas trop éloigné de "la" vérité. J'ai au cours de ce cheminement remis en cause beaucoup de mes certitudes, et ça continue encore aujourd'hui. mais bien sûr, dans mes posts, vous ne voyez pas ces cheminements, puisque je ne donne que les conclusions que je crois vraies.
 
Rien n'est jamais vraiment évident. La seule chose peut-être qui est évidente, c'est qu'il faut toujours se méfier du préjugé, de l'opinion de l'homme de la rue, de ce qui a l'air évident.

n°24291663
bernardo56
Posté le 17-10-2010 à 16:57:34  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est quand même dingue de penser ça. Je passe ma vie à lire, réfléchir, douter, analyser ces problèmes car pour moi rien n'est évident. Et si je vous laisse une impression contraire, c'est parce que je ne vous livre ici que le résultat d'années de lecture et de réflexion, pour arriver à "ma" vérité que je pense, en toute humilité, pas trop éloigné de "la" vérité. J'ai au cours de ce cheminement remis en cause beaucoup de mes certitudes, et ça continue encore aujourd'hui. mais bien sûr, dans mes posts, vous ne voyez pas ces cheminements, puisque je ne donne que les conclusions que je crois vraies.
 
Rien n'est jamais vraiment évident. La seule chose peut-être qui est évidente, c'est qu'il faut toujours se méfier du préjugé, de l'opinion de l'homme de la rue, de ce qui a l'air évident.


 
Et tu crois que je passe pas ma vie a reflechir et a douter ??? c'est pas parce que je fais ca aussi que je dois remettre en cause TOUTES les evidences...
 
En tout cas je pense que ce que tu dis n'a pas beaucoup de rapport avec les faits et qu'avant tout, tu crois ideologiquement que le liberalisme peut nous sauver. et qu'a partir de je ne sais quel constat ou bouquins que tu as lu, tu as cru tout a coup detenir toute la verite. Tu te trompes complement la-dessus a mon avis.

n°24291691
Betcour
Building better worlds
Posté le 17-10-2010 à 17:04:11  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :

Et tu crois que je passe pas ma vie a reflechir et a douter ??? c'est pas parce que je fais ca aussi que je dois remettre en cause TOUTES les evidences...


Si.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°24291694
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 17:04:47  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
Et tu crois que je passe pas ma vie a reflechir et a douter ??? c'est pas parce que je fais ca aussi que je dois remettre en cause TOUTES les evidences...
 
En tout cas je pense que ce que tu dis n'a pas beaucoup de rapport avec les faits et qu'avant tout, tu crois ideologiquement que le liberalisme peut nous sauver. et qu'a partir de je ne sais quel constat ou bouquins que tu as lu, tu as cru tout a coup detenir toute la verite. Tu te trompes complement la-dessus a mon avis.


 
Tout à coup : non, c'est venu progressivement
Ton avis : je veux bien que ce soit le tien, et ce n'est pas moi qui t'insulterais ou te traiterais de débile, de borné ou que sais-je encore pour tenir les opinions auxquelles tu crois.
 
Mais la société française est bloquée, comme en 1788. Avec les mêmes problèmes budgétaires. Et le problème, ce n'est pas d'abord la mondialisation, mais l'Etat en France, qui est devenu le 2ème plus gros de l'OCDE. La Suède avait ce problème au début des années 90 : elle a depuis coupé dans ses dépenses publiques et ne s'en porte pas plus mal. Il ne s'agit pas de supprimer l'Etat, mais de diminuer les dépenses publiques de 10 points (passer par exemple de 56 à 46) : ça nous ferait le plus grand bien...

n°24291722
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 17:11:34  profilanswer
 

Pour bien comprendre pourquoi trop de dépenses publiques bloquent progressivement la croissance, en bloquant la destruction créatrice, j'ai écrit dans un autre topic ces 3 posts, qui j'espère l'explique pas trop mal

 

L'emploi à vie pour tous est bien sûr impossible : ou plutôt, n'est possible qu'au détriment de la croissance. Il n'y a en effet croissance que parce que régulièrement on détruit des emplois peu productifs pour les remplacer par des emplois plus productifs. C'est ce qui se passe continuellement dans le secteur privé, sans que ça n'empêche le CDI d'être la norme dans le privé, les contrats précaires étant inférieurs à 20%. Dans le public, avec l'emploi à vie, la destruction créatrice est impossible : puisque le fonctionnaire est embauché pour 40 ans, on ne peut pas dans un service réduire les effectifs en réalisant des gains de productivité, puisqu'il faut bien employer tous les fonctionnaires. Ce qui ferme la porte aux gains de productivité. La richesse chaque année plus grande créée par les salariés du privé est donc en partie détournée pour financer l'absence de gains de productivité du secteur public. Les salariés du privé perdent donc sur deux tableaux : ils ont le stress de perdre leur emploi, sans l'avantage de gains monétaires, puisque ceux-ci sont pompés par des salariés du public moins productifs. Les salariés du privé se restructurent sans cesse, sont mobiles, s'adaptent, changent de façon de travailler, sont plus performants chaque année : mais ces efforts ne sont pas pleinement récompensés. Ce stress, ces efforts, devraient être compensés par des salaires en hausse : ce n'est pas le cas car il faut financer des salariés du public moins productifs (voir les sureffectifs dans les collectivités locales, à Bercy, à la SNCF, à France Telecom...) On comprend pourquoi les salariés du privé tirent la langue.

 

Je ne dis pas que les fonctionnaires sont privilégiés parce qu'ils toucheraient des fortunes. Je dis qu'ils le sont parce qu'ils ont un emploi à vie, ce qui les met à l'abri du stress de perdre un emploi, et leur évite de réaliser sans cesse des gains de productivité. Les salariés du privé subissent eux ce stress, et en plus doivent payer pour la sous-productivité de nombreux fonctionnaires : ils perdent sur les deux tableaux.  adans le public, on gagne souvent sur les deux tableaux : moins de stress, et des salaires peut-être faibles, mais dépassant la productivité réelle. Cette sous-productivité est attestée par le fait que l'emploi dans les collectivités locales a augmenté de 40% depuis 1990, soit bien après la décentralisation de 1982, contre seulement 10% pour l'emploi privé. Les services rendus par ces collectivités auraient augmenté de plus de 40% depuis 1990 ? il est permis d'en douter. Dès lors si l'emploi a augmenté plus rapidement que les services rendus, il y a bien baisse de la productivité dans la fonction publique locale.  http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/i [...] que1_t.jpg

 

- dans le secteur privé : 10% d'emplois en plus entre 1990 et 2006, pour un Pib qui a dû augmenter de 30% au moins. Avec 10% d'effectifs en plus, on produit 30% de plus. D'où des gains de productivité proches de 20% sur la période
- dans la fonction publique locale, 40% d'effectifs en plus. Je ne suis pas certain que cela corresponde à une production de 40% supplémentaire...  
 
Je ne parle donc pas de cas particulier. Je parle d'un ensemble : qu'est-ce qui justifie que l'emploi public local augmente autant, alors que l'emploi privé augmente peu ? ca ne me gêne pas en soi que le productivité dans le public local soit faible. Ce qui me gêne, c'est que ce confort soit financé par un secteur privé qui trime.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 17-10-2010 à 17:12:36
n°24291895
jean-miche​l91
Posté le 17-10-2010 à 17:33:27  profilanswer
 

Je suis fonctionnaire territorial et je trouve qu'ils y a de plus en plus d'agents administratifs dans les bureaux et de moins en moins d'agents techniques sur le terrain. Les gens qui partent à la retraites sont de plus en plus nombreux, les postes sont supprimés et remplacés par des précaires (emplois aidés) qui n'ont aucunes notions du service public et qui s'en moque!
Il y a de plus en plus d'activités avec moins d'agents qualifiés pour le faire, donc insatisfaction du public qui nous traites de tout les noms, et obliger de fermer notre gueule, devoir de réserves inside.....donc agents de plus en plus démobilisés, et des responsables qui lorgnent de plus en plus vers le privé...de toute manière l'intention est de nous remplacer par le privé (moins de personnels à gérer ), par contre ont payera cher pour ce remplacement je vous le dis , un audit avait été fait pour l'entretien des locaux publics par le privé mais cela coutait 3 fois plus cher....plus de fonctionnaires, vous serez content, et quand la facture des impôts locaux montera en flèche pour ces délégations de services publics ont aura que nos yeux pour pleurer!  
moi je m'en fout, il me reste qu'une quinzaine d'années à faire avant ma retraite, mais les jeunes qui vont nous remplacer ont du mourons à ce faire!!


---------------
   
n°24291920
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-10-2010 à 17:36:04  profilanswer
 

jean-michel91 a écrit :

Je suis fonctionnaire territorial et je trouve qu'ils y a de plus en plus d'agents administratifs dans les bureaux et de moins en moins d'agents techniques sur le terrain. Les gens qui partent à la retraites sont de plus en plus nombreux, les postes sont supprimés et remplacés par des précaires (emplois aidés) qui n'ont aucunes notions du service public et qui s'en moque!
Il y a de plus en plus d'activités avec moins d'agents qualifiés pour le faire, donc insatisfaction du public qui nous traites de tout les noms, et obliger de fermer notre gueule, devoir de réserves inside.....donc agents de plus en plus démobilisés, et des responsables qui lorgnent de plus en plus vers le privé...de toute manière l'intention est de nous remplacer par le privé (moins de personnels à gérer ), par contre ont payera cher pour ce remplacement je vous le dis , un audit avait été fait pour l'entretien des locaux publics par le privé mais cela coutait 3 fois plus cher....plus de fonctionnaires, vous serez content, et quand la facture des impôts locaux montera en flèche pour ces délégations de services publics ont aura que nos yeux pour pleurer!  
moi je m'en fout, il me reste qu'une quinzaine d'années à faire avant ma retraite, mais les jeunes qui vont nous remplacer ont du mourons à ce faire!!


 
Si effectivement il n'y a pas la pression de la concurrence, la privatisation n'apporte rien d'autre qu'un monopole privé.  
 
Mais quand même, il y a beaucoup de sureffectifs dans la fonction publique locale : +40% en 16 ans. Ou alors, on a confié depuis 1990 de nouvelles missions à ces collectivités que j'ignore.

mood
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