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Auteur Sujet :

/!\ Libéral, entre ici avec ton cortège de... /!\

n°24250085
Innolis_Je​vede
70
Posté le 13-10-2010 à 13:15:20  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

n0name a écrit :


 
Et toi tu préfère qu'ils crêvent la gueule ouvert sans pouvoir travailler même s'ils le veulent ?


 
Ho oui !! Il faut vraiment arrêter d'empêcher les gens de vouloir faire des boulots de merde !!


---------------
7666
mood
Publicité
Posté le 13-10-2010 à 13:15:20  profilanswer
 

n°24250355
luckynick
esclave de chat
Posté le 13-10-2010 à 13:42:54  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


moi? pour un republicain.
c'est toi qui te fous du monde a vouloir envoyer des legions de pauvres faire les semi esclaves a cirer des chaussures... sous le pretexte de leur donner du travail...
bref, t'es un escroc


 
mais non voyons, il a juste un projet de société pour son pays :o
 
http://img.aujourdhuilachine.com/media/photo/Pauvretechine.jpg


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°24250474
Profil sup​primé
Posté le 13-10-2010 à 13:54:18  answer
 

n0name a écrit :


 
Et toi tu préfère qu'ils crêvent la gueule ouvert sans pouvoir travailler même s'ils le veulent ?


 
 
Là n'est pas la question. Pas plus que la pauvreté n'est pas un ressentie, il faudrait d'ailleurs arrêter de nous casser les oreilles avec "vous êtes jaloux des riches" ce qui est absurde et insultant.  
 
Pour en revenir à la question : pourquoi certaines personnes ne veulent pas n'importe quel travail à n'importe quel prix ? Parce que travailler c'est échanger sa force de travail contre de l'argent. Ce n'est pas une faveur. L'employeur ne fait pas un cadeau à l'employé, pas plus que l'employé offre qq chose à l'employeur.

n°24250841
LooSHA
D'abord !
Posté le 13-10-2010 à 14:18:53  profilanswer
 

ShoTo a écrit :

Tu te prends pour qui pour dire ce que doivent faire les gens à leurs place ? Un être supérieur ?  :heink:


Tant qu'on n'empêche personne de devenir n0name :o
 

cocacolalight a écrit :

Je conçois qu'on trouve immoral de brider les individus les plus brillants en raison de ce qu'on peut qualifier de jalousie de la part du reste de la population. Tout dépend de l'objectif qu'on se fixe (maximiser le bonheur de la population en général ou bien  viser à atteindre une certaine "équité" ou "justice sociale" ou bien maximiser le PIB...).


La preuve de la moralité, c'est qu'on vient d'accorder des centaines de millions d'euros à Bernard Tapie.
Et sans la "jalousie" ou l'envie des consommateurs, le modèle se casse la gueule, t'es pas au courant ? :hello:  
 

Innolis_Jevede a écrit :

Ho oui !! Il faut vraiment arrêter d'empêcher les gens de vouloir faire des boulots de merde !!


Trésorier de l'UMP, c'est vraiment trop dégradant :(


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Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°24251058
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-10-2010 à 14:30:26  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

On restera donc avec 8 à 10% de chômeurs, comme c'est le cas depuis 20 ans : 2 à 3 millions de personnes à qui on ferme le marché de l'emploi, qui serait pourtant l'occasion pour eux de progresser à long terme. On juge indécent de les laisser travailler pour 600, 800 ou 900 euros : on juge en revanche décent de les laisser au chômage, avec un sentiment d'inutilité, puisqu'on ne leur donne aucune autre solution pour sortir du chômage. Je connais une association qui embauchait un salarié sans papiers pour faire le ménage des locaux, salarié payé via un chèque à une autre association d'entraide, sans charges sociales donc. Depuis qu'il a eu ses papiers, elle est obligée de le déclarer, ce qui double le coût des heures de ménages, que cette asso ne peut payer : le salarié va donc perdre ses heures et se retrouver dans une situation peut-être pire que la précédente, celle où il n'avait pas de papiers. On empêche ainsi des salariés peu qualifiés, notamment immigrés, de s'insérer. Or, commencer à 600 ou 800 euros ne veut pas dire qu'on y restera toute sa vie : au contraire, tous les gens veulent améliorer leur situation, c'est donc une puissante incitation pour se former et progresser sur le marché du travail. Il faudrait regarder les chiffres et voir combien restent au Smic 10 ans de suite : c'est une minorité. Et qui se réduirait encore si on libéralisait le marché du travail malthusien et sclérosé.

 

Tu oublies aussi que c'est tout le marché du travail qu'il faut assouplir, pas seulement le Smic. Certains emplois pouvant donner lieu à des rémunérations supérieures au Smic ne sont pas non plus créés, car les possibilités de licencier sont encadrées, ce qui nuit à l'embauche (qui est en effet toujours un acte risqué, la conjoncture étant incertaine). La libéralisation de l'emploi créerait donc aussi des bons emplois, que la législation actuelle empêche de créer : voir le Danemark

 

Enfin, pour ne pas être trop long, le Smic ne permet pas de vivre décemment en raison du prix des loyers. Il faudrait libéraliser aussi le marché du logement pour relancer l'offre et ainsi réduire les loyers d'environ 30% probablement. Smic, flex-sécurité, marché du logement, relance de l'épargne (pour augmenter les fonds propres des entreprises sans lesquels il n'y a pas d'emplois en CDI) : on ne peut donc pas faire des réformes partielles. Un gouvernement qui réformerait tous ces aspects dès sa première année au pouvoir améliorerait rapidement l'emploi et le pouvoir d'achat (via la baisse des loyers) des plus pauvres.

 

Un dernier mot : on raisonne comme si les pauvres, c'était potentiellement tout le monde. En fait, il s'agit essentiellement de jeunes de moins de 25 ans, d'immigrés arrivés récemment (pas nés en France donc) et de mères célibataires non qualifiées, premières catégories concernées par le chômage de longue durée. Le Smic est censé protéger tous les travailleurs. En fait, il ne protège pas 80% de la population active (celle qui a un emploi), qui n'en a pas besoin, puisqu'elle est capable de trouver un emploi payé au Smic ou plus, mais pénalise ces 3 catégories : jeunes, femmes seules, immigrés. Tu ne crois pas qu'un marché du travail assoupli donnerait de meilleures chances à ces gens ?


Si tu veux partir sur le domaine du ressenti, c'est original de ta part ceci dit, allons y : tu nous dis qu'un chômeur se sent inutile. C'est vrai. Mais ta solution, c'est quoi ? De payer des travailleurs insuffisamment pour pouvoir vivre ou même juste survivre.

 

Donc tu nous proposes de remplacer un "je ne trouve pas de boulot, je suis nul et inutile" par un "je ne vaut tellement rien que je n'arrive même pas à nourrir mes gosses en travaillant". Tu crois vraiment qu'au niveau du ressenti pour ces gens là c'est mieux ? Tu crois vraiment qu'on se sent bien quand on se crève au boulot et qu'on arrive pas à se nourrir et se loger malgré cela ?

 

Le seul intérêt de payer des gens à 600€, c'est purement comptable pour les caisses de l'état : ça ne change rien pour la personne qui touche le même niveau d'aide avant, mais cette fois, ça ne sort plus des caisses de l'état.

Message cité 1 fois
Message édité par Ernestor le 13-10-2010 à 14:31:34
n°24251406
ShoTo
... fuck ... mother fucker ...
Posté le 13-10-2010 à 14:49:50  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


moi? pour un republicain.


C'est ce que je dis.
Un inconnu qui dit vouloir mon bien, surtout si derrière il maintien dans le pauvreté le tiers monde en voulant empêcher les multinationales de s'implanter, je me fous de sa gueule.


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The king stays the king. D'Angelo Barksdale
n°24251434
luckynick
esclave de chat
Posté le 13-10-2010 à 14:51:56  profilanswer
 

ShoTo a écrit :


C'est ce que je dis.
Un inconnu qui dit vouloir mon bien, surtout si derrière il maintien dans le pauvreté le tiers monde en voulant empêcher les multinationales de s'implanter, je me fous de sa gueule.


 
gné ?????  :heink:


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°24251576
ShoTo
... fuck ... mother fucker ...
Posté le 13-10-2010 à 15:00:25  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


bref, t'es un escroc


Comment ça je suis un escroc ? Il n'y a aucune tromperie sur la marchandise avec moi vu que je promet rien. Le libéralisme peut se résumer en une phrase : ton voisin a des droits et tu ne peux pas les violer même si c'est "pour son bien" ou pour celui de l'humanité toute entière !


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The king stays the king. D'Angelo Barksdale
n°24252111
LooSHA
D'abord !
Posté le 13-10-2010 à 15:38:22  profilanswer
 

ShoTo a écrit :

Comment ça je suis un escroc ? Il n'y a aucune tromperie sur la marchandise avec moi vu que je promet rien. Le libéralisme peut se résumer en une phrase : ton voisin a des droits et tu ne peux pas les violer même si c'est "pour son bien" ou pour celui de l'humanité toute entière !


Donc les multinationales ne peuvent pas violer les droits des habitants des pays du Tiers Monde, même si c'est pour leur bien :o
 
Et pourtant :/


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n°24252181
ShoTo
... fuck ... mother fucker ...
Posté le 13-10-2010 à 15:43:51  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


Mais quoi qu'il en soit plutot que de parler de jalousie, je préfère rappeler qu'aujourd'hui sans bagnole et sans portable, et sans internet accessible rapidement, on est gravement handicapé vis à vis du monde du travail, et meme pour des boulots dits de base, car ceux ci nécessitent une grande flexibilité.
Tous ces "progrès" ont un cout qu'il est aujourd'hui difficile d'éviter.


Je suis d'accord avec ça.
Par contre l'autre qui est jaloux parce que son voisin a une Porshe (je ne sais même pas comment ça s'écrit) et pas lui, je me suis cru en maternelle :/


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The king stays the king. D'Angelo Barksdale
mood
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Posté le 13-10-2010 à 15:43:51  profilanswer
 

n°24252229
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 13-10-2010 à 15:48:15  profilanswer
 

ShoTo a écrit :


Je suis d'accord avec ça.
Par contre l'autre qui est jaloux parce que son voisin a une Porshe (je ne sais même pas comment ça s'écrit) et pas lui, je me suis cru en maternelle :/


 
J'ai loupé ça....
 
Me souviens d'un morceau d'IAM qui se foutait de la gueule des mecs en porsche qui bouffaient que des pates par contre.

n°24252878
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-10-2010 à 16:43:24  profilanswer
 

bernardo56 a écrit :


 
 
Et les 2 millions de millionaires francais, quand est ce qu'on leur fout une petite taxe de 2% pour regler notre deficit de retraite ???  
 
Arretes ton disque raye Limonaire, les exemples autour de nous, en particulier les anglais (ya pas de chomage en angleterre, au mieux l'equivalent d'un RMI qu'on te sucre a la premiere occasion venue..et le salaire minimum n'est pas si vieux que ca), nous montre que tu te plantes completement, c'est tout (en PIB/habitant, on est largement au dessus des anglais). tu tentes d'appliquer des theories sorties tout droit de la crise de 1929. C'est d'ailleurs de plus en plus chiant de t'entendre parler comme un robot qui ne prends pas en compte ce qu'il se passe dans la realite. Je pense que t'es un genre de Bugbreeder (multi??) qui continue a deblaterer ses conneries envers et contre tout. Pourquoi s'acharner alors que rien de ce que tu dis n'est prouve ...et que bien au contraire , les exemples autour de nous nous prouve que la reussite economique ne depend ni du SMIC ni du chomage ni meme du systeme politique et economique en place mais bien de la culture de chaque pays....


 
Aucune preuve de ce que tu affirmes.

n°24252962
LooSHA
D'abord !
Posté le 13-10-2010 à 16:49:31  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Les emplois à 600 euros seraient des emplois occupés par des gens actuellement au chômage. Les autres touchent au moins 1000, c'est qu'ils les valent.


limonaire a écrit :

Aucune preuve de ce que tu affirmes.


 [:haha]  
 

limonaire a écrit :

Par ailleurs, beaucoup de ces emplois seraient occupés par des étudiants, des jeunes qui logent encore chez les parents, des retraités qui arrondissent leur fin de mois, des mères au foyer à la recherche d'un complément de revenu : bref des gens pour qui ces 600 euros seraient tout à fait viables.


limonaire a écrit :

Aucune preuve de ce que tu affirmes.


 [:haha]  
 

limonaire a écrit :

Par ailleurs, si la croissance redémarre grâce à la libéralisation de l'économie


limonaire a écrit :

Aucune preuve de ce que tu affirmes.


 [:haha]  
 

limonaire a écrit :

on peut attendre une croissance de 3% par an. En 10 ans, ton salaire plancher de marché n'est plus de 600 euros mais de 850 euros, soit 40% de plus.


limonaire a écrit :

Aucune preuve de ce que tu affirmes.


 [:haha]  
 

limonaire a écrit :

Quant à savoir si la libéralisation marche, oui, toujours.


limonaire a écrit :

Aucune preuve de ce que tu affirmes.


 [:haha]


---------------
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n°24253004
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-10-2010 à 16:53:05  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Tu aurais des chiffres pour étayer ça ? parce que ça ne concerne pas au niveau de la pauvreté, ni ce que j'ai lu, ni la réalité du chomage et du désœuvrement qu'on peut voir aux pieds des tours de banlieue.
 

Citation :

De grandes zones géographiques relativement homogènes se dessinent en fonction de ces caractéristiques. Dans les départements du nord de la France, la pauvreté, plus concentrée dans les zones urbaines, frappe plus particulièrement les familles nombreuses. Le taux de pauvreté est ainsi de 16,5 % dans le Nord - Pas-de-Calais. Cependant, dans cette région, de nombreux ménages ne se situent que légèrement en dessous du seuil.
 
La Seine-Saint-Denis, également marquée par un fort taux de pauvreté, possède des caractéristiques un peu différentes. Ce département apparaît comme une exception en Île-de-France. Les ménages complexes, qui regroupent plusieurs familles, quelquefois plusieurs générations, sont particulièrement touchés, ainsi que les familles nombreuses.
 
Le département des Bouches-du-Rhône présente un profil similaire. La pauvreté y est cependant plus intense qu’ailleurs : les niveaux de vie des ménages pauvres sont souvent situés très en dessous du seuil de pauvreté.
 
Le Languedoc-Roussillon et la Corse se caractérisent par une pauvreté élevée qui n’épargne aucune classe d’âge. Les couples, avec ou sans enfant, comme les personnes seules, sont concernés. Les familles monoparentales, plus nombreuses en proportion, sont touchées plus qu’ailleurs.
 
Plus les familles avec enfants sont affectées par la pauvreté, plus le taux de pauvreté des enfants est important. Par définition, un enfant est pauvre s’il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Ainsi, dans les régions Nord - Pas-de-Calais et Languedoc-Roussillon, dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et de la Seine-Saint-Denis, environ un enfant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, contre 16,4 % en moyenne (tableau).
 
L’Aveyron, la Lozère, le Cantal, la Creuse et le Gers ont en commun une pauvreté concentrée dans les zones rurales, qui touche plus particulièrement les personnes âgées, mais aussi des personnes aux âges actifs. Dans ces départements, les pôles urbains, au contraire, comprennent moins de personnes en situation difficile. Des départements voisins, comme le Lot, le Tarn-et-Garonne présentent, en mode mineur, les mêmes caractéristiques. Néanmoins, cet état des lieux peut être nuancé : dans les départements ruraux, les ménages sont plus souvent propriétaires de leur habitation qu’en zone urbaine et ne paient pas de loyer, ce qui peut être considéré comme un supplément de ressources dont le revenu ici mesuré ne tient pas compte.
 
Les départements d’Île-de-France, à l’exception de la Seine-Saint-Denis, ont un taux de pauvreté inférieur à la moyenne, quelles que soient les classes d’âge. La présence de ménages complexes, plus pauvres en moyenne, contribue cependant à élever ce taux. Paris constitue un cas particulier. La pauvreté s’y situe dans la moyenne, mais est un peu plus élevée pour les plus jeunes actifs.
 
Le taux de pauvreté est faible en Alsace, en Savoie et en Haute-Savoie. Pour ces deux départements, le travail frontalier contribue à élever les revenus. Les régions de l’Ouest sont moins touchées par la pauvreté. C’est notamment le cas des départements bretons et de la Loire-Atlantique, où seules les personnes âgées connaissent des taux de pauvreté proches de la moyenne nationale.


 
http://www.insee.fr/fr/themes/docu [...] _id=ip1162
 
Tiens on parle beaucoup de la pauvreté des personnes agées...retraites incomplètes ? chomage ?


 
 
Je lis ici :  
 


Ca confirme bien que les pauvres en France sont bien avant tout les jeunes, les immigrés et les familles monoparentales. C'est une pauvreté lié à la difficulté d s'insérer sur le marché du travail (jeunes), à l'absence de qualification (immigrés) et à la la baisse du niveau de vie quand on vit seul avec des enfants (mères célibataires)
 
 
 
 

n°24253065
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-10-2010 à 16:58:54  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Si tu veux partir sur le domaine du ressenti, c'est original de ta part ceci dit, allons y : tu nous dis qu'un chômeur se sent inutile. C'est vrai. Mais ta solution, c'est quoi ? De payer des travailleurs insuffisamment pour pouvoir vivre ou même juste survivre.
 
Donc tu nous proposes de remplacer un "je ne trouve pas de boulot, je suis nul et inutile" par un "je ne vaut tellement rien que je n'arrive même pas à nourrir mes gosses en travaillant". Tu crois vraiment qu'au niveau du ressenti pour ces gens là c'est mieux ? Tu crois vraiment qu'on se sent bien quand on se crève au boulot et qu'on arrive pas à se nourrir et se loger malgré cela ?  
 
Le seul intérêt de payer des gens à 600€, c'est purement comptable pour les caisses de l'état : ça ne change rien pour la personne qui touche le même niveau d'aide avant, mais cette fois, ça ne sort plus des caisses de l'état.


 
Pour alimenter ta réflexion :
 
http://www.ifrap.org/Le-SMIC-favor [...] ,1285.html
 
Il n’y aura pas de coup de pouce au Smic horaire. Ceci signifie qu’il sera augmenté d’environ 1,25% au 1er juillet (mais il sera augmenté dorénavant au 1er janvier de chaque année, donc de nouveau dans six mois), ce pourcentage correspondant à l’application de la règle automatique voulant que le Smic soit revalorisé au minimum à hauteur de la moitié de l’augmentation du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO).
 
Pour parvenir à ce résultat, le gouvernement s’est appuyé sur le rapport du comité d’experts maintenant permanent présidé par Paul Champsaur.
Ce rapport a l’avantage de rappeler quelques données de base connues – et d’autres moins connues. En voici quelques-unes :
 
- Depuis 1994 le Smic a augmenté de 30%, soit deux fois plus que le salaire de base moyen, et nettement plus que le SHBO.
 
- Le Smic horaire français est l’un des plus élevés des pays pris en compte par l’OCDE, même en termes de coût du travail, et ce malgré les allègements de charges sociales ciblées sur les bas salaires. La rémunération annuelle française est toutefois légèrement moins bien placée au niveau international en raison d’une durée du travail plus faible que celle des autres pays pris en considération.
 
- Le ratio entre la rémunération nette au smic et la rémunération nette médiane est l’une des plus élevées des pays de l’OCDE (70%), d’où un phénomène d’écrasement de la hiérarchie salariale.
 
- Du fait que plusieurs éléments de rémunération, comme les différentes primes ou les majorations pour heures supplémentaires dont bénéficient près de la moitié des salariés, ne sont pas pris en compte dans l’assiette légale de vérification du Smic, la rémunération réelle versée est largement supérieure au Smic : 18,2% des salariés payés au Smic ont reçu une rémunération supérieure à 1,3 Smic.
Et encore ce calcul ne prend-il pas en compte, parce qu’il s’agit d’une disposition fiscale, l’effet de la prime pour l’emploi. Or cet effet est loin d’être négligeable, puisqu’en 2008 la prime a représenté 844 € pour un salarié à temps plein et 781€ pour un salarié à mi-temps (lire notre dossier sur les revenus et les minima sociaux).
 
Ces données rejoignent celles du dernier rapport de l’OCDE sur l’économie française.
 
La conclusion essentielle du rapport est que le Smic est un « instrument peu efficace » de redistribution des revenus, car « la pauvreté est principalement liée à l’insuffisance du nombre d’heures travaillées et non à la faiblesse des salaires horaires : seulement 1% des personnes employées à temps plein pendant toute l’année sont pauvres », et donc l’impact des hausses du Smic ne peut être que très faible sur le niveau de la pauvreté.
 
D’autre part, le Smic a deux effets pervers : non seulement il écrase la hiérarchie des salaires, mais il évince de l’emploi les travailleurs les plus fragiles. Aussi bien la théorie économique que les études empiriques démontrent qu’un Smic élevé a un effet négatif sur l’emploi. Ainsi, les personnes dont les salaires ont été rattrapés par l’augmentation du Smic présentent un risque plus important de perdre leur emploi.
 
Au total, le Smic n’est pas un instrument efficace de lutte contre la pauvreté, il a un effet négatif sur l’emploi, et enfin écrase la hiérarchie des salaires. En ce qui concerne la pauvreté, le rapport indique que la prime pour l’emploi et le récent RSA sont nettement plus efficaces.
 
Et le rapport assène une dernière vérité, qu’il se garde pourtant de rappeler dans sa conclusion : « Il apparaît que la distribution des revenus du travail est plus inégalitaire en France où le salaire minimum est élevé que, par exemple, dans les pays scandinaves où il n’y a pas de salaire minimum ». (Il n’existe pas de salaire minimum dans sept Etats membres de l’Union Européenne : Allemagne, Autriche, Chypre, Danemark, Finlande, Italie et Suède).
 
Dès lors, on peut se poser légitimement la question de savoir si les effets pervers du Smic ne sont pas supérieurs à ses avantages, et en définitive si sa suppression ne devrait pas être sérieusement envisagée.
 
Les syndicats, suivis par les partis de gauche, s’en tiennent à revendiquer l’augmentation du Smic, faisant valoir que les allègements des prélèvements sociaux sur les bas salaires créent une « trappe à bas salaires ». C’est prendre l’effet pour la cause, car c’est précisément le montant relativement élevé du Smic qui contraint de recourir aux allègements. Augmenter le Smic aurait pour effet d’écraser encore davantage la hiérarchie des salaires, d’évincer encore plus les travailleurs fragiles de l’emploi, alors que les allègements de prélèvements sociaux sont déjà à leur maximum mais qu’ils concerneraient une frange de salariés encore plus importante. Ce n’est pas la solution.
 
Le rapport du groupe d’experts, dont la presse n’a rendu compte que légèrement, et seulement dans la mesure où il préconisait l’absence de coup de pouce au Smic, ne conclut pas à la suppression du Smic. L’eût-il fait qu’il aurait fait l’effet d’une véritable bombe. Et pourtant, si l’on veut bien le lire, on doit en conclure que le sujet doit être mis sur la table.

 
 
 

n°24253128
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-10-2010 à 17:04:11  profilanswer
 

Ouh putain, un article de l'IFRAP :D Tu m'excuseras de ne pas tenir compte d'une association de propagande anti-public qui a démontré moultes fois sa capacité de manipulation des faits et des chiffres ...
 
Et puis ça ne répond en rien à mon post de toute façon.

n°24253261
LooSHA
D'abord !
Posté le 13-10-2010 à 17:13:19  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Ouh putain, un article de l'IFRAP :D


Respect l'IFRAP fort [:negueu]  
 

Citation :

In 1992, the minimum wage in New Jersey increased from $4.25 to $5.05 per hour (an 18.8% increase) while the adjacent state of Pennsylvania remained at $4.25. David Card and Alan Krueger gathered information on fast food restaurants in New Jersey and eastern Pennsylvania in an attempt to see what effect this increase had on employment within New Jersey. Basic economic theory would have implied that relative employment should have decreased in New Jersey. Card and Krueger surveyed employers before the April 1992 New Jersey increase, and again in November-December 1992, asking managers for data on the full-time equivalent staff level of their restaurants both times.[52] Based on data from the employers' responses, the authors concluded that the increase in the minimum wage increased employment in the New Jersey restaurants.[53]
 
Card and Krueger expanded on this initial article in their 1995 book Myth and Measurement: The New Economics of the Minimum Wage (ISBN 0-691-04823-1). They argued that the negative employment effects of minimum wage laws are minimal if not non-existent. For example, they look at the 1992 increase in New Jersey's minimum wage, the 1988 rise in California's minimum wage, and the 1990-91 increases in the federal minimum wage. In addition to their own findings, they reanalyzed earlier studies with updated data, generally finding that the older results of a negative employment effect did not hold up in the larger datasets.
Critics, however, argue that their research was flawed.[54] Subsequent attempts to verify the claims requested payroll cards from employers to verify employment, and found that the minimum wage increases were followed by decreases in employment. On the other hand, an assessment of data collected and analyzed by David Neumark and William Wascher did not initially contradict the Card/Krueger results,[55] but in a later edited version they found that the same general sample set did increase unemployment. The 18.8% wage hike resulted in "[statistically] insignificant—although almost always negative" employment effects.[56]
 
Another possible explanation for why the current minimum wage laws may not affect unemployment in the United States is that the minimum wage is set close to the equilibrium point for low and unskilled workers. Thus in the absence of the minimum wage law unskilled workers would be paid approximately the same amount. However, an increase above this equilibrium point could likely bring about increased unemployment for the low and unskilled workers.[15]
 
 
Reaction to Card and Krueger
 
Some leading economists such as Kevin M. Murphy and Nobel laureate Gary Becker do not accept the Card/Krueger results,[57] while some others, like Nobel laureates Paul Krugman[58] and Joseph Stiglitz do accept them as correct.[59][60]
 
According to economists Donald Deere (Texas A&M), Kevin Murphy (University of Chicago), and Finis Welch (Texas A&M), Card and Krueger's conclusions are contradicted by "common sense and past research". They conclude that:[61]
 
Each of the four studies examines a different piece of the minimum wage/employment relationship. Three of them consider a single state, and two of them look at only a handful of firms in one industry. From these isolated findings Card and Krueger paint a big picture wherein increased minimum wages do not decrease, and may increase, employment. Our view is that there is something wrong with this picture. Artificial increases in the price of unskilled laborers inevitably lead to their reduced employment; the conventional wisdom remains intact.
 
Nobel laureate James M. Buchanan responded to the Card and Krueger study in the Wall Street Journal, arguing:[62]
 
...no self-respecting economist would claim that increases in the minimum wage increase employment. Such a claim, if seriously advanced, becomes equivalent to a denial that there is even minimum scientific content in economics, and that, in consequence, economists can do nothing but write as advocates for ideological interests. Fortunately, only a handful of economists are willing to throw over the teaching of two centuries; we have not yet become a bevy of camp-following whores.
 
Alan Krueger responded in The Washington Post:[63]
 
More was at stake here than the minimum wage – the methodology of public policy analysis was also at issue. Some economists, such as James Buchanan, have simply rejected the notion that their view of economic theory possibly could be proved wrong by data.
 
Nobel laureate Paul Krugman, has argued in favour of the Card and Krueger result, stating that Card and Krueger;[64]
... found no evidence that minimum wage increases in the range that the United States has experiences led to job losses. Their work has been attacked because it seems to contradict Econ 101 and because it was ideologically disturbing to many. Yet it has stood up very well to repeated challenges, and new cases confirming its results keep coming in.


>> http://en.wikipedia.org/wiki/Minim [...] nd_Krueger
 
 [:sunset rider]


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Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°24253263
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-10-2010 à 17:13:33  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Ouh putain, un article de l'IFRAP :D Tu m'excuseras de ne pas tenir compte d'une association de propagande anti-public qui a démontré moultes fois sa capacité de manipulation des faits et des chiffres ...

 

Et puis ça ne répond en rien à mon post de toute façon.

 

Que veux-tu que je répondes à ton post ? Pour toi, 600 euros donnés par l'Etat, c'est pareil que 600 euros donnés par une entreprise : c'est juste une question de guichet différent. Alors que la différence économiquement est énorme. Dans un cas, on a un transfert de ressources : l'Etat a prélevé 600 euros sur la sphère productive pour la donner à quelqu'un qu'on maintient au chômage en l'empêchant de travailler, ce qui fait qu'il ne crée aucune richesse. De l'autre, on a un emploi de 600 euros, qui crée de la valeur ajoutée. D'un côté, on détruit donc de la richesse, de l'autre on en crée. Multiplié par des centaines de milliers d'emplois, cela crée un effet macro-économique non négligeable. Et je ne parle pas non plus de l'effet de réinsertion que peut avoir un emploi sur un chômeur de longue durée.

 

Quant au texte de l'Ifrap, la moindre des honnêtetés intellectuelles est de lire les arguments, avant que de dénigrer la source en ricanant. Deux arguments sont intéressants, à mes yeux :
- le fait que la pauvreté est moins un problème de salaire horaire que de temps partiel (les travailleurs pauvres étant des travailleurs à temps partiel). Le Smic ne résout pas ce problème de temps partiel
- le fait que des pays n'aient pas de smic, sans que ce soit l'apocalypse sociale.

 

Edit : s'il te faut une source plus sérieuse, lis le Pierre Cahuc et Zylberberg sur le chômage, nécessité ou fatalité, en Champs Flammarion. Mais ça prend plus de temps, c'est sûr...

  

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Message édité par limonaire le 13-10-2010 à 17:18:35
n°24253279
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 13-10-2010 à 17:14:33  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
 
Je lis ici :  
 


Ca confirme bien que les pauvres en France sont bien avant tout les jeunes, les immigrés et les familles monoparentales. C'est une pauvreté lié à la difficulté d s'insérer sur le marché du travail (jeunes), à l'absence de qualification (immigrés) et à la la baisse du niveau de vie quand on vit seul avec des enfants (mères célibataires)
 
 


 
Oui, données intéressantes.
 
Mais ça n'enlève rien au fait que les zones rurales et les familles nombreuses ou complexes sont touchées.
 
Et l'exemple de la Seine Saint Denis de façon plus urbaine :
 

Citation :


La Seine-Saint-Denis, également marquée par un fort taux de pauvreté, possède des caractéristiques un peu différentes. Ce département apparaît comme une exception en Île-de-France. Les ménages complexes, qui regroupent plusieurs familles, quelquefois plusieurs générations, sont particulièrement touchés, ainsi que les familles nombreuses.


 
Calculer une pauvreté des jeunes jusqu'à trente ans ça fait vraiment large aussi tu ne trouves pas ?
 
On nous parle de familles touchées sur plusieurs génération et qui s'enfoncent du fait de la crise, il faut aussi parfois raisonner en termes de familles, quand un membre est amputé d'un droit, les autres le ressentent en général.
 
 
 
 

n°24253322
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 13-10-2010 à 17:18:19  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Que veux-tu que je répondes à ton post ? Pour toi, 600 euros donnés par l'Etat, c'est pareil que 600 euros donnés par une entreprise : c'est juste une question de guichet différent. Alors que la différence économiquement est énorme. Dans un cas, on a un transfert de ressources : l'Etat a prélevé 600 euros sur la sphère productive pour la donner à quelqu'un qu'on maintient au chômage en l'empêchant de travailler, ce qui fait qu'il ne crée aucune richesse. De l'autre, on a un emploi de 600 euros, qui crée de la valeur ajoutée. D'un côté, on détruit donc de la richesse, de l'autre on en crée. Multiplié par des centaines de milliers d'emplois, cela crée un effet macro-économique non négligeable. Et je ne parle pas non plus de l'effet de réinsertion que peut avoir un emploi sur un chômeur de longue durée.
 
Quant au texte de l'Ifrap, la moindre des honnêtetés intellectuelles est de lire les arguments, avant que de dénigrer la source en ricanant. Deux arguments sont intéressants, à mes yeux :
- le fait que la pauvreté est moins un problème de salaire horaire que de temps partiel (les travailleurs pauvres étant des travailleurs à temps partiel). Le Smic ne résout pas ce problème de temps partiel
- le fait que des pays n'aient pas de smic, sans que ce soit l'apocalypse sociale.
 


 
Mais ce genre de salaires tu les accompagnes d'un truc comme le "revenu de base" ou .... la contrebande ? tu dépénalises le shit  ou ...?....ils font comment les gens pour le complément ?

n°24253408
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-10-2010 à 17:25:54  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Mais ce genre de salaires tu les accompagnes d'un truc comme le "revenu de base" ou .... la contrebande ? tu dépénalises le shit  ou ...?....ils font comment les gens pour le complément ?


 
Dans les pays où un Smic faible existe, il concerne très peu de gens : de mémoire, 1% aux EU par exemple. Et ces gens n'y restent pas forcément longtemps. L'économie y est plus libre, d'où un fort processus de destruction créatrice, qui amène à un brassage des emplois constant. Chaque année, des emplois à faible valeur ajoutée sont replacés par des emplois de plus haute productivité.
 
En France, le marché du travail est sclérosé, figé et la destruction créatrice moins forte (25% des emplois sont des emplois à vie) : résultat, le Smic concerne de très nombreuses personnes (17%, une véritable smicardisation de la société) et on y reste longtemps. Du coup, on imagine que ces caractéristiques, qui sont propres au marché du travail français, corporatiste et peu flexible, sont des lois générales. Il n'en est rien. Dans un marché du travail plus libéralisé, le Smic concernerait peu de gens, moins que maintenant en tout cas. Les exemples étrangers le montrent.

n°24253427
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-10-2010 à 17:26:49  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Que veux-tu que je répondes à ton post ? Pour toi, 600 euros donnés par l'Etat, c'est pareil que 600 euros donnés par une entreprise : c'est juste une question de guichet différent. Alors que la différence économiquement est énorme. Dans un cas, on a un transfert de ressources : l'Etat a prélevé 600 euros sur la sphère productive pour la donner à quelqu'un qu'on maintient au chômage en l'empêchant de travailler, ce qui fait qu'il ne crée aucune richesse. De l'autre, on a un emploi de 600 euros, qui crée de la valeur ajoutée. D'un côté, on détruit donc de la richesse, de l'autre on en crée. Multiplié par des centaines de milliers d'emplois, cela crée un effet macro-économique non négligeable. Et je ne parle pas non plus de l'effet de réinsertion que peut avoir un emploi sur un chômeur de longue durée.
 
Quant au texte de l'Ifrap, la moindre des honnêtetés intellectuelles est de lire les arguments, avant que de dénigrer la source en ricanant. Deux arguments sont intéressants, à mes yeux :
- le fait que la pauvreté est moins un problème de salaire horaire que de temps partiel (les travailleurs pauvres étant des travailleurs à temps partiel). Le Smic ne résout pas ce problème de temps partiel
- le fait que des pays n'aient pas de smic, sans que ce soit l'apocalypse sociale.
 
Edit : s'il te faut une source plus sérieuse, lis le Pierre Cahuc et Zylberberg sur le chômage, nécessité ou fatalité, en Champs Flammarion. Mais ça prend plus de temps, c'est sûr...


C'est en gros ce que je voulais dire, donc t'enflamme pas hein :D
 
Ceci dis tu éludes TOUJOURS le problème fondamental : on ni vit pas avec 600€, on survit. Est-ce normal de ne pouvoir espérer que survivre de son travail ? Jamais tu ne réponds à cette question.  
 
Et puis, tu oublies, encore une fois de plus, de prendre en compte la baisse de salaires aujourd'hui payés au SMIC. Donc je réfute ton argumentation "ça crée de la valeur ajoutée". D'un coté, on va en créer via de nouveaux emplois, de l'autre on va en détruire via des baisses de salaires. Tu nous apportes la preuve maintenant que la différence sera positive ?  
 
Quant au temps partiel, tu as raison. Le problème, c'est que le temps partiel est généralement subi par le salarié, pas volontaire. Donc c'est quoi ta solution pour que les entreprises embauchent des gens à temps plein et non pas à temps partiel ? En baissant le salaire horaire sous le SMIC ? Dans ce cas, en quoi le salaire mensuel du salarié va augmenter ? Le faire travailler plus mais en le payant moins au niveau horaire ne change rien à sa fiche de paye. Il travaille juste plus longtemps pour la même somme. La belle affaire pour lui.

n°24253495
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-10-2010 à 17:32:10  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


C'est en gros ce que je voulais dire, donc t'enflamme pas hein :D

 

Ceci dis tu éludes TOUJOURS le problème fondamental : on ni vit pas avec 600€, on survit. Est-ce normal de ne pouvoir espérer que survivre de son travail ? Jamais tu ne réponds à cette question.

 

Et puis, tu oublies, encore une fois de plus, de prendre en compte la baisse de salaires aujourd'hui payés au SMIC. Donc je réfute ton argumentation "ça crée de la valeur ajoutée". D'un coté, on va en créer via de nouveaux emplois, de l'autre on va en détruire via des baisses de salaires. Tu nous apportes la preuve maintenant que la différence sera positive ?

 

Quant au temps partiel, tu as raison. Le problème, c'est que le temps partiel est généralement subi par le salarié, pas volontaire. Donc c'est quoi ta solution pour que les entreprises embauchent des gens à temps plein et non pas à temps partiel ? En baissant le salaire horaire sous le SMIC ? Dans ce cas, en quoi le salaire mensuel du salarié va augmenter ? Le faire travailler plus mais en le payant moins au niveau horaire ne change rien à sa fiche de paye. Il travaille juste plus longtemps pour la même somme. La belle affaire pour lui.

 

J'ai répondu plus haut : un smic faible toucherait très peu de gens, et de façon provisoire, transitoire. Aux-Etats-unis, le Smic fédéral est de 7,25$ de l'heure, soit 5,50 euros environ. Du coup, il ne concerne que 1% des emplois :  http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8 [...] re_minimum  Ca relativise du coup la question de la difficulté à vivre avec un smic

 

Un salaire minimum existe depuis 1938 et la Grande Dépression. Il faisait partie des mesures prises par le président Roosevelt et qui fondaient le modèle du Welfare State.

 

Au 24 juillet 2009, le salaire minimum fédéral est de 7,25 dollars de l'heure[52]. Chaque État, et même chaque ville, peut fixer son propre salaire minimum, à la condition que celui-ci soit supérieur au plancher fédéral. Par exemple, Santa Fe, au Nouveau-Mexique, a un salaire minimum en 2009 de 9,92 $ de l'heure et San Francisco, en Californie de 9,79 $[52]. Il est de 8 $ de l'heure dans le Massachusetts et de 8,55 $ dans l'État de Washington[52].

 

Le nombre de personnes payées au salaire minimum (essentiellement des femmes) est en baisse ; entre 1997 et 2004, il a chuté de 2,8 millions aux États-Unis pour ne représenter que 1,4 % de la population salariée aujourd'hui[53]. En 2009, le seuil de pauvreté est de 18 310 dollars pour une famille de trois personnes.
Syndicats [modifier]

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Message édité par limonaire le 13-10-2010 à 17:34:04
n°24253521
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-10-2010 à 17:34:38  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
J'ai répondu plus haut : un smic faible toucherait très peu de gens, et de façon provisoire, transitoire. Aux-Etats-unis, le SMic fédéral est de 7,25$ de l'heure, soit 5,50 euros environ. Du coup, il ne concerne que 1% des emplois :  http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8 [...] re_minimum
 


Faux. Tu veux que je te retrouve les articles sur l'Allemagne qui montraient qu'après les dernières réformes de libéralisation du marché du travail, on se retrouvait par exemple avec pas loin de 70% des emplois de la restauration sous-payés un an et demi après l'application de cette libéralisation ?  

n°24253576
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-10-2010 à 17:40:16  profilanswer
 

http://www.slate.fr/story/25761/Al [...] s-salaires

 
Citation :

«Les emplois mal payés se sont répandus en Allemagne avec la libéralisation du marché du travail en 2003 et 2004», constate un porte-parole du syndicat DGB. Les mesures visant à améliorer la compétitivité des entreprises rhénanes décidées par l’ancien chancelier social-démocrate (SPD) ont permis aux employeurs de recruter du personnel à moindre frais. Des milliers de mères de famille, de jeunes diplômés et d’émigrés ont ainsi été embauchés pour des bouchées de pain. Les «minijobs» (c’est leur nom officiel) limitent à 400 euros nets par mois les revenus des salariés. Certains secteurs ont profité sans réserve de cette «aubaine». C’est le cas notamment de la restauration et de la distribution où les travailleurs pauvres représentent respectivement 63% et 40% de l’ensemble de leur personnel.

 

La chaîne de magasins de vêtement bon marché, Kik, est allée encore plus loin. Près de la moitié de ses 18.000 salariés sont des travailleurs temporaires rémunérés 5 euros de l’heure

Message cité 1 fois
Message édité par Ernestor le 13-10-2010 à 17:43:10
n°24253664
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-10-2010 à 17:46:51  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Faux. Tu veux que je te retrouve les articles sur l'Allemagne qui montraient qu'après les dernières réformes de libéralisation du marché du travail, on se retrouvait par exemple avec pas loin de 70% des emplois de la restauration sous-payés un an et demi après l'application de cette libéralisation ?

 

Comment peux-tu dire "c'est faux" de façon si péremptoire. Déjà aux Eu, le Smic, c'est 1% des emplois. C'est en fait. Donc ça marche au moins dans certains cas. Premier point.

 

Deuxièmement : si le chiffre que tu annonces est vrai (et je t'assure que, de mon côté, je serai fair play et ne ricanerai pas si tu me présentes un article orienté et teinté de propagande tiré du Monde diplo par exemple ), en quoi cela prouve que le Smic touche en Allemagne plus de 1 ou 2% des gens ? à toi de le montrer. Moi, ce que lis, c'est qu'avec un smic plus faible, il n'y a pas en Allemagne plus de pauvres qu'en France. Et qu'en moyenne on y reste moins longtemps.

 

Troisièmement :que la restauration ou le bâtiment ou la grande distribution sous paient, ce n'est pas un scoop. Que 70% des emplois restent sous-payés pendant 18 mois je le veux bien aussi. A mon avis même, tu es trop gentil : ces emplois resteront toujours sous-payés, de façon structurelle et pas seulement pendant 18 mois. Mais les personnes qui les occupent changent : ce ne sont pas les mêmes, il y a un turn over très élevé dans ces secteurs. Dès lors, les salariés les occupent pendant quelques mois/ années avant de trouver mieux. Il faut en fait raisonner en dynamique individuelle, en suivant la carrière d'un individu. Peu importe qu'il soit resté deux ans au Smic à 20-25 ans ans si ensuite pendant 30 ans il a pu évoluer. La situation française est sur ce plan plus grave : au nom de la justice sociale, on mène des politiques aux effets anti-sociaux. Le Smic y touche plus de monde, on y reste longtemps et il exclut des centaines de milliers de personnes, les plus fragiles, de l'emploi : pas vraiment un modèle enviable à mes yeux


Message édité par limonaire le 13-10-2010 à 17:56:02
n°24253699
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-10-2010 à 17:49:53  profilanswer
 

Je viens de te reciter les chiffres. Et merci de confirmer que ces emplois resteront sous payés (d'ailleurs moi j'ai jamais dit le contraire, c'est toi qui passe ton temps à dire que les salaires en bas de l'échelle finiront forcément par monter). Pour ton turn over : sources. En quoi un maçon ou une caissière changent souvent de boulot et montent l'échelle des salaires ?

 

Et toujours aucune réponse de ta part sur le fait qu'on ne peut pas vivre avec 600€ par mois. Enfin si, un bottage en touche là : on ne reste pas longtemps avec ces boulots sous payés. Sauf que tu ne l'as pas prouvé et que ça ne répond pas à la question de manière générale.

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Message édité par Ernestor le 13-10-2010 à 17:52:14
n°24253751
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 13-10-2010 à 17:53:05  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Dans les pays où un Smic faible existe, il concerne très peu de gens : de mémoire, 1% aux EU par exemple. Et ces gens n'y restent pas forcément longtemps. L'économie y est plus libre, d'où un fort processus de destruction créatrice, qui amène à un brassage des emplois constant. Chaque année, des emplois à faible valeur ajoutée sont replacés par des emplois de plus haute productivité.
 
En France, le marché du travail est sclérosé, figé et la destruction créatrice moins forte (25% des emplois sont des emplois à vie) : résultat, le Smic concerne de très nombreuses personnes (17%, une véritable smicardisation de la société) et on y reste longtemps. Du coup, on imagine que ces caractéristiques, qui sont propres au marché du travail français, corporatiste et peu flexible, sont des lois générales. Il n'en est rien. Dans un marché du travail plus libéralisé, le Smic concernerait peu de gens, moins que maintenant en tout cas. Les exemples étrangers le montrent.


 
Ah, je crois qu'on ne s'est pas compris, quand je parle de "revenu de base", je parle d'une espèce d'allocation universelle pour pallier au manque de pouvoir d'achat des salaires nains...
 
Et pour les gens qui bossent pas au fait ?

n°24253781
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-10-2010 à 17:54:49  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

http://www.slate.fr/story/25761/Al [...] s-salaires
 

Citation :

«Les emplois mal payés se sont répandus en Allemagne avec la libéralisation du marché du travail en 2003 et 2004», constate un porte-parole du syndicat DGB. Les mesures visant à améliorer la compétitivité des entreprises rhénanes décidées par l’ancien chancelier social-démocrate (SPD) ont permis aux employeurs de recruter du personnel à moindre frais. Des milliers de mères de famille, de jeunes diplômés et d’émigrés ont ainsi été embauchés pour des bouchées de pain. Les «minijobs» (c’est leur nom officiel) limitent à 400 euros nets par mois les revenus des salariés. Certains secteurs ont profité sans réserve de cette «aubaine». C’est le cas notamment de la restauration et de la distribution où les travailleurs pauvres représentent respectivement 63% et 40% de l’ensemble de leur personnel.
 
La chaîne de magasins de vêtement bon marché, Kik, est allée encore plus loin. Près de la moitié de ses 18.000 salariés sont des travailleurs temporaires rémunérés 5 euros de l’heure



 
Certes, je ne conteste pas ces chiffres ni l'effet d'aubaine, mais il faut toujours face à ces chiffres se poser les questions suivantes :
- qui sont ces travailleurs sous payés : des étudiants, des mères de famille et des immigrés (on retrouve les catégories de pauvres en France, à propos desquels ce niais de Luckynick a voulu faire du mauvais Stéphane Guillon, le talent en moins). Est-ce le même drame social de toucher 400 euros quand on a 20 ans que quand on a 40 ans ? Ne vaut-il pas mieux un tremplin vers l'emploi que pas d'emploi du tout ? de même, gardons à l'esprit que ces emplois créent de la valeur alors que les indemnités chômage en détruisent
- ces emplois sont-ils à temps plein ou à temps partiels ?
- combien de temps en moyenne occupent-on ces emplois ? 1 an ou 20 ans
- quelle pourcentage de la population active occupent-ils ? 1% ou 17% ?
- comment se fait-il qu'avec ce Smic plus faible et moins de dépenses publiques et sociales, il n'y ait pas plus de pauvres en Allemagne qu'en France ? (et même moins si on considère la seule Allemagne de l'Ouest, la pauvreté à l'Est étant une séquelle du communisme)

n°24253791
Quesque
Posté le 13-10-2010 à 17:55:24  profilanswer
 

Pour l'instant, faut pas prendre les USA en ce qui concerne la réussite du système

Citation :


Etats-Unis : la misère de masse devient ordinaire
 
...
 
Des chiffres inhabituels pour un grand pays développé :
 
- 1,5 million d’enfants sont SDF (chiffre du mois de mars 2009) (Source) ;
 
- plus de 6 millions de familles de la classe moyenne ont vu leurs maisons saisies ; les refuges pour sans-abris sont débordés ; des villages de tentes voient le jour, comme les « Hoovervilles » de l’époque de la Grande Dépression (Source) ;
 
- 12,5 millions d’enfants ne mangent pas à leur faim ;
 
- 30 millions de bons alimentaires (food stamps) sont distribués chaque mois, un record historique.

n°24253801
Quesque
Posté le 13-10-2010 à 17:56:15  profilanswer
 

:o


Message édité par Quesque le 13-10-2010 à 17:56:39
n°24253805
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-10-2010 à 17:56:29  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Ah, je crois qu'on ne s'est pas compris, quand je parle de "revenu de base", je parle d'une espèce d'allocation universelle pour pallier au manque de pouvoir d'achat des salaires nains...

Et pour les gens qui bossent pas au fait ?


Ce qu'on appelle aussi un impôt négatif et dont on a souvent parlé. Le problème, c'est que Limonaire ne semble pas comprendre qu'une libéralisation du marché du travail, et donc de la création massive de salaires en dessous du SMIC ne peut que s'accompagner de cette solution car on ne peut pas vivre avec 400 ou 600€ par mois. C'est encore plus inacceptable quand c'est en travaillant.
 
Mais ça, jamais il n'en parle. Sa seule obsession est de supprimer le SMIC pour créer des emplois. Qu'importe si ce sont des emplois non viables (du point du vue du travailleur) ça n'est visiblement absolument pas son problème.

n°24253866
Altarius
As de la digression
Posté le 13-10-2010 à 18:00:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Un dernier mot : on raisonne comme si les pauvres, c'était potentiellement tout le monde. En fait, il s'agit essentiellement de jeunes de moins de 25 ans, d'immigrés arrivés récemment (pas nés en France donc) et de mères célibataires non qualifiées, premières catégories concernées par le chômage de longue durée. Le Smic est censé protéger tous les travailleurs. En fait, il ne protège pas 80% de la population active (celle qui a un emploi), qui n'en a pas besoin, puisqu'elle est capable de trouver un emploi payé au Smic ou plus, mais pénalise ces 3 catégories : jeunes, femmes seules, immigrés. Tu ne crois pas qu'un marché du travail assoupli donnerait de meilleures chances à ces gens ?  
 


C'est bien les bases de données, mais c'est bien aussi de lever le nez et d'aller voir les associations, les gens sur le terrain, d'entendre des personnes de toutes sortes et tous âges désespérées parce qu'elle ne savent pas comment finir le mois, qu'elle ne trouvent plus de boulots ou qu'elle sont entrainées dans la spirale de l'exclusion pour des tas de raisons.
 
Lorsque l'on est confronté à ce genre de choses, je ne pense pas qu'on puisse sortir de pareilles aberrations. Ce n'est certes pas un point de vue général, comptable, froid avec de beaux graphiques mais ça n'en rend pas moins insupportable de lire ce type de post.
 
Oui, les pauvres, c'est potentiellement tout le monde.


---------------
Dsl pour les fautes - ne pas juger est une clé qui change le monde - Mensonge, propagande et manipulation, bienvenue chez les médias.
n°24253907
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-10-2010 à 18:03:31  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Certes, je ne conteste pas ces chiffres ni l'effet d'aubaine, mais il faut toujours face à ces chiffres se poser les questions suivantes :
- qui sont ces travailleurs sous payés : des étudiants, des mères de famille et des immigrés (on retrouve les catégories de pauvres en France, à propos desquels ce niais de Luckynick a voulu faire du mauvais Stéphane Guillon, le talent en moins). Est-ce le même drame social de toucher 400 euros quand on a 20 ans que quand on a 40 ans ? Ne vaut-il pas mieux un tremplin vers l'emploi que pas d'emploi du tout ? de même, gardons à l'esprit que ces emplois créent de la valeur alors que les indemnités chômage en détruisent
- ces emplois sont-ils à temps plein ou à temps partiels ?
- combien de temps en moyenne occupent-on ces emplois ? 1 an ou 20 ans
- quelle pourcentage de la population active occupent-ils ? 1% ou 17% ?
- comment se fait-il qu'avec ce Smic plus faible et moins de dépenses publiques et sociales, il n'y ait pas plus de pauvres en Allemagne qu'en France ? (et même moins si on considère la seule Allemagne de l'Ouest, la pauvreté à l'Est étant une séquelle du communisme)


Deux choses : c'est quoi cette obsession que tu as avec les mères de famille célibataire ? A te lire, on dirait que c'est un cas particulier, comme celui des jeunes, c'est-à-dire, transitoire, voire pire, comme un cas anormal. Quand on est mère de famille, faut compter deux décennies à s'occuper de ses gosses (même si elles ne passeront évidemment pas forcément 20 ans seules). Et oui, la société a bien changé sur la structure familiale, mais faut faire avec, il y a pas le choix. Donc fais avec toi aussi, et ça commence pas arrêter de considérer le cas d'une famille mono-parentale comme particulier. C'est aujourd'hui un cas normal et courant.

 

Ensuite, oui, tout le monde a vécu avec presque rien en étant étudiant. Mais c'est transitoire. Le problème c'est qu'il y a des millions de gens en France qui a 40 ans et plus sont encore payés au SMIC. Le problème est que ta suppression du SMIC va entrainer des millions de gens à ne pas être payés plus, voire même, encore moins.

 

Et enfin, point bonus : t'oublies encore de prendre en compte que le nombre de pauvres a doublé en 10 ans en Allemagne. Ce qui est une régression monstrueuse (et oui je sais, la pauvreté est relative, mais ça ne peut jamais être une bonne chose de voir son nombre de pauvres doubler, jamais). Et t'oublies aussi de prendre en compte qu'il existe des salaires minimum dans beaucoup de branches en Allemagne. Ca n'est pas géré au niveau national par l'état comme en France, mais il y a beaucoup de salaires minimaux grace aux pressions des syndicats.

Message cité 1 fois
Message édité par Ernestor le 13-10-2010 à 18:05:27
n°24253926
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-10-2010 à 18:06:00  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Je viens de te reciter les chiffres. Et merci de confirmer que ces emplois resteront sous payés (d'ailleurs moi j'ai jamais dit le contraire, c'est toi qui passe ton temps à dire que les salaires en bas de l'échelle finiront forcément par monter). Pour ton turn over : sources. En quoi un maçon ou une caissière changent souvent de boulot et montent l'échelle des salaires ?
 
Et toujours aucune réponse de ta part sur le fait qu'on ne peut pas vivre avec 600€ par mois. Enfin si, un bottage en touche là : on ne reste pas longtemps avec ces boulots sous payés. Sauf que tu ne l'as pas prouvé et que ça ne répond pas à la question de manière générale.


 
Tu n'as pas compris : tu confonds les emplois et les personnes qui occupent ces emplois. "Equipier" au Mac Do de Romorantin, c'est un job qui existe depuis 20 ans peut-être : l'emploi y est sous-payé depuis longtemps. Mais ce n'est sans doute pas la même personne qui occupe le job. Tu saisis la nuance ? On y reste pas toute sa vie : on l'occupe 6 mois, puis on le quitte pour un meilleur emploi , et un autre prend notre place pour 6 nouveaux mois.  
 
Par ailleurs, si seulement 1% des emplois sont des jobs à 600 euros, ça relativise le problème. On est moins dans l'urgence sociale que si ça en concerne 16%. Ta question "comment fait-on pour vivre avec 600 euros" a dès lors moins d'acuité. Et sur ces 1%, si la moitié sont des jeunes qui vivent chez papa-maman, le drame est encore moins grand.
 
Bref, les choses ne sont pas binaires : la réalité sociale est plus fine, plus complexe. Certaines personnes peuvent accepter des jobs à 600 euros car leur parcours de vie, les solidarités familiales/amicales sur lesquelles elles peuvent compter, leurs projets de vie (études ou recherche d'un job d'appoint) font que chaque cas est différent, bien loin d'un moule unique qui voudrait que 600 euros, ce soit atroce pour tout le monde. Tu nies surtout les dynamiques/trajectoires individuelles en te basant sur le modèle social français qui aujourd'hui condamne des gens à rester au Smic toute leur vie. C'est moins le cas là où les marchés du travail sont dynamiques, comme l'Allemagne ou les EU : on reste moins longtemps dans la pauvreté ou au chômage dans ces pays
 
Bref, je crois avoir répondu à ta question, non ? C'est fatigant cette suspicion de mauvaise foi ("tu bottes en touche" ) alors que ce forum est témoin que je ne le suis jamais.

n°24253946
korrigan73
Membré
Posté le 13-10-2010 à 18:08:03  profilanswer
 

ShoTo a écrit :


C'est ce que je dis.
Un inconnu qui dit vouloir mon bien, surtout si derrière il maintien dans le pauvreté le tiers monde en voulant empêcher les multinationales de s'implanter, je me fous de sa gueule.


comme si c'etait l'implantation de multinationale qui rendait riche les gens. t'ira dire ca a total et areva en afrique...
 
 

ShoTo a écrit :


Comment ça je suis un escroc ? Il n'y a aucune tromperie sur la marchandise avec moi vu que je promet rien. Le libéralisme peut se résumer en une phrase : ton voisin a des droits et tu ne peux pas les violer même si c'est "pour son bien" ou pour celui de l'humanité toute entière !


moi je veut juste empecher que tu puisses payer un type une misere.
si tu veux te faire cirer les chaussures c'est ton droit, mais pour ca faut que le mec ai une paye decente.


---------------
El predicator du topic foot
n°24253949
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 13-10-2010 à 18:08:26  profilanswer
 

Les mères de familles célibataires c'est un exemple allemand de l'accident le plus courant de leur société, les gamins n'ont pas de place en crèche avant trois ans donc les mères célibataires se retrouvent dans la merde, et ce genre de phénomènes entrainent un grand accroissement de la paupérisation des jeunes.
 
http://www.lefigaro.fr/internation [...] -rhin-.php
 
Mais bon c'est un exemple allemand, de la meme façon on ne peut appliquer le management américain en France quand il n'est pas adapté aux outils traditionnels...

n°24253952
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 13-10-2010 à 18:08:54  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Ah, je crois qu'on ne s'est pas compris, quand je parle de "revenu de base", je parle d'une espèce d'allocation universelle pour pallier au manque de pouvoir d'achat des salaires nains...
 
Et pour les gens qui bossent pas au fait ?


 
Si j'ai compris : mais je veux te dire que le problème ne toucherait pas 17% des gens (taux de smicards dans la France sociale d'aujourd'hui) mais beaucoup moins. Dès lors, ce problème a moins d'importance : 1% de smicards aux EU par exemple.... Et puis, on n'y resterait pas toute sa vie (comme c'est le cas pour beaucoup de Smicards français) : un marché du travail dynamique favorise l'ascenseur social.

n°24253969
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-10-2010 à 18:10:04  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Tu n'as pas compris : tu confonds les emplois et les personnes qui occupent ces emplois. "Equipier" au Mac Do de Romorantin, c'est un job qui existe depuis 20 ans peut-être : l'emploi y est sous-payé depuis longtemps. Mais ce n'est sans doute pas la même personne qui occupe le job. Tu saisis la nuance ? On y reste pas toute sa vie : on l'occupe 6 mois, puis on le quitte pour un meilleur emploi , et un autre prend notre place pour 6 nouveaux mois.

 

Par ailleurs, si seulement 1% des emplois sont des jobs à 600 euros, ça relativise le problème. On est moins dans l'urgence sociale que si ça en concerne 16%. Ta question "comment fait-on pour vivre avec 600 euros" a dès lors moins d'acuité. Et sur ces 1%, si la moitié sont des jeunes qui vivent chez papa-maman, le drame est encore moins grand.

 

Bref, les choses ne sont pas binaires : la réalité sociale est plus fine, plus complexe. Certaines personnes peuvent accepter des jobs à 600 euros car leur parcours de vie, les solidarités familiales/amicales sur lesquelles elles peuvent compter, leurs projets de vie (études ou recherche d'un job d'appoint) font que chaque cas est différent, bien loin d'un moule unique qui voudrait que 600 euros, ce soit atroce pour tout le monde. Tu nies surtout les dynamiques/trajectoires individuelles en te basant sur le modèle social français qui aujourd'hui condamne des gens à rester au Smic toute leur vie. C'est moins le cas là où les marchés du travail sont dynamiques, comme l'Allemagne ou les EU : on reste moins longtemps dans la pauvreté ou au chômage dans ces pays

 

Bref, je crois avoir répondu à ta question, non ? C'est fatigant cette suspicion de mauvaise foi ("tu bottes en touche" ) alors que ce forum est témoin que je ne le suis jamais.


Tu ne réponds pas à ma question parce que tu ne montres aucun chiffre. C'est d'ailleurs assez étrange de ta part vu que tu critiques ceux qui font comme toi. Mais maintenant, si tu as des chiffres qui prouvent tes affirmations suivantes ou la pertinence des hypothèses suivantes :
- On y reste pas toute sa vie : on l'occupe 6 mois, puis on le quitte pour un meilleur emploi
- Si seulement 1% des emplois sont des jobs à 600 euros, ça relativise le problème
- l'Allemagne ou les EU : on reste moins longtemps dans la pauvreté ou au chômage dans ces pays
on pourra avoir un vrai débat.

Message cité 2 fois
Message édité par Ernestor le 13-10-2010 à 18:11:14
n°24254013
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 13-10-2010 à 18:13:26  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Si j'ai compris : mais je veux te dire que le problème ne toucherait pas 17% des gens (taux de smicards dans la France sociale d'aujourd'hui) mais beaucoup moins. Dès lors, ce problème a moins d'importance : 1% de smicards aux EU par exemple.... Et puis, on n'y resterait pas toute sa vie (comme c'est le cas pour beaucoup de Smicards français) : un marché du travail dynamique favorise l'ascenseur social.

 

Ok, mais y aurait il, dans ta vision, un système d'aide à un revenu minimum et de soutien au pouvoir d'achat quand on a un salaire rachitique ou qu'on est non-employé ou en période transitoire, ou pas ?

 

Et si oui sous quelle forme ?

 


Message cité 1 fois
Message édité par Serpico7 le 13-10-2010 à 18:14:04
n°24254063
LooSHA
D'abord !
Posté le 13-10-2010 à 18:17:34  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :

comme si c'etait l'implantation de multinationale qui rendait riche les gens. t'ira dire ca a total et areva en afrique...


Les preneurs d'otages s'enrichissent :o


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