DooMIII Séminariste en reconversion | Ernestor a écrit :
T'es sérieux avec ton IA ? Si tu connais pas un sujet, t'en parles pas.
On va donc débunker les trucs auxquels tu comprends que dalle.
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Ernestor a écrit :
Ton LLM raconte de la merde. La raison quasi-unique de la non ouverture de NordStream2, c'est le non respect des lois européennes. Sortir ce qu'il s'est passé le 22 Février alors que la guerre débutait quelques heures après, ça n'a aucun sens.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nord_Stream#Nord_Stream_2
Citation :
Les derniers amendements des directives gazières de l'Union européenne du 8 février 2019[30] exigent que les gazoducs maritimes entrant dans les pays de l'Union européenne respectent les exigences de séparation des activités de fournitures et de transport de gaz vers des pays tiers. Nord Stream 2 appartenant à 100 % à Gazprom, les exigences de la directive ne sont donc pas remplies.
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Bah voyons. Je vais devoir défendre KillMe et son LLM Ballet d’affairistes autour d’un gazoduc (Fev 2026)
Citation :
Détruits par un sabotage commis par une équipe ukrainienne probablement avec l’appui des États-Unis, les gazoducs Nord Stream, qui acheminaient du gaz russe en Allemagne, gisent au fond de la Baltique. Les États européens, qui prétendent se passer des hydrocarbures russes, ont exclu toute remise en service. Mais, dans les coulisses, Moscou et Washington se penchent sur leur avenir.
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Citation :
Fruit d’une opération ukrainienne, appuyée par des expertises, des formations et sans doute un soutien logistique de Washington, Londres et Varsovie (1), la destruction de trois des quatre conduites de Nord Stream a paru mettre un point final à l’acheminement de gaz russe vers l’Allemagne via la Baltique. Réparer les tubes ? Pour la plupart de nos interlocuteurs, l’interrogation même n’a aucun sens. À supposer que soient réunies les ressources nécessaires à sa remise en service, cette infrastructure lestée de sanctions américaines et européennes apparaît politiquement toxique, en particulier en Allemagne. Chez le français Engie, qui perdra ses 2 milliards d’euros d’investissement en cas d’abandon définitif, nul ne s’attend à une quelconque résurrection
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Mais ouais c'est une infra Allemande on s'en fout
Citation :
Ces échanges suggèrent une spectaculaire volte-face : dès les débuts du projet, un consensus bipartisan avait cimenté l’opposition féroce des États-Unis à la construction de cette infrastructure (3). L’annexion de la Crimée en 2014 avait amplifié ce rejet avant qu’une vague de sanctions américaines (tant sous l’égide de M. Joseph Biden que sous celle de M. Trump) ne s’emploie à paralyser Nord Stream 2 à partir de 2017. Officiellement, Washington dénonce le gazoduc comme une arme géopolitique concédée au Kremlin. Sous la surface, la Maison Blanche et le Congrès s’inquiètent surtout des débouchés pour l’exportation de leur GNL, nouvelle priorité stratégique depuis la « révolution du gaz de schiste », au tournant des années 2010. Obéissant aux instructions américaines, Copenhague empêchera pendant plusieurs années la construction du segment passant dans sa zone économique exclusive (ZEE). C’est encore sous la pression des États-Unis que Berlin bloque au dernier moment le processus de certification de Nord Stream 2, dont la réalisation s’achève en septembre 2021.
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Un peu plus sur le sujet dans l'article de Pierre Rimbert cité en (3) qui date de mai 2021 et aborde précisément les arguties pseudo-juridiques dont tu parles : Comment saboter un gazoduc
Citation :
Les gazoducs ont la particularité de créer une dépendance mutuelle entre les pays qu’ils relient. Celle assumée par Berlin et Moscou irrite. D’emblée, Nord Stream 2 se heurte à une coalition d’opposants qui, tous, gravitent dans l’orbite basse de la superpuissance américaine : l’Ukraine, bien sûr, mais aussi les pays baltes et la Pologne, « opposés au projet pour des motifs idéologiques antirusses », comme le reconnaît sans ambages un rapport parlementaire français (3).
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Je ne poste pas l'article ici, mais la Pologne a précisément joué un rôle au moins indirect dans le sabotage et a refusé cette année l'extradition d'un suspect Ukrainien.
Citation :
Depuis la chute du mur de Berlin, en 1989, les infrastructures gazières sèment la discorde entre les pays membres de l’Union européenne. Elles symbolisent la dégradation des rapports avec la Russie, la divergence d’intérêts géopolitiques entre des nations théoriquement alliées, leur impuissance vis-à-vis des États-Unis. Le sort de Nord Stream 2, qui relie la Russie et l’Allemagne par la mer Baltique, illustre ce basculement.
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Citation :
C’est cette même philosophie qui, mise en œuvre de manière chaotique par M. Donald Trump, va faire dérailler le projet. Pour Washington, cibler Nord Stream 2 présente des avantages mercantiles autant que géopolitiques : grâce au soutien de la Commission européenne, favorable au marché flexible du gaz naturel liquéfié (GNL) américain plutôt qu’aux gazoducs russes, et à l’appui des pays les plus atlantistes de l’Union (Pologne, Danemark…), Washington n’entend pas seulement contrecarrer les plans de Moscou, mais aussi et surtout imposer ses excédents de gaz de schiste liquéfiés sur le marché européen. Et, au passage, mettre sous pression l’Allemagne, avec laquelle les différends commerciaux s’accumulent (6). Toute la subtilité diplomatique des États-Unis se déploie à cet effet.
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Mission accomplie en 2026
Citation :
M. Trump, qui, depuis son arrivée au pouvoir, menace l’Europe de sanctions douanières, obtient en juillet 2018 la capitulation de Bruxelles : l’Union accepte de revoir de fond en comble sa politique gazière en faveur du GNL « de la liberté » (dixit M. Trump) et au détriment du gazoduc « totalitaire ». La nouvelle directive gaz, adoptée l’année suivante, empile les chicanes administratives destinées à entraver Nord Stream 2, au point que ses concepteurs doivent en repenser l’architecture juridique et commerciale.
Ce texte n’aurait pas été adopté par le Conseil européen en février 2019 sans le spectaculaire retournement du président français, dont le soutien discret assurait jusque-là aux partisans du projet (Allemagne, France, Autriche, Pays-Bas, Belgique, Grèce et Chypre) une minorité de blocage. M. Emmanuel Macron a justifié sa volte-face par la nécessité de « ne pas renforcer la dépendance à la Russie (7) » ; mais peut-être tentait-il de contraindre Berlin à considérer son projet de réforme de l’Union, accueilli outre-Rhin avec un haussement de sourcil.
Après la semonce, le canon : comme s’il coulait de source que la politique énergétique européenne se décide à Washington, les parlementaires américains des deux bords votent en décembre 2019 la loi protégeant la sécurité énergétique de l’Europe, une salve de « sanctions gelant les visas et les avoirs de toute personne étrangère qui aiderait sciemment des navires poseurs de tubes à construire des pipelines d’origine russe aboutissant en Allemagne ou en Turquie », ainsi que le résume le Congrès américain. Ces mesures extraterritoriales, dépourvues de fondements juridiques au regard du droit international, provoquent l’arrêt immédiat du chantier Nord Stream 2. Elles seront durcies et élargies aux entreprises l’année suivante. La plupart des sociétés d’assistance technique et des assureurs quittent le navire.
Décidés à anéantir financièrement toute entité prêtant son concours au projet russe, les États-Unis annoncent en juillet 2020 que Nord Stream 2 entre désormais dans le champ de la loi de 2017 baptisée « Contrer les adversaires de l’Amérique par des sanctions », qui visait initialement la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. Cette fois, les contrevenants menacés de se voir couper l’accès au système dollar se recrutent parmi des entreprises, des citoyens et des villes d’Allemagne, pays membre de l’OTAN et plus puissant allié des États-Unis au sein de l’Union. Dans une lettre du 5 août 2020, trois parlementaires américains intiment ainsi l’ordre aux directeurs de deux ports allemands, ainsi qu’à leurs actionnaires (la ville et le Land), de cesser toute implication dans Nord Stream 2, sous peine de « détruire la viabilité financière de [leur] entreprise », de « dévaster [leur] valeur actionnariale », de geler leurs avoirs et de leur interdire de poser le pied sur le sol américain. Des mesures et une tonalité d’ordinaire réservées au Venezuela ou à Cuba…
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Mais bon RAS, ce sont les Russes
Citation :
Dès 2019, la chancelière accordait aux États-Unis le financement de deux terminaux de regazéification destinés à accueillir du GNL sur les côtes allemandes, à condition que Washington cesse de s’acharner sur Nord Stream 2. Las, l’empoisonnement de M. Navalny à l’été 2020 puis son incarcération en janvier 2021 (9) ont fourni aux adversaires du gazoduc un argument d’autant plus percutant que Berlin s’était vigoureusement engagé en faveur de l’opposant russe : de Varsovie à Paris en passant par Bruxelles, les responsables somment la chancelière d’inclure l’arrêt du projet parmi les sanctions infligées à Moscou. L’arrivée à la Maison Blanche de M. Joseph Biden a décomplexé les libéraux angoissés à l’idée de s’aligner sur les positions de M. Trump : la nouvelle administration semble aussi décidée que l’ancienne à tuer Nord Stream 2.
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Bref Et je ne parle même pas de la "promesse" de Biden de le faire péter Ca pourrait être cocasse si c'était juste la n-ème connerie de nos "alliés" Allemands qui nous aiment tant
Mais ça marque aussi une politique incohérente de l'UE, totalement inféodée aux États-Unis et pas à leurs intérêts propres. ![[:patrick57smileys:5] [:patrick57smileys:5]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/5/patrick57smileys.gif) ---------------
Ceterum censeo Euro delendum esse
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