acualyisdolan Flotte mais jamais ne sombre | acualyisdolan a écrit :
Hola Il y a t'il des gens s'étant établi comme indépendanten Suisse ici ?
Je lit beaucoup sur le sujet, et trouve tout et n'importe quoi, notamment au niveau assurance et cotisation sociales.
Concrètement, comment ça se passe ? Quelles sont les démarches et les choses à garder en tête ? Est-ce avantageux par rapport à une SARL ?
Ma situation actuelle :
- 5 ans de travail non stop en portage via entreprise de payrolling.
- Mission finie fin d'année dernière, inscrit à l'ORP local depuis et pour rester poli, ce n'est pas idéal.
- Dans mon secteur (pharma), quasi pas de travail en Suisse pour l'instant, par contre je reçois beaucoup de demandes de support pour 6 à 18 mois, en Allemagne/Danemark/Suède/Islande/France (bon pour France si je devais y toucher ce serait avec le plus looooooooong baton au monde, projet foireux d'un grand groupe pharma francophone pour un site proche de L*on ).
- Problème : je suis en permis de travail B, je ne peux pas m'établir temporairement dans un autre pays sous peine de le perdre. Étant propriétaire par ailleurs en Suisse, perdre ce permis entrainerait de gros gros gros pépins (typiquement quid de mes comptes et notamment du compte hypothécaire ?).
- Indépendant/SARL me permettrait de facturer en direct, de Suisse, pour peu que le client l'accepte. Quelqu'un fait ça présentement en Allemagne pour un gros projet pharma la bas, et vit dans un village a 20min de chez moi .
Vous pensez que l'approche est ok ? Concrètement a quoi dois-je penser ?
Merci
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Au final, update :
- Contrat trouvé, via un ancien collègue... En Allemagne, fabrication de machines pour un projet Suisse. Je vais y travailler pendant 6 a 18 mois avec des périodes proche de chez moi (machines allemandes installées dans une usine à côté).
- Portage via payroll crée par mon ancien business manager de ma précédente payroll, aucun soucis pour mettre en place jusqu'à maintenant.
- Statut travailleur détaché, donc 18 mois max. Tout le reste, transparent car salarié d'une boite suisse, techniquement.
- Moins payé qu'avant mais ça va, je survivrais. Par contre, 8h de trajet, ça va être sympa pour rentrer voir mme le weekend.
En Suisse dans la pharma ça ne va pas bien et les nouvelles que j'ai d'ancien collègues, ça se résume a : stress, X se fait virer, Y part, Z quitte le pays.
Ca et mon ancienne boite/client (L***a) qui fait comme tout le monde et ouvre un "centre de compétences" à Hyderabad. Donc ça sent pas bon pour le secteur en général.
A côté de ça, juste pour râler un peu, recherche d'emploi :
- >50 candidatures a des postes allant du bof a "entrée dans l'industrie". Quasi que du ghostage ou des rejets auto.
- Une boite a Bulle sort des postes sur son site carrière : les postes sont déjà pourvus en promo interne/internalisation. Mais pas grave, une RH basée à Prague appelle, dit "on vous recontacte pour la suite", ne recontacte pas, répond séchement aux mails de relance et, au final, 0 nouvelles. Il faut aller sur le site carrière voir l'avancement de la candidature pour trouver "rejected - no email". Intérêt de faire ça ?
- Une autre boite a Yverdon, les mêmes postes sont publiés/republiés depuis au moins 3 ans. Idem, rejet automatique sans entretien ni justifications, le classique "nous avons décidé de ne pas poursuivre avec votre candidature".
- Très peu de "vraies" offres, beaucoup de copier/coller de boites de placement.
Donc content d'avoir un peu de réseau pour rebondir, sans ça clairement c'est mort.
Et plus généralement, à 10 ans d'expérience dans le domaine maintenant, vu le cout de la vie qui a bien augmenté et les salaires qui se pratiquent hors contracting à taux horaire + mega charge de travail (donc heures x taux horaire = $$$$), je me demande si c'est vraiment bien intéressant de travailler en Suisse. En France avec un peu de chance je pourrais viser 4-5k€ net mensuel, vs en poste permanent entre 5 et 7kCHF net ici : le combo salaire + sécurité emploi + cout de la vie en France semble plus avantageux... Mais bon y'a pas de taf non plus en France, et la vie est plus calme ici, alors...
Petite histoire concernant le chômage en Suisse. L'ORP locale (dans le Valais), vraiment quel enfer :
- Je m'inscrit en mi-Décembre, un mercredi (dernière semaine de boulot), convoqué le lundi suivant. J'ai du faire leur formation en ligne (le truc qui fait bien comprendre qu'il y a pas de vrais motifs de refus légitime d'emploi et qu'il faut tout accepter, la : hors du domaine, au moins 70% de ce que l'ORP verse, 2h30 aller de la maison c'est ok...), la paperasse, pousser pour avoir des docs de ma payroll... En urgence.
- Entretien le lundi donc, locaux des années 70 type moquette aux murs, ambiance tendue, j'attends l'entretien avec une vieille conseillère, la c'est le festival : - "Il n'y a pas de travail pour vous ici mr, avez vous envisagé de partir sur ailleurs, ou du pays ?"
- "Vous rentrez en France pour les fêtes ? Ah 5 jours a Noel ? MAIS IL FALLAIT LE DIRE AVANT! Allez je vous sors les formulaires, les prochaines fois il faut que j'accepte, et les jours seront déduits de votre allocation" -> je me retrouve avec un formulaire de départ et un de retour, a faire tamponner avant et après le séjour. J'ai l'impression de faire un contrôle de liberté conditionnelle.
- "Vous avez candidaté avant votre fin de poste ?" "oui 15 fois environ, voici la liste" "ah mais c'est pas assez, il faut au moins 8 candidatures par mois dans les trois mois de préavis, donc 24, vous allez avoir des pénalités" "mon préavis était de un mois, voici le mail de fin de mission" "ah ok on verra". Qui candidate autant avant de finir un boulot, je ne sais pas mais bon c'est comme ça. Le nombre de candidatures a l'air d'être pris au hasard et varie d'un ORP a un autre d'ailleurs visiblement.
- "Vous devez postuler au moins 8 fois par mois, et il faut que les candidatures soient espacées parce que sinon ça montre que ce n'est pas sérieux, on vous mettra des pénalités".
- Autres joyeusetés classique du type ne comprend pas mon métier et veut me mettre dans des trucs de réorientation d'emblée, super.
- Et à la fin, je tend la main, refus de me serrer la main "vous comprenez on ne sait jamais". Oh oui je comprends tout à fait...
- Donc retour a la maison, je postule à tout, pas beaucoup d'offres donc je fais comme je peux et arrive à atteindre les quotas, au prix de spammer les sites carrières des boites et de me faire blacklister par les ATS mais bon, ok.
- l'ORP ferme pour congés + le site job-room est down pour la fameuse mise a jour de leur système qui cause tant de problèmes. Ils reviennent début Janvier. La je reçois une lettre contre signature, envoyée par ma conseillère. Littéralement ils me menacent de me radier d'emblée et me donnent 2 jours pour faire une lettre de "prise de position". Je cite la formule finale de la lettre "nous constatons que les recherches d'emploi pour la période précédant votre inscription au chômage sont insuffisantes [...] une suspension dans votre droit à l'indemnité de chômage peut être prononcée si nous estimons que vous ne vous êtes pas conformé à vos obligations de demandeur d'emploi (art 30 al. 1 LACI)."
- Je fais la lettre, détaille les candidatures, dit qu'étant consultant je suis toujours en veille, n'ai eu qu'un mois de préavis et pas 3 comme écrit dans la lettre, que j'ai 15 candidatures et qu'il n'y a simplement pas autant de postes que ça ouverts, suis désolé de ne pas avoir atteint le nombre et fait preuve de bonne foi *.
- Deux semaines après, retour de lettre, du chef de l'ORP locale cette fois, en bref "vous auriez du candidater a des postes en dehors de votre domaine, on va maintenir vos droits mais 9 jours de pénalités". Merci, Grand prince.
- La caisse cantonale examine ma demande, refuse de démarrer les droits mi-décembre (quand j'ai fini techniquement), les 20 jours de délai sont comptés en Janvier donc je suis payé 22-20 jours = 734 CHF sur Janvier.
- Les pénalités sont mises sur Février donc 20 jours travaillables - 9 jours de pénalités = 11 jours = 3600 CHF.
- Donc pas grand chose au final et je tape salement dans mes économies, j'ai un prêt à couvrir après tout. Pour info mon salaire assuré était largement au dessus du plafond de l'ORP, donc ils me paient sur la base de 70% du plafond et mettent un peu d'imposition dessus.
- La le dernier développement c'est l'entretien téléphonique avec la conseillère. - Je dit "en rigolant" que 9 jours de pénalités c'est vache, je me prend sèchement un "de toute façon, c'est plus chez nous , si vous avez des réclamations, allez au juridique avec un avocat". Ok...............
- Je montre patte blanche : j'atteint les quotas de candidatures, j'ai quelques coup de fil, j'ai sorti 1800 CHF de ma poche pour passer des certifs et fait la reconnaissance MEBEKO de mes diplômes. Elle a l'air de s'en fiche royalement.
- "Vous avez pris des congés ou êtes rentrés, comptez prendre des congés ? Il faut nous dire car c'est des jours déduits". Y'a que ça qui l'intéresse on dirait.
- "Ah vous avez des examens pour vos certificats ? C'est pas des jours travaillés alors, il faut les déduire" "mais c'est des exams de 2h et c'est de la formation, au pire une demi journée chaque" "on fait pas les demi-journées monsieur".
- "Vous avez un numéro de téléphone Français monsieur, il vous faut un numéro Suisse". Euh ok, bah j'ai commandé un truc wingo pour éviter d'avoir des problèmes au prochain entretien si il y a.
- Je demande s'ils financent des formations, notamment des cours d'allemand car c'est quasi indispensable pour bosser dans mon domaine en suisse maintenant. Gros blanc "mais pas la peine, vous avez des cours à la bibliothèque locale". Mouais je vérifie, y'a que dalle, juste les repères des endroits ou ils mettent des bouquins et des liens vers duolingo. Avant dans le coin il y avait un école club migros, qui a fermé donc cours=privé=cher. Message reçu, elle veut pas financer, tant pis.
- Retour du "avez vous envisagé de partir ?", toujours sympa.
- Et enfin "je vais vous inscrire a un atelier de réorientation, vous êtes ok avec ça ? "mais enfin j'ai quand même 2/3 pistes et même pas 2 mois de chômage" "vous comprenez c'est 2 mois de délai pour l'atelier. Bon je vous laisse 2 semaines".
Bon bref, je pose ça la, peut être que ça servira a quelqu'un a pas se sentir fou face à ces gens. En résumé je ne touche pas grand chose et me fais marcher dessus/sentir indésirable, super. Je dois spammer des candidatures dans le petit monde qu'est la pharma suisse, histoire de bien être blacklisté partout, juste pour faire plaisir à un organisme dont le seul but est de payer le moins possible. Je reste autour de chez moi et sue des fesses en attendant la prochaine lettre contre signature, histoire de pas la louper et me prendre des pénalités. Et au final le prochain taf vient d'un ancien collègue.
Hé bhé. Quand des collègues suisse-allemand me disaient que eux s'inscrivaient pas à la RAV, bah je comprend pourquoi maintenant. Clairement prochaine fois je me fait même pas chier à faire les démarches, ça en vaut pas la peine.
J'ai eu fait dans ma carrière 2x2mois de chômage entre 2 postes en France, Pole Emploi m'a jamais traité comme ça. Bah, ça sert de leçon.
* (maintenant j'ai compris et postule a des trucs de senior director pour avoir le quota) ---------------
Sondage pharmacien@HFR ici : https://goo.gl/forms/7cIJiIFNm0lKGOfm1
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