Sur le fond, Bercy aurait-il raison d’exclure les ETF swapés dans le PEA ?1. Oui totalement : l’avantage fiscal du PEA doit servir exclusivement l’investissement européen
2. Oui plutôt : le swap respecte la lettre de la loi mais clairement pas son esprit
3. Oui, mais uniquement pour les nouveaux ETF créés à l’avenir
4. Oui, mais seulement avec une clause de grand-père intégrale pour les positions existantes
5. Je suis partagé : la logique de Bercy se défend, mais changer les règles maintenant serait une erreur
6. Non plutôt : le panier européen est réellement acheté, donc l’objectif du PEA reste en partie rempli
7. Non : ces ETF respectent exactement les règles fixées par l’État, point
8. Non, et ce serait une grave erreur pour l’attractivité du PEA et l’épargne long terme
9. Non, c’est surtout une manière détournée d’inciter les Français à investir davantage en Europe
10. Je me moque de « l’esprit du PEA » : donnez-moi juste mon ETF World avec un faible TER
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Politicoon_Zoon n00b | LooKooM a écrit :
Je ne sais pas ou tu tiens tes tarifs mais l'EPFL/ETH coutent TRES cheres quand on est pas Suisse, de l'ordre de 15-20kCHF par an hors logement/nourriture/transport.
Les anglaises coutent aussi bien plus que 12kEUR par an et encore une fois c'est sans le train de vie qui va avec.
Ne serait-ce qu'a Paris, une bonne ecole montessori primaire coute 1-1.5k par mois. Perso ma mere m'avait mis en ecole Montessori en ecole primaire a Lyon, ca coutait tres peu cher a l'epoque et c'etait top; j'aimerais que ma descendance aussi en profite. Par ailleurs etant donne ma carriere internationale tres mouvante, je serai tres mal servi par la retraite. Bref non je regrette mais je considere qu'une forte epargne est necessaire et non superflue pour assurer ma retraite, pouvoir aider ma descendance a s'installer et faire face aux prix de l'immo, des etudes et des voyages linguistiques necessaires afin d'equiper la future generation de toutes les armes pour continuer d'etre du bon cote de la barriere qui ne va cesser d'etre de plus en plus exclusive.
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LooKooM a écrit :
Il n'y a rien de pire que ces 'heros' qui s'enrichissent en quelques annees: ca donne l'impression que c'est facile et qu'il n'y a qu'a se lancer. En fait, en proportion c'est pas loin du niveau de probabilite d'un gagnant du loto. Ce sont des fables pour endormir les pauvres, je regrette, j'en ai une opinion tres dure. Par le passe egalement, des fortunes rapides furent faites dans le commerce, dans la restauration avec des franchises et meme en science grace aux licences sur des brevets a succes. Autour de moi ici a SF ou meme a Paris, les 'jeunes devenus riches en partant de rien' l'ont TOUS ete grace a un reseau familial en beton arme: - typiquement la fille devenue actrice/egerie a ete presentee aux bonnes personnes grace a sa famille au bon moment, a pu avoir acces a de top avocats aux moments clefs, a pu etre coachee par d'autres pros du secteurs, etc...
- le gars qui a ouvert son restaurant a succes etait certes bon cuistot mais aussi grace a une serie de stage de cuisine ultra elitistes payes par les parents, coaches par d'autres restaurateurs et une fois le resto ouvert... les amis journalistes de la famille ont pu aider a faire du buzz. Par ailleurs, le coverage sur les reseaux sociaux avait ete boucle a grand coup de dizaines de kEUR pour faire un bruit maximal
- le gars qui a lance sa startup a succes avait ete presente aux tops investisseurs via le reseau de sa famille egalement, il avait ete coache etc...
Encore une fois, ces trois profils ont BEAUCOUP de credit personnel, sans eux le projet n'aurait jamais decolle. Mais penser qu'ils ont fait ca a la force du poignet est illusoire aussi, il faut en avoir conscience. Generalement les gens montent de classe populaire a classe moyenne/aisee par le travail et les etudes pures. Et une fois a ce niveau la, la descendance est capable de prendre des risques professionnels/entrepreneuriaux tres differents, a acces a un reseau tres different et la brutalement il y a parfois de grandes reussites (et parfois rien du tout et ca retombe comme un souffle). Le coup du jeune de la rue qui devient milliardaire, c'est rarissime et tant mieux si ca existe simplement ca aveugle beaucoup de gens qui delaissent encore la valeur travail en mode discipline alors que c'est bien souvent le seul chemin raisonnable qui s'offre a eux.
/HS
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+ l'infini et je ne considère pas que c'est du HS LooKoom Un bel exemple c'est Theranos... ne jamais oublier que le père de Elisabeth Holmes est un multimillionnaire ultra connecté (et curieusement ancien vice-président d'Enron, ça aurait dû mettre la puce à l'oreille de certains). Vous croyez donc qu'un étudiant lambda de 19 ans avec un test sanguin BIDON aurait pu lever des milliards ? Pour moi, c'est le meilleur exemple que c'est complètement tordu ce game...
C'est une fable de devenir ultra riche à la force du poignet. Il n'y a quasiment aucun contre-exemple. 90 % des histoires de milliardaires de start-ups sont des enfants de la très haute société américaine ! Je l'ai aussi vécu dans la Silicon Valley et j'ai même l'impression que ça s'est accentué en 10 ans. ---------------
Dans la vie, il faut choisir entre comprendre et agir ¯\_(ツ)_/¯
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petite fraise | LooKooM a écrit :
Je pense que le systeme scolaire francais va progressivement perdre en pertinence internationale hormis l'extreme top des formations disponibles.
De mon point de vue il va falloir tres rapidement avoir l'esprit tres ouvert sur les etudes a l'etranger des le Lycee afin d'arquer les enfants vers des etudes superieures de qualite et que ce soit en Suisse, aux UK ou aux US, ces formations coutent tres chers effectivement. De mon point de vue, le risque de devoir y passer pour ma descendance est significatif effectivement. Par ailleurs mon niveau de remuneration actuel n'est vraiment pas assure dans 20 ans, je pense gagner moins a l'avenir.
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Je n'ai pas très bien compris ce que tu entendais par la perte de pertinence internationale du système scolaire français, et par le manque de qualité des études supérieures ?
Les études jusqu'au lycée sont d'un bien meilleur niveau en France qu'aux Etats-Unis, et le gap n'est clairement pas rattrapé au Bachelor; Le niveau américain est particulièrement bas en mathématiques. On ne connait le nom des universités américaines que par 1) le soft power américain et notamment son cinéma 2) la qualité de la recherche qui profite d'une part de la manne financière des tuitions fees, et on ne va pas se le cacher en très grande partie des chercheurs étrangers. Les classements types Shanghai sont taillés pour les Etats-Unis pour différentes raisons (ils ont des plus grands campus multidisciplinaires mais qui n'améliorent en rien la qualité de l'enseignement, les prix Nobels français sont souvent partagés entre plusieurs labos de recherche qui se partagent donc aussi la note, etc...). De mémoire on y retrouve à peine Polytechnique, mais il y a une ou deux facs dont je n'avais jamais entendu parlé très bien positionnées... C'est la raison pour laquelle les campus français s'étendent et se rassemblent, à tort je pense.
En tout cas en ingénierie, la France à un très grande nombre de formations de haute qualité par rapport à ce qui se fait aux Etats-Unis, publiques, et ce même en postbac (type INSA, UTC, ...).
Bien sûr il faut comparer ce qui est comparable, mais Polytechnique et même les Ponts et même Centrale Paris n'ont rien à envier à Oxford/Stanford/Caltech/MIT/ETH/EPFL.
Je ne vois ainsi pas très bien le salut que pourraient représenter les études anglaises, le soft power anglais étant par ailleurs moindre par rapport à celui des Etats-Unis. Quant à la Suisse, c'est bien la première fois que je la vois citer dans ce genre de débat. Les résultats des Etats-Unis, de l'Angleterre et de la Suisse sont tout à fait comparables à ceux de la France dans les tests PISA. Qu'on me comprenne bien, chacun de ces pays propose des formations de qualité (Oxford, ETH, EPFL, ...) mais qui n'ont juste rien à envier aux équivalents français.
Il y a après l'ouverture à l'internationale, mais les écoles en ont bien conscience et il est très fréquent de faire plus d'un an à l'étranger, voire un double-diplôme. Un étudiant de Polytechnique pourra aller au MIT ou à Caltech. C'est suffisant pour avoir sur son CV le nom d'une école étrangère et pour parler correctement anglais si on s'en donne les moyens (après un an et demi aux US sans contact avec des français, à chercher à améliorer mon anglais pour le plaisir et pour passer des examens type IELTS/GRE, mon accent avait quasiment disparu et mon vocabulaire était devenu relativement riche; j'ai malheureusement beaucoup perdu après être revenu en Europe...).
Encore une fois, il y a l'étranger des formations de qualité et où l'on peut en plus apprendre une autre langue (même en Chine d'ailleurs), mais ce n'est absolument pas un problème d'étudier en France, bien au contraire. La nécessité d'envoyer son enfant à l'étranger dès le lycée pour échapper à une formation française de faible qualité et sans pertinence internationale semble quand même une idée un poil excessive. |