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Auteur Sujet :

La famille: anecdotes et défouloir

n°75101619
etoile64
Pas de bras, pas de 8a!
Posté le 29-07-2026 à 13:18:02  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Colonelle a écrit :


Quand j'ai été admise dans une école sélective  "tu peux aller t'acheter un pain au chocolat pour fêter ça"
Et [:zedlefou:3] sur le reste. Ne plus être malheureuse a été une merveilleuse surprise dans ma vie, et je pense que ça m'aide aussi à ressentir le bonheur de façon très intense (j'aurais probablement aussi pu être anesthésiée émotionnellement).
 
Il m'a fallu des années de thérapie pour dépasser mon enfance - et aussi accepter que nos traumas peuvent nous revenir dans la gueule de manière cyclique. Ca ne veut pas dire qu'ils n'ont pas été réglés, mais ils peuvent revenir et il faut à nouveau les traiter. Les progrès précédents n'auront pas été vains pour autant.
Ce qui m'a beaucoup aidée a été de comprendre que ma mère notamment avait fait de son mieux. Son enfance à elle a été sans comparaison avec ce que j'ai vécu, en matière de parentalité elle partait d'extrêmement loin. Si j'avais été élevée par des pervers je pense que ça aurait été bien plus compliqué pour moi de s'en remettre.


 
Perso j’ai un peu de mal avec « ils font / ont fait de leur mieux ». C’est très probablement le cas de mes parents aussi, mais je trouve ça très culpabilisant pour les enfants : vu qu’ils font de leur mieux, on doit tout laisser passer, tout pardonner?
Ça fait 20ans que je vais en thérapie pour régler les trucs qu’ils m’ont transmis, eux jamais, y a pas un petit déséquilibre dans le « faire de son mieux »?


---------------
« Moi, je suis un désespéré joyeux. J'ai cette mélancolie slave collée à l'âme. J'aime boire et pleurer. »
mood
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Posté le 29-07-2026 à 13:18:02  profilanswer
 

n°75101904
Alanina
Posté le 29-07-2026 à 14:03:43  profilanswer
 

A propos de "ils ont fait de leur mieux", c'est vrai.
Mais pour tout le monde, j'inclus Hitler et Gandhi, Etoile quand elle fait de la thérapie, et moi quand je claques la porte.

 

Est-ce que pour autant, c'était suffisament bien ? Est-ce que ça justifie quoi que ce soit derrière comme dette de notre part ?
Est-ce que ça nous empêche de prendre bonne note du "mieux" de leur part et d'agir de façon responsable en connaissance de cause ? Par exemple, ne pas leur confier un enfant qui va en ressortir traumatisé.

 

J'ai enfin rompu avec ma mère, il n'y a pas si longtemps, et c'est compliqué. Je vois une psy pour faire le ménage des traces laissées dans ma tête par 20 ans de "bonne éducation" suivie de 20 ans de pression et chantages. Et il y a des gens qui m'en parlent, me donnent des nouvelles (vous croyiez que je l'ai bloquée pour avoir des nouvelles ?!), ou me disent "ho, la pauvre, elle ne fait pas exprès, faut la comprendre".

 

Nous aussi on fait de notre mieux, même quand on coupe les ponts. Et couper les ponts, c'est pas si pire, déjà, c'est pas immoral. On pourrait le rappeler.

 

[edit]


Message édité par Alanina le 29-07-2026 à 15:30:31
n°75101941
Manza
Posté le 29-07-2026 à 14:09:35  profilanswer
 

C'est ma mère qui a décidé de couper les ponts, alors que j'avais pris mes distances avec elle depuis quelques mois. Même si ça me soulage, je continue de me demander si j'ai bien fait, si mon ressenti envers elle est légitime. C'est pas facile tous les jours. Elle va avoir 78 ans, je sais qu'elle est plus proche de la fin que du début et des fois je me demande comment je réagirai quand elle ne sera plus là.


Message édité par Manza le 29-07-2026 à 14:09:52
n°75102003
ChatonMyst​ere
Meeeeeow
Posté le 29-07-2026 à 14:16:49  profilanswer
 

etoile64 a écrit :

 

Perso j’ai un peu de mal avec « ils font / ont fait de leur mieux ». C’est très probablement le cas de mes parents aussi, mais je trouve ça très culpabilisant pour les enfants : vu qu’ils font de leur mieux, on doit tout laisser passer, tout pardonner?
Ça fait 20ans que je vais en thérapie pour régler les trucs qu’ils m’ont transmis, eux jamais, y a pas un petit déséquilibre dans le « faire de son mieux »?


 [:fredmoul:1]
Ça déresponsabilise totalement nos parents qui peuvent toujours se planquer derrière les fameux "a l'époque, c'était comme ça. On ne savait pas. On n'avait pas les psy et la pédopsychiatrie, on faisait comme on a toujours fait. Et puis on ne réfléchissait pas, on faisait des enfants parce qu'il fallait en faire et voilà".  Ça leur sert d'excuse pour ne pas reconnaître leurs erreurs.
Je refuse de pardonner la flemmardise intellectuelle dont ils font preuve.

 

Un jour j'ai dit a ma mère "je n'étais pas heureuse quand j'etais enfant" elle m'a repondu "ah non ! Tu ne peux pas dire ça". Et bien...  [:clooney38]

n°75102017
Colonelle
Saucisselike
Posté le 29-07-2026 à 14:18:29  profilanswer
 

Je comprends ton point de vue.
Dans mon cas, c'est de la négligence que j'ai eu à pardonner, pas de la maltraitance (ou plutôt, pas de la maltraitance directe), et je vais bien aujourd'hui : cela m'a aidée à tourner la page et, je crois, à pardonner pleinement même s'il m'arrive encore par phases d'éprouver de la tristesse, de la rancœur ou de la colère.
Cela dit, je pense globalement que tous les enfants ont des choses à reprocher à leurs parents, et c'est  tant mieux puisque cela participe à leur volonté et prise d'autonomie. Cela ne donne évidemment pas un blanc-sein aux parents pour faire n'importe quoi, ni pour rejeter la la moindre responsabilité vis-à-vis de l'enfant qui a des choses à leur reprocher.
Il y a quelques années (c'est récent : genre 3 ans) j'ai d'ailleurs coupé le contact avec ma mère, qui en gros s'était moquée de mes souffrances d'enfant qu'elle jugeait illégitimes par rapport aux siennes, en rejetant au passage toute forme de responsabilité de sa part. C'est elle qui est revenue vers moi près d'un an après pour me demander pardon, et pour mon enfance (j'avais déjà pardonné) et pour avoir dénigré mes propos d'adulte (ce que j'ai aussi réussi à pardonner).
Je ne changerai jamais le passé et mon vécu, mais je refuse qu'on le piétine, c'est aussi ma façon de prendre soin de la petite fille que j'étais.


---------------
I'm the darkness in the light, I'm the leftness in the right, I'm the rightness in the wrong, I'm the shortness in the long, I'm the goodness in the bad, I'm the saneness in the mad, I'm the sadness in the joy
n°75102075
johnclaude
You know nothing johnclaude
Posté le 29-07-2026 à 14:25:05  profilanswer
 

C'est ce que ma femme me dit "ils ont fait de leur mieux". Et ça m'enrage parce que moi j'étais là à subir leur merde quand ils faisaient tout à la zob et me maltaitraient, c'est pas la peine de réinventer l'histoire.
 
Comme un dimanche en famille où ma mère au calme commence à expliquer qu'elle avait fait plein trucs se plaindre de l'instituteur qui me tabassait la gueule chaque jour. Je ne sais toujours pas comment je ne lui ai pas retourné une tarte: j'avais vite arrêté de me plaindre de me faire cogner par le maître parce qu'en prenais deux fois plus parce que je l'avais n'en mérité (passons les détails) et si le mec a été viré ou muté c'est parce que la mère d'un autre enfant a fait ce qu'il fallait (et que cet instit était passé à mi-temps et que la gentille dame qui faisait l'autre moitié de la semaine avait été horrifiée en me demandant, en y mettant les formes, pourquoi je travaillais bien avec elle et pas avec l'autre maitre:"parce que vous êtes gentille et que lui il me tape" )
 
Je pense qu'un jour ma mère née en 49 pourra nous expliquer qu'elle a tué Hitler.
 
J'ai aussi le souvenir des tables de multiplication l'année d'après cet enseignant charmeat en ce1 je crois, où pour stimuler ma mémoire ma mère attrapait les cheveux derrière ma tête pour me cogner la gueule sur la table de la cuisine. Je me rappelle de pleurer et de supplier "arrête tu vas me casser le nez".
 
J'ai demandé à  avoir les cheveux les plus courts possibles à peu près à ce moment là jusqu'au collège, c'était la mode à l'époque.
 
Ma fille a 6 ans, si quelqu'un tente de lui faire une fraction de ce que j'ai mangé, ça va pas être accueilli comme à l'époque.


---------------
Topic vente: vieux matos 25 ans et plus
n°75102127
onina
Posté le 29-07-2026 à 14:32:27  profilanswer
 

ChatonMystere a écrit :


 [:fredmoul:1]
Ça déresponsabilise totalement nos parents qui peuvent toujours se planquer derrière les fameux "a l'époque, c'était comme ça. On ne savait pas. On n'avait pas les psy et la pédopsychiatrie, on faisait comme on a toujours fait. Et puis on ne réfléchissait pas, on faisait des enfants parce qu'il fallait en faire et voilà".  Ça leur sert d'excuse pour ne pas reconnaître leurs erreurs.
Je refuse de pardonner la flemmardise intellectuelle dont ils font preuve.

 

Oui alors bon, je pense que pas grand monde sur ce topic est né dans les années 50, et les années 80 c'était full Dolto, Laurence Pernoud & co, les bouquins d'éducations de gamins étaient partout. Y'a d'autres écueils là dedans (déjà le fait que la psychanalyse c'est de la merde :o), m'enfin dire que y'avait pas de psy ou de pédopsychiatrie, et qu'on ne savait pas comment éduquer les gamins, bon :D
Bref, c'est pas nos générations qui ont été éduquées dans une société où l'éducation "à la dure" était valorisée. Donc sortir ça c'est clairement foutage de gueule. Nos grands-parents pouvaient dire ça (et quelque part, ça n'a pas dû être évident pour nos parents), mais nos parents, non.

Message cité 5 fois
Message édité par onina le 29-07-2026 à 14:39:26
n°75102258
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 29-07-2026 à 14:52:21  profilanswer
 

onina a écrit :

Oui alors bon, je pense que pas grand monde sur ce topic est né dans les années 50, et les années 80 c'était full Dolto, Laurence Pernoud & co, les bouquins d'éducations de gamins étaient partout. Y'a d'autres écueils là dedans (déjà le fait que la psychanalyse c'est de la merde :o), m'enfin dire que y'avait pas de psy ou de pédopsychiatrie, et qu'on ne savait pas comment éduquer les gamins, bon :D  
Bref, c'est pas nos générations qui ont été éduquées dans une société où l'éducation "à la dure" était valorisée. Donc sortir ça c'est clairement foutage de gueule. Nos grands-parents pouvaient dire ça (et quelque part, ça n'a pas dû être évident pour nos parents), mais nos parents, non.


 
Un truc que j'ai trouvé très bizarre à l'époque, c'est que c'est dans ces années que mes parents ont divorcé et que je ne me souviens absolument pas d'avoir eu qui que ce soit d'hors de la famille qui m'en parle. C'est-à-dire que personne n'a parlé aux enfants dans le divorce pour savoir s'ils avaient une opinion. Peut-être qu'on a été jugés trop jeunes ? En tout cas, ça a agi fortement sur mon sentiment que les enfants n'ont aucun droit, aucune voix et rien à attendre des adultes.


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°75102293
Alanina
Posté le 29-07-2026 à 14:55:51  profilanswer
 

onina a écrit :


 
Oui alors bon, je pense que pas grand monde sur ce topic est né dans les années 50, et les années 80 c'était full Dolto, Laurence Pernoud & co, les bouquins d'éducations de gamins étaient partout. Y'a d'autres écueils là dedans (déjà le fait que la psychanalyse c'est de la merde :o), m'enfin dire que y'avait pas de psy ou de pédopsychiatrie, et qu'on ne savait pas comment éduquer les gamins, bon :D  
Bref, c'est pas nos générations qui ont été éduquées dans une société où l'éducation "à la dure" était valorisée. Donc sortir ça c'est clairement foutage de gueule. Nos grands-parents pouvaient dire ça (et quelque part, ça n'a pas dû être évident pour nos parents), mais nos parents, non.


 
Tout a fait, l'absence de connaissance a bon dos, c'était pas vraiement vrai... En tout cas pas sur certains sujets auxquels j'ai été exposée.

n°75102323
Gottorp
Burn, burn, yes ya gonna burn
Posté le 29-07-2026 à 15:00:35  profilanswer
 

dans la série "dépensier" j'ai de la famille comme cela. Profession libérale, gagnaient correctement leur vie mais fallait "profiter" => construction d'une grande maison sur les hauteurs de Nice, achat d'un Q7, achat de ceci et cela, investissements foireux dans des supers plans... Avec un banquier (de merde) qui était le pote et qui passait tout (alors qu'il aurait du bloquer). Et au final, les crédits s'entassent, les rentrées ne sont plus au même niveau et cela fini par interdit bancaire, fichage, vente de la maison à moins cher qu'attendu avant saisie, huissiers et tout le bordel.  
Ce qui n'empêche pas, une fois la "faillite" prononcée de repartir en crédit pour un scooter pour chaque gosse (neuf le scoot), des ceci et des cela.
Certains n'apprendront jamais


---------------
Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges
mood
Publicité
Posté le 29-07-2026 à 15:00:35  profilanswer
 

n°75102362
Maiar
Posté le 29-07-2026 à 15:06:11  profilanswer
 

Cette discussion ravive des souvenirs pas oufs  [:cerveau sweat]
Quand je pense à mon adolescence (mon enfance fut heureuse), je me demande parfois ce que j'ai pu faire à mes parents pour   qu'ils me traitent comme ils m'ont traitée  [:tinostar]
Si quelqu'un les critique, j'ai le réflexe de les défendre ou minimiser ce que j'ai vécu  [:tinostar] (en plus ils sont morts alors je me dis que les critiquer, c'est bas :o)

 

Bref :o


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There was a fish in the percolator
n°75102367
ChatonMyst​ere
Meeeeeow
Posté le 29-07-2026 à 15:06:54  profilanswer
 

onina a écrit :

 

Oui alors bon, je pense que pas grand monde sur ce topic est né dans les années 50, et les années 80 c'était full Dolto, Laurence Pernoud & co, les bouquins d'éducations de gamins étaient partout. Y'a d'autres écueils là dedans (déjà le fait que la psychanalyse c'est de la merde :o), m'enfin dire que y'avait pas de psy ou de pédopsychiatrie, et qu'on ne savait pas comment éduquer les gamins, bon :D
Bref, c'est pas nos générations qui ont été éduquées dans une société où l'éducation "à la dure" était valorisée. Donc sortir ça c'est clairement foutage de gueule. Nos grands-parents pouvaient dire ça (et quelque part, ça n'a pas dû être évident pour nos parents), mais nos parents, non.


C'est pourtant les propos que j'ai entendus.
Qui servent aussi pour expliquer pourquoi mon père était traumatisé par ses parents, comme tu dis ça n'a pas été facile pour cette génération. Sauf qu'au lieu d'aller chez un psy lui-même, il a préféré être une père absent et violent. C'est présenté comme une fatalité par mes parents, c'est faux, c'est un choix.
Tout ça pour dire que je ne souscris pas à "ils ont fait de leur mieux les pauvres".

n°75102368
BSG
Posté le 29-07-2026 à 15:07:01  profilanswer
 

Gottorp a écrit :

dans la série "dépensier" j'ai de la famille comme cela. Profession libérale, gagnaient correctement leur vie mais fallait "profiter" => construction d'une grande maison sur les hauteurs de Nice, achat d'un Q7, achat de ceci et cela, investissements foireux dans des supers plans... Avec un banquier (de merde) qui était le pote et qui passait tout (alors qu'il aurait du bloquer). Et au final, les crédits s'entassent, les rentrées ne sont plus au même niveau et cela fini par interdit bancaire, fichage, vente de la maison à moins cher qu'attendu avant saisie, huissiers et tout le bordel.  
Ce qui n'empêche pas, une fois la "faillite" prononcée de repartir en crédit pour un scooter pour chaque gosse (neuf le scoot), des ceci et des cela.
Certains n'apprendront jamais


 
S’il n’y a jamais de conséquence pourquoi ne pas recommencer ?

n°75102382
Gottorp
Burn, burn, yes ya gonna burn
Posté le 29-07-2026 à 15:10:08  profilanswer
 

y'a comêm un divorce et une interdiction d'exercer dans la phase finale :o


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Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges
n°75102870
etoile64
Pas de bras, pas de 8a!
Posté le 29-07-2026 à 16:31:57  profilanswer
 

Colonelle a écrit :

Je comprends ton point de vue.
Dans mon cas, c'est de la négligence que j'ai eu à pardonner, pas de la maltraitance (ou plutôt, pas de la maltraitance directe), et je vais bien aujourd'hui : cela m'a aidée à tourner la page et, je crois, à pardonner pleinement même s'il m'arrive encore par phases d'éprouver de la tristesse, de la rancœur ou de la colère.
Cela dit, je pense globalement que tous les enfants ont des choses à reprocher à leurs parents, et c'est  tant mieux puisque cela participe à leur volonté et prise d'autonomie. Cela ne donne évidemment pas un blanc-sein aux parents pour faire n'importe quoi, ni pour rejeter la la moindre responsabilité vis-à-vis de l'enfant qui a des choses à leur reprocher.
Il y a quelques années (c'est récent : genre 3 ans) j'ai d'ailleurs coupé le contact avec ma mère, qui en gros s'était moquée de mes souffrances d'enfant qu'elle jugeait illégitimes par rapport aux siennes, en rejetant au passage toute forme de responsabilité de sa part. C'est elle qui est revenue vers moi près d'un an après pour me demander pardon, et pour mon enfance (j'avais déjà pardonné) et pour avoir dénigré mes propos d'adulte (ce que j'ai aussi réussi à pardonner).
Je ne changerai jamais le passé et mon vécu, mais je refuse qu'on le piétine, c'est aussi ma façon de prendre soin de la petite fille que j'étais.


 
Je pense que c'est la différence entre un parent "toxique" (je sais que le terme est à la mode, mais je n'en vois pas d'autres), et un qui a fait des erreurs : la capacité à entendre, reconnaitre, et demander pardon.


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« Moi, je suis un désespéré joyeux. J'ai cette mélancolie slave collée à l'âme. J'aime boire et pleurer. »
n°75103022
korrigan73
Membré
Posté le 29-07-2026 à 16:52:44  profilanswer
 

Gottorp a écrit :

dans la série "dépensier" j'ai de la famille comme cela. Profession libérale, gagnaient correctement leur vie mais fallait "profiter" => construction d'une grande maison sur les hauteurs de Nice, achat d'un Q7, achat de ceci et cela, investissements foireux dans des supers plans... Avec un banquier (de merde) qui était le pote et qui passait tout (alors qu'il aurait du bloquer). Et au final, les crédits s'entassent, les rentrées ne sont plus au même niveau et cela fini par interdit bancaire, fichage, vente de la maison à moins cher qu'attendu avant saisie, huissiers et tout le bordel.  
Ce qui n'empêche pas, une fois la "faillite" prononcée de repartir en crédit pour un scooter pour chaque gosse (neuf le scoot), des ceci et des cela.
Certains n'apprendront jamais


La famille d'une ex etait comme ca.
 
des CSP ++ toujours en rade de fric parce qu'ils etaient des paniers percés, les gosses aussi, et adepte des medecines douces, rebouteux, pierre energetiques, toussa toussa.
 
des gens gentils. mais qui se faisaient plumer par tous les escrocs qui leur vendaient du reve...
 
quand le pere est decedé d'un cancer, qu'il avait tenté de soigner avec un rebouteux, bah, la famille a sombrer financierement. lui, gros gros job, et sa femme, simple garde d'enfants a domicile.
 
finie la grande vie avec le corps de ferme renové de 350 m², et les gosses qui font les etudes qu'ils veulent aux 4 coins du monde.  :jap:  
 
le fiston qui avait reussi a finir sa grande ecole de commerce privée, lui... chef de rayon D4  :o


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El predicator du topic foot
n°75103209
Colonelle
Saucisselike
Posté le 29-07-2026 à 17:24:08  profilanswer
 

etoile64 a écrit :

 

Je pense que c'est la différence entre un parent "toxique" (je sais que le terme est à la mode, mais je n'en vois pas d'autres), et un qui a fait des erreurs : la capacité à entendre, reconnaitre, et demander pardon.


Oui, certainement :jap:
Et en cas de comportement toxique, il n'est pas question de pardonner/d'excuser me concernant ; je peux éventuellement chercher à comprendre, mais surtout je coupe ou a minima distends les liens.

Message cité 1 fois
Message édité par Colonelle le 29-07-2026 à 17:24:36

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I'm the darkness in the light, I'm the leftness in the right, I'm the rightness in the wrong, I'm the shortness in the long, I'm the goodness in the bad, I'm the saneness in the mad, I'm the sadness in the joy
n°75103247
korrigan73
Membré
Posté le 29-07-2026 à 17:34:01  profilanswer
 

Colonelle a écrit :


Oui, certainement :jap:
Et en cas de comportement toxique, il n'est pas question de pardonner/d'excuser me concernant ; je peux éventuellement chercher à comprendre, mais surtout je coupe ou a minima distends les liens.


rien ne sert de maintenir de forts liens avec des gens qui ne t'amenent rien.  
et je parle meme pas de materiel la, mais de tout le reste: reconfort, soutien, amour, amitié, verité...
certaines personnalités devorent et sucent le sang de tout ceux qui s'approchent.
tu restes loin. couper totalement les ponts c'est vraiment la situation extreme, mais uniquement des reunions formelles...


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El predicator du topic foot
n°75103370
Mr Oscar
Pour la beauté du geste.
Posté le 29-07-2026 à 17:54:31  profilanswer
 

onina a écrit :


 
Oui alors bon, je pense que pas grand monde sur ce topic est né dans les années 50, et les années 80 c'était full Dolto, Laurence Pernoud & co, les bouquins d'éducations de gamins étaient partout. Y'a d'autres écueils là dedans (déjà le fait que la psychanalyse c'est de la merde :o), m'enfin dire que y'avait pas de psy ou de pédopsychiatrie, et qu'on ne savait pas comment éduquer les gamins, bon :D  
Bref, c'est pas nos générations qui ont été éduquées dans une société où l'éducation "à la dure" était valorisée. Donc sortir ça c'est clairement foutage de gueule. Nos grands-parents pouvaient dire ça (et quelque part, ça n'a pas dû être évident pour nos parents), mais nos parents, non.


 
 
En même temps quand le fils de Dolto est  [:roller and scratcher:4]  qui chante "tirelipimpon sur le chihuaha" dans les programmes pour enfants , on comprend les parents de l'époque qui ont fait " [:sophiste:1] " et ne l'ont pas vu comme une bonne figure d'autorité sur l'éducation :o

Message cité 1 fois
Message édité par Mr Oscar le 29-07-2026 à 17:55:22

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Avatar tiré de Cineminimized (http://tmblr.co/ZyhR_uiPyPEK, réduit pour l'avatar par moi).
n°75104986
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 30-07-2026 à 06:10:15  profilanswer
 

Elainemarley a écrit :


Désolée mais c'est une mentalité de cassos qui vit en pavillon.
J'ai jamais vécu ça ou eu l'impression de vivre ça.


 
Encore un biais HFR.
 
Les cassos n’ont jamais eu les moyens d’avoir un pavillon


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°75104988
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 30-07-2026 à 06:16:54  profilanswer
 

Ce topic est un soulagement, à la fois pour les gens qui écrivent (et se déchargent) et pour les gens qui lisent («je ne suis pas le seul à avoir une famille dysfonctionnelle »).
 
Ici, père alcoolique et volage, adultère découvert par moi à 5 ans pendant que ma mère était à la maternité pour accoucher de mon petit frère. Divorce 13 ans plus tard : mon père tenait ma mère par des dettes souscrites avec des faux en signature (ses maîtresses signaient à la place de ma mère, avec des banquiers complices).
 
Mère aimante qui a toujours fait un maximum , mais avec qui j’ai trop de peu de contact.
 
Elle m’épuise litteralement à vivre dans le passé perpétuellement, à ressasser des vieilles histoires, à imaginer des complots contre elle.
 
Quand je l’appelle (parce que c’est important pour elle), je sais que je serai complètement lessivé à la fin de la conversation de 20 minutes.
 
 
Mon père est mort il y a 17 ans et je ne suis pas allé à son enterrement  :o


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Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°75105294
freewheels
Posté le 30-07-2026 à 09:04:18  profilanswer
 

J'ai vraiment l'impression que le passé maintient des personnes en vie, à titre perso, je parle du présent et du futur ce qui fait que les échanges avec ma mère de 87 ans sont parfois difficiles vu qu'on n'est pas sur la même longueur d'ondes.
 
J'ai envie de lui dire "va de l'avant et arrête de me barber avec tes remords, tes regrets et tes souvenirs des morts", sauf que je vois bien que c'est les branches auxquelles elle se raccroche.

n°75105335
korrigan73
Membré
Posté le 30-07-2026 à 09:11:04  profilanswer
 

freewheels a écrit :

J'ai vraiment l'impression que le passé maintient des personnes en vie, à titre perso, je parle du présent et du futur ce qui fait que les échanges avec ma mère de 87 ans sont parfois difficiles vu qu'on n'est pas sur la même longueur d'ondes.
 
J'ai envie de lui dire "va de l'avant et arrête de me barber avec tes remords, tes regrets et tes souvenirs des morts", sauf que je vois bien que c'est les branches auxquelles elle se raccroche.


a 87 ans, 95% de ta vie est derriere toi. et les projets de vie sont reduits a neant.
forcement, ca implique de se rabattre sur le passé...
 


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El predicator du topic foot
n°75105356
Alanina
Posté le 30-07-2026 à 09:14:17  profilanswer
 

Heu, non...
 
Je connais des gens d'un âge très avancé qui sont bien vivants, mènent leur vie et font des projets.

n°75105357
cd5
/ g r e w t
Posté le 30-07-2026 à 09:14:23  profilanswer
 

Ma grand-mère de 94 ans ne ressasse pas.  
Elle a évidemment quelques problèmes de santé, rien de très grave, mais elle a encore sa vie avec ses copines, elle va à la mer...j'imagine que ce lien social qu'elle a maintenu l'aide en ce sens. Elle vit seule en ville, 3è étage sans ascenseur :o


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n°75105361
cd5
/ g r e w t
Posté le 30-07-2026 à 09:14:58  profilanswer
 

Ha ben voilà :jap:


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n°75105388
Azkron
Rat Racer n°32897852145
Posté le 30-07-2026 à 09:22:18  profilanswer
 

Ca dépend des personnes ...

 

Tout le tissu social connu part progressivement dans la tombe.
Les problèmes de santé / mobilité sont souvent présents.
Tu deviens progressivement un "marginal" de la société.
Le monde "moderne" et tout le côté "tech" vont trop vite.

 

A cet age, c'est déjà bien si la personne est encore un minimum ancrée dans le présent.
L'inactivité fait souvent remémorer le passé.
Le futur n'existe pas / plus.

 

Ca s'encroute progressivement dans la retraite et le moindre truc qui sort du quotidien prend des proportions gigantesques.

 

A ces ages là, ressortir les vieux remords / vieilles saloperies familiales de 40+ ans d'age, c'est très commun.

Message cité 2 fois
Message édité par Azkron le 30-07-2026 à 09:24:21
n°75105409
Perfector
Memento mori
Posté le 30-07-2026 à 09:25:05  profilanswer
 

Azkron a écrit :

Ca dépend des personnes ...

 

Tout le tissu social connu part progressivement dans la tombe.
Les problèmes de santé / mobilité sont souvent présents.
Tu deviens progressivement un "marginal" de la société.
Le monde "moderne" et tout le côté "tech" vont trop vite.

 

A cet age, c'est déjà bien si la personne est encore un minimum ancrée dans le présent.
L'inactivité fait souvent remémorer le passé.
Le futur n'existe pas / plus.

 

Ca s'encroute progressivement dans la retraite et le moindre truc qui sort du quotidien prend des proportions gigantesques.

 


 

Aussi oui  :jap:
Et je veux pas être comme ça :o


Message édité par Perfector le 30-07-2026 à 09:25:21

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Randos
n°75105427
Maiar
Posté le 30-07-2026 à 09:28:11  profilanswer
 

cd5 a écrit :

Ma grand-mère de 94 ans ne ressasse pas.
Elle a évidemment quelques problèmes de santé, rien de très grave, mais elle a encore sa vie avec ses copines, elle va à la mer...j'imagine que ce lien social qu'elle a maintenu l'aide en ce sens. Elle vit seule en ville, 3è étage sans ascenseur :o


J'espère être comme ça à cet âge  [:lugubre desespoir]


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There was a fish in the percolator
n°75105428
cd5
/ g r e w t
Posté le 30-07-2026 à 09:28:14  profilanswer
 

Azkron a écrit :

Ca dépend des personnes ...  
 
Tout le tissu social connu part progressivement dans la tombe.
Les problèmes de santé / mobilité sont souvent présents.
Tu deviens progressivement un "marginal" de la société.
Le monde "moderne" et tout le côté "tech" vont trop vite.
 
A cet age, c'est déjà bien si la personne est encore un minimum ancrée dans le présent.
L'inactivité fait souvent remémorer le passé.
Le futur n'existe pas / plus.
 
Ca s'encroute progressivement dans la retraite et le moindre truc qui sort du quotidien prend des proportions gigantesques.
 
A ces ages là, ressortir les vieux remords / vieilles saloperies familiales de 40+ ans d'age, c'est très commun.


 
Ce n'est évidemment qu'un exemple, mais j'ai eu la chance de connaître 3 arrières grands mères et un arrière grand père dans ma famille, et évidemment mes grands parents. Sur cet échantillon, la seule qui n'était pas "ancrée dans le présent" était une des arrières grand mère, on va dire à partir de 90 ans (elle a vécu 100 ans).


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Gal @HFR | C'est l'effet main © P®oogz | Vends rien
n°75105434
cd5
/ g r e w t
Posté le 30-07-2026 à 09:28:44  profilanswer
 

Maiar a écrit :


J'espère être comme ça à cet âge  [:lugubre desespoir]


 
Même à 80 ans j'aimerais être en forme comme elle l'est, je lui dis souvent :D


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n°75105485
cartemere
Posté le 30-07-2026 à 09:39:14  profilanswer
 

Colonelle a écrit :

Je comprends ton point de vue.
Dans mon cas, c'est de la négligence que j'ai eu à pardonner, pas de la maltraitance (ou plutôt, pas de la maltraitance directe), et je vais bien aujourd'hui : cela m'a aidée à tourner la page et, je crois, à pardonner pleinement même s'il m'arrive encore par phases d'éprouver de la tristesse, de la rancœur ou de la colère.
Cela dit, je pense globalement que tous les enfants ont des choses à reprocher à leurs parents, et c'est  tant mieux puisque cela participe à leur volonté et prise d'autonomie. Cela ne donne évidemment pas un blanc-sein aux parents pour faire n'importe quoi, ni pour rejeter la la moindre responsabilité vis-à-vis de l'enfant qui a des choses à leur reprocher.
Il y a quelques années (c'est récent : genre 3 ans) j'ai d'ailleurs coupé le contact avec ma mère, qui en gros s'était moquée de mes souffrances d'enfant qu'elle jugeait illégitimes par rapport aux siennes, en rejetant au passage toute forme de responsabilité de sa part. C'est elle qui est revenue vers moi près d'un an après pour me demander pardon, et pour mon enfance (j'avais déjà pardonné) et pour avoir dénigré mes propos d'adulte (ce que j'ai aussi réussi à pardonner).
Je ne changerai jamais le passé et mon vécu, mais je refuse qu'on le piétine, c'est aussi ma façon de prendre soin de la petite fille que j'étais.


 

etoile64 a écrit :


 
Je pense que c'est la différence entre un parent "toxique" (je sais que le terme est à la mode, mais je n'en vois pas d'autres), et un qui a fait des erreurs : la capacité à entendre, reconnaitre, et demander pardon.


+1
 
la partie "erreur" implique une absence de volonter de nuire / détruire.
quand il y a de la violence physique et disproportionnée envers ses propres enfants, sans jamais reconnaitre d'avoir dépassé les bornes, ça n'est pas une "erreur"
 
pour ma part j'ai totalement abandonné l'idée de pardonner / me réconcilier :
je n'attends pas de reconnaissance de ce qu'il s'est passé, pas d'excuses, pas de demande de pardon...
je vois mes parents comme des connaissances finalement assez éloignées de moi, avec lesquelles j'ai des interactions "cordiales", mais sans affect spécifique.
j'ai une absence de "sentiment familial", et ça a l'air d'être la même chose pour mon frère.

n°75105513
Azkron
Rat Racer n°32897852145
Posté le 30-07-2026 à 09:45:04  profilanswer
 

cd5 a écrit :

Ce n'est évidemment qu'un exemple, mais j'ai eu la chance de connaître 3 arrières grands mères et un arrière grand père dans ma famille, et évidemment mes grands parents. Sur cet échantillon, la seule qui n'était pas "ancrée dans le présent" était une des arrières grand mère, on va dire à partir de 90 ans (elle a vécu 100 ans).


Ca dépend du caractère, du tissu familial / relationnel, de la santé (mobilité, vue, audition, ...), ...
Généralement, la perte du conjoint file un grand coup.
Beaucoup ne remontent pas la pente à se retrouver seul (après x décennies de vie commune) dans un logement à "attendre" les visites.

 

Plus l'age avance, plus c'est le risque.
Se déconnecter du présent à 75 ans, c'est inquiétant.
L'être à 95 ans, ca me choque moins.

Message cité 2 fois
Message édité par Azkron le 30-07-2026 à 09:46:17
n°75105601
cd5
/ g r e w t
Posté le 30-07-2026 à 10:01:16  profilanswer
 

Azkron a écrit :


Ca dépend du caractère, du tissu familial / relationnel, de la santé (mobilité, vue, audition, ...), ...
Généralement, la perte du conjoint file un grand coup.
Beaucoup ne remontent pas la pente à se retrouver seul (après x décennies de vie commune) dans un logement à "attendre" les visites.
 
Plus l'age avance, plus c'est le risque.
Se déconnecter du présent à 75 ans, c'est inquiétant.
L'être à 95 ans, ca me choque moins.


 
Je n'avais pas pensé à ça, mais mon grand-père est mort il y a 30 ans, elle était encore "jeune", elle a certainement gardé et développé son réseau relationnel.  
J'imagine que quand ça arrive à 85 ans c'est pas forcément la même :jap:


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Gal @HFR | C'est l'effet main © P®oogz | Vends rien
n°75106110
Azkron
Rat Racer n°32897852145
Posté le 30-07-2026 à 11:30:41  profilanswer
 

C'est une question d'état d'esprit mais une période de deuil à un age avancé, ca aide pas.
Certains couples sont assez "centrés" sur eux mêmes (ils se suffisent entre eux 2) donc quand le premier part, le survivant risque de se renfermer sur lui même.

 

J'ai plusieurs exemples dans mon entourage où le survivant a plongé dans la solitude :
- Décès du conjoint atteint d’Alzheimer ... accompagné jusqu'au bout, à domicile et sans aucune aide (l'isolement social s'étant déjà installé progressivement du fait qu'il faut veiller dessus 24/7 et que les "amis" passent rarement "prendre un café" quand il y a un malade à domicile),
- Tentative de cambriolage, en pleine nuit, alors que la personne était seule chez elle (90+ ans) juste après l'enterrement (évènement traumatique),
- Tissu relationnel peu développé car jamais eu le temps de le faire (gars de la campagne, bossait 6/7 depuis ses 14 ans jusqu'à 70+ donc besogneux mais sans véritable hobby, ...),
- Isolement social déjà présent à la base (bousie profonde, pas de permis de conduire -> c'était le conjoint qui conduisait), galère logistique à prévoir pour chaque déplacement, ...

 

Niveau familial, les enfants font leur vie, déménagent / ne vivent pas au bout de la rue, passent que quand ils ont le temps / le weekend, ...

 

Donc forcément ... les journées sont longues et ca a tout le temps du monde pour ruminer le passé.

Message cité 1 fois
Message édité par Azkron le 30-07-2026 à 11:33:19
n°75106315
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 30-07-2026 à 11:59:58  profilanswer
 

Azkron a écrit :

Ca dépend du caractère, du tissu familial / relationnel, de la santé (mobilité, vue, audition, ...), ...


 
On peut ajouter la position géographique et la CSP. Je suis des cours de trucs très niche en auditeur libre, beaucoup d'auditeurs libres sont des retraités parisiens fortunés. Certaines sont très âgées et diminuées physiquement, mais au taquet sinon. Alors y a un biais du survivant, évidemment je vois les plus frais, mais je pense qu'être à Paris où il y a des transports et des taxis et une grosse offre de cours très exigeants intellectuellement, après une carrière qui t'a maintenu(e) en bonne santé physique et stimulé du cerveau, ça doit faciliter les choses par rapport à être pauvre, sans moyen de transport et isolé dans une maison de village.


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°75106327
babylone83
Corse :o
Posté le 30-07-2026 à 12:01:23  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
On peut ajouter la position géographique et la CSP. Je suis des cours de trucs très niche en auditeur libre, beaucoup d'auditeurs libres sont des retraités parisiens fortunés. Certaines sont très âgées et diminuées physiquement, mais au taquet sinon. Alors y a un biais du survivant, évidemment je vois les plus frais, mais je pense qu'être à Paris où il y a des transports et des taxis et une grosse offre de cours très exigeants intellectuellement, après une carrière qui t'a maintenu(e) en bonne santé physique et stimulé du cerveau, ça doit faciliter les choses par rapport à être pauvre, sans moyen de transport et isolé dans une maison de village.


 
donc si je résume, c'est mieux d'etre riche intelligent et en bonne santé, que pauvre malade et con ? :o

n°75106351
philibear
Orbital Bacon
Posté le 30-07-2026 à 12:06:34  profilanswer
 

onina a écrit :

 

Oui alors bon, je pense que pas grand monde sur ce topic est né dans les années 50, et les années 80 c'était full Dolto, Laurence Pernoud & co, les bouquins d'éducations de gamins étaient partout. Y'a d'autres écueils là dedans (déjà le fait que la psychanalyse c'est de la merde :o), m'enfin dire que y'avait pas de psy ou de pédopsychiatrie, et qu'on ne savait pas comment éduquer les gamins, bon :D
Bref, c'est pas nos générations qui ont été éduquées dans une société où l'éducation "à la dure" était valorisée. Donc sortir ça c'est clairement foutage de gueule. Nos grands-parents pouvaient dire ça (et quelque part, ça n'a pas dû être évident pour nos parents), mais nos parents, non.


Àmha tu présumes de la percolation et acceptation des auteurs dans une part importante de population à cette (ces pour moi :o) époque. Ton biais de csp actuelle et d'époque actuelle.


Message édité par philibear le 30-07-2026 à 12:18:32

---------------
Mon topok ACH/VENTE: http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] ost=572744
n°75106359
philibear
Orbital Bacon
Posté le 30-07-2026 à 12:09:47  profilanswer
 

Mr Oscar a écrit :


 
 
En même temps quand le fils de Dolto est  [:roller and scratcher:4]  qui chante "tirelipimpon sur le chihuaha" dans les programmes pour enfants , on comprend les parents de l'époque qui ont fait " [:sophiste:1] " et ne l'ont pas vu comme une bonne figure d'autorité sur l'éducation :o


L'autre fils est architecte naval et la fille médecin spé :sarcastic:  
Pas surpris que tu sois de ceux qui lisaient de travers (à part la partie psychanalyse)


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Mon topok ACH/VENTE: http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] ost=572744
n°75106367
chienBlanc
Posté le 30-07-2026 à 12:11:15  profilanswer
 

Gottorp a écrit :

dans la série "dépensier" j'ai de la famille comme cela. Profession libérale, gagnaient correctement leur vie mais fallait "profiter" => construction d'une grande maison sur les hauteurs de Nice, achat d'un Q7, achat de ceci et cela, investissements foireux dans des supers plans... Avec un banquier (de merde) qui était le pote et qui passait tout (alors qu'il aurait du bloquer). Et au final, les crédits s'entassent, les rentrées ne sont plus au même niveau et cela fini par interdit bancaire, fichage, vente de la maison à moins cher qu'attendu avant saisie, huissiers et tout le bordel.  
Ce qui n'empêche pas, une fois la "faillite" prononcée de repartir en crédit pour un scooter pour chaque gosse (neuf le scoot), des ceci et des cela.
Certains n'apprendront jamais


C'est de la sélection naturelle à ce niveau.
Après au moins ils auront profité de leur argent, et ne finiront pas les plus riches du cimetière comme certains.  :o


---------------
J'ai un million à deux : version RAP / version Rock
n°75106380
philibear
Orbital Bacon
Posté le 30-07-2026 à 12:13:15  profilanswer
 

Maiar a écrit :


J'espère être comme ça à cet âge  [:lugubre desespoir]


J'espère être mort depuis un moment [:philibear:1]


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