Je suis nouveau sur le forum, et ai donc de ce fait quelques anecdotes à raconter.
Je tiens à signaler avant toute chose que je ne bois presque plus (c'était pas vraiment un problème mais disons que moi et quelques camarades avions un petit niveau).
Petite soirée faite à 5 en juin 2005 pour fêter la fin des exams.
On débute sur un parking. Je ne me rappelle plus des quantités en présence, toujours est-il que nous en avions suffisamment
Nous n'avions pas de projet précis, sinon celui de déambuler en ville (j'habite St-Omer, paisible bourgade du Pas-de-Calais) afin d'effectuer quelques rencontres.
Je vais aller directement à l'essentiel en passant la phase d'absorbtion pour attaquer le vif du sujet.
Je suis consciens que cela puisse paraître crade, mais entre potes, on partage tout.
Arrivant à proximité d'un canibox (je pense que tout le monde sait de quoi il s'agit), deux de mes camarades furent pris d'une envie pressante. Si le premier parvint à se défroquer pour honorer le sable blanc du petit enclos, le deuxième s'empêtra dans son pantalon et, techniquement, se chia dessus.
Slip inutilisable, abandonné de ce fait.
Notre grande soif provoqua je l'avoue un lekage trop rapide. Si bien que le ventre fut vite plein. Quoi de plus naturel que de se forcer à vomir pour libérer de la place ? Chose faite sur le trottoir. Classique. Evidemment avec l'odeur de défi qui regnait ce soir là dans le groupe, la quiche chaude et... à peine digérée nous tendait les bras.
Il fut décidé que chacun devait en gouter un bout (afin de souder le groupe sans doute je me rappelle plus trop).
A notre grande surprise (peut-être avions nous faim ?), cela ne provoqua pas de nouveaux relans ! Et nous partîmes joyeusement pour de nouvelles aventures.
Arrivée sur la grand place de la ville (lieu stratégique quant au repérage de truites), et disposant de quelques canettes, nous entreprîmes de jouer au cap's à même le sol devant un café. Surprise des clients et agacement du propriétaire qui n'hésita pas à nous demander de déguerpir sous peine de recevoir des coups. J'ai juste eu le temps de gagner 1-0 qu'une voiture de police passait. A ce moment là, nous pensions réellement être des incompris de cette société. Les flics restèrent courtois et nous sommèrent de virer : "sinon j'en connais qui finiront en dégrisement".
Bien décidés à poursuivre notre ballade, nous empruntions maintenant des rues plus secondaires. Les cafés étaient fermés (en semaine dans mon bled à 0h c'est dodo) et plus rien ne circulait. Nous vîmes alors ce que nous avons d'abord pris pour 2 déesses. Une blonde, une brune : le tableau parfait. N'étaient-elles pas magnifiques dans leurs petits pantalons moulants ? Et c'est ainsi que nous partagâmes la canette de l'amitié, si célèbre dans ma chère région septentrionale. A notre grand étonnement, elles furent vite saoules et demandèrent à nous esquiver. Sans doute les quelques mains balladeuses de mon pote y étaient pour quelque chose. Toujours est-il que nous ne pouvions les laisser repartir sans décrocher leur adresse MSN. Aussitot dit, aussitot fait. Une dernière petite photo et les deux bombes rentraient...
Le lendemain, à la vue des appareils dentaires et des boutons sur leurs doux visages (
), nous comprîmes qu'elles ne devaient avoir que 13 ou 14 ans. Un peu jeunes pour boire et se faire toucher en somme...
Regrets, regrets (mais surtout perte de temps).
Mais poursuivons, car notre périple épique ne se termine pas ici :
Un de mes amis était amoureux fou d'une fille (devenue ma colocataire depuis) et ne jurait que par elle. Nous autres ne la connaissions pas bien, mais il insista pour que nous passions la voir (il était 2h du mat'). Après avoir tambourriné à la porte pendant un quart d'heure, elle vint nous ouvrir en tenue de nuit (plutot jogging pull que nuisette...) et nous sortit un beau : "mais qu'est ce que vous foutez là ? vous êtes dingues ?" Elle nous observe : "ah non vous êtes saouls, bonne nuit".
Mon pote saoul dès qu'elle avait ouvert la porte était devenu livide (comme si il avait désaoulé d'un coup) et ne pu dire quoique ce soit. J'essayais alors de reprendre le dessus, en tentant d'abord de parler français :
"excuse mais on a faim on voulait savoir si t'avais pas un bout... de pain ?"
D'un naturel généreuse (et parce que ses parents étaient absents), elle nous ouvre la porte en nous stipulant bien qu'il fallait qu'on reste dans le couloir pour pas salir, étant donné que sa mère rentrait le lendemain matin blablabla. Des indications qu'un de mes camarades n'a pas trop compris puisque pendant qu'elle allait nous chercher à manger, il lacha une monumentale quiche sur le sublime carrelage blanc.
Horreur ! Elle revint et constata, effarée, les dégats. Elle cria et descendit chercher seau et serpillère. Pendant ce temps nous nous introduisions dans la cuisine pour observer de plus près le garde-manger. Elle remonta, donna la serpillère au mec qui venait de quicher et tenta d'amorcer un dialogue avec le pote amoureux devenu muet (elle ne connaissait pas ses sentiments).
Evidemment nous nous nous gavions de choses et d'autres. Devant le boucan que nous faisions (mon camarade projetait de faire cuire du poulet cru sous plastique au micro-ondes) elle déboula dans la cuisine et poussa une gueulante phénoménale devant le bordel mis (je vous passe le détail, mais entre le camembert croqué à pleines dents et les yaourts mangés a moitié avec les doigts, y'avait de quoi).
Elle nous poussa vers la sortie mais eu une nouvelle montée de tension en voyant le camarade saoul essayant de nettoyer son vomi. En effet, par de multiples dérapages, il était parvenu à en mettre un peu partout dans le couloir. Si bien qu'elle nous remercia et nous flanqua à la porte sans ménagement.
Résultat : Mon pote amoureux était très peiné de la façon dont s'étaient passées les choses, surtout qu'il ne reçu plus de nouvelles avant longtemps.
HS/ Si tu me lis coloc merci d'être comme tu es /HS
Reprenant notre route, nous passions devant la maison d'un camarade plus jeune que nous (il repassait son bac à l'époque et était, comme 11 mois sur 12, privé de sortie) que nous adorions chambouler au sujet de ses parents (très stricts). Une idée de blague germa dans nous esprits imbibés : pourquoi ne pas lui faire une bonne blague ? Aussitot dit, aussitot fait : vin dans la boite aux lettres, grandes poubelles et barrières anti-attentat contre la porte de manière a bien bloquer et constitution d'une remarquable pyramide de canettes au milieu de tout. C'était bien fun. Le lendemain il nous hurla dessus en nous disant que sa mère voulait porter plainte contre le voisin qu'elle soupçonnait fortement. Barre générale.
Mais il était déjà l'heure de rentrer. Pas moyen de conduire dans notre état, il fallait passer la nuit dans la voiture.
Le pote amoureux trouvait qu'il faisait trop chaud dans la caisse et décida qu'il serait bien plus confortable de dormir sur le toit de la voiture avec sa couette). Evidemment, il fut bien surpris (et nous aussi) lorsque la police vint le réveiller à 7h du mat. En dormant j'avais actionné les feux de detresse, ce qui alarma les flics (le mec sur le toit aussi probablement). Heureusement ce n'était pas les mêmes que la veille. Controle de papier, le type jette un coup d'oeil dans la voiture et sort ma pochette de divx (pirate toussa je sais) en me disant : "c'est quoi ça ?"
Au final plus de peur que de mal, nous poursuivâmes notre dodo (sur leurs conseils) et avont bien ri le lendemain en nous rappellant de la soirée.
Il n'y a pas à être fier d'un tel comportement ! C'est en partie pour ça que j'ai arrêté depuis.