Parinou a écrit :
la poutance ne veut pas venir raconter sa superbe performance sur le trail du vieux lavoir.
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J'y viens j'y viens. Saleté de réseaux sociaux, on peut même plus courir tranquille
Donc CR de trail de parigot (mais bien sympa): Trail du vieux lavoir (à Morainvilliers, 78)
Distance semi-marthon (21,1km), 400m D+...une course que je voyais comme un bon prétexte pour faire une sortie longue le week-end, chose que j'ai allégrement zappé ces derniers temps...Depuis l'annulation de la Maxi-race en fait, ce qui correspond aussi avec une espèce d'énorme coup de moins bien physique et mental...j'avance plus, moins d'envie...Surement un contre-coup de la prépa après laquelle je n'ai pas fait de pause, malgré l'annulation de la course (et aussi surement un contre-coup de la quantité d'entrainement que je me suis goinfré cette année alors que je n'ai repris à courir que depuis...un peu plus d'un an...).
Bref, une course que je voulais aborder tranquillou, qui se passe à 5km de chez moi, pour me rassurer. Manque de pot, la section CAP du boulot a décidé d'envoyer la meute pour truster les podiums, avec force mails de motivation à tous les participants...Vu les gars en lice, je ne risque pas de plomber les résultats (des mecs qui valent 2h36 sur marathon, plusieurs autour des 3h...bref...).
Départ à 9h30, soit 20sec après mon popot d'avant course bien tardif (je gère mieux ça d'habitude). Après moult hésitations, je pars avec juste une flasque Salomon (250ml) remplie de Nultratletic (j'en ai plein en rab depuis Annecy...bref
), bien décidé à ne pas perdre de temps aux ravitos (2 ravitos aux 11eme et 16eme).
Comme je voulais faire la course tranquillement, mais que je sais pas gérer les départs, je démarre un chouille trop vite, avec un premier kilo avalé en 3'55...Je vois très vite que ça va pas le faire
L'avantage, c'est que ça permet de se retrouver devant la masse. Après ça, je lève un peu le pied, mais je sens dès les premiers faux-plats que ça va être dur. Comme d'hab en ce moment, je ne suis pas en jambes, la moindre bosse me coupe les pattes alors que j'en ai mangé je ne sais combien ces derniers temps...ce qui était un de mes points forts devient une énorme faiblesse.
Le bon côté, c'est que j'arrive à bien relancer sur le plat, et surtout, j'avoine comme un porc dans les descentes, mais les sensation restent assez mauvaises...Même mentalement, j'en passe par des "mais kestu fou là, c'st dur, t'en as marre..."...Bref, le gros merdeux quoi
Malgré tout, je fais le dos rond, et m'accroche.
J'ai en ligne de mire un mec du club, qui oscille entre 20 et 100m devant moi...et je le verrai comme ça pendant 18 bornes
Au lieu de le rattraper lui, c’est un autre gars du club qui me rattrape à la faveur d'une côte...ce qui me met un coup au moral car je l'avais déposé comme il faut lors du trail en relais à Chevreuse couru au mois d'avril. On doit être autour du 10eme kilo, et je me sens toujours aussi pourri
Mais le mec est sympa, il me dit de m’accrocher à lui....ce que je fait en me rendant compte que je pouvais avancer en fait....comme quoi le mental
Il me traine dans la côte, et arrivé sur le plat, je prends le relais et l'emmène avec moi. Je sens qu'il pioche un peu plus, j'essaie de ne pas m'enflammer pour le garder avec moi: je voulais que l'on arrive tous les deux à remonter sur le 3eme larron de la section que l'on voyait toujours devant, j'imaginais déjà l'arrivée à 3 du club ensemble le truc beau quoi
On arrive comme ça au 2eme ravito, je ralenti un chouille pendant qu'il prend son verre d'eau, et on reprend la marche en avant...au bout d'un moment, il craque et me dis d'y aller si je me sens bien... Je lui dot OK, à tout à l'heure dans la dernière côte...ce qui ne manquera pas d'arriver
Il me reprend donc dans la côte, mais je commence enfin à me sentir bien (après 16 bornes de course...), et j'avoine sur le plat et dans la descente.
AVec tout ça, j'ai réussi à raccrocher le gars que j'avais ne ligne de mire depuis 18 bornes, je le remonte au train, sans enflammage, il me voit et lache "AH ben merde!"
Il m'avouera après que m'avoir vu revenir lui avait filé un coup de boost pour la fin de course.
La fin de course est piégeuse, avec des descentes, des relances, et 2 ou 3 coups de cul, dont un de salopard en épingle après une descente, genre la côte de 50m qui te brule les cuisse à 2km du terme...j'ai failli lacher prise à ce moment là, mais me suis accroché, sachant que la fin serait plus à mon avantage (plus roulante + descente, et j'arrive à terminer fort quand y'a de la concurrence
)
On s'oriente donc tranquillement vers un mano à mano bon enfant, mais sans qu'aucun n'essaye de filer un grand coup d'accélérateur. AU final, une arrivée ensemble ne me déplairait pas, d'autant que je réussi à tenir l'objectif temps que je me suis fixé au 19ème km (il ets jamais trop tard
) : moins d1h40.
Je fourni quand même l'effort dans les dernier kilomètre, et donne tout dans la prairie balisée qui sert de couloir d'arrivée. Mon partenaire du jour se retrouve à 30 mètres derrière moi, je suis à moins de 10m de la ligne, je vois le chrono à 1:39:12...je décide donc de lever el pied, je lui fait un grand signe de la main pour lui signifier que je l'attends pour passer la ligne avec lui en 1:39:55, content de moi car je termine finalement frais et avec de très bonnes sensations, alors que j'en ai chié pendant plus de 10 bornes au départ et que je n'avance plus en côtes...
Au final, une bonne course nature, à côté de chez moi, orga sympa, et des sensations qui, au final, n'ont pas été si mal que ça. Les cadors de la section font 1er, 3eme, le reste autour de la 10eme place, et moi 19eme.
Par contre, clairement, il va falloir que je prenne une petite semaine de repos, après le Vignemale si celui-ci est maintenu, ou semaine prochaine dans le cas contraire (on le saura demain).
Même si ce petit trail m'a un peu rassuré, je suis clairement hors de forme en ce moment, sans trop d'explications. Coeur très haut (je ferai la course à 174 de moyenne), moins de mental, plus de gouache en côte...Enfin bon, si j'ai une explication, manque de semaines de coupure/repos depuis le mois de février, avec que des entrainements assez intenses ce que je commence à payer.
Mais bon, si il y a des franciliens dans le coin, c'est une course que je conseille...dure, car faite de faux plats, côtes, relances...etc, mais c’est un peu le profil des trails du coin 