L’avant-course :
Le matin, chez moi, je me prépare ma boisson d’attente maison et je me fais des pâtes.
On pouvait aller chercher le dossard la veille. Mais nos amis cheminots me causant moultes soucis, c’était extrêmement compliqué de me rendre sur le lieu de la course.
Je n’allais donc pas m’infliger la souffrance du voyage deux fois ! Je suis donc parti plus tôt le dimanche pour récupérer mon dossard. Grand bien m’a pris d’arriver vers 8h30 (pour un départ à 10h) car il y avait du monde.
Sur le chemin (entre chez moi et la course), j’ai vu pas mal de jolies filles qui, visiblement, se rendaient à la course. Sur les courses courtes (comme un 10km), il y a en proportion plus grandes de filles que sur des courses plus longues, j’ai l’impression. Trop soucieux de ne pas troubler la concentration des demoiselles, plutôt qu’une jolie fille, j’ai « branché » un vieux dans le RER et on a discuté. Il faisait 3h20 au marathon étant jeune. Là il visait 50mn.
J’arrive à Vincennes sur le « campement ». J’assiste à une conversation très animée entre un organisateur et un « râleur » (je ne sais pas pourquoi il râlait).
Je fais la queue pour récupérer mon dossard. Comme un abruti, j’ai amené de simples trombones pour tenir mon dossard donc forcément…ça ne tenait pas ! Heureusement que l’orga avait tout prévu.
J’assiste au départ et à l’arrivée du 5km. Le premier finit en à peine plus de 15 mn. Pas mal !
Je m’échauffe doucement. Un pote me rejoint et se fout de moi car je suis trop stressé. Je vais uriner le plus tard possible pour ne pas avoir envie sur le départ. J’y vais 20 mn avant. Et une fois mon affaire réalisée, BIM, je me rends compte que j’ai plein d’échardes sur mes chaussettes…Je les enlève, stressé !
Je me mets avec mon ami sur la ligne de départ, c’est super compact. Je marche sur le pied d’une concurrente, je m’excuse…elle me dit en rigolant que je cherche à l’éliminer pour gagner une place !
La course :
J’ai tout de même envie de pisser sur la ligne de départ mais l’attente me paraît courte. BIM ! Le pistolet retentit.
Mon pote me demande d’enclencher ma montre car la borne se trouve un peu avant le portique de départ.
C’est horrible ! Pire que je pensais. Ca se marche dessus à tout va…Je piétine.
En fait il y a deux sentiers avec plein d’herbe au milieu. De l’herbe haute ! C’est compliqué, pénible. Il y a de la poussière également qui me rentre dans les naseaux !
Premier km en 3mn55…Je suis tout stressé ! Impossible de courir normalement, je me fais sans cesse ralentir …
Puis au fil des mètres, c’est toujours un peu compact mais ça va mieux…Du coup dès que j’ai un espace de liberté j’accélère. Mais….TROP ! Je passe la ligne du 2è km en 7mn30. (et donc, je fais le KM en 3mn35…)
Ca se passe mieux niveau monde autour de moi. Mais j’accuse le coup des deux premiers km. J’arrive au 3è en 11mn38 (et donc km en 4mn08)!!!
Ensuite, le marquage au sol s’avère difficilement compréhensible…En fait y a deux boucles de 5km mais …le 1er km n’est pas exactement au même niveau que le 6è…Y a un décalage ! Du coup je me perds pas mal…J’essaie donc de prendre un rythme soutenu sans regarder le chrono puisque de toutes façons, je ne sais pas où j’en suis niveau distance.
Au 4è km j’ai largement la place pour courir. Enfin ! Mais un type poilu me prend comme lièvre. Juste derrière moi. Je n’y prête pas trop attention mais il se met à mon niveau puis …queue de poisson ! Pourquoi fait-il cela ? Je ne comprends pas…Je ralenti d’un coup, puis je relance ! Je le redépasse (car il ralenti), et il me refait le coup !
Là je m’énerve, je lui dis d’arrêter ses conneries. Il râle et il accélère. Il restera juste devant moi le reste de la course. J’ai été le trouver sur la ligne d’arrivée, il s’est excusé, ça c’est arrangé.
Bref, retour à la concentration de la course. Agréable surprise, un petit ravito intermédiaire aux environs du 4è km. Deux dames qui donnent des gobelets d’eau. Une gorgée pour mon gosier, le reste pour me rafraîchir.
J’arrive aux alentours du 5è km (je ne vois pas le marquage). Je ne suis pas frais. Mais pas carbo non plus. Je ne cogite pas trop…Avant la course, je m’étais dit qu’en cas de coup de pompe au 5è, fallait me dire que je venais de battre mon record de distance d’affilée à une allure de 15 km/h. Mais je n’y pense pas. Je gère le ravito. Easy ! Là pour le coup je n’ai vraiment pas eu de souci (hormis pour ingurgiter l’eau).
Ensuite mes souvenirs sont flous. Je souffre mais pas tant que ça. Vu que je n’ai pas d’idée précise de où j’en suis, je déroule sans me griller.
J’arrive au 7è, je vois enfin le marquage et, ô miracle, je suis dans les temps ! Je souffre, mais pas démesurément.
J’arrive au 8è, toujours sur le même rythme. Gros dilemme. J’accélère ou je garde le rythme ? Je décide vite. A quoi bon accélérer et risquer de me griller alors que je tiens « le bon bout » pour mon objectif de moins de 40 mn ?
Je dépasse les 9km, tout en gardant le même rythme. Je ne déciderai d’accélérer (et qu’un petit peu) que dans les derniers mètres. Je passe la ligne d’arrivée juste après le poilu. Mon chrono au poignet affiche tout pile 39mn. Je serai compté à une poignée de secondes de moins en temps réel !