Alerte
CR du marathon de La Rochelle :
Pré course :
Départ de Nantes samedi à 9h avec ma copine.
A 11h, on arrive au village marathon. Avec les événements de mi-novembre, la sécurité a été renforcé avec la fouille des sacs à l'entrée du village. Je récupère le dossard et on va à la recherche du restaurant pour manger le traditionnel plat de pâtes. Petite visite de la ville et direction L'île de Ré où se trouve l’hôtel. Le soir, on part à la recherche d'un restaurant italien sur l'île. Après 1h30 de recherche, on se rabat sur le premier restaurant qu'on trouve et qui ne fait pas de pâtes
. Premier tip : l'Ile de Ré l'hivers, c'est vraiment mort, il n'y a rien d'ouvert à part des restaurants de fruit de mer. Dodo à 23h.
Réveil à 5h30, j'avale mon gatosport et passe par la case
.
6h30 départ en voiture pour La Rochelle qui se trouve à 20 km de l’hôtel. 1 km plus tard, je me rend compte qu'il y'a un truc qui cloche, un bruit pas normal
. Je m'arrête et m'aperçoit qu'un pneu est crevé. Bon ça commence bien la journée. Je me dis pas grave, j'ai le temps de changer la roue. Là je m'aperçoit que la roue de secours ne rentre pas sur ma voiture
. Le stresse commence à monter, j'insulte ma voiture à haute voix à 6h30 en pleine ville. Tant pis, je décide de laisser ma voiture au bord de la route et de rentrer à l’hôtel voir si comment je peux m'en sortir. Je tape un sprint, à froid bien sur
. Je vois deux mecs dans le hall qui se prépare pour aller au marathon, ils me proposent de m’emmener. Je retape un sprint pour aller chercher mes affaires et revenir à l'hôtel.
Résultat : le stresse est bien monté et dans le coup, j'ai pas penser à bien m'hydrater j'ai la gorge ultra seiche.
Arrivé à la Rochelle, je m'échauffe une vingtaine de minutes avec mes copains d'infortunes.
Un des deux me dit viser 3h30, comme moi, je lui propose de faire la course ensemble.
On dépose les sacs à la consigne et on rentre dans le SAS 3h30-4h00.
On a le droit à la minute de silence et à la marseillaise
.
Course :
9h00 : le départ est donné. Première surprise, les meneurs d'allures partent avec le SAS élite
. Je ne reverrai jamais le meneur 3h30.
0-10km :
Le 1er kilomètre est vraiment très tranquille, impossible de slalomer. Dès le 2ème kilomètre, j'essaye de grappiller les secondes perdues. Je vois déjà au loin mon partenaire du jour qui part sur des bases de 4'30" pour sub 3h30
. Je dois me freiner régulièrement pour ne pas me cramer. Je double successivement le meneur d'allure 4h00 et 3h45.
Au 5ème kilomètre, j'avale mon gel et je ne m'arrête pas au ravito : j'ai opter pour la ceinture porte bidon (eau + isostar) et le Salomon Park HandFree (eau + coca). Les ravitos sont très bien fournit : eau , glucose , coca , café , banane, fruit sec, pain d'épices, etc...
Passage au 10 en 49'07"
10-20km :
Au passage du 10ème, j'avale une pâte de fruit.
Je commence à avoir la sensation que je n'ai pas les jambes au top. Je maintient l'allure. On se rapproche du centre ville et il commence à y avoir pas mal spectateurs.
Quelques passages sont un peu ennuyant avec de longues lignes droites. A chaque virage, je cherche du regard le meneur d'allure 3h30, je commence à m'inquiéter de ne pas le voir, je me demande si les allures affichées sur ma montre sont corrects. Je pose la question à une personne qui me confirme les allures.
Au 15ème, mon gel passe mal et me reste un peu sur l'estomac. Mon corps m'inquiète et commence à m'envoyer des signales d'alarmes.
Passage au 20 en 1h38'28"
20-42km :
Au passage du 20ème j'avale un pâte de fruit.
Je passe au semi en 1h45'00. J'ai pas de marge mais je me dis que 3h45' serait top aussi. Je croise le premier pour qui il reste 6 kilomètres, il semble ultra facile, 100 mètres devant le deuxième.
J’entame la deuxième boucle et je sens les crampes qui commencent déjà à arriver.
Pas déjà quand même, il reste 20 bornes à faire, ça va être long. J'essaye de ralentir le rythme sans amélioration.
C'est alors que les crampes me foudroie et je suis obligé de m'arrêter pour m'étirer. Je repars rapidement pour ne pas prendre trop de temps. Au 25ème , j'avale mon gel et je m'arrête au ravito pour recharger les batteries : glucose et coca.
La suite sera encore plus galère avec un arrêt express étirement tout les kilomètres environs.
Les crampes qui étaient localisées aux mollets envahissent mes quadris.
C'est de plus en plus difficile, je pense vraiment à abandonner mais je me dis que ce serait bête d'anéantir 9 semaines de préparation.
Au 30 ème, en prenant ma pâte de fruit, je me rend compte que j'ai perdu 2 gels en laissant la fermeture de la ceinture ouverte
. Heureusement, j'avais pris un pâte de fruit en plus.
Passage au 30 en 2h37'31".
Au 32ème, le meneur d'allure 3h45 me double avec tout son troupeau. J'essaye de m'accrocher pendant 500 mètres mais la réalité me revient pleine face: j'ai des putains de crampes.
Du 37ème au 40ème, j'arrive à courir sans m'arrêter pour m'étirer
.
Quelques hectomètres après le passage au 40, la douleur est telle que je dois m'arrêter
. C'est alors que je me demande comment vais-je finir car même marcher est très difficile. J'arrive tant bien que mal à repartir.
Les 500 derniers mètres se font sur pavé et c'est vraiment horrible à ce moment là de la course.
Je passe la ligne en 3h53'16". J'améliore mon PR de 2'30".
Le strava : https://www.strava.com/activities/441658299
Post course :
Je récupère la bourriche d’huître, le coupe vent et la serviette.
Autant vous dire que le retour vers la voiture stationnée à 3 kilomètres a été hard.
Lundi-Mardi, j'étais incapable de mettre mes chaussettes tout seul, tout était une épreuve.
Aujourd'hui ça va mieux, j'ai toujours des douleurs aux mollets mais je pense que courir 20 km sur des crampes, ça laisse des traces.
Bilan :
Malgré le fail, je suis plutôt content de ma course : de ne pas avoir abandonné et de battre mon PR.
Au final, ça a été la course la plus difficile à négocier. Je pense que les aléas pré-course m'ont pas aidés.
Cependant, je ne peux pas me cacher, exclusivement, derrière cette excuse. Je pense que je n'ai pas été capable de réajuster mon objectif alors que j'étais dans un jour sans.
Je pense aussi que je suis partis trop vite et que je n'ai pas été assez régulier dans les allures.
Je me pose aussi la question de l'utilité de l'échauffement pour un marathon.
Au programme, repos complet pendant 2-3 semaines et après je vais reprendre en douceur.
Prochain objectif : Marathon du Mont Saint Michel : 3h30
Si vous avez des conseils pour combattre les crampes je suis preneur.