A mon tour pour le CR
Je me lève à 3h40, ça pique bien mais je n'ai pas de séquelles de ma sortie à vélo de la veille. Comme avant le BRM 400 d'octobre je n'arrive pas à faire caca, mais normalement un BRM 200 c'est plus court
J'arrive au départ vers 5h50, il y a dégun à part un italien frigorifié et Jean-Philippe Battu qui monte la boite aux lettres pour les cartes de route. Il me donne ma carte et je retourne comater dans la voiture.
Je reviens 10min avant le départ, cette fois il y a au moins une cinquantaine de personnes
(quelqu'un me dira après qu'il y avait 85 inscriptions). JPB nous fait un briefing, pris de photo, et on part groupés.
Le début se fait sur une piste cyclable au bord de l'Isère. Je remonte le peloton pour ne pas être pris dans une chute, et me retrouve finalement seul devant. Le temps passe et j'ai de plus en plus peur de devoir faire les 200km tout seul, mais finalement ça se réveille et on finit par relayer à plusieurs.
La piste cyclable est interminable, avec l'Isère à gauche et l'autoroute à droite. Au bout de 34km on rejoint la route et ça devient nettement plus sympa, surtout lorsqu'on quitte la nationale pour prendre des petites routes entourées de noyers.
On attaque la première côte et ça monte à très gros rythme
. Je me dis que le niveau est sacrément plus relevé que ce que je pensais, mais je prends quand même les roues
. Au CP de Rochefort-Samson, peu après le sommet, je constate qu'on n'est plus que quatre. Le temps de remplir les cartes un 2e groupe arrive et on repart à 15.
La suite est un enfer avec d'abord un très fort vent de face, puis lorsque on approche du mi-parcours un vent de coté en rafale qui nous déséquilibre dangereusement.
Lors du CP suivant, on se fait tamponner nos cartes de route dans une boulangerie. J'en profite pour prendre une torsade au chocolat qui fait presque la taille d'une baguette et on repart à cinq, moi torsade à la main.
On attaque ensuite la difficulté du jour, la croix de de Toutes Aures. On commence par remonter une vallée en pente douce le long d'un ruisseau, et on avance bien aidés par le vent dans le dos. Du coup une fois que les pentes augmentent on est déjà presque au sommet.
Petite pause au sommet, et on attaque la descente qui est un enfer à cause du vent (on était prévenus mais j'avais oublié entre temps
). Mes deux moments préférés (
) ont été quand une rafale a failli me balayer dans le fossé du coté gauche de la route et quand j'ai dû mettre le petit plateau pour continuer à descendre.
Arrivés en bas on rebifurque vers le nord, le vent dans le dos. La route est jolie avec à nouveau des noyers et une vue sur l'Isère qui coule dans des gorges. Malheureusement on finit par revenir sur la piste cyclable et est encore plus interminable qu'à l'aller, en particulier quand on approche de Grenoble et on se retrouve à nouveau avec le vent de face.
Une fois arrivés on met nos cartes de route dans la boite aux lettres, on attend 10min pour être pris en photo et je repars chez moi.
Au final j'ai moyennement aimé, c'est trop plat et les paysages sont moins jolis qu'à la montagne, même si la vue sur le Vercors et les noyers compensent. Les 70km de piste cyclable sans intérêt ont été un enfer. Cela dit ça fait un bon entrainement.