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La Turquie dans l'UE ?




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Auteur Sujet :

La Turquie dans l'UE ?

n°4348201
Fingon Fel​agund
Posté le 06-12-2004 à 12:20:53  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

je_suis_de_passage a écrit :

Pas obligé d'exterminé qui que se soit pour arrivé a ses fin.
La solution politique suffit.
Mais je repete qu'a mon avis le Kurdistan tu t'en moque pas makl


 
 
quelle solution politique ???
celle proposée depuis des décennies aux arméniens : la fermer
celle qui est proposée aux kurdes : l'oppression
 
quel français supporterait une telle politique à son égard ??? aucun

mood
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Posté le 06-12-2004 à 12:20:53  profilanswer
 

n°4348202
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 06-12-2004 à 12:20:57  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

Oui mais en quoi sa favorisera l'independance du kurdistan vu que les americain ni les irakiens et ni les turc ne veulent entendre le mot kurdistan.
Il auront leur pays quand les poules auront des dents.


Vu le gros bordel qui se profile là-bas pr qques années, je te trve bien sûr de toi. Déjà, s'il y a une guerre civile, c'est que les ricains en auront eu marre et se seront barrés. Ils auraient pas des masses envie de refoutre les pieds là-bas...

n°4348261
je_suis_de​_passage
Posté le 06-12-2004 à 12:29:41  profilanswer
 

Citation :

Oui, d'ailleurs on a été très cons de laisser l'Algérie,


 
En ce qui concerne l'algerie tu a raison...
100 000 mort et un pays en quasi ruine avec un état autoritaire non merci.
 

Citation :

le Sénégal et ts les autres avoir leur indépendance. Les anglais pareil avec l'Inde, le Canada, l'Australie et la NZ, les espagnols/portugais avec l'Amérique du Sud et le Mexique, etc :jap:
 
La colonisation, c'était qd même le bon tps


 
Sa ne fait pas partie de la metropole.
Le senegal et autre pays africain ne se trouve pas sur le territoire français donc bon...
Alors que les Kurdes et le Kurdistan se trouve dans le territoire Turque.
Donc sa n'a rien a voir [:airforceone]  
 

Citation :

je pense que tu te fous qu'on extermine les kurdes, qu'on bafoue les droits des arméniens pour peu que cela soit économiquement rentable


 
C'est bon...
Tu peux dire que je sui nazi pendant que tu y est.
J'ai dis qu'il n'ont pas le droit d'avoir un territoire pas qu'il se fasse exterminé.
 

Citation :

avec des argumentations de ce type, tu peux justifier tout et n'importe quoi mais non t'affranchir du sang d'individus qui ne réclament qu'une chose pourtant : vivre dans un pays à eux, comme toi.


 
Leur pays c'est la turquie,la syrie,l'iran et l'irak.
Comme pour les basques et autre bretons qui sont français.
 

Citation :

quelle solution politique ???
celle proposée depuis des décennies aux arméniens : la fermer
celle qui est proposée aux kurdes : l'oppression


 
Je parle pour le futur, c'est a dire quand les kurdes voudront leur independance.
 

Citation :

Vu le gros bordel qui se profile là-bas pr qques années, je te trve bien sûr de toi. Déjà, s'il y a une guerre civile, c'est que les ricains en auront eu marre et se seront barrés. Ils auraient pas des masses envie de refoutre les pieds là-bas...


 
Meme si beaucoup de monde dise qu'il vont se barrer j'ai quand meme du mal a la croire.
Meme si il le font il laisseront derriere eux soit l'onu soit un gouvernement Irakien qui leur seront devoué.
 
Mais de toute façon pour revenir a la discussion principale que vous le vouliez ou non la Turquie rentrera dans l'europe.
Et vu que l'europe deviendra federal les kurdes peuvent toujours se brosser pour avoir un état souverains.
 
A+

n°4348279
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 06-12-2004 à 12:32:59  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

Sa ne fait pas partie de la metropole.
Le senegal et autre pays africain ne se trouve pas sur le territoire français donc bon...
Alors que les Kurdes et le Kurdistan se trouve dans le territoire Turque.
Donc sa n'a rien a voir


L'Angleterre aurait dc dû garder l'Irlande ?

n°4348316
Fingon Fel​agund
Posté le 06-12-2004 à 12:41:38  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :


 
 
C'est bon...
Tu peux dire que je sui nazi pendant que tu y est.
J'ai dis qu'il n'ont pas le droit d'avoir un territoire pas qu'il se fasse exterminé.


 
Ce n'est absolument pas là l'objet, le balançage d'insultes n'est pas ma tasse de thé, ni les considérations politiques à l'égard des gens que je ne connais pas
Simplement, tu sais trés bien que les kurdes et les turcs ne peuvent cohabiter ensemble, que les turcs sont totalement opposés à toute liberté pour les kurdes, l'autonomie (même pas l'indépendance) est une utopie dans la dialectique turque
 
Ils ne sont même pas capables, en tant qu'état, de reconnaitre la réalité du génocide qu'ils ont mené contre les arméniens
 

Citation :


Leur pays c'est la turquie,la syrie,l'iran et l'irak.
Comme pour les basques et autre bretons qui sont français.


 
 
à la différence qu'en cas de référendum d'auto-détermination, on est sures du résultat pour chacun des exemples que tu donnes
au XIX siècle, tu aurais laissé les serbes demeurer corvéables à merci par les ottomans (bah oui sous l'empire ottoman, la Serbie appartenait aux turcs, non plus aux serbes)


Message édité par Fingon Felagund le 06-12-2004 à 12:44:09
n°4357046
je_suis_de​_passage
Posté le 07-12-2004 à 13:23:00  profilanswer
 

Tout sa n'est qu'un moyen de dire qu'on ne veut pas de Turquie en Europe.
Tout le monde sais que la Turquie (Comme n'importe quel pays du monde) ne va pas se separer d'1/4 de sont territoire pour faire plaisir a des technocrates.
Parler des Kurdes et de leur independance c'est un moyen comme un autre de dire "on veut pas de vous".

n°4373216
jch2000
Mieux vaut bien que mieux
Posté le 09-12-2004 à 09:50:25  profilanswer
 

volkan a écrit :

Citation :

Géostratégique, c'est aussi économique pour moi.  
 
Y'a pas des oléoducs qui passe en Turquie ?


 
Oui, ceux d'Irak et un futur venant de la Caspienne en construction.
 
La turquie pourra etre le bras Armé de l'Europe avec son armée.


 
vu l'Art et la Manière de l'armée Turque, je préfererais  m'emputer le bras  :kaola: !! Le jour où cette même armée massacrera quelques milliers d'opposants, on pourra être fière de partager ensemble l'idéal européen ...  :sweat:


---------------
jc
n°4374294
je_suis_de​_passage
Posté le 09-12-2004 à 12:35:10  profilanswer
 

jch2000 a écrit :

vu l'Art et la Manière de l'armée Turque, je préfererais  m'emputer le bras  :kaola: !! Le jour où cette même armée massacrera quelques milliers d'opposants, on pourra être fière de partager ensemble l'idéal européen ...  :sweat:


 
Oui enfin... j'espère juste que l'Allemagne ne va pour nous refaire une déclaration de guerre d'ici la :sarcastic:

n°4374325
je_suis_de​_passage
Posté le 09-12-2004 à 12:42:04  profilanswer
 

Rasthor a écrit :

Pourquoi elle le ferait ?


 
Je disais sa pour plaisanter  :kaola:  
Et pourquoi l'armée Turque massacrerait tout le monde?

n°4374826
je_suis_de​_passage
Posté le 09-12-2004 à 13:55:43  profilanswer
 

L'europe ne peut qu'apporter de bonne chose à la Turquie et au Kurde.
Je rajouterai grâce a l'ue n'ont jamais eu autant de droit.

mood
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Posté le 09-12-2004 à 13:55:43  profilanswer
 

n°4407239
Niko Teen
Anti Tane
Posté le 14-12-2004 à 14:16:21  profilanswer
 

«L'adhésion de la Turquie serait une décision aberrante !»  
 
 
 
Partisan de l'«Europe puissance», Robert Badinter, sénateur PS des Hauts-de-Seine, ancien garde des Sceaux et ex-président du Conseil constitutionnel, pense que l'entrée de la Turquie affaiblirait l'Union européenne. Mais il craint que les jeux ne soient déjà faits. Explications .  
 
 
 
 
Qu'attendez-vous du Conseil européen du 17 décembre ? Une décision en faveur de la Turquie vous semble-t-elle inéluctable  
 
Ce sera en tout cas une décision essentielle. Si les chefs d'Etat et de gouvernement choisissent d'ouvrir les négociations d'adhésion, cela signifiera qu'inévitablement, dans quelques années, la Turquie figurera parmi les Etats membres de l'Union. Jamais depuis trente ans on n'a vu un candidat ne pas être reçu... Le chemin peut être jalonné de difficultés, mais il débouche toujours sur l'entrée dans l'Union.  
 
Sauf dans le cas de la Grande-Bretagne à l'époque du général de Gaulle...  
 
Oui, mais c'était la Communauté économique européenne (CEE) – non pas l'Union – et c'était le général de Gaulle ! Ne confondons ni les situations ni les hommes. La vérité est qu'un Etat, une fois admise sa candidature, est voué à entrer dans l'Union. Et, aujourd'hui, si l'on évoque un refus éventuel au bout d'années de négociations, c'est pour atténuer dans l'opinion la portée de l'acceptation de la candidature turque. Car dans dix ou quinze ans, même si un référendum est organisé, nous ne pourrons pas dire non. Cela serait, à juste titre, très mal ressenti par la Turquie qui aurait le sentiment d'avoir été «mené en bateau». On ouvrirait alors une crise diplomatique majeure. On ne dit pas non devant monsieur le maire au bout de quinze ans de fiançailles ! Cette procédure ultime d'un référendum qui laisserait la liberté de choix aux Français est un leurre. Et je constate surtout que nous n'avons jamais eu de véritable débat sur le bien-fondé de la candidature turque.  
 
Expliquez-vous...  
 
On évoque volontiers des promesses faites à la Turquie depuis quarante ans. La réalité est tout autre. En 1963, quand le général de Gaulle et Adenauer avaient évoqué la simple possibilité d'une adhésion de la Turquie dans ce qui n'était que le Marché commun, la situation internationale était bien différente de celle d'aujourd'hui. Nous sortions de la crise de Berlin pour entrer dans celle des missiles à Cuba, un des moments les plus tendus de la guerre froide. Il était donc d'un intérêt majeur pour les puissances occidentales d'empêcher la Turquie de basculer du côté de l'URSS.  
 
Depuis 1963, il y a eu bien des événements majeurs dont l'invasion de Chypre par l'armée turque et la dictature militaire en Turquie. En réalité, c'est depuis dix ans que la question de la candidature turque à l'UE est réellement posée. L'absence totale de débat à ce sujet en France est un véritable outrage à la démocratie ! Quand avons-nous entendu le président de la République – qui conduit la politique étrangère de la France – nous expliquer les raisons de son choix et les motifs pour lesquels les Français devraient dire oui à l'entrée de la Turquie ? Jamais. Voilà pourtant une idée qui lui tient à coeur depuis longtemps. Si c'est son choix, qu'il s'en explique. Nous sommes dans une démocratie. Il n'appartient pas au président de la République d'agir de façon aussi souveraine dans de telles matières...  
 
Le fait du prince ?  
 
Plutôt l'orgueilleux exercice solitaire du pouvoir par le chef de l'Etat. Il existe un Parlement et notre Constitution est une Constitution parlementaire ou, au moins, semi-parlementaire. Les élus sont les représentants du peuple. Quand ont-ils été consultés au sujet de la Turquie ? Jamais. Tout récemment, pour répondre à la pression des parlementaires et de l'opinion, un débat a été organisé à la hâte à l'Assemblée. Mais c'était une parodie de débat, sans vote à son issue, alors qu'il était constitutionnellement possible. Quant au Sénat – cela confine à la dérision – il débattra peut-être du sujet au mois de janvier, c'est-à-dire après la décision prise le 17 décembre à Bruxelles... Je vois là une forme de mépris à l'égard du Parlement et de l'opinion publique qui peut susciter des réactions négatives à l'égard de l'Union européenne...  
 
Vous pensez que l'affaire turque va polluer le référendum sur le traité constitutionnel ?  
 
Je le crains. J'ai participé – modestement – aux travaux de la Convention et je voterai oui. Mais je redoute que, faute de débat sur l'admission de la Turquie, le citoyen se sente de plus de plus étranger à la construction européenne et s'en détache. D'où le risque d'une abstention massive et d'un échec du référendum sur la Constitution.  
 
Quels sont les arguments qui, selon vous, militent en défaveur de l'entrée de la Turquie ?  
 
Prenez la démocratie en Turquie : l'armée reste un Etat dans l'Etat et l'énorme budget militaire est voté sans discussion. Ce n'est pas la nomination d'un civil comme secrétaire général du tout-puissant Conseil national de sécurité qui changera son pouvoir. Regardez du côté des droits de l'homme : de nombreux témoignages établissent que la torture policière est encore pratiquée à grande échelle. Considérez surtout les droits de la femme : tant que la Turquie n'aura pas justifié de l'égalité réelle, effective – pas seulement à l'université d'Ankara ou chez les intellectuels, mais dans les profondeurs du pays – de l'homme et de la femme, je ne conçois pas que l'Union puisse ouvrir la procédure d'adhésion. L'égalité entre femmes et hommes est un principe fondamental de l'Union. Aucun Etat ne peut prétendre y entrer tant que cette égalité n'est pas acquise et respectée chez lui. Regardez, enfin, le droit des minorités : les Kurdes sont discriminés...  
 
Mais ils sont favorables à l'entrée de la Turquie dans l'Union !  
 
Evidemment ! Ils espèrent ainsi que leurs droits seront mieux respectés. Je les comprends. C'est pour les mêmes raisons, d'ailleurs, que tant de Turcs souhaitent l'adhésion de leur pays. Si j'étais turc, je voterais oui ! Mais un mariage se fait à deux et il faut aussi demander leur avis aux citoyens des Etats membres. Dans les fameux critères de Copenhague, on cite toujours ceux que doivent remplir les pays candidats, mais jamais le dernier sur «la capacité de l'Union à assimiler de nouveaux membres tout en maintenant l'élan de l'intégration». Avec la Turquie, on met la charrue devant les boeufs ! Car, quand un Etat est accepté comme candidat, il est déjà membre virtuel de l'Union.  
 
Les négociations ne permettront-elles pas à la Turquie de fournir les apaisements demandés, notamment en matière de droits de l'homme ?  
 
Je rappelle que la Turquie s'est engagée à respecter les droits de l'homme non pas depuis qu'elle est candidate à l'UE, mais depuis des décennies. La Turquie est membre du Conseil de l'Europe depuis 1949 et c'est le Conseil et non pas l'Union européenne qui est le foyer des droits de l'homme en Europe. Regardez la jurisprudence de la Cour européenne de Strasbourg qui relève du Conseil de l'Europe : à de multiples reprises, et jusqu'à aujourd'hui, la Turquie a été condamnée pour des atteintes très graves aux droits de l'homme. Qu'elle respecte d'abord ses engagements. On doit respecter les droits de l'homme parce qu'ils sont les fondements mêmes de nos sociétés démocratiques et non pas en considération des avantages que l'entrée dans l'Union fait espérer. On ne les aime pas pour une dot ou une contrepartie. Et je trouve blessant pour les Turcs l'argument que seule l'entrée dans l'UE les amènera au respect des droits de l'homme. Les droits de l'homme sont universels.  
 
La reconnaissance de Chypre et du génocide arménien sont deux grosses couleuvres à avaler pour le gouvernement Erdogan...  
 
On ne peut concevoir, à propos de Chypre, qu'un Etat qui se porte candidat à l'UE n'ait pas reconnu un Etat membre de l'Union. Quant à la question du génocide arménien, elle rejoint celle de la mémoire, qui fait partie des valeurs européennes d'aujourd'hui. L'Europe s'est fondée après la guerre dans la conscience du «plus jamais ça». Pour construire une communauté et vivre ensemble, il faut reconnaître les fautes du passé. Il convient donc que la réalité du génocide arménien soit reconnue par le Parlement turc, sans biaiser avec l'histoire.  
 
L'argument démographique compte-t-il pour vous ?  
 
Si la Turquie entre dans l'Union, elle sera le pays le plus étendu avec la population la plus nombreuse, 80 millions à l'horizon 2015. Au Parlement européen, elle aura la représentation la plus élevée – comme l'Allemagne – et sa démographie l'avantagera lors des votes à la majorité qualifiée au Conseil des ministres. Elle aura donc politiquement un poids supérieur à la France, pays fondateur du projet européen.  
 
Et l'aspect religieux ?  
 
Pour moi, il ne compte pas. Dans une Union vouée à la neutralité religieuse, peu importe qu'il y ait un Etat à dominante musulmane. Ce sera d'ailleurs le cas pour la Bosnie-Herzégovine. En revanche, l'aspect économique me préoccupe...  
 
Le fossé serait trop grand ?  
 
Le PNB moyen par habitant en Turquie se situe à 27% de la moyenne de l'UE élargie et la population agricole est de 33%, ce qui est sans rapport avec la norme européenne. Or, nous avons pour devoir prioritaire de réussir l'intégration des dix nouveaux Etats qui sont entrés dans l'Union le 1er mai dernier. Pays auxquels il faudra ajouter la Bulgarie, la Roumanie et la Croatie. Puis viendra le tour de la Macédoine, de la Bosnie, de la Serbie et des derniers Etats balkaniques... Au même moment, MM. Chirac et Schröder se refusent à augmenter le budget européen au-delà de 1% du PNB communautaire. Où trouvera-t-on l'argent des fonds structurels pour aider la Turquie comme on l'a fait pour tous les nouveaux arrivants ? Je comprends le premier ministre turc quand il dit «pas de conditions discriminatoires en ce qui nous concerne». La Turquie, si elle entre dans l'UE, devra être traitée sur un pied d'égalité. Dans le cas contraire, si les promesses ne sont pas tenues, les conséquences seront redoutables : certains bons apôtres, notamment les islamistes radicaux, auront beau jeu de souffler sur les braises de la déception.  
 
Je crains aussi que cette entrée contribue à repousser aux calendes les progrès nécessaires en matière de cohésion sociale et fiscale dans l'Union. La Turquie est un pays en forte croissance, à la main-d'oeuvre capable et peu coûteuse, qui va attirer les délocalisations. Et j'en arrive à l'aspect géopolitique du problème turc...  
 
Comme on sait, 95% du territoire et 92% de la population se situent en Asie...  
 
Avec l'adhésion de la Turquie, l'UE franchira le Bosphore, dépassera l'Euphrate et s'enfoncera profondément en Asie mineure. Nous aurons, nous, Européens, des frontières communes avec la Géorgie, l'Arménie, l'Iran, l'Irak et la Syrie. Je vous le demande : dans le projet des pères fondateurs, qu'est-ce qui justifie des frontières communes avec ces pays ? Qu'est-ce qui justifie que nous nous enfoncions dans une des zones les plus périlleuses du monde ? La Turquie a fermé ses frontières avec l'Arménie et n'a pas reconnu le génocide ; elle connaît des tensions avec la Géorgie sur le Haut-Karabakh ; ses relations avec l'Irak en raison des Kurdes et avec la Syrie du fait des barrages sur l'Euphrate ne sont pas meilleures... Sans parler de l'Iran. Et nous voudrions importer tous ces conflits, toutes ces tensions, dans l'Union ?  
 
Le monde musulman est un monde très complexe. La Turquie en est une des composantes. Mais elle n'est pas un pays arabe et son histoire est celle d'une domination sur les peuples arabes. Cette histoire – il faut relire Lawrence d'Arabie – prend fin par une guerre menée par les Arabes pour retrouver leur indépendance et leur dignité. Ne croyez pas que l'exemple de la Turquie, pays allié aux Etats-Unis et à Israël, soit un modèle qui parle aux peuples arabes ! Se dire que, tout à coup, avec l'adhésion turque, les pays de la région vont se convertir à la démocratie, à la laïcité et aux droits de l'homme est une vision angélique. Dans la région, si riche de conflits et de tensions, l'Union ne pourrait plus jouer un rôle de médiateur, d'arbitre ou de garant : elle serait partie prenante.  
 
On a voulu – et on y a réussi – bâtir une Europe démocratique, forte, prospère et pacifiée. Avec l'élargissement aux pays d'Europe centrale et orientale, nous avons réalisé ce que l'histoire commandait et acquitté une dette morale, celle contractée après Yalta quand l'Occident a abandonné à Staline une partie de l'Europe. Nous n'avons aucune obligation de cette nature à l'égard de la Turquie. Elle n'a pas connu les horreurs de la guerre. Elle est restée neutre jusqu'en 1945, avant de déclarer la guerre à l'Allemagne pour pouvoir entrer aux Nations unies.  
 
Comment envisagez-vous la question des frontières de l'UE ?  
 
Pour s'attaquer à la question des frontières, il faut savoir quelle Europe on veut. Moi, je souhaite une «Europe puissance», une Europe qui compte sur la scène mondiale comme un acteur de premier rang, aux côtés des Etats-unis et de la Chine, pas seulement une Europe qui soit une aire de prospérité économique et de respect des droits de l'homme. Plus l'UE s'élargit, plus ses capacités d'action diminuent. L'élargissement porté jusqu'à l'Asie mineure n'a pas de sens, pas plus que cette idée singulière d'une Union euro-méditerranéenne, comme si l'UE devait ressusciter l'Empire romain... Accords, partenariats privilégiés, coopérations : bien sûr. Mais pas plus. L'Union européenne doit pouvoir peser sur le destin du monde. Or, ce qui se prépare, j'en ai peur, ce n'est pas l'Europe puissance, c'est l'Europe de l'impuissance. Croyez-moi, si le président Bush est le premier champion de l'entrée de la Turquie dans l'UE, ce n'est sûrement pas pour voir émerger une Europe plus forte !  
 
Faut-il arrêter l'élargissement ?  
 
Les pays des Balkans doivent adhérer. Après, le problème de l'Ukraine se posera inévitablement. Il est très complexe, très difficile. Mais il ne présente pas les mêmes questions géopolitiques que le cas turc. En attendant, il faut faire une pause. Je dis stop, assez de cette course à l'élargissement, assez de ces projets où l'on veut engager l'Europe d'un côté vers l'Euphrate et, de l'autre, jusqu'à la Mauritanie ! Que l'Union fixe ses limites, qu'elle se fortifie et qu'elle maintienne avec la Turquie les relations mutuellement les plus avantageuses. Mais qu'elle ne l'accueille pas parmi ses membres ! L'adhésion de la Turquie serait, pour l'«Europe puissance» que j'appelle de mes voeux, une décision aberrante.  
 
Comment expliquer cette fuite en avant...  
 
Qu'est-ce qui fait qu'on cède à l'ubris ? Je crois au vertige de l'effet d'annonce, à la générosité – en paroles – parfois démagogique des dirigeants... Il y a sans doute aussi un complexe de culpabilité, la conscience d'avoir mal traité les musulmans au temps du colonialisme et d'avoir recommencé, plus récemment, en Europe en offrant de mauvaises conditions de vie aux immigrés. D'où ce besoin d'actes réparateurs en direction de tout ce qui apparaît musulman et pauvre. Dans le cas de la Turquie, cependant, je rappelle qu'elle n'a pas été victime du colonialisme. Au contraire, elle a été une puissance colonisatrice de première grandeur en Europe. Dans la course à l'élargissement, je n'oublie pas non plus l'action des partisans de l'Europe marché, de l'Europe du commerce et des affaires, les tenants d'une «Europe espace économique organisée» qui refuse le projet de cette «Europe puissance» que j'appelle de mes voeux.  
 
On peut lire avec profit Le Grand Turc et la République de Venise, de Sylvie Goulard, avec un avant-propos de Robert Badinter (Fayard).  

n°4407287
Agent_Muld​er
La vérité est ailleurs
Posté le 14-12-2004 à 14:23:01  profilanswer
 

Trop gros. Passera pas :whistle:


---------------
La preuve irréfutable qu'il existe de l'intelligence sur les autres planètes, c'est qu'ils n'ont JAMAIS cherché à entrer en contact avec nous.
n°4408835
T_A_Z
Le Fléau
Posté le 14-12-2004 à 19:05:44  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

Je disais sa pour plaisanter  :kaola:  
Et pourquoi l'armée Turque massacrerait tout le monde?


On a encore vu hier la methode turque pour disperser une manif Kurde la matraque n'y a pas suffit alors ils ont mis les genoux et les bottes ... manque de bol y avait des cameras ils ont pas pu fusiller tous le monde mais visiblement l'envie etait bien la .

n°4409866
i ll be ba​ck
Posté le 14-12-2004 à 21:11:50  profilanswer
 

ds deux jours:
oui [:amg] :bounce:  :kaola:  :whistle:  
[:necris]
[:nikolaps]
[:no_code]

n°4409901
the veggie​ boy
Who's taking my Lorazepam?
Posté le 14-12-2004 à 21:15:09  profilanswer
 

i ll be back a écrit :

ds deux jours:
oui [:amg] :bounce:  :kaola:  :whistle:  
[:necris]
[:nikolaps]
[:no_code]


 
non [:canailloux]  [:*syl*]

n°4409924
Profil sup​primé
Posté le 14-12-2004 à 21:16:39  answer
 

i ll be back a écrit :

ds deux jours:
oui


 
c'est sur là ça va être
 
[:nikolaps]

n°4410983
je_suis_de​_passage
Posté le 14-12-2004 à 23:43:13  profilanswer
 

T_A_Z a écrit :

On a encore vu hier la methode turque pour disperser une manif Kurde la matraque n'y a pas suffit alors ils ont mis les genoux et les bottes ... manque de bol y avait des cameras ils ont pas pu fusiller tous le monde mais visiblement l'envie etait bien la .


 
Sa me rappel certaine manif musclé en France...


---------------
"Il n'y a aucune chance pour que, cédant à la facilité, nous laissions s'effacer la France." General De Gaulle
n°4411789
T_A_Z
Le Fléau
Posté le 15-12-2004 à 08:13:20  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

Sa me rappel certaine manif musclé en France...


C'est vrai ... a Alger a 1961 ... et ça torture pareil.

n°4412220
piloud
Posté le 15-12-2004 à 10:48:29  profilanswer
 

Niko Teen a écrit :

«L'adhésion de la Turquie serait une décision aberrante !»  
 
 
 
Partisan de l'«Europe puissance», Robert Badinter, sénateur PS des Hauts-de-Seine, ancien garde des Sceaux et ex-président du Conseil constitutionnel, pense que l'entrée de la Turquie affaiblirait l'Union européenne. Mais il craint que les jeux ne soient déjà faits. Explications .  
 
 
 
 
Qu'attendez-vous du Conseil européen du 17 décembre ? Une décision en faveur de la Turquie vous semble-t-elle inéluctable  
 
Ce sera en tout cas une décision essentielle. Si les chefs d'Etat et de gouvernement choisissent d'ouvrir les négociations d'adhésion, cela signifiera qu'inévitablement, dans quelques années, la Turquie figurera parmi les Etats membres de l'Union. Jamais depuis trente ans on n'a vu un candidat ne pas être reçu... Le chemin peut être jalonné de difficultés, mais il débouche toujours sur l'entrée dans l'Union.  
 
Sauf dans le cas de la Grande-Bretagne à l'époque du général de Gaulle...  
 
Oui, mais c'était la Communauté économique européenne (CEE) – non pas l'Union – et c'était le général de Gaulle ! Ne confondons ni les situations ni les hommes. La vérité est qu'un Etat, une fois admise sa candidature, est voué à entrer dans l'Union. Et, aujourd'hui, si l'on évoque un refus éventuel au bout d'années de négociations, c'est pour atténuer dans l'opinion la portée de l'acceptation de la candidature turque. Car dans dix ou quinze ans, même si un référendum est organisé, nous ne pourrons pas dire non. Cela serait, à juste titre, très mal ressenti par la Turquie qui aurait le sentiment d'avoir été «mené en bateau». On ouvrirait alors une crise diplomatique majeure. On ne dit pas non devant monsieur le maire au bout de quinze ans de fiançailles ! Cette procédure ultime d'un référendum qui laisserait la liberté de choix aux Français est un leurre. Et je constate surtout que nous n'avons jamais eu de véritable débat sur le bien-fondé de la candidature turque.  
 
Expliquez-vous...  
 
On évoque volontiers des promesses faites à la Turquie depuis quarante ans. La réalité est tout autre. En 1963, quand le général de Gaulle et Adenauer avaient évoqué la simple possibilité d'une adhésion de la Turquie dans ce qui n'était que le Marché commun, la situation internationale était bien différente de celle d'aujourd'hui. Nous sortions de la crise de Berlin pour entrer dans celle des missiles à Cuba, un des moments les plus tendus de la guerre froide. Il était donc d'un intérêt majeur pour les puissances occidentales d'empêcher la Turquie de basculer du côté de l'URSS.  
 
Depuis 1963, il y a eu bien des événements majeurs dont l'invasion de Chypre par l'armée turque et la dictature militaire en Turquie. En réalité, c'est depuis dix ans que la question de la candidature turque à l'UE est réellement posée. L'absence totale de débat à ce sujet en France est un véritable outrage à la démocratie ! Quand avons-nous entendu le président de la République – qui conduit la politique étrangère de la France – nous expliquer les raisons de son choix et les motifs pour lesquels les Français devraient dire oui à l'entrée de la Turquie ? Jamais. Voilà pourtant une idée qui lui tient à coeur depuis longtemps. Si c'est son choix, qu'il s'en explique. Nous sommes dans une démocratie. Il n'appartient pas au président de la République d'agir de façon aussi souveraine dans de telles matières...  
 
Le fait du prince ?  
 
Plutôt l'orgueilleux exercice solitaire du pouvoir par le chef de l'Etat. Il existe un Parlement et notre Constitution est une Constitution parlementaire ou, au moins, semi-parlementaire. Les élus sont les représentants du peuple. Quand ont-ils été consultés au sujet de la Turquie ? Jamais. Tout récemment, pour répondre à la pression des parlementaires et de l'opinion, un débat a été organisé à la hâte à l'Assemblée. Mais c'était une parodie de débat, sans vote à son issue, alors qu'il était constitutionnellement possible. Quant au Sénat – cela confine à la dérision – il débattra peut-être du sujet au mois de janvier, c'est-à-dire après la décision prise le 17 décembre à Bruxelles... Je vois là une forme de mépris à l'égard du Parlement et de l'opinion publique qui peut susciter des réactions négatives à l'égard de l'Union européenne...  
 
Vous pensez que l'affaire turque va polluer le référendum sur le traité constitutionnel ?  
 
Je le crains. J'ai participé – modestement – aux travaux de la Convention et je voterai oui. Mais je redoute que, faute de débat sur l'admission de la Turquie, le citoyen se sente de plus de plus étranger à la construction européenne et s'en détache. D'où le risque d'une abstention massive et d'un échec du référendum sur la Constitution.  
 
Quels sont les arguments qui, selon vous, militent en défaveur de l'entrée de la Turquie ?  
 
Prenez la démocratie en Turquie : l'armée reste un Etat dans l'Etat et l'énorme budget militaire est voté sans discussion. Ce n'est pas la nomination d'un civil comme secrétaire général du tout-puissant Conseil national de sécurité qui changera son pouvoir. Regardez du côté des droits de l'homme : de nombreux témoignages établissent que la torture policière est encore pratiquée à grande échelle. Considérez surtout les droits de la femme : tant que la Turquie n'aura pas justifié de l'égalité réelle, effective – pas seulement à l'université d'Ankara ou chez les intellectuels, mais dans les profondeurs du pays – de l'homme et de la femme, je ne conçois pas que l'Union puisse ouvrir la procédure d'adhésion. L'égalité entre femmes et hommes est un principe fondamental de l'Union. Aucun Etat ne peut prétendre y entrer tant que cette égalité n'est pas acquise et respectée chez lui. Regardez, enfin, le droit des minorités : les Kurdes sont discriminés...  
 
Mais ils sont favorables à l'entrée de la Turquie dans l'Union !  
 
Evidemment ! Ils espèrent ainsi que leurs droits seront mieux respectés. Je les comprends. C'est pour les mêmes raisons, d'ailleurs, que tant de Turcs souhaitent l'adhésion de leur pays. Si j'étais turc, je voterais oui ! Mais un mariage se fait à deux et il faut aussi demander leur avis aux citoyens des Etats membres. Dans les fameux critères de Copenhague, on cite toujours ceux que doivent remplir les pays candidats, mais jamais le dernier sur «la capacité de l'Union à assimiler de nouveaux membres tout en maintenant l'élan de l'intégration». Avec la Turquie, on met la charrue devant les boeufs ! Car, quand un Etat est accepté comme candidat, il est déjà membre virtuel de l'Union.  
 
Les négociations ne permettront-elles pas à la Turquie de fournir les apaisements demandés, notamment en matière de droits de l'homme ?  
 
Je rappelle que la Turquie s'est engagée à respecter les droits de l'homme non pas depuis qu'elle est candidate à l'UE, mais depuis des décennies. La Turquie est membre du Conseil de l'Europe depuis 1949 et c'est le Conseil et non pas l'Union européenne qui est le foyer des droits de l'homme en Europe. Regardez la jurisprudence de la Cour européenne de Strasbourg qui relève du Conseil de l'Europe : à de multiples reprises, et jusqu'à aujourd'hui, la Turquie a été condamnée pour des atteintes très graves aux droits de l'homme. Qu'elle respecte d'abord ses engagements. On doit respecter les droits de l'homme parce qu'ils sont les fondements mêmes de nos sociétés démocratiques et non pas en considération des avantages que l'entrée dans l'Union fait espérer. On ne les aime pas pour une dot ou une contrepartie. Et je trouve blessant pour les Turcs l'argument que seule l'entrée dans l'UE les amènera au respect des droits de l'homme. Les droits de l'homme sont universels.  
 
La reconnaissance de Chypre et du génocide arménien sont deux grosses couleuvres à avaler pour le gouvernement Erdogan...  
 
On ne peut concevoir, à propos de Chypre, qu'un Etat qui se porte candidat à l'UE n'ait pas reconnu un Etat membre de l'Union. Quant à la question du génocide arménien, elle rejoint celle de la mémoire, qui fait partie des valeurs européennes d'aujourd'hui. L'Europe s'est fondée après la guerre dans la conscience du «plus jamais ça». Pour construire une communauté et vivre ensemble, il faut reconnaître les fautes du passé. Il convient donc que la réalité du génocide arménien soit reconnue par le Parlement turc, sans biaiser avec l'histoire.  
 
L'argument démographique compte-t-il pour vous ?  
 
Si la Turquie entre dans l'Union, elle sera le pays le plus étendu avec la population la plus nombreuse, 80 millions à l'horizon 2015. Au Parlement européen, elle aura la représentation la plus élevée – comme l'Allemagne – et sa démographie l'avantagera lors des votes à la majorité qualifiée au Conseil des ministres. Elle aura donc politiquement un poids supérieur à la France, pays fondateur du projet européen.  
 
Et l'aspect religieux ?  
 
Pour moi, il ne compte pas. Dans une Union vouée à la neutralité religieuse, peu importe qu'il y ait un Etat à dominante musulmane. Ce sera d'ailleurs le cas pour la Bosnie-Herzégovine. En revanche, l'aspect économique me préoccupe...  
 
Le fossé serait trop grand ?  
 
Le PNB moyen par habitant en Turquie se situe à 27% de la moyenne de l'UE élargie et la population agricole est de 33%, ce qui est sans rapport avec la norme européenne. Or, nous avons pour devoir prioritaire de réussir l'intégration des dix nouveaux Etats qui sont entrés dans l'Union le 1er mai dernier. Pays auxquels il faudra ajouter la Bulgarie, la Roumanie et la Croatie. Puis viendra le tour de la Macédoine, de la Bosnie, de la Serbie et des derniers Etats balkaniques... Au même moment, MM. Chirac et Schröder se refusent à augmenter le budget européen au-delà de 1% du PNB communautaire. Où trouvera-t-on l'argent des fonds structurels pour aider la Turquie comme on l'a fait pour tous les nouveaux arrivants ? Je comprends le premier ministre turc quand il dit «pas de conditions discriminatoires en ce qui nous concerne». La Turquie, si elle entre dans l'UE, devra être traitée sur un pied d'égalité. Dans le cas contraire, si les promesses ne sont pas tenues, les conséquences seront redoutables : certains bons apôtres, notamment les islamistes radicaux, auront beau jeu de souffler sur les braises de la déception.  
 
Je crains aussi que cette entrée contribue à repousser aux calendes les progrès nécessaires en matière de cohésion sociale et fiscale dans l'Union. La Turquie est un pays en forte croissance, à la main-d'oeuvre capable et peu coûteuse, qui va attirer les délocalisations. Et j'en arrive à l'aspect géopolitique du problème turc...  
 
Comme on sait, 95% du territoire et 92% de la population se situent en Asie...  
 
Avec l'adhésion de la Turquie, l'UE franchira le Bosphore, dépassera l'Euphrate et s'enfoncera profondément en Asie mineure. Nous aurons, nous, Européens, des frontières communes avec la Géorgie, l'Arménie, l'Iran, l'Irak et la Syrie. Je vous le demande : dans le projet des pères fondateurs, qu'est-ce qui justifie des frontières communes avec ces pays ? Qu'est-ce qui justifie que nous nous enfoncions dans une des zones les plus périlleuses du monde ? La Turquie a fermé ses frontières avec l'Arménie et n'a pas reconnu le génocide ; elle connaît des tensions avec la Géorgie sur le Haut-Karabakh ; ses relations avec l'Irak en raison des Kurdes et avec la Syrie du fait des barrages sur l'Euphrate ne sont pas meilleures... Sans parler de l'Iran. Et nous voudrions importer tous ces conflits, toutes ces tensions, dans l'Union ?  
 
Le monde musulman est un monde très complexe. La Turquie en est une des composantes. Mais elle n'est pas un pays arabe et son histoire est celle d'une domination sur les peuples arabes. Cette histoire – il faut relire Lawrence d'Arabie – prend fin par une guerre menée par les Arabes pour retrouver leur indépendance et leur dignité. Ne croyez pas que l'exemple de la Turquie, pays allié aux Etats-Unis et à Israël, soit un modèle qui parle aux peuples arabes ! Se dire que, tout à coup, avec l'adhésion turque, les pays de la région vont se convertir à la démocratie, à la laïcité et aux droits de l'homme est une vision angélique. Dans la région, si riche de conflits et de tensions, l'Union ne pourrait plus jouer un rôle de médiateur, d'arbitre ou de garant : elle serait partie prenante.  
 
On a voulu – et on y a réussi – bâtir une Europe démocratique, forte, prospère et pacifiée. Avec l'élargissement aux pays d'Europe centrale et orientale, nous avons réalisé ce que l'histoire commandait et acquitté une dette morale, celle contractée après Yalta quand l'Occident a abandonné à Staline une partie de l'Europe. Nous n'avons aucune obligation de cette nature à l'égard de la Turquie. Elle n'a pas connu les horreurs de la guerre. Elle est restée neutre jusqu'en 1945, avant de déclarer la guerre à l'Allemagne pour pouvoir entrer aux Nations unies.  
 
Comment envisagez-vous la question des frontières de l'UE ?  
 
Pour s'attaquer à la question des frontières, il faut savoir quelle Europe on veut. Moi, je souhaite une «Europe puissance», une Europe qui compte sur la scène mondiale comme un acteur de premier rang, aux côtés des Etats-unis et de la Chine, pas seulement une Europe qui soit une aire de prospérité économique et de respect des droits de l'homme. Plus l'UE s'élargit, plus ses capacités d'action diminuent. L'élargissement porté jusqu'à l'Asie mineure n'a pas de sens, pas plus que cette idée singulière d'une Union euro-méditerranéenne, comme si l'UE devait ressusciter l'Empire romain... Accords, partenariats privilégiés, coopérations : bien sûr. Mais pas plus. L'Union européenne doit pouvoir peser sur le destin du monde. Or, ce qui se prépare, j'en ai peur, ce n'est pas l'Europe puissance, c'est l'Europe de l'impuissance. Croyez-moi, si le président Bush est le premier champion de l'entrée de la Turquie dans l'UE, ce n'est sûrement pas pour voir émerger une Europe plus forte !  
 
Faut-il arrêter l'élargissement ?  
 
Les pays des Balkans doivent adhérer. Après, le problème de l'Ukraine se posera inévitablement. Il est très complexe, très difficile. Mais il ne présente pas les mêmes questions géopolitiques que le cas turc. En attendant, il faut faire une pause. Je dis stop, assez de cette course à l'élargissement, assez de ces projets où l'on veut engager l'Europe d'un côté vers l'Euphrate et, de l'autre, jusqu'à la Mauritanie ! Que l'Union fixe ses limites, qu'elle se fortifie et qu'elle maintienne avec la Turquie les relations mutuellement les plus avantageuses. Mais qu'elle ne l'accueille pas parmi ses membres ! L'adhésion de la Turquie serait, pour l'«Europe puissance» que j'appelle de mes voeux, une décision aberrante.  
 
Comment expliquer cette fuite en avant...  
 
Qu'est-ce qui fait qu'on cède à l'ubris ? Je crois au vertige de l'effet d'annonce, à la générosité – en paroles – parfois démagogique des dirigeants... Il y a sans doute aussi un complexe de culpabilité, la conscience d'avoir mal traité les musulmans au temps du colonialisme et d'avoir recommencé, plus récemment, en Europe en offrant de mauvaises conditions de vie aux immigrés. D'où ce besoin d'actes réparateurs en direction de tout ce qui apparaît musulman et pauvre. Dans le cas de la Turquie, cependant, je rappelle qu'elle n'a pas été victime du colonialisme. Au contraire, elle a été une puissance colonisatrice de première grandeur en Europe. Dans la course à l'élargissement, je n'oublie pas non plus l'action des partisans de l'Europe marché, de l'Europe du commerce et des affaires, les tenants d'une «Europe espace économique organisée» qui refuse le projet de cette «Europe puissance» que j'appelle de mes voeux.  
 
On peut lire avec profit Le Grand Turc et la République de Venise, de Sylvie Goulard, avec un avant-propos de Robert Badinter (Fayard).


completement daccord avec toi  :jap:

n°4412231
Cardelitre
ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ
Posté le 15-12-2004 à 10:49:44  profilanswer
 

Et t'es obligé de quoter la totalité du texte pour dire ça?

n°4414096
ehben
Posté le 15-12-2004 à 15:14:38  profilanswer
 

http://fr.news.yahoo.com/041215/5/46maf.html -->les médias...
C'est un peu comme s'ils n'avaient pas compris que les relations devaient bien commencer à s'améliorer un jour et que même si certaines personnes du peuple voient toujours la turquie comme leur ennemi du passé; il faudrait aussi penser à la réconciliation...


Message édité par ehben le 15-12-2004 à 15:16:16
n°4414170
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 15-12-2004 à 15:22:08  profilanswer
 

ehben a écrit :

http://fr.news.yahoo.com/041215/5/46maf.html -->les médias...
C'est un peu comme s'ils n'avaient pas compris que les relations devaient bien commencer à s'améliorer un jour et que même si certaines personnes du peuple voient toujours la turquie comme leur ennemi du passé; il faudrait aussi penser à la réconciliation...


 

Citation :


 Et ce bien que la Grèce ait été au bord de la guerre à trois reprises avec son voisin ces 30 dernières années.


 
30 ans, c'est encore un passé très proche... Faut plus de tps que ça. Ce qui tbe bien, car la Turquie ne sera pas "acceptable" avant un bout de tps ; d'autant plus qu'il y a un certain nbre de pays européens prioritaires sur les turcs (pays de l'est), et qu'eux-mêmes ne st pas prêts de rentrer.

n°4414196
Volkan
Posté le 15-12-2004 à 15:25:28  profilanswer
 

Je suis aller en vacances en Grèce il y a 2 ans.
J'ai vraiment cru que la Grèce était une petite Turquie.  :lol:  
Oui, les personnes se ressemblent, ils mangent les mêmes plats, se promènent sur le bord de la mer aux mêmes heures, les hommes sont petits et moustachu....  :love:  
La seule chose qui les differencient avec le Turc c'est l'absence total de Mosquées.  :non:  
 
Bizarre car avec un vie commune de 400 ans je pensais qu'il en resterai comme monument historique.
 
Les Grecs les (mosquées) ont rasée ou convertis.
En Turquie il y a encore des églises j’en ai vu à Istanbul quartier de Taksim.
Les Turcs sont sûrement plus tolérant même si ce n’est pas perçu par la majorité de français.


Message édité par Volkan le 15-12-2004 à 15:26:32
n°4414297
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 15-12-2004 à 15:37:16  profilanswer
 

volkan a écrit :

Les Grecs les (mosquées) ont rasée ou convertis.
En Turquie il y a encore des églises j’en ai vu à Istanbul quartier de Taksim.
Les Turcs sont sûrement plus tolérant même si ce n’est pas perçu par la majorité de français.


Les grecs ont fait un rejet de tt ce qui était turc, ce qui est logique après une si longue occupation. Et Istanbul n'est malheureust pas représentative de l'ensemble de la Turquie.

n°4414403
i ll be ba​ck
Posté le 15-12-2004 à 15:47:37  profilanswer
 

regardez:
Quelqu'unes à ISTANBUL
St. Anton Church (Catholic):
http://www.worldturkey.com/web/kilise.jpg
Aya Triada (Greek Orthodox):

http://dunyaturk.com/tr01/aya6.jpg
Bulgarian Church:

http://dunyaturk.com/tr11/osman_k_bulgar_kilise2.jpg
Notre Dame de Lourdes (Catholic):

http://www.redacservices.fr/roxane/turquie/albumistanbul/sisli/images/bomonti_notredamedelourdes02.jpg
Le reste ici:
http://www.skyscrapercity.com/show [...] t=istanbul
trouver-moi une seule photo d'une mosquée à Athènes!!!
aller une petite pour la route
http://wowturkey.com/tr33/okhan_de_lan_maslakiskule3.jpg
 :love:  
http://wowturkey.com/tr33/okhan_de_lan_metro_iskule1.jpg :ouch:


Message édité par i ll be back le 15-12-2004 à 15:50:29
n°4414464
je_suis_de​_passage
Posté le 15-12-2004 à 15:56:32  profilanswer
 

Pas mal celle la,
http://dunyaturk.com/tr30/Burc_nakkastepeden_1156.jpg
http://dunyaturk.com/tr01/s.ahmet.gece.jpg
http://dunyaturk.com/tr26/erengin_phaselis3.jpg
http://wowturkey.com/t.php?p=/tr33 [...] iskule.jpg
http://wowturkey.com/t.php?p=http: [...] 0_2004.jpg
 
 
Magnifique pays  [:je_suis_de_passage]


Message édité par je_suis_de_passage le 15-12-2004 à 15:57:57

---------------
"Il n'y a aucune chance pour que, cédant à la facilité, nous laissions s'effacer la France." General De Gaulle
n°4414469
arecibo3
Posté le 15-12-2004 à 15:57:30  profilanswer
 

Pays de merde bourés d islamistes !!Vous vous faite envahir vous vous en rendez compte ???????????

n°4414486
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 15-12-2004 à 15:59:30  profilanswer
 

arecibo3 a écrit :

Pays de merde bourés d islamistes !!Vous vous faite envahir vous vous en rendez compte ???????????


Le grand sage a parlé du haut de ses 15 ans :jap:

n°4414507
arecibo3
Posté le 15-12-2004 à 16:01:40  profilanswer
 

Ya des cons a toutes age  et des gens qui sont realistes a tt age.J en ai la preuve avec toi.

n°4414509
Enzan
Bougresse sur canapé...
Posté le 15-12-2004 à 16:01:55  profilanswer
 

arecibo3 a écrit :

Pays de merde bourés d islamistes !!Vous vous faite envahir vous vous en rendez compte ???????????


 
Que le forum se fait envahir d'abrutis ? On s'en rend compte et on agit en conséquence :jap:

n°4414537
T_A_Z
Le Fléau
Posté le 15-12-2004 à 16:05:46  profilanswer
 

volkan a écrit :


Les Turcs sont sûrement plus tolérant même si ce n’est pas perçu par la majorité de français.


Je ne me souviens pas des Grecs massacrant des Armeniens , massacrant des Kurdes envahissant une ile et la separant en deux ... et niant le tout a la face du monde encore aujourd'hui .

n°4414567
je_suis_de​_passage
Posté le 15-12-2004 à 16:09:03  profilanswer
 

T_A_Z a écrit :

Je ne me souviens pas des Grecs massacrant des Armeniens , massacrant des Kurdes envahissant une ile et la separant en deux ... et niant le tout a la face du monde encore aujourd'hui .


 
Sa changera quoi qu'il le reconnaisse?
Personne ici n'en a rien a pomper des arméniens et des kurdes, le seul intérêt de remettre leur histoire sur le tapis c'est pour pas que la Turquie rentre dans l'ue.


---------------
"Il n'y a aucune chance pour que, cédant à la facilité, nous laissions s'effacer la France." General De Gaulle
n°4414684
i ll be ba​ck
Posté le 15-12-2004 à 16:24:39  profilanswer
 

c'est quoi cette histoire de massacre des kurdes c'est nouveau ça?lol
je vit a istanbul 7mois/12 est je peut te dire clairement la premiere ville kurde au monde c'est istanbul bien devant diyarbakir...y a pas eu de massacre mais un deplacement des populations!
je t'invite à istanbul,vient constaté ce que je te dit,aujourd'hui le kurde est quasiment autant parlé que le turc ds les rues d'istanbul!
n'oublie jamais ça les premieres victimes du PKK ne sont pas les turcs mais les kurdes eux memes!(raquette,impot revolutionnaire,viol....)


Message édité par i ll be back le 15-12-2004 à 16:25:15
n°4414694
T_A_Z
Le Fléau
Posté le 15-12-2004 à 16:25:15  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

Sa changera quoi qu'il le reconnaisse?
Personne ici n'en a rien a pomper des arméniens et des kurdes, le seul intérêt de remettre leur histoire sur le tapis c'est pour pas que la Turquie rentre dans l'ue.


Drole de conseption des choses ... nier ces crimes assez longtemps n'en exempte pas , il n'y a pas prescription pour ce qui est du genocide armenien et pour ta gouverne au mois d'avril il y a un jour ferié dans la region de Van ... qui fete le debut de ce genocide , c'est dire qu'ils regretent vachement . Imaginons les allemands fetant la Shoah et j'aimerais te voir dire qu'il ne sert a rien de reconnaitre ces massacres !
 
 Si tu te considere comme " Personne " n'en fais pas une generalité , il y en a qui s'interessent au sujet .
 
 

n°4414719
T_A_Z
Le Fléau
Posté le 15-12-2004 à 16:27:36  profilanswer
 

i ll be back a écrit :

c'est quoi cette histoire de massacre des kurdes c'est nouveau ça?lol
je vit a istanbul 7mois/12 est je peut te dire clairement la premiere ville kurde au monde c'est istanbul bien devant diyarbakir...y a pas eu de massacre mais un deplacement des populations!
je t'invite à istanbul,vient constaté ce que je te dit,aujourd'hui le kurde est quasiment autant parlé que le turc ds les rues d'istanbul!
n'oublie jamais ça les premieres victimes du PKK ne sont pas les turcs mais les kurdes eux memes!(raquette,impot revolutionnaire,viol....)


C'est bien connu que les Turcs sont des victimes des mechants Kurdes , d'ailleurs l'iraquien Saddam etait une de leurs victimes aussi .
 
 Tu habite la bas depuis quelques mois mais ça fait des siecles ques les Kurdes s'en prennent plein les dents et pas plus tard qu'hier .

n°4414750
i ll be ba​ck
Posté le 15-12-2004 à 16:29:23  profilanswer
 

je ne vit pas depuis quelques mois mais depuis mon enfance apparement je constate que tu a aucune connaisance du probleme kurde qu'il y a en turquie!

n°4414756
the veggie​ boy
Who's taking my Lorazepam?
Posté le 15-12-2004 à 16:30:22  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

Sa changera quoi qu'il le reconnaisse?
Personne ici n'en a rien a pomper des arméniens et des kurdes, le seul intérêt de remettre leur histoire sur le tapis c'est pour pas que la Turquie rentre dans l'ue.


 
et aznavour alors ?  [:totozzz]

n°4414769
T_A_Z
Le Fléau
Posté le 15-12-2004 à 16:31:13  profilanswer
 

i ll be back a écrit :

je ne vit pas depuis quelques mois mais depuis mon enfance apparement je constate que tu a aucune connaisance du probleme kurde qu'il y a en turquie!


Je constate aussi que n'a rien d'autre a repondre :lol: explique nous alors ...

n°4414827
i ll be ba​ck
Posté le 15-12-2004 à 16:36:41  profilanswer
 

http://www.sabah.com.tr/2004/12/15/im//F07E2620646C274BBE7E001Eb.jpg
http://www.sabah.com.tr/2004/12/15/im/917DCAB60604A440A15388EBb.jpg :D
http://www.sabah.com.tr/2004/12/15/im//F3B71E8A6B54E34BA200B16Fb.jpg
 :)


Message édité par i ll be back le 15-12-2004 à 16:37:36
n°4414834
Agent_Muld​er
La vérité est ailleurs
Posté le 15-12-2004 à 16:37:38  profilanswer
 

Nan mais les photos ca sert a rien. On a compris le message :o


---------------
La preuve irréfutable qu'il existe de l'intelligence sur les autres planètes, c'est qu'ils n'ont JAMAIS cherché à entrer en contact avec nous.
n°4414856
T_A_Z
Le Fléau
Posté le 15-12-2004 à 16:40:57  profilanswer
 

Pout de faire plaisir je te repete ce quej'ai entendu de la bouche d'un Kurde de Paris :  
 
 - le jour ou la Turquie entre dans l'Europe , nous demandons l'autonomie et elle ne poura pas nous la reffuser et nous ne seront pas les seuls.... dix ans plus tard il ne restera plus rien de la Turquie ...  :lol:

mood
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