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Revenons sur ces trop réguliers phénomènes agressions, et notamment dans les transports en commun... Récemment, dans l'une d'elles (ou ce qui était supposement en être une) sur une ligne de RER, les réactions dans les médias des couches politiciennes ne tardèrent pas à saturer les places d'informations durant tout le week-end pour durer encore en ce début de semaine. Place à l'indignation et les déclarations de bonnes intentions du gouvernement, tenants impuissants d'un système provoqué. Place aux compulsifs rassemblements et manifestations organisées des groupements politiques communiste et socialiste, autant de messes magiques tentant d'exorciser le mal dans le " corps collectif " de la société. Impuissants rituels voodoo pavloviens collectivistes d'un système dont ils sont en grande partie à l'origine.
Pour n'importe quel français avec un minimum d'esprit critique qui se tient régulièrement au courant de l'actualité de son pays, ou simplement ouvre la porte de son domicile pour parcourir quelques centaines de mètre en environnement urbain dense, ce genre d'agression dans les transports en commun est malheureusement un - mauvais - pain on ne peut plus quotidien. Quel que soit le motif, pour le racisme, l'argent, le sexe, les agressions sur autrui sont toutes condamnables et aucune n'est dans l'absolu susceptible d'une sanction plus dure ou plus douce. L'agression sur autrui hors de toute légitime défense est le mal en soi, pas le motif de l'acte d'agression.
Quelques esprits biens pensants s'offusquent que les témoins des agressions adoptent une attitude passive. Mais les choses aurait-elle été différentes si ces premiers avaient été à la place des seconds ? Permettez-moi d'en douter. Mais pardonnons à ces donneurs de leçon, car ils n'ont sans doute jamais mis les pieds dans des transports en commun et par conséquent n'ont jamais pu être mis en situation. Néanmoins on serait en droit d'espérer d'eux un peu de pudeur (par égards à ceux qui n'ont pas de chauffeur/voiture et ne vivent pas dans de beaux quartiers et de belles banlieues) et surtout ... un minimum d'effort pour une analyse rationnelle à la place d'un sermon. Pourquoi les témoins d'agressions, dans 95% des cas, ne volent-ils pas au secours de la victime ? Mettons-nous en situation. Acceptons-nous la violence qui se déroule sous nos yeux ? Non. Pas plus que les témoins passifs d'agressions dans les transports en commun. Sommes-nous tous des monstres ? Non, sinon nous irions prêter main forte à l'agresseur ou agresserions nous même. Sommes-nous dans ce cas des lâches ? Non, ou alors les comportements suicidaires sont la plus haute marque de courage : par exemple arrêter un 36 tonnes en sautant sous ses roues. Alors, pourquoi personne n'intervient lors des agressions, alors que les gens aimeraient le faire ? Parce que nous sommes encore tous des êtres humains. Un témoin impuissant d'une agression c'est d'abord un être humain qui a peur. De quoi et pourquoi a-t-il peur ? Il a peur pour sa propre vie car il n'est absolument pas en mesure de se protéger lui même contre une agression du type qui se déroule en ce moment sous ses yeux. Comme nous ne pouvons pas nous défendre nous même contre une agression tournée à notre encontre, comment-voulez-vous que nous allions défendre une victime d'agression ? Humain, trop humain. Double souffrance. Celle de la victime et à coté les témoins désespérément impuissants. Double injustice. Celui de la victime et des témoins qui ne peuvent faire respecter le premier des Droits : le droit à la vie. Violation en chaîne des droits : droit de propriété (respect du corps humain, première des propriétés), droit au respect de la volonté des personnes (une victime d'une agression n'est pas consentante). Derrière tout cela il y a la violation des droits individuels les plus fondamentaux, ceux qui affirment la liberté individuelle. Quelle est alors la racine du mal de ce déchaînement d'injustice que constitue cette impuissance à agir pour défense sa vie et celle d'autrui, et ainsi résister à la tyrannie ? La racine du mal est : le désarmement des civils. L'Etat empêche les citoyens de protéger leur vie et celle de leur proche (dans les deux sens du terme).
On peut se demander qui sont, après les agresseurs, finalement les plus responsables. Qu'elle soit publique ou privée une société de transport est responsable de la sécurité de ses passagers. Par exemple, lorsqu'une agression se produit sur le réseau de la RATP, il est manifeste que cette dernière a donc faillit dans le service qu'elle propose et elle devrait à juste être reconnue en partie responsable pour toutes les agressions qui se déroulent entre ses murs. Deuxièmement, l'Etat est responsable de ses citoyens puisqu'ils les empêche de se défendre correctement, l'Etat se doit donc assurer un service de protection juste et efficace. Défendre tout les citoyens, telle est la raison première de la justification de l'Etat. Dans ces cas précis on observe l'une des graves défaillances que l'Etat a imposé à notre société. Bien entendu, les déclarations de bonnes intentions des politiques, médias et syndicats, à gauche conne à droite n'y changent rien et servent plus à conserver cette situation de danger permanente du citoyen désarmé qu'à régler le problème qui traîne depuis des dizaines d'années et va croissant. Bienvenue en sociale démocratie, république jacobine socialiste éternelle, agent bactérien de la décomposition lente des sociétés. Pourtant, au delà de la sauvegarde des intérêts personnels d'une caste dirigeante, des préjugés de la démocratie moderne et de la pensée nationalisée, il faut avoir le courage de voir la vérité en face. La différence fondamentale et universelle entre un esclave et un homme libre, est que l'homme libre a le droit de défendre sa vie et de défendre celle d'autrui. Principe de Justice, à la base même de l'humanisme. Le droit de se défendre de ses agresseurs implique que l'individu n'est pas entravé dans les moyens qu'il souhaite mettre en place. Un homme libre et responsable est un individu sans chaîne aux pieds et aux mains. C'est une mesure qui ne coûte pas un seul centime, car empêcher coûte, autoriser ne coûte rien. Autorisons le port d'arme ! Oui, vous avez bien lu : autorisons le port d'arme ! J'entends déjà les remarqués : " Comment ? Autoriser les armes à feu ? Le mal n'en sera que plus grand ! ". Mais ai-je seulement parlé d'arme à feu ? Je ne nourrirai pas le débat du 'pour ou contre les armes à feu', mais il est triste de constater que nous sommes au XXIème siècle et que l'on croit encore qu'une arme civilisée destinée à la défense civile doit forcement être une arme à feu ! Une arme à feu est chère, lourde, encombrante, demande un entretient régulier et une formation spécifique. De plus, tout individu responsable dans un état de Droit, sait que les dommages dus à une arme à feu sont dangereux, aléatoires et souvent meurtriers. Les conséquences d'une erreur que devrait payer un individu croyant se défendre à l'aide d'une telle arme seraient tellement importante que le port d'une arme à feu pour se défendre dans nos sociétés est franchement un mauvais calcul. Non, quand je parle de port d'arme je parle de système de défense non létaux, très efficaces, peu chers, facile à manipuler et sans séquelles pour la personne qui est touchée. Il s'agit d'armes électriques, d'aérosols lacrymogènes, voire de petit engins balistiques à projectiles mous. Je ne rentre donc pas dans un débat sur les armes à feux, mais dans une mesure concrète et directement applicable même dans nos sociétés social(istes) démocrates.
Bien entendu, l'on va me rétorquer que les agresseurs pourront user également de ce genre d'arme. Mais je répondrais qu'ils utilisent déjà à l'heure actuelle de telles armes, sans compter les armes blanches ! Cependant, la situation actuelle fait que l'honnête citoyen qui respecte la loi, lui, se trouve aujourd'hui entièrement nu et désarmé face à des agresseurs qui, eux, se fichent bien des lois. On peut parier que si le port de ce type d'armes que j'ai évoqué plus haut était autorisé, les agresseurs réfléchiraient sans nulle doute à deux fois avant d'agresser quelqu'un. Imaginez qu'en face et qu'autour d'eux il y aurait autant de gens prêts à défendre efficacement leur vie et celle des autres puisqu'ils en auraient désormais la possibilité matérielle. Imaginez ce formidable procédé de dissuasion, bien plus efficace que tout les beaux discours dont on nous rebat les oreilles à chaque fois qu'une agression vient à être médiatisée.
Il n'y a pas de compromis quand il s'agit de la vie humaine. Entre une société où l'individu à le droit de défendre sa vie et une société où l'on lui refuse, il faut choisir. Ne nous leurrons pas, l'homme étant, les blessés ne peuvent jamais tout à fait être évités. Mais je préfère infiniment une société où les blessés sont les agresseurs, plutôt qu'une société, comme la notre, où les blessés sont systématiquement les victimes d'agressions.
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