Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
6133 connectés 

 


 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  146  147  148  ..  2010  2011  2012  2013  2014  2015
Auteur Sujet :

[T-U] Souffrance au travail / job à la con.

n°32822379
lorelei
So goddamn slick it's a sin
Posté le 02-01-2013 à 01:57:48  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Grubnatz a écrit :


non mais je savais que j'allais faire du 3*8, c'était marqué dans le contrat et ça me dérangeait pas plus que ça, seulement faire 6 semaines d'affilé d'aprem, donc 6 semaines d'affilé à foutre en l'air mes soirées ça me gonfle un peu, sachant qu'ils m'avaient eux même annoncé que je ferais 3 aprem 3 matin.

 

Et pour la progression on repassera hein, contrairement à ce qu'ils m'avaient annoncé à l'entretien, et je leur avait laissé le bénéfice du doute même si j'y croyais qu'à moitié, je bosse exclusivement sur un système qui n'a aucun avenir et qui ne vaudra rapidement plus rien sur un cv, l'as400 alors que j'étais censé bosser à la fois sur du linux, de l'unix, du windows et de l'as400 :o. Donc j'ai vraiment aucun intérêt à rester dans cette boite, même pas le salaire qui doit même pas être à 1/10 d'un salaire hfr compliant :o


Marrant, j'ai pas mal de potes qui disaient la même chose y'a dix ans. Bon, ils sont bien payés, maintenant :D
 Larry : Tu es tombé sur une connasse. Vraiment, c'est pas toujours ça. Moi j'ai pas eu de chance, je suis tombée sur trop de connards, du coup, je bosse en indép et je gagne mal ma vie, mais au moins, je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même.


Message édité par lorelei le 02-01-2013 à 02:02:08

---------------
Rock'n Roll - New Noise
mood
Publicité
Posté le 02-01-2013 à 01:57:48  profilanswer
 

n°32822554
baggers
Posté le 02-01-2013 à 05:23:15  profilanswer
 


@Larry Golade: A quel moment est-ce que tu t'es rendu compte du problème? Il y a un moment tu t'es dit que non, il y a quelque chose qui ne va pas avec cette personne?

n°32822599
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 02-01-2013 à 06:46:55  profilanswer
 

Larry Golade a écrit :

Je suis tout jeune dans le monde du travail et j'y allais vraiment comment dire ... "la fleur au fusil" hyper motivé.
Déjà je suis tombé comme par hasard avec la pire caporale que j'aie jamais rencontré de mon existence. La fille à qui il faudrait jamais
confier d'autorité : elle m'a pourri pendant 18 mois de CDD, genre je te rabaisse quotidiennement. Ta confiance en toi ? Je vais la réduire
en morceaux parce que comme ça t'es plus docile. Elle me rétamait sur TOUT en mode micro-management punitif : je n'avais pas le droit
de choisir la couleur du surlignage dans mes powerpoints ... et si je ne mettais pas la Vraie Bonne Couleur elle me changeait tout
en mode ultra-méprisant pour refaire la même chose que moi mais avec son esthetique et me faisait bien voir dans mes petits yeux que
j'étais un gros nul incapable de quoi que ce soit.

 

Cette meuf elle m'a vraiment pourri et maintenant je souffre grâve, elle a réussi à changer la perception de j'avais de moi. Elle était cruelle
et elle le savait ... j'arrive toujours pas à comprendre pourquoi elle m'a passé à tabac. C'était vraiment de la descente personnelle la meuf me détestait alors que je suis genre un mec hyper discret, elle me flinguait le moral à Chaque occasion qu'elle pouvait avec des remarques assassines et en appuyant bien là où ça fait bien mal. Vraiment j'arrive pas à accepter de m'être fait traiter comme ça.

 

Moi j'ai été élevé dans la gentillesse et le respect ... j'avais des chevaux quand j'étais petit : mon père m'a appris à bien les traiter, à les faire obeir bien-sur mais avec douceur et respect, pour leur faire faire des belles choses où ils se sentent bien. Pour moi c'est tout à fait normal. Et là ce que
j'ai vécu ça va à l'encontre de tous les principes qui m'ont été inculqués. A un tel point que l'histoire j'arrive même pas à l'intégrer dans mon histoire
personnelle : je n'arrête pas d'y penser, j'arrive pas à faire rentrer ça ans les grilles de ma réalité. Y'a rien dans mon imaginaire pour coder
l'intention volontaire et consciente de détruire et de faire souffrir devant ses yeux quelqu'un d'autre, de briser quelqu'un.

 

Je me suis fait pulvériser et j'ai rien fait pour me défendre, j'ai baissé la tête et j'ai pas arrêté de m'excuser. J'intégre pas sérieux.

 

J ai eu une éducation du même type, et il y a 10 ans mon premier patron frappait physiquement une partie de ces employés :D
Inutile de dire que ça m avait fichu un coup au moral.
Il n y a malheureusement pas de solution miracle pour se remettre debout, si ce n est te dire que rien n est de ta faute, et que tu ne pourras jamais satisfaire un con...


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°32822696
Lyst
Laugh and Grow Fat
Posté le 02-01-2013 à 08:20:00  profilanswer
 

Une fois que vous avez passé la «descente aux enfers» au taf, comment avez-vous fait pour retrouver votre motivation, croire en vous, en vos collegues/superieurs... Bref comment s'est passé (avec succès) votre retour à la normale ?

n°32822735
240-185
Yoshi anthropophage ò('')ó
Posté le 02-01-2013 à 08:38:19  profilanswer
 

J'ai repris mon travail, mais pas plus motivé que ça. Par contre, je suis mis en mode fuck off  [:nasyounz]


---------------
Tel un automate, le Yoshi noir s'avance vers le chef des Chain Chomps et lui dit : « L'heure est grave. »
n°32823115
Tamahome
⭐⭐⭐⭐⭐
Posté le 02-01-2013 à 10:00:40  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


J ai eu une éducation du même type, et il y a 10 ans mon premier patron frappait physiquement une partie de ces employés :D


 
Je suis pas calé en droit du travail, mais je pense qu'en France c'est interdit. Et avec les bleus et les traces de coup, porter plainte devrait suffire...


---------------
Hobby eien /人◕ ‿‿ ◕人\
n°32823234
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 02-01-2013 à 10:14:45  profilanswer
 

Tamahome a écrit :

 

Je suis pas calé en droit du travail, mais je pense qu'en France c'est interdit. Et avec les bleus et les traces de coup, porter plainte devrait suffire...

 

Je suis bien d accord, mais certain profils psychologiques sont plus fragiles que d autres, et en ces temps de disette économique, les patrons en profitent.


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°32823657
240-185
Yoshi anthropophage ò('')ó
Posté le 02-01-2013 à 10:52:39  profilanswer
 

Je confirme, c'est total interdit, et ça vaut au moins un dépôt de main courante.


---------------
Tel un automate, le Yoshi noir s'avance vers le chef des Chain Chomps et lui dit : « L'heure est grave. »
n°32825823
Tangrim
Des bisous et des nounours !
Posté le 02-01-2013 à 14:03:10  profilanswer
 

Lyst a écrit :

Une fois que vous avez passé la «descente aux enfers» au taf, comment avez-vous fait pour retrouver votre motivation, croire en vous, en vos collegues/superieurs... Bref comment s'est passé (avec succès) votre retour à la normale ?


En changeant de boîte.


---------------
Des Bisous et des nounours ! | Internet 2025 | Dungeon-Generator
n°32826922
Lyst
Laugh and Grow Fat
Posté le 02-01-2013 à 15:23:39  profilanswer
 

Tangrim a écrit :


En changeant de boîte.


 [:jean-paul starre:2]

mood
Publicité
Posté le 02-01-2013 à 15:23:39  profilanswer
 

n°32827460
240-185
Yoshi anthropophage ò('')ó
Posté le 02-01-2013 à 16:00:46  profilanswer
 


Cette descente aux enfers est également une cassure de confiance entre le travailleur et la société qui l'emploie.
Comment et où trouver la motivation de travailler pour une boîte qui a contribué à son déséquilibre mental ?


---------------
Tel un automate, le Yoshi noir s'avance vers le chef des Chain Chomps et lui dit : « L'heure est grave. »
n°32827499
Lyst
Laugh and Grow Fat
Posté le 02-01-2013 à 16:03:45  profilanswer
 

Je comprends totalement la réponse, c'est même totalement logique. Mais j'espérais entendre un feedback alternatif :D

Message cité 2 fois
Message édité par Lyst le 02-01-2013 à 16:15:26
n°32827675
X1Alpha'
Posté le 02-01-2013 à 16:15:47  profilanswer
 

Lyst a écrit :

Une fois que vous avez passé la «descente aux enfers» au taf, comment avez-vous fait pour retrouver votre motivation, croire en vous, en vos collegues/superieurs... Bref comment s'est passé (avec succès) votre retour à la normale ?


Je branle plus rien :spamafote:
En gros mes patron nous voient comme des nuisibles. Ils attendent rien de nous et donc ne savent pas ce qu'on fait et n'ont pas non plus le moyen de contrôler. Je fais donc ce dont on avait parlé lors de mon entretien d'embauche et c'est tout mal gré que mon poste exigerait 10 fois plus pour le bon développement de l'entreprise.
Je n'arrive à tenir que par ce que je sais que je vais me barrer dans quelques mois. Je fou pas la merde pour essayer de négocier au mieux mon départ.

n°32827745
Jab Hounet
¿uıɐƃɐ ʎɐs
Posté le 02-01-2013 à 16:19:01  profilanswer
 

Lyst a écrit :

Je comprends totalement la réponse, c'est même totalement logique. Mais j'espérais entendre un feedback alternatif :D


Changer de service/de métier dans la même boite ça peut marcher.

n°32827963
Lyst
Laugh and Grow Fat
Posté le 02-01-2013 à 16:31:37  profilanswer
 

Jab Hounet a écrit :


Changer de service/de métier dans la même boite ça peut marcher.


C'est justement la situation dans laquelle je me trouve, mais malgré tout je n'arrive pas à retrouver le goût. Pire encore, la pression commence enfin à redescendre et je sens ... le néant quoi. Je doute de mes capacités, n'ai pas confiance en mes (nouveaux) collègues... J'ai plus la niak quoi, et c'est inédit pour moi. Du coup je ne sais pas trop comment me redresser. J'ai signalé à mon manager mon manque de motivation et de confiance, tout en étant optimiste dans le discours, du genre "c'est une question de temps". Mais c'est le pire en pire.


Message édité par Lyst le 02-01-2013 à 16:33:39
n°32831559
Larry Gola​de
Posté le 02-01-2013 à 21:58:40  profilanswer
 

baggers a écrit :


@Larry Golade: A quel moment est-ce que tu t'es rendu compte du problème? Il y a un moment tu t'es dit que non, il y a quelque chose qui ne va pas avec cette personne?

 

Je suis tombé dans une violente dépression 6 mois après.

 

La boss me tombait dessus de manière aléatoire et sur chaque centimètre carré de mon travail, en mode micro-management agressif.
La seule manière que j'avais trouvé de la calmer c'était de me laisser descendre pendant suffisemment longtemps sans rien dire
en baissant la tête. Mais je ne comprenais pas son comportement, totalement disproportionné et ahurissant. Alors au fur et à mesure
j'ai créé une explication où j'étais plus qu'une merde, moins qu'un animal, incapable de quoi que ce soit et que je méritais de me faire
défoncer ... tout ça pour essayer d'expliquer le fait que mes tentatives de dire que c'était pas si mal provoquaient une nouvelle rasade  
d'agression glaciale.

 

Finalement le projet a bien fonctionné.

 

Il m'ont changé de manager puis triplé ma charge de travail ... mais mon nouveau boss était tellement génial que j'ai vraiment adoré ça.
Je l'admirais et je l'aimais presque donc tout ce qu'il me demandait je le faisais, je bossais  de 8h à 20h et il était super encourageant. Il
me disait que le DG nous avait confié une mission impossible, avec trop d'objectifs, il m'encourageait, il trouvait mon travail bien fait, me félicitait
pour ma rapidité. Du coup je ne voulais pas flancher dans ses yeux, à la fois à cause de l'admiration  que je lui portais et parce que quelque
part dans ma tête, j'avais encore le souvenir que m'opposer aller provoquer une déflagration dans ma tête.

 

Donc j'ai bossé à 35 puis 40 puis 45 puis 50 puis 55h par semaine pendant six mois ... et au bout d'un moment l'évidence de ma charge de
travail trop importante s'est fait jour. Je devais donc aller voir mon DG pour lui dire mon échec ... et cette pensée m'a tellement terrorisé
(avant si je mettais le surlignage en violet à la place du rouge je passais un sale quart d'heure) que j'ai bossé bossé bossé jusqu'à l'épuisement
et j'ai fait un burn out.

 

-> je suis parti en tremblant et en m'excusant de mon echec et maintenant j'essaye de comprendre comment cette terreur s'est installée.

Message cité 2 fois
Message édité par Larry Golade le 02-01-2013 à 22:02:49

---------------
.
n°32832638
baggers
Posté le 03-01-2013 à 00:07:53  profilanswer
 

Larry Golade a écrit :


 
Je suis tombé dans une violente dépression 6 mois après.
 
La boss me tombait dessus de manière aléatoire et sur chaque centimètre carré de mon travail, en mode micro-management agressif.
La seule manière que j'avais trouvé de la calmer c'était de me laisser descendre pendant suffisemment longtemps sans rien dire  
en baissant la tête. Mais je ne comprenais pas son comportement, totalement disproportionné et ahurissant. Alors au fur et à mesure  
j'ai créé une explication où j'étais plus qu'une merde, moins qu'un animal, incapable de quoi que ce soit et que je méritais de me faire  
défoncer ... tout ça pour essayer d'expliquer le fait que mes tentatives de dire que c'était pas si mal provoquaient une nouvelle rasade  
d'agression glaciale.
 
Finalement le projet a bien fonctionné.  
 
Il m'ont changé de manager puis triplé ma charge de travail ... mais mon nouveau boss était tellement génial que j'ai vraiment adoré ça.  
Je l'admirais et je l'aimais presque donc tout ce qu'il me demandait je le faisais, je bossais  de 8h à 20h et il était super encourageant. Il  
me disait que le DG nous avait confié une mission impossible, avec trop d'objectifs, il m'encourageait, il trouvait mon travail bien fait, me félicitait
pour ma rapidité. Du coup je ne voulais pas flancher dans ses yeux, à la fois à cause de l'admiration  que je lui portais et parce que quelque  
part dans ma tête, j'avais encore le souvenir que m'opposer aller provoquer une déflagration dans ma tête.  
 
Donc j'ai bossé à 35 puis 40 puis 45 puis 50 puis 55h par semaine pendant six mois ... et au bout d'un moment l'évidence de ma charge de  
travail trop importante s'est fait jour. Je devais donc aller voir mon DG pour lui dire mon échec ... et cette pensée m'a tellement terrorisé  
(avant si je mettais le surlignage en violet à la place du rouge je passais un sale quart d'heure) que j'ai bossé bossé bossé jusqu'à l'épuisement
et j'ai fait un burn out.  
 
-> je suis parti en tremblant et en m'excusant de mon echec et maintenant j'essaye de comprendre comment cette terreur s'est installée.


 
 
Alors, autant je n'y connais rien en répparation des dégats une fois qu'ils ont été faits, autant avec ce que tu nous donne ici, une chose saute aux yeux: tu n'as eu aucun manager, simplement.
 
Un manager, qu'est ce que c'est, du point de vue d'un managé?
- un "passe-plat"
- quelqu'un qui prends les coups à ta place (de la part du client, ou de la hiérarchie), un "tampon".
- quelqu'un a qui faire du reporting, et recevoir des listes de priorités de choses a faire, axes d'améliorations, ect.
- un gars qui rempli des tableaux excels d'indicateurs, fait de jolis powerpoints avec des graphiques, et anime des réunions et soirées (avec a manger et a boire de préférence)
 
--((j'en ai eu plein, des managers comme ça. On s'entends bien même si on est pas d'accord sur tout ^^. Et par expérience, ce sont de bons managers quand "tout va mal" dans un projet, le boulot de "tampon" n'est pas superflu, loin de là! C'est celui qui permet aux salariés de continuer a travailler dans des conditions le plus optimales possibles malgrès la merde qui afflue.
 
J'en ai eu une seule, qui reportait les coups reçus (de la part du client ou de la hiérarchie) sur ses managés. Elle a pas fait long feu, vraiment. Faut dire que ses managés avaient un peu de bouteille, et qu'ils savaient rendre les coups ^^ En fait elle a tenu 2 mois.))--
 
Bref, tu as eu:
- un "micro management agressif", qui n'est en RIEN du management, car ne fait pas partie de la liste plus haut, et n'abouti qu'a une situation désatreuse.
- un "manager" qui te laisse aller au charbon face a la hiérarchie (cad prendre toute le responsabilité et les coups), qui de plus ne tiens aucun compte du reporting ou de la liste de choses a faire pour le projet (car sinon c'est lui qui aurait remonté a la hiérarchie l'état de celui-ci! Et pris les coups! Il est payé pour ça! ^^)
 
Bref, non, tu n'as pas eu de manager. A la place, tu as eu 2 boulets de première coup sur coup. Et ce, sans aucun support ni aide pouvant venir de l'intérieur (collègues?) pour t'expliquer la situation. Te dire d'ou venait la faute et quoi faire.
 
Et ça, c'est terrible. Comment se fait-il que t'es tu retrouvée seule face a ces cas sociaux?

n°32833493
Larry Gola​de
Posté le 03-01-2013 à 06:43:46  profilanswer
 

Non mais je n'en veux vraiment pas au 2e. Il m'encourageait beaucoup, même si il faut bien avouer que chaque chose que je faisais en plus était du travail en moins pour lui.

 

Non c'est vraiment la première qui m'a mis dans un état ou j'ai été ensuite incapable de mettre en place un simple démarche qui consistait à dire " Bon là il y en a trop " ... à cause d'une peur totalement irrationnelle.

 

Plus j'y pense, plus son comportement était erratique et aléatoire, c'était comme aller au travail tout en sachant que j'allais me prendre des montées brusques et furtives et répétitives de stress venues de nulle part, à n'importe quel moment de la journée, pour n'importe quelle raison.

 

Pour exemple, une fois je devais envoyer un mail à une personne X. Truc bateau. Donc elle me dit ça. Moi je dis Ok, je vais pour m'y mettre, puis me vient une idée, je passe la tête à côté de mon ordi et je lui demande : "D'ailleurs tu crois pas qu'on pourrait appeler ? "  ...
Elle s'est retournée, a mis son poing en l'air en tendant son doigt vers le haut et m'a dit en me regardant comme si je venais de lui mettre un gun sur la tempe : Je te l'INTERDIS.. Sérieux je suis resté bouche bée. Je captais pas ces trucs. Ca pouvait arriver à n'importe quel moment.

Message cité 1 fois
Message édité par Larry Golade le 03-01-2013 à 06:46:02

---------------
.
n°32833500
baggers
Posté le 03-01-2013 à 07:02:14  profilanswer
 

Larry Golade a écrit :

Non mais je n'en veux vraiment pas au 2e. Il m'encourageait beaucoup, même si il faut bien avouer que chaque chose que je faisais en plus était du travail en moins pour lui.  


 
Je comprends bien, mais désolé: c'était un gros guignol.
 
Et c'est une affirmation qui n'a rien de gratuit, mais se base juste sur la simple juxtaposition de ce que tu nous as dit:
 
-> pas de tampon auprès de la hiérarchie
-> te laisse toi-même aller au charbon a la hiérarchie
-> incapable de préparer un planning raisonnable (il te donne simplement le bazar a faire tel qu'on lui donne, sans l'adapter a ses ressources, vu la surcharge de travail que ça t'impose, et tu laisse même entendre qu'il en profitait pour n'en foutre pas une ramée!)
De là, je déduis aussi:
-> aucun suivi de ton travail
-> aucune remontée de l'info auprès de la hiérarchie (s'il faut que ce soit toi-même qui aille au DG "annoncer ton echec", c'est vraiment un putain de comble! Et un connard de première de t'avoir laissé faire ça)
 
De plus, il y a une autre chose que je retiens:
 
-> C'est sous sa responsabilité que tu as fait le burn-out. C'est en tant que sa subordonnée que tu t'es poussée jusqu'a la cassure.
 
Le fait qu'il soit "sympatique" est une chose. L'analyse des faits en montre une autre. Un manipulateur fainéant beau sourire enjoliveur qui non seulement te surcharge, mais te laisse assumer et aller te peter la gueule face au DG, et par la dessus te crever jusqu'au burn-out. Tu parles d'un mec sympa!
 
D'ailleurs, petite question qui fache: s'est-il une seule fois déplacé pour prendre des nouvelles, savoir comment aillait sa subordonnée favorite une fois qu'elle fut bien "burn-outée"?
 
La sal*pe qui te hurlait dessus est une chose. L'enfoiré qui t'a mené a la cassure en est une autre.
 
Tu dois te dire que je ne suis pas tendre avec le 2e ^^ Mais je maintient que comme c'est sous sa responsabilité que tu as fait ton burn-out, il est loin de n'y être pour rien.

n°32840498
Profil sup​primé
Posté le 03-01-2013 à 17:11:08  answer
 

Larry Golade a écrit :


 
Je suis tombé dans une violente dépression 6 mois après.
 
La boss me tombait dessus de manière aléatoire et sur chaque centimètre carré de mon travail, en mode micro-management agressif.
La seule manière que j'avais trouvé de la calmer c'était de me laisser descendre pendant suffisemment longtemps sans rien dire  
en baissant la tête. Mais je ne comprenais pas son comportement, totalement disproportionné et ahurissant. Alors au fur et à mesure  
j'ai créé une explication où j'étais plus qu'une merde, moins qu'un animal, incapable de quoi que ce soit et que je méritais de me faire  
défoncer ... tout ça pour essayer d'expliquer le fait que mes tentatives de dire que c'était pas si mal provoquaient une nouvelle rasade  
d'agression glaciale.
 
Finalement le projet a bien fonctionné.  
 
Il m'ont changé de manager puis triplé ma charge de travail ... mais mon nouveau boss était tellement génial que j'ai vraiment adoré ça.  
Je l'admirais et je l'aimais presque donc tout ce qu'il me demandait je le faisais, je bossais  de 8h à 20h et il était super encourageant. Il  
me disait que le DG nous avait confié une mission impossible, avec trop d'objectifs, il m'encourageait, il trouvait mon travail bien fait, me félicitait
pour ma rapidité. Du coup je ne voulais pas flancher dans ses yeux, à la fois à cause de l'admiration  que je lui portais et parce que quelque  
part dans ma tête, j'avais encore le souvenir que m'opposer aller provoquer une déflagration dans ma tête.  
 
Donc j'ai bossé à 35 puis 40 puis 45 puis 50 puis 55h par semaine pendant six mois ... et au bout d'un moment l'évidence de ma charge de  
travail trop importante s'est fait jour. Je devais donc aller voir mon DG pour lui dire mon échec ... et cette pensée m'a tellement terrorisé  
(avant si je mettais le surlignage en violet à la place du rouge je passais un sale quart d'heure) que j'ai bossé bossé bossé jusqu'à l'épuisement
et j'ai fait un burn out.  
 
-> je suis parti en tremblant et en m'excusant de mon echec et maintenant j'essaye de comprendre comment cette terreur s'est installée.

Facile à comprendre, tu avais deux solutions, je vais faire une analogie avec la nourriture, c'est comme si on voulait t'imposer un régime, soit tu disais non et tu continuais à manger comme avant (tu gardais ta personnalité), soit tu comprimais ton envie de manger, mais ton estomac s'habituait et rétrécissait (tu perdais ta personnalité). Bon maintenant pour remonter, je n'ai pas la recette miracle, mais il faut au moins que tu recommences à t'alimenter normalement, cad que tu recommences à montrer de la combativité.
 
A part ça je te conseille un bon film qui parle d'un patron ressemblant au tien, swimming with sharks  :jap:

Lyst a écrit :

Je comprends totalement la réponse, c'est même totalement logique. Mais j'espérais entendre un feedback alternatif :D

Moi je mettrai un contre-coup de pression en public, mais bien théâtral, une attitude à la Clint [:gargamail:1] "Vous avez remarqué comment dès fois on tombe pile sur le type de mec qu'il vaut mieux ne pas faire chier"  :lol: , le but étant de faire perdre la face sur le moment à la personne, cad que je suis prêt à camper sur mes positions jusqu'au licenciement. Je calcule mon coup de manière à avoir bien l'opinion favorable de mes collègues, favorisant ainsi le cas miracle où mes supérieurs préféreraient alors ne rien me faire, voire changer leur approche à mon égard. Mais ne nous voilons pas la face, ça finira certainement par une démission ou un licenciement, mais au moins tu pars avec le sentiment de les avoir embêté, d'être respecté, et surtout la tête haute  [:cerveau dawa noel:3]

n°32840571
Profil sup​primé
Posté le 03-01-2013 à 17:17:12  answer
 

baggers a écrit :

Je comprends bien, mais désolé: c'était un gros guignol.

D'après ce que j'ai compris, c'est plutôt Larry, qui, ayant enfin le sentiment d'être utile, mais toujours dans un état d'esprit servile, s'est proposé avec entrain de faire un travail énorme, le type a été complice certes, mais qui ne l'aurait pas été ?
 
@Larry ne le prend pas mal, et si tu suis mes conseils, ne passe pas non plus d'un extrême à l'autre, bien entendu.

n°32842825
Larry Gola​de
Posté le 03-01-2013 à 21:05:34  profilanswer
 

Oui, le seul hic c'est que le DG savait que le poste était un "double" (un autre collègue l'avait refusé pour cette raison, et la personne qui l'avait monté n'a pas arrêté de me répéter qu'elle l'avait également dit au DG qui ne voulait rien entendre) , lui il a " juste " essayé de faire des économies. Je ne vois rien d'inattendu dans le comportement de mon nouveau manager et de mon DG. C'est vraiment moi qui ai essayé de bien faire, et c'est le blocage qui m'en a empéché à cause du "bug" que l'autre barge avait installé.
 
Bref, je me suis fait avoir par ma propre peur. Je ne peux raisonnablement blâmer personne ... moralité, être timide, ne pas oser se défendre quand on vous pourrit, c'est vraiment la merde ... et ça a des conséquences inattendues.  
 
D'ailleurs je profite de l'occasion de remercier les créateurs de ce topic et ceux qui m'ont répondu :)
 
Et au fait, je profite pour dire que je suis un homme, aussi curieux que ça puisse paraître  :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par Larry Golade le 03-01-2013 à 21:23:05

---------------
.
n°32843263
kley
Miaou !
Posté le 03-01-2013 à 21:48:17  profilanswer
 

En lisant cette histoire, je commence à me demander si c'était pas fait exprès : martyriser et dévaloriser le salarié avec un premier manager "méchant" pour ensuite le mettre avec un manager "gentil" qui le valoriserait et le pousserait à se défoncer au boulot, trop heureux d'avoir un manager sympa à qui on veut faire plaisir... ce serait une technique de management bien vicieuse, quoi.
L'estime de soi prend un très sale coup, c'est clair. Bon courage pour se reconstruire après ça...

n°32843611
Larry Gola​de
Posté le 03-01-2013 à 22:21:31  profilanswer
 

Ouais heu non, quand-même pas.

 

Le premier épisode a été un véritable coup de pute par l'ex-directrice, qui était passée de DG à chargée de mission et dont je me suis pris la frustation en plein tronche, je pense. Un collègue m'a dit qu'elle se croyait un rôle "quasi-divin", une autre qu'elle était "infecte" ... donc jusque là je raccroche les wagons.

 

Le second épisode est un classique je pense. Ca n'a rien d'extra-ordinaire l'idée de vouloir faire des économies. C'est juste que je m'étais fait trop déglinguer au premier épisode pour me croire le droit d'avoir mon mot à dire.

 

Non le lien qu'il peut y avoir entre les deux c'est que le DG a voulu me mettre avec un mec gentil après m'avoir mis avec une saleté, histoire de compenser. C'est moi que ça a (paradoxalement) oversurboosté -> burn out.

 

Par contre je vois pas comment expliquer ça à mon prochain entretien sans passer pour un mec fragile / pas fiable. Pourtant il faudra bien que je fournisse une explication crédible ... :/


Message édité par Larry Golade le 03-01-2013 à 23:43:35

---------------
.
n°32844654
baggers
Posté le 04-01-2013 à 00:19:15  profilanswer
 

Alors, pardon pour la confusion de genre, je pense que c'est le pseudo qui m'a confusé ^^
 
Par contre, ce que tu as peut-être du mal a voir, c'est qu'on peut avoir un relationnel de type "gentil" et pourtant être une parfaite horreur en termes de management. (revoir mes précédents messages pour voir les points qui m'ont fait tiquer)
 
Ce qui a été ton cas. Parce que, OK, tu as perdu des plumes sous la torture de la première, mais c'est bien le second qui t'as brisé.  
 
Ce qu'il faut bien voir, c'est que tant qu'on a pas été au burn-out, on peut encore "récupérer" pas mal de choses en douceur. Une fois au burn-out, c'est fini, il y a eu une cassure, et maintenant il faut réparer.
 
Après, pour les "trous sur un CV", c'est sur, ça demande de préparer une réponse pour l'entretient, ou on va forcément te poser la question ^^ Mais si tu as une réponse qui tient la route, au contraire, ça peut être très bien perçu. Quelque part, tu peux essayer de "valoriser ton expérience" si j'ose dire. Un salarié qui a déjà été soumis a l'épreuve du feu, sur des projets intenables, jusqu'a la brisure, et qui s'est remonté des défenses pour repartir au charbon, c'est certainement quelqu'un qui ne s'en laisseras pas conter! (et sur qui on pourra compter, justement) ^^
 
Un jour, on m'a demandé, après un entretient et une petite conversation, si j'avais "une revanche a prendre sur la vie". Je n'avais pas du tout préparé cette question et j'ai juste bafouillé a l'époque, limite choqué. Aujourd'hui, je me planterais juste un fin sourire et un petit regard intérieur pour dire doucement "vous avez peut-être bien raison".
 
Les expériences désastreuses et les handicaps peuvent être a double tranchant, et si on s'en sort par le haut et sait le montrer, une très impressionnante force pour ceux qui le regardent.
 
Tout ce que j'espère, c'est que ce seras le cas pour toi ^^ Je te vois bien dire quelque chose genre "en effet, j'ai du prendre du repos après un projet très difficille dans lequel je m'étais beaucoup investi, sans doute trop a l'époque." Le tout avec le regard dur et blasé de celui qui a traversé les enfers  :sol:  
 
Bon, je plaisante. Mais c'est l'idée.

n°32852218
Art Core
Posté le 04-01-2013 à 16:16:00  profilanswer
 

Larry Golade a écrit :

Je suis tout jeune dans le monde du travail et j'y allais vraiment comment dire ... "la fleur au fusil" hyper motivé.
Déjà je suis tombé comme par hasard avec la pire caporale que j'aie jamais rencontré de mon existence. La fille à qui il faudrait jamais  
confier d'autorité : elle m'a pourri pendant 18 mois de CDD, genre je te rabaisse quotidiennement. Ta confiance en toi ? Je vais la réduire  
en morceaux parce que comme ça t'es plus docile. Elle me rétamait sur TOUT en mode micro-management punitif : je n'avais pas le droit
de choisir la couleur du surlignage dans mes powerpoints ... et si je ne mettais pas la Vraie Bonne Couleur elle me changeait tout  
en mode ultra-méprisant pour refaire la même chose que moi mais avec son esthetique et me faisait bien voir dans mes petits yeux que  
j'étais un gros nul incapable de quoi que ce soit.  
 
Cette meuf elle m'a vraiment pourri et maintenant je souffre grâve, elle a réussi à changer la perception de j'avais de moi. Elle était cruelle  
et elle le savait ... j'arrive toujours pas à comprendre pourquoi elle m'a passé à tabac. C'était vraiment de la descente personnelle la meuf me détestait alors que je suis genre un mec hyper discret, elle me flinguait le moral à Chaque occasion qu'elle pouvait avec des remarques assassines et en appuyant bien là où ça fait bien mal. Vraiment j'arrive pas à accepter de m'être fait traiter comme ça.  
 
Moi j'ai été élevé dans la gentillesse et le respect ... j'avais des chevaux quand j'étais petit : mon père m'a appris à bien les traiter, à les faire obeir bien-sur mais avec douceur et respect, pour leur faire faire des belles choses où ils se sentent bien. Pour moi c'est tout à fait normal. Et là ce que  
j'ai vécu ça va à l'encontre de tous les principes qui m'ont été inculqués. A un tel point que l'histoire j'arrive même pas à l'intégrer dans mon histoire  
personnelle : je n'arrête pas d'y penser, j'arrive pas à faire rentrer ça ans les grilles de ma réalité. Y'a rien dans mon imaginaire pour coder  
l'intention volontaire et consciente de détruire et de faire souffrir devant ses yeux quelqu'un d'autre, de briser quelqu'un.  
 
Je me suis fait pulvériser et j'ai rien fait pour me défendre, j'ai baissé la tête et j'ai pas arrêté de m'excuser. J'intégre pas sérieux.


 
J'ai connu exactement la même chose, sauf que j'étais en stage et qu'au moment où c'est devenu insupportable je suis tout simplement parti. J'avais jamais rencontré une personne aussi malsaine et naturellement méchante pour rien (et ça n'a duré qu'à peine 3 mois).  
Je pense que ça fait partie des gens mal dans leurs peaux, frustrés professionnellement et avec un gros complexe d’infériorité qui s'amusent à torturer ceux qu'ils sous leurs "ordres" pour évacuer leur rancoeur et frustration. Mais ça a été vraiment dur se prendre des remarques pour rien, devoir mettre la personne en copie de tous les mails pour se prendre des remarques stériles sur la façon de s'adresser aux clients. Se prendre des remarques parce que la photocopieuse déconne et que c'est mal imprimé. Enfin bref une personne que je hais aujourd'hui du plus profond de mon âme (alors que ça m'est jamais arrivé avec personne).  
J'ai enchaîné avec un stage où mes boss me laissaient toute la latitude possible et où ils ont toujours su trouver le bon ton pour me dire les choses et m'encourager à faire mieux. La différence était juste abyssale.  


---------------
If I'm gonna die, I'm gonna die historic on the fury road!
n°32852606
-Obsidian-
Posté le 04-01-2013 à 16:40:45  profilanswer
 

Bah quasi pareil ici. Le chef de notre filiale est devenu plus agressif et incorrect envers moi. Le truc, c'est qu'un autre chef de section n'arrêtait pas de se plaindre de moi vers le boss alors que je travaillais pour deux, mais ça, je l'ai appris bien plus tard... J'ai démissionné, je suis au chômage, je cherche du travail, mais je peux dire que j'y vais à reculons, ça m'angoisse de retomber sur le même genre de personne. Et une fonction à responsabilité qui comprend la gestion d'une équipe, c'est fini, plus jamais.

 

On dit qu'on ne doit pas rire du malheur des autres, eh bien je dois dire que ça fait du bien quand même.
Entre début décembre et aujourd'hui, j'ai appris que 3 employés, de bons éléments clés et que l'on peut affecter partout dans leur section respective, y compris en gestion des postes/processus/pauses, ont en eu marre.
Ils ont aussi donné leur démission [:exceptionnalnain:1].


Message édité par -Obsidian- le 08-01-2013 à 19:19:10
n°32858094
Profil sup​primé
Posté le 04-01-2013 à 23:30:19  answer
 

Larry Golade a écrit :

Bref, je me suis fait avoir par ma propre peur. Je ne peux raisonnablement blâmer personne ... moralité, être timide, ne pas oser se défendre quand on vous pourrit, c'est vraiment la merde ... et ça a des conséquences inattendues.

+1000 Prendre sur soi a ses limites, et si tu laisses quelqu'un démolir tes défenses il pourra te transformer en ce qu'il veut.

n°32899126
Larry Gola​de
Posté le 08-01-2013 à 18:35:49  profilanswer
 

Bon j'ai pris contact avec un ex-collègue de la cogip , je vais pouvoir savoir quelle impression j'ai laissé.

 

Je compte également faire appeler un copain à moi qui est recruteur (bon sa boite fait dans la banque mais il pourra facilement mentir) pour obtenir mes sacro-saintes références.


Message édité par Larry Golade le 08-01-2013 à 18:36:01

---------------
.
n°32899360
Larry Gola​de
Posté le 08-01-2013 à 19:00:11  profilanswer
 

Dites, je voudrais profiter de la sagesse poluaire en vous posant plusieurs questions :

 

- La "pression" / "pression écrasante" est-elle un phénomène connu et reconnu comme "réel" dans le monde du travail ? Peut-on s'en servir dans un argumentaire avec des collègues / chefs ? Je suis le seul à avoir craqué comme ça ? C'est pas un problème de personalité plus que de situation ?

 

- Comment faire (exercices) faire pour se blinder ou évacuer la pression ou le stress ???? (je suis né à la campagne dans une verte vallée paisible et disons que j'ai fait une grosse mobilité sociale, ce qui fait que le stress je connais pas vraiment. D'où je viens le travail est musculaire, les loisirs comme le travail sont physiques, on a pas de pollution sonore visuelle ou tout autre artefact de la modernité comme le gavage d'information à outrance.)

 

- comment apprendre à se battre non pas avec ses mains mais avec les "armes" considérées comme légitimes dans la monde du travail / des bureaux ? quelles sont ces armes ????

Message cité 1 fois
Message édité par Larry Golade le 08-01-2013 à 19:02:55

---------------
.
n°32899537
nightbring​er57
Posté le 08-01-2013 à 19:13:36  profilanswer
 

L'employeur a censément un devoir de veiller à la bonne santé non seulement physique mais aussi psychologique de ses employés. Si ton craquage est reconnu comme ayant un lien direct avec tes conditions de travail, modulo d'éventuelles complications médicales inconnues de ton employeur, il est fautif.
 
(en théorie....)

n°32899898
Larry Gola​de
Posté le 08-01-2013 à 19:46:31  profilanswer
 

Et comment établir le lien entre un stimulus et une réponse ?

 

Il faut savoir que je suis une sorte de caméléon, que j'ai beaucoup voyagé dans toutes sortes de milieux et que ... comment dire, les milieux remplis de beaufs standardisés (comme mon ex-cogip) me rendent (apparemment) très nerveux car ce genre de race d'êtres humains de classe moyenne-moyennante a tendance à .. comment dire ... attraper les gens différents par les couilles et à les désigner comme étrange/bizard/arabe/différence/bouh tout ce qui sort de leur vie ordinaire.

 

Moi, comment dire, j'ai trainé mes guetres autant avec des punkàchiens qui se lavent pas qu'avec des fils de milliardaires dans les nights-clubs, c'est clair que je peux avoir des comportements, des pensées, des opinions, des croyances "hors champ" pour des gens qui ont jamais bouge de leur campagne et qui aiment pas le changement.

 

... du coup je me demande si mon côté caméléon n'a pas fini par me rendre un peu maboule (différents stimuli ayant différents sens selon la culture).

 

Par exemple pour moi ne pas arriver à faire quelque chose (mis à part que ça ne m'est jamais arrivé) ou bien me plaindre qu'on me traite d'une manière ou d'une autre c'est carrément impensable : si t'y arrives pas tu essayes encore plus fort, si on te traite "mal" t'avales ta fierté et tu fais pas chier.

 

Donc si j'arrive pas à faire quelque chose, je fais le suppuku ... ce qui est con mais bon, c'est instinctif.

Message cité 1 fois
Message édité par Larry Golade le 08-01-2013 à 19:55:19

---------------
.
n°32900013
nightbring​er57
Posté le 08-01-2013 à 19:58:56  profilanswer
 

Je pense comprendre - un peu, je ne te connais pas assez pour l'affirmer péremptoirement - l'effet caméléon.
 
Je ne suis pas particulièrement sociable, bien au contraire, mais j'ai très fortement tendance à m'imprégner inconsciemment de la personne qui est en face de moi pour le temps que je l'ai en face de moi. Et c'est vrai que c'est difficile, parfois [:zedlefou:3]
 
Parce qu'on en finit par ne plus savoir où on en est réellement, et puis c'est fatigant, un peu comme les montagnes russes de l'humeur.
 
C'est pas facile :/

n°32900054
Larry Gola​de
Posté le 08-01-2013 à 20:02:36  profilanswer
 

nightbringer57 a écrit :

Je pense comprendre - un peu, je ne te connais pas assez pour l'affirmer péremptoirement - l'effet caméléon.

 

Je ne suis pas particulièrement sociable, bien au contraire, mais j'ai très fortement tendance à m'imprégner inconsciemment de la personne qui est en face de moi pour le temps que je l'ai en face de moi. Et c'est vrai que c'est difficile, parfois [:zedlefou:3]

 

Parce qu'on en finit par ne plus savoir où on en est réellement, et puis c'est fatigant, un peu comme les montagnes russes de l'humeur.

 

C'est pas facile :/

 

Dans la vie, tout n'est pas si facile, mais je m'attendais pas à devoir faire face à ce genre de "pas facile", ouais. [:midnaite:2]
Je suis le mec le plus détendu du slip du monde. Le genre glandeur du dernier rang qui branle rien et y arrive mieux que les autres.
Alors quand j'ai découvert la pression ça a fait genre  [:yanhoupa]


Message édité par Larry Golade le 08-01-2013 à 20:57:48

---------------
.
n°32900177
nightbring​er57
Posté le 08-01-2013 à 20:17:05  profilanswer
 

golden  [:hesp:5]  de platine  [:midnaite:2]

n°32900180
nightbring​er57
Posté le 08-01-2013 à 20:17:23  profilanswer
 

(sauf que j'ai eu la chance de découvrir la pression en cours :D )

n°32900449
wolowizard
Posté le 08-01-2013 à 20:43:28  profilanswer
 

l'arme pro d'aujourdhui c'est la trace par mail :o

n°32900516
Larry Gola​de
Posté le 08-01-2013 à 20:49:59  profilanswer
 

Je note  [:sanguku]


---------------
.
n°32900564
Validator
OTM since 2010
Posté le 08-01-2013 à 20:54:33  profilanswer
 

Larry Golade a écrit :

Et comment établir le lien entre un stimulus et une réponse ?  
 
Il faut savoir que je suis une sorte de caméléon, que j'ai beaucoup voyagé dans toutes sortes de milieux et que ... comment dire, les milieux remplis de beaufs standardisés (comme mon ex-cogip) me rendent (apparemment) très nerveux car ce genre de race d'êtres humains de classe moyenne-moyennante a tendance à .. comment dire ... attraper les gens différents par les couilles et à les désigner comme étrange/bizard/arabe/différence/bouh tout ce qui sort de leur vie ordinaire.  
 
Moi, comment dire, j'ai trainé mes guetres autant avec des punkàchiens qui se lavent pas qu'avec des fils de milliardaires dans les nights-clubs, c'est clair que je peux avoir des comportements, des pensées, des opinions, des croyances "hors champ" pour des gens qui ont jamais bouge de leur campagne et qui aiment pas le changement.
 
... du coup je me demande si mon côté caméléon n'a pas fini par me rendre un peu maboule (différents stimuli ayant différents sens selon la culture).
 
Par exemple pour moi ne pas arriver à faire quelque chose (mis à part que ça ne m'est jamais arrivé) ou bien me plaindre qu'on me traite d'une manière ou d'une autre c'est carrément impensable : si t'y arrives pas tu essayes encore plus fort, si on te traite "mal" t'avales ta fierté et tu fais pas chier.
 
Donc si j'arrive pas à faire quelque chose, je fais le suppuku ... ce qui est con mais bon, c'est instinctif.


 
Je me retrouve un peu dans ta description, je suis également passé par les hébergements des plus grands hôtels parisiens pour la Cogip tout en étant le lendemain dans un F1, fréquenter des mecs du CAC40 et passer, le lendemain, à de la pme de 20 personnes. C'est clair qu'il y a de la houle

n°32900704
Larry Gola​de
Posté le 08-01-2013 à 21:03:56  profilanswer
 

Le pire c'est que tu peux pas en parler à des gens qui n'ont pas cette expérience.
C'est un peu comme parler plusieurs langues en fait, même si c'est toujours en français.
 
J'oubliais de dire que l'ex-cafarde qui me servait de boss avait fait une licence LEA (anglais appliqué) et une L3 de relations internationales.
Sachant que je bossais dans une agence de développement économique, et que j'ai (logiquement) fait un bac +5 d'éco  ... la communication  
était ... hm .. comment dire .. je crois que ça a joué un rôle.


Message édité par Larry Golade le 08-01-2013 à 21:06:01

---------------
.
n°32917419
mlon
la frite c'est la fete
Posté le 10-01-2013 à 11:24:32  profilanswer
 

Lyst a écrit :

Une fois que vous avez passé la «descente aux enfers» au taf, comment avez-vous fait pour retrouver votre motivation, croire en vous, en vos collegues/superieurs... Bref comment s'est passé (avec succès) votre retour à la normale ?


 
Rien tous des en...
 
Même les quelques rares qui peuvent sembler sympas , j'ai pu f actuellement vérifier qu'il y a des situation où ils n'hésiterons pas à écraser leurs collègues.
 
NB : mon XP perso: 2 ans d'apprentissage avec une "folle" pour qui rien n'était bien (en 2 ans je n'ai jamais eu uns seule remarque positive sur mon travail, pour finir par un "c'est trop parfait" pour signifier que j'avais passé trop de temps). J'ai eu l'occas de fuir de ce poste, en restant dans la même boite (où j'ai pu pas mal évoluer). Je n'ai rencontré qu'un vrai manager en 12 ans de bons et loyaux services. Quand je suis arrivé chez lui (en fait en même temps que lui) , on a réalisé ensemble un des plus ambitieux projets de ma boite. J'ai pas mal donné dans la série des 8h-22-23h, mais j'ai tenu le coup et le projet a été un succès. Depuis, j'ai malheureusement découvert qu'aucun collègue ou supérieur n'était nickel, que tous sans exception te niqueront s'il le peuvent (sauf un , mais bon, vu l'entourage je me méfie). Après les choses ne sont pas blanches ou noires, la plupart des gens cherchent à faire leur taf et à ne pas avoir d'ennuis (même s’ils en sont responsables, ils ont du mal à assumer, et c'est de là que naît le nickage de l'autre).
 

kley a écrit :

En lisant cette histoire, je commence à me demander si c'était pas fait exprès : martyriser et dévaloriser le salarié avec un premier manager "méchant" pour ensuite le mettre avec un manager "gentil" qui le valoriserait et le pousserait à se défoncer au boulot, trop heureux d'avoir un manager sympa à qui on veut faire plaisir... ce serait une technique de management bien vicieuse, quoi.
L'estime de soi prend un très sale coup, c'est clair. Bon courage pour se reconstruire après ça...


 
Bah ça peut être ça, comme ça peut être fortuit... Difficile de savoir
 

wolowizard a écrit :

l'arme pro d'aujourdhui c'est la trace par mail :o


 
Clairement. Mais j'ai tellement confiance dans mes collègues, que les principaux truc tendancieux, je les imprime, et je garde chez moi. traitez moi de parano si vous voulez, mais ça m'a déjà servi (me rappelle avoir sorti à un mec de la DSI que sans doute il avait du effacer mon mail par erreur  :sarcastic: ).
 
A chaque fois que je me suis dit "t'es parano, t'as pas besoin de ça , quand même" ben après je me suis dit "Mais pourquoi je n'ai pas gardé telle preuve/fait par écrit/devant témoins/whatever".
Tiens , ça me fait penser que j'ai eu mon entretien annuel, avec fixation des objos toussa... Dans la catégorie "quels obstacles avez vous rencontré pour remplir vos objos", j'ai répondu à N+1 : les croches pieds des collègues , ce à quoi il a répondu " C'est malheureusement vrai  :sweat: " .  
 


 
Tu peux, car à la fois le mail est admis socialement comme moins formel que le courrier, mais ça reste un écrit, et pour peu que ta cogip ait mis en place la signature élec c'est recevable comme preuve, pour valoir ce que de droit.

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  146  147  148  ..  2010  2011  2012  2013  2014  2015

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
Travail sur le vietnamAPL: sur quelle(s) année(s) de travail se base t'il? questions
Liscensiement a la suite d'un arret de travailConditions de travail : superficie minimum ?
Suite à un accident De Travail .....Menaces au travail
Nouvelle frappe du gouvernement - Temps de travail en ligne de mireVotre environnement de travail
Table à induction à fleur de plan de travail 
Plus de sujets relatifs à : [T-U] Souffrance au travail / job à la con.


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)