m'est revenu un gros ratal de corres'...
vous savez, ce qu'on appelait les corres' à l'époque d'avant le web, les "correspondants", ces etres étrangers venu d'ailleurs...en l'occurrence du canedeu tabarnak, enfin, du canada anglophone plus précisement.
back to 1992, a l'époque, on avait des chemises à carreaux comme les frères Mac Quare dans 21 Jump Street, on avait pas de portable et pas de mail alors on ignorait tout du monde exterieur.
Mon collège avait organisé un échange culturel avec un établissement canadien, de l'ontario.
à l'époque les distractions étaient rare, et avoir l'occasion de se barrer à l'autre bout du monde en voyage payé pendant que les autres allaient bosser en classe, c'était priceless, des trucs qui se présentent pas 2 fois dans ta vie de collègien.
evidemment, un truc pareil, ça se prépare et avant d'aller la bas, il fallait d'abord recevoir des canadiens chez nous, chacun des volontaires pour l'échange s'est donc vu alouer un canadien tout neuf. j'en ai eu un qui en fait était une canadienne qui s'appelait Judy, elle avait 15 ans, moi aussi
elle était plutôt pas mal, photo à l'appui.
elle est venu à la maison pendant 3 semaines, elle songeait qu'a sortir en boite de nuit, et truc chelou, c'est qu'elle était interessée par et qu'elle interessait gravement un des gars de ma classe qui faisait aussi partie de l'échange, un sacré tocard que, si j'avais connu ce mot à l'époque, j'aurais appelé un bon gros douchebag des familles. mais voilà, ce connard avait la cote avec les meufs un peu superficielles comme était ma correspondante (qui était un peu ravagée aussi). Ils sont donc sorti ensemble et plus si affinité
Ma mere flippait de la renvoyer au canada en cloque, et lui achetait plein de capotes
alors meme que c'était le sujet mega tabou avec moi (j'étais encore pucal)
mais bon, c'est pas elle le sujet, le sujet c'est sa best friend à elle qui s'appelait Marissa et qui faisait partie des bagages. elle, elle me plaisait bien, elle était mignonne, jolie, gentille et sympa...et pas prise. elle ressemblait un peu à avril lavigne dans le genre (sauf que avril lavigne devait avoir 2 ans à cette époque donc je pouvais pas savoir)
rien ne s'est passé durant le temps où ils étaient en France, a part que ma corres se faisait pilloner la touffe gratuitement tous les 2 soirs environ, dont une fois dans ma chambre
et je devais detourner l'attention de ma mere pendant ce temps, la belle loose, et moi juste que plus je voyais Marissa, et plus je tombais amoureux.
bah oui, j'étais un bon GSNALF bien classique, j'avais bien déjà peloté et roulé des pelles à 2, 3 filles faciles, mais c'étaient toujours des aventures sans lendemain, voir meme des aventures sans la demi-journée qui suivait en général.
donc vraiment, je savais pas comment m'y prendre pour lui déclarer ma flamme
le temps vint ou elles repartirent vers Toronto et le temps ou moi meme et mon nouveau douchebag de copain que je pouvais pas blairer mais en silence, parce que ce con en plus d'etre un cancre incapable d'aligner 3 mots d'anglais avait besoin de moi pour parler à sa nouvelle copine Judy ("je voudrais lui dire "je l'aime", ça se dit bien i like she ? hein ??
" ) , et il était aussi plus costaud que moi, j'avais pas trop le choix d'etre son nouvel ami), le temps donc ou nous partimes vers le canada pour rejoindre nos promises, lui sa pouffe nymphomane et moi, la divine Marissa.
je vous passerais les détails sur la nullité du sejour la bas, entre le grand père ancien nazi, le frangin fan de flingue et de country et toutes mes fapfaperies nocturnes pour tuer le temps.
je decouvris vite que les filles canadiennes étaient relativement précoces, c'est à dire qu'a l'heure ou je découvrais à peine les joies de la branlette
et du touché des roploplos, elles pratiquaient déjà toutes allegrement le threesome, le saphisme, les ejacs faciales et autres deepthroats que je soupçonnais pas vu que j'avais pas canal+ à l'époque ET JE RAPPELE QUE LE WEB EXISTAIT PAS !
Judy avait une paire de bon pote, une certaine Edna et son copain le grand Tyron. qu bien que 15 et 16 ans chacun était eux aussi des experts de la baise sous toute ses formes. donc souvent le quatuor se retrouvait, Judy et son french douchebag et Edna et le grand Tyron, chez les uns ou chez les autres pendant que Marissa et moi, on attendait que chacun face ses affaire dans la chambre des uns et des autres, assis sur le canapé.
Parfois ils nous louaient un film en VHS pour qu'on passe le temps, c'est ainsi que j'ai pu voir "Carry" et "y'a t'il un flic pour sauver la reine" en VO assis sur le canapé d'un obscur maison, en mettant le son juste pas assez fort pour couvrir les "HAN HAN" et les "OH YEAH; OH FUCK YEAH, OH C'MON BABY"
qui venait des chambres...et le bruit des rebords de lit qui tapaient contre les murs.
je n'invente rien, c'est seulement quelques années plus tard que je me suis rendu compte du sordide et du pathétique de la situation.
fin bref la situation devenait invivable, j'en avais marre de pas pouvoir moi aussi jouer dans la cours des grands et etre condamné a tenir les chandelles avec marissa alors que nous aussi on aurait pu faire la paire. je decidais de passer à l'acte, mais pour cela il me fallait des infos sur la manière de procéder
evidemment, nous etions une petit 30aine a avoir fait le voyage et je decidais de m'adresser a un des autres gars de mon collège, qui avait pas mal de succès aussi avec les meufs, mais moins douchebag et criagnos que l'autre, Olivier. Olivier était un peu lourd mais assez sympa et cordialement on discuta du cas Marissa, il m'expliqua en gros que c'est la franchise qui payait et qu'il suffisait simplement d'aller lui dire qu'elle me plaisait, point final.
dont pas acte, ça pouvait pas etre aussi compliqué, il devait y avoir une autre methode, plus gros timide, naze et nullos compliant.
un jour, on allait en bagnole, je ne sais plus ou, or nous etions 6 a devoir monter dans une voiture qui ne pouvait contenir que 5 personnes. J'ai saisi l'occasion et proposer à Marissa de monter sur mes genoux
. ce qu'elle accepta
durant le trajet, et grisé par cette première victoire, dans un coup de trafalgar insensé, j'ai posé ma main sur sa cuisse.
comme rien ne se passait, je me suis dit que la tactique était la bonne.
alors j'ai commencé à faire des mouvements de main d'abord imperceptibles puis de plus en plus marqué sur sa cuisse...mais la réponse se fit directe quand elle se rendit compte que j'étais tout simplement en train de la peloter, un sonore "STOP IT" dans la bagnole et sa main qui envoie valdinguer la mienne ailleurs que sur son corps.
la foirade complète...le crash atomique, je suis meme pas rouge, je doit etre entre un mélange de vert et de violet tellement j'ai honte et je suis dégouté en meme temps.
bref, personne ne pipe mot dans la caisse, on arrive je sais plus ou, on descend, et on ne parle plus jamais de cette histoire. Marissa sera par la suite beaucoup plus distante avec moi, ne m'accordant aucun regard, aucune parole malgré mon comportement de jeune chiot foufou.
J'ai toutefois un dernier espoir, pour nos derniers jours dans la province, le collège organise une espèce de bal de prom, le truc très ricain, comme on voit dans les séries télé ou dans american pie.
lors de la soirée, tout les frenchy et leur corres sont là. dans un dernier élan pathétique, au moment ou se joue un slow langoureux (one de U2 qui venait de sortir) je demande à Marissa si elle veut danser, elle me répond "well...ok
" avec la moue de celle qu'a vraiment pas envie de faire le truc qu'elle s'apprette à faire..."mais pas tiou de swouit, je veux boiwe un verre, OK ? after that, we will dance if u want"
je dis OK, je vais faire un tour, et je reviens 5 minutes après, je la cherche, je la vois...sur la piste de danse, dans les bras d'un mec, et ce mec...lui roule une pelle et ce mec, c'est ...Olivier.
je ne mens pas, je ne cherche pas à en rajouter dans le pathos, c'était juste un putain de souvenir de mes putains de dogs year.
après ça...airport, back to france, case closed, period.
depuis ce temps, le canada et moi, on est en froid.
O Canada!
poor home, non emotiv land!
True faggot love in all thy sons command.
With senlesse hearts we see thee rise,
The True North stroke up freak !
From far and wide, O Canada,
We stay away from your mediocrity.
God keep your land infamous and freak !
O Canada, we stay away from it.
O Canada, we stay away from it