Bonjour à toutes et à tous
Je resitue : je suis un homme célibataire depuis la fin du mois d’octobre, après une relation de 5 ans. J'ai installé Tinder et j'ai envie de partager avec vous quelques-unes de mes expériences, les bonnes comme les mauvaises.
Je promets de dire toute la vérité, rien que la vérité !
Au menu aujourd'hui, un petit date et une GROSSE déception !
TAGCR 3. Like Pierre Richard
Elle me tentait bien depuis notre match, et j’avais envie depuis quelques temps de la rencontrer. On n’avait pas énormément parlé, mais elle me semblait fort intéressante physiquement. Semblait. Les apparences sont souvent trompeuses et les photos encore plus. Elle me l’avait dit, pourtant, qu’elle avait des formes !
Lorène à 25 ans, c’est une métisse guyano-brésilienne et elle vit en France depuis ses 20 ans. Elle étudie je ne sais plus trop quoi dans une école à 10 000€ l’année et elle m’a appris pendant le date qu’elle était assistante de direction de l’entreprise de son père, au Brésil, et qu’elle était amenée à prendre sa suite. C’est une femme intelligente et ambitieuse amenée à brasser pas mal de blé
Il est 21h45 quand on se retrouve, sur le parking d'un centre commercial. Bon, ça peut paraître glauque dit comme ça, mais elle était à la salle de sport à côté. Elle s’arrête en voiture à côté de moi, je monte et, à ce moment-là, dans la pénombre, je ne remarque rien de rédhibitoire. Bon, elle est moins bandante qu’en photo, mais elle reste baisable
On va jusqu’à chez elle, puisqu’elle doit y déposer sa chienne, qui était jusque-là dans le coffre, avec le projet de repartir ensuite, faire un tour en voiture. Elle habite dans une petite commune à côté, dans un quartier résidentiel. En descendant, comme il se doit, je mate son cul et… HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !
Elle est vachement plus grosse que je ne l’imaginais. Elle n’a pas simplement des formes, non, elle est vraiment grosse. Ce qui est terrible, c’est qu’en haut ça va, mais en bas c’est une catastrophe. Le bas ventre, les cuisses, le cul… Le cul, putain !
Je suis dégoûté, dans tous les sens du terme, et j’ai envie de devenir un fugitif et de partir loin.
Attention, j’aime les gros culs, mais les beaux gros culs, les bons gros culs. Les culs bombés, les culs bien fermes. Les culs de Brésilienne comme on dit. Les culs d’Instagrameuses bonnasses. Les culs qui donnent envie de dormir dessus. Les culs que t’as envie de bouffer, de dévorer. Les culs que tu peux caresser pendant des heures et des heures et des heures…
Mais là, j’ai affaire à un gros cul. Tout court. Flasque, dégueulasse, répugnant…
En allant au rendez-vous, j’imaginais rencontrer un 8. En entrant dans la voiture, je me résignais à trouver un 6. En voyant son cul, j’ai vu que j’avais affaire à un 3. INBAISABLE !
Bon, à ce moment-là, dans ma tête, le date est terminé.
On va jusqu’à chez elle déposer sa chienne, donc. Elle me fait visiter vite fait son appartement, à gauche en sortant de l’escalier. Puis elle me file une petite bouteille d’eau de la marque qui a contribué à la légende de Guy Roux et on repart. On fait un grand tour de la ville de nuit, c’est sympa. Et la conversation est intéressante, agréable, fluide. Dommage…
On passe sur le boulevard où vit Géraldine
Je n’écoute plus Lorène et j’essaye de reconnaître l’endroit où elle habite. On passe devant son immeuble, je me tords le cou pour voir sa fenêtre. Il y a de la lumière, je me demande ce qu’elle fait. J’aimerai être avec elle, cette jeune beauté aux baisers si doux, au lieu de perdre mon temps.
On continue de rouler, elle me parle de sa vie. Elle parle beaucoup, je l’écoute surtout. Je n’ai pas envie d’en dire plus sur moi de toute façon, je n’ai pas envie de creuser. Je me contente de faire des petits commentaires qui la font rire. Elle est en train de tomber sous mon charme.
On retourne vers sa commune et elle se gare sur un parking au bord d’un étang.
Elle a clairement envie qu’un rapprochement physique se fasse. Alors que moi, le simple fait de m’imaginer toucher son corps, brrrrrrr… j’en ai des frissons. Ça doit se voir car elle me demande si j’ai froid. Elle me dit qu’elle a le corps chaud puis elle prend ma main et la pose sur son cou et ses épaules pour me montrer. Ça y’est, je touche son corps, brrrrrrr…
En parlant de son corps, je remarque qu’elle a un tatouage sur l’avant-bras et lui demande si elle en a d’autres. Elle me répond que oui et me dit qu’elle en a notamment un entre les seins, avec un petit air entendu du genre « Si tu veux, tu pourras le voir très bientôt ».
Euh… Non merci, c’est gentil, mais sans façon… Brrrrrrr…
A partir de là, je me mets à boire de plus en plus à la bouteille d'eau qu'elle m'a filé.
Elle me parle de sa famille et me dit vouloir un garçon pour pouvoir lui faire la même coiffure que moi. Elle me demande alors si elle peut me détacher les cheveux. Allez, si ça peut lui faire plaisir, je peux être son jouet pendant quelques secondes. Elle glisse ses doigts dans ma longue chevelure, elle kiffe ça, elle en fait de même avec ma barbe, elle kiffe encore.
Après ça, je me rattache les cheveux parce que je lui dis que je n’ai pas l’habitude de les avoir détachés, ce qui est vrai au passage, par confort. Elle me dit alors que de toute façon, je ne fais rien qui nécessite d’avoir les cheveux attachés et d’être confortable. En gros, elle aimerait bien que je la galoche là, maintenant. J’esquive le sujet et enchaîne sur autre chose.
J’évite son regard aussi, je regarde droit devant, alors qu’elle s’est tournée vers moi. D’ailleurs, elle a détaché sa ceinture, a reculé son siège, s’est mise à l’aise. Moi, je suis toujours attaché, la ceinture étant comme un bouclier entre elle et moi. Et puis, elle me fait la réflexion que je ne la regarde pas beaucoup et je m’en sors encore par une pirouette.
Ça doit être mon sens de la formule et de l’humour, ainsi que mes yeux bleus pétillants de malice et mon sourire qui la poussent à me comparer à Pierre Richard
Mais ça m’intrigue. Premièrement, c’est la première fois qu’on me dit une telle chose. Deuxièmement, Pierre Richard c’est l’incarnation de la maladresse, or ça ne me correspond pas vraiment.
Attention, j’adore le personnage et c’est l’un de mes acteurs favoris, mais là, je ne vois pas le rapport. Et puis physiquement, ça ne colle carrément pas. Je n’ai rien du grand blond, au contraire, je suis plutôt du genre brun ténébreux. La dernière en date à me l’avoir dit, c’était Géraldine, justement, et voilà que je repense encore à la belle. Pierre Richard, donc ?
Et finalement, je comprends. Elle me trouve maladroit parce qu’elle pense qu’elle me plaît et que j’ai envie d’aller plus loin avec elle. Or, je ne suis pas du tout entreprenant, je reste à distance d’elle, je ne la regarde pas… Elle a pris mon désintérêt total pour de la maladresse.
Je trouve ça drôle et mignon à la fois. Allez, pour ce soir, je veux bien être Pierre Richard
, même si je préférerai clairement avoir la Mireille Darc des années 70 en face de moi.
Puis, elle me parle de son poids, que ses parents ont parfois du mal à l’accepter telle qu’elle est et que c’est pour ça qu’elle fait beaucoup de sport. Elle me parle ensuite de ses grosses fesses et me dit qu’on ne voit pas la différence entre ses fesses et celles de son père, si ce n’est la couleur de peau.
Je ne sais pas si j’ai envie de rire, de pleurer ou de dégueuler.
Bon, je commence à trouver le temps long : Lorène est sympa, mais voilà…
J’ai envie de rentrer, mais le problème c’est que je suis bien loin de chez moi, il n’y a plus de bus et dehors ça caille. Je ne peux donc pas mettre fin au rencard comme ça. Je n’ai pas envie de faire le goujat et surtout qu’elle me laisse là comme un con.
Je feins donc d’être fatigué à coups de faux bâillements et je lui mens en lui disant que je dois me lever très tôt le lendemain. Elle me propose alors de me raccompagner chez moi et j’accepte. Elle fait une dernière tentative sur le trajet en me disant que c’est son anniversaire et en me réclamant un bisou, mais je flaire le piège et je pare à nouveau son attaque.
Elle me dépose à cinq minutes à pied de mon domicile. Je lui fais la bise, qu’elle me rend à peine car elle est carrément dégoûtée par la tournure des événements et ne le cache pas.
Je lui dis que c’était agréable, tout de même, et lui souhaite une bonne nuit avant de disparaître dans l’obscurité, bien content de me carapater.
Pierre Richard, jusqu’au bout.
* Les prénoms, les âges, les professions, les lieux, etc… ont été modifiés, évidemment.
J'espère que ça vous a plu,
A bientôt !
TL;DR : Je pensais rencontrer un 8 et j'ai rencontré un 3. On a passé la soirée dans sa voiture, à discuter. Elle aurait aimé aller plus loin mais ce n'était pas possible pour moi. Alors, elle m'a comparé à Pierre Richard.