On s'en sortira jamais. Mais j'essaie encore une fois. "Cent fois sur le métier ton ouvrage tu remettras", comme disait mon grand-père
Hopgun a écrit :
Pour le A :
Je suis daccord, dailleurs lislam dit : Point de contrainte en religion.
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Bien. Nous sommes d'accord. Islam un point, Islam one point
(j'espère qu'on peut plaisanter avec ce genre de choses
, loin de moi l'idée de blasphémer).
Hopgun a écrit :
Pour le B :
Je suis daccord avec toi, même si dans ce Topic même on demande au musulman de se justifier. La société aujourdhui demande également sans cesse au musulman de se justifier. Mais jessaie de faire abstraction de cela.
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Je (moi, BigJoke) ne demande à aucun musulman de justifier sa croyance en Dieu. Je dis que la croyance n'a pas a être justifiée, mais que la manière dont cette croyance s'exprime (se voiler le visage, ne pas manger de porc, pas de viande le vendredi-saint, prier à tel moment et de telle manière) doit l'être (et donc pas uniquement pour le musulman). Donc je demande aux croyants de me justifier (= me prouver) que leur manière de "vivre" leur croyance soutient la logique et le bon sens. En allant plus loin, j'affirme que ce n'est pas le cas. Et j'explique à nouveau pourquoi ci-après.
Hopgun a écrit :
Pour le C :
Il ne faut surtout pas dire que les gens croient en telle ou telle autre chose par hasard. Certes, il y a lhéritage de nos parents mais si on un jour on croit que la terre est plate (quand on est petit) ce nest pas pour autant que cette croyance nest pas à justifier à nos yeux et de ce dire un jour, non, la terre est bien ronde. Dans ce cas la croyance peut être soumise à lacte scientifique et de manière plus globale à la logique.
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Dois-je comprendre que tu assimiles Dieu à un phénomène palpable ? Si c'est le cas, alors Dieu n'a rien de divin. C'est simplement "quelque chose" qu'on ne comprend pas encore, mais qui, comme tout le reste, obéit aux "lois de la nature" (pour faire simple). Dans ce cas, CQFD, Dieu au sens ou tu l'entends n'existe pas.
Car la différence _essentielle_ entre tes exemples, c'est que la forme de la terre, c'est quelque chose de palpable, mesurable, observable. "Dé-mon-tra-ble". Donc, on peut la soumettre à l'acte scientifique. Et donc, on ne peut pas librement croire ce qu'on veut. La terre est ronde, point barre. Celui qui croit le contraire, je lui démontre qu'il se trompe. S'il persiste, c'est un con (démarche volontaire de ma part pour donner du poids aux mots. "Con" est à prendre au second degré). Pour Dieu, ça n'a rien avoir. PERSONNE n'a jamais pu, ne peut ni ne pourra jamais _prouver_ l'existence de Dieu. Parce que par essence, Dieu n'est pas dans le même "plan" que nous. Il est infiniment "supérieur" à toute chose, nous y compris. On ne peut pas le ranger dans la catégorie des objets ou phénomènes communs, il est bien au-dessus de ça. Donc, à partir du moment où on ne peut pas prouver son existence, chacun est libre d'y croire ou non. Et en cela, j'affirme que tu te trompes : la croyance ne peut en aucun cas être soumise à l'acte scientifique. C'est impossible, par l'essence même de Dieu. La croyance en la terre ronde par contre, le peut.
J'aimerais que personne n'oublie que la croyance fait partie du domaine de l'impression, du ressenti. Et elle ne peut en sortir. Jamais. Penser le contraire, c'est se tromper. Et si on le pense volontairement, c'est se voiler la face (pas de prétention de ma part, le "jusqu'à preuve du contraire" est sous-entendu). Le croyant qui devient non-croyant, ce n'est pas parce qu'il a eu une preuve de la non-existence de Dieu. C'est parce qu'il a eu l'impression que Dieu n'existe pas, et qu'il a décidé de croire en son impression. Le non-croyant qui devient croyant, c'est pareil. Aucune preuve là-dedans, simplement du ressenti.
Hopgun a écrit :
Il ne faut pas suivre certain scientifique qui nous explique que la science et la croyance en Dieu ne sont pas compatible. Pourquoi la croyance, lexistence de Dieu, ne peut se prêter à largumentation scientifique ?
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En fonction de ce que je viens d'expliquer, ces scientifiques ont pourtant raison. Enfin, il faut s'entendre sur la signification de la "compatibilité". Je dirais que science et croyance peuvent cohabiter. Un scientifique peut-être croyant, ça ne fait pas l'ombre d'un doute. Par contre, la science ne peut s'appliquer à la croyance, et la croyance ne peut s'appliquer à la science. Et il ne peut pas en aller autrement. C'est ce que j'explique plus haut : le divin se soustrait par essence à la preuve. Un peu comme un axiome en fait : tu ne démontres pas que dans le plan, étant donnés deux points A et B du plan, il ne passe qu'une et une seule droite par ces deux points. Ca ne se démontre pas, ça s'accepte. C'est comme ça, irréfutable. La différence avec Dieu, c'est que pour l'axiome, tu peux faire des tests : avec un papier, un crayon, une gomme, tu vas pouvoir réaliser un nombre incalculable d'essais. Après un temps plus ou moins long d'essais infructueux, tu te diras : "bon ok, j'abandonne et je crois à la validité de l'axiome". L'axiome résulte de l'observation. Pour Dieu, pas de "tests" salutaire. Dieu est encore au dessus de l'axiome. Pas d'observation. Pas de caractère scientifique.
Hopgun a écrit :
De quelle science tu parle ? La science que je connais permets de comprendre et dexpliquer les phénomènes qui nous entourent. Parce qu aujourdhui il ny a pas de preuve de lexistence de Dieu, tu pense quon ne peut étudier la question. On ne pouvait certifier que les microbes existaient mais ce nest pas pour autant que son étude était à bannir. Les outils ont été par la suite introduit pour caractériser le phénomène (microscope).
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Pour moi, ce paragraphe, c'est de la soupe. Un mélange de pommes et de poires. Tout d'abord, j'en suis pas sûr à 100%, mais je pense qu'avant le jour où on a découvert les microbes, leur étude n'avait aucun sens puisqu'on ne se doutait absolument pas de leur existence. De même, on n'a pas étudié le transistor avant de découvrir le transistor. Alors c'est pas que l'étude des microbes était à bannir, mais simplement qu'elle n'avait pas lieu d'être. Il me semble aussi qu'avant la découverte des microbes, la maladie était une "preuve" de la volonté Divine. Et on faisait des saignées pour faire sortir les vilaines humeurs. Mais peu importe. Quand tu me demandes "parce quaujourdhui il ny a pas de preuve de lexistence de Dieu, tu pense quon ne peut étudier la question ?", je réponds OUI a 200% ! Mais le lien de cause à effet que tu proposes dans cette question ("parce que -> donc ?" ) est faux : tu dis "parce qu'aujourd'hui", mais ça n'a aucun sens. Il n'y a pas qu'aujourd'hui qu'on ne peut pas : on ne pourra JAMAIS ! C'est impossible. Car Dieu est par essence au-dessus de toute étude, au-dessus de toute question. Donc j'affirme (de manière à mon avis non contestable) : "Parce que par essence, il sera à jamais impossible de prouver l'existence de Dieu, on ne peut pas étudier la question". Et c'est uniquement à cause de ça que l'on peut considérer comme un droit inaliénable de croire ou non en Dieu. "On ne peut pas" n'est pas à prendre dans le sens "on n'a pas le droit", mais dans le sens "il est inutile de". Bien qu'on pourrait considérer qu'au regard de Dieu, qui nous est infiniment supérieur, on n'a effectivement pas le droit de songer ne serait-ce qu'une seconde à étudier son existence. Mais ça, c'est un autre débat.
Hopgun a écrit :
Il ne faut pas cantonner la science au mathématique ! Veux-tu prouver par « a + b » que Dieu existe ? Serait-ce pour toi la seule preuve tangible ? Non les sciences permettent daller bien au delà du schéma « a + b » pour démontrer les choses.
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Cantonner les sciences aux mathématiques ? Ok, il n'y a pas QUE les mathématiques. Mais les mathématiques sont la base de TOUT (enfin il me semble). Essaie toujours de faire de la physique sans mathématiques. De l'électricité, de la chimie, de la résistance des matériaux. TOUT s'articule autour des mathématiques. Les mathématiques sont nécessaires pour toutes les autres sciences. En dehors des maths, on peut observer, on peut tenter de reproduire. Mais on ne peut rien asseoir. Et comme je l'ai dit au moins 10 fois, non je ne cherche pas à prouver par a+b que Dieu existe. Car je sais qu'il est impossible de prouver l'existence de Dieu (voir paragraphes ci-dessus).
Hopgun a écrit :
Pour la 11 :
Cest en effet lhypothèse mais au sens scientifique de la chose. Je texplique : Pour lorigine de notre univers, des observations ont été réalisé (extension de lunivers, etc.) et ont permis de tirer un certain fil conducteur logique qui suppose lexistence dun Big-bang. Apres cela ont en déduit des théories filles comme tu les appelle qui se vérifie et qui permettent dappuyer la théorie mère. Pour ce qui est de lexistence de Dieu, je ne la sors pas dun chapeau. Les observations que nous réalisons comme dautre avant nous sous entendent lexistence de Dieu. Par ailleurs des hommes ont transmis un certain message émanent de Dieu. Japporte du crédit à cette hypothèse et je cherche à la vérifier. Cest la démarche qui suit qui peut être contestable.
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NON, NON et NON ! Je corrige : "Les observations que nous réalisons comme d'autres avant nous nous paraissent sous-entendre l'existence de Dieu". D'après la logique et le bon-sens que tu semblais mettre en avant, oublier le "nous paraissent" est déjà commettre une erreur monumentale !
Tu dis chercher à vérifier l'hypothèse selon laquelle des hommes ont transmis un certain message émanant de Dieu ? Rhaaaaaaaa ! Mais OK ! Démarche saine. Mais _montre-moi_ je t'en prie, COMMENT tu le vérifies et à quels résultats ton analyse t'a menés. Et autrement que par des "je pense que", "je ressens que" ou "j'aime croire que" ! Ce ne sont pas des vérifications. Montre-moi COMMENT tu en arrives à dire : "ok, le message émane effectivement de Dieu".
Pour ma part, je me bats pour faire comprendre qu'il n'est aujourd'hui pas possible (en toute logique) d'affirmer que le message en question émane de Dieu. Tout comme il n'est pas possible d'affirmer que le message en question n'émane pas de Dieu. Tu remarqueras donc que je suis autant "contre toi" que contre le pur non-croyant qui prétend que les textes sont bidons. Je dis juste "on ne sait pas. Et on ne peut pas savoir". Prouve-moi le contraire.
Allons-même plus loin, prouve-moi que l'idée _précise_ selon laquelle tu ne peux pas manger de porc se trouvait tout aussi précisément dans le texte original. Si tu arrives à me le prouver, je te demanderai alors de me prouver que cette idée précise figurant dans l'original n'a pas été inventée par son auteur (300 ans après les faits dans certains cas, je le rappelle). Tant que tu n'as pas prouvé cela, on restera dans la même situation : tu ne pourras pas prouver que le message émane de Dieu, je ne pourrai pas prouver qu'il n'émane pas de Dieu. Trouve-moi, dans ce que je dis ici, quelque chose de discutable !
Imagine que je sois super copain avec Jacques Chirac (donc, on dit que c'est vrai). Et imagine que je te connaisse bien, et que je vienne te rapporter ce qui suit :
"Ah, salut Hopgun, ça roule ? Dis, tu n'imagines même pas ce que mon pote Jacques vient de me raconter. Il m'a dit que les élections qui ont eu lieu étaient truquées".
Ca, c'est le Message. Jacques Chirac existe. Je suis vraiment son pote. Je lui parle vraiment régulièrement. Ca, on peut l'affirmer. Maintenant, dis-moi en quoi tu peux affirmer que ce que je t'ai dit est VRAI ? Moi j'affirme que, suivant le bon sens, la SEULE et UNIQUE réaction que tu dois avoir, c'est douter (-> mettre en doute). Et donc tenter de vérifier. Pas question d'affirmer de manière péremptoire que ce que je dis est faux. Ni vrai. Il faut le vé-ri-fier. En attendant, toujours suivant le bon sens, pas question de quitter le pays parce qu'il est pourri jusqu'à la moëlle. Pas question non plus de continuer à voter, car il est "possible" que le système soit pourri jusqu'à la moëlle.
Par analogie, pas question d'affirmer que le message est bien divin. Pas question non plus d'affirmer qu'il ne l'est pas. Suivant le bon sens, pas question de vénérer un texte parce qu'il est divin. Pas question non plus d'arrêter de croire en Dieu parce que le message n'est pas divin. Fin de la tergiversation.
Le problème est que les croyants pratiquants ont la foi en Dieu (ce n'est pas contestable) mais ont aussi la FOI en les textes. Et ça, au regard de ce qui précède, même si ce n'est pas contestable en soi (en tout cas pas par moi, je n'ai pas le droit d'empêcher qui que ce soit de croire ce qu'il veut), c'est manifestement à l'opposé du bon sens, de la logique et de la riguer dont tu te réclames. Le fait EST que vous n'avez rien pour affirmer que les textes SONT d'origine divine. Des impressions, des suppositions, des interprétations, des sous-entendus, toutes ces choses n'ont pas force de preuve.
Hopgun a écrit :
Tu repends ton point A car en effet, jaccorde du crédit à cette hypothèse et toi pas comme certains scientifiques, encore aujourdhui, accordent du crédit à la théorie du big-bang et dautres pas.
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Le problème est qu'accorder ou non du crédit à la théorie du BigBang n'intervient pas au niveau du mode de vie. Et encore une fois, le BigBang c'est du "palpable" (dans une certaine mesure), c'est du vérifiable (ce n'est pas, par essence, le cas de l'existence de Dieu). Au final, libre à toi de croire au BigBang. Libre à toi de ne pas y croire. Arrivera un jour où quelqu'un sera en mesure de dire que tu avais raison ou tort. Et pour Dieu ? Tu crois vraiment qu'un jour, quelqu'un sera vraiment en mesure d'affirmer que Dieu existe, et que par conséquent tu as eu raison d'y croire ? Ou au contraire, que tu as eu tort ? Non, car Dieu est par essence supérieur à l'affirmation. Toujours des pommes et des poires, tu compares des choses qui ne sont pas comparables.
Hopgun a écrit :
Pour la 12 :
Oui, jaccorde du crédit aux textes qui émane de Dieu car cest lun des premiers moyen de justifier ma démarche. Tu ne la peut-être pas compris, mais pour moi le coran est (et pour toi, pourrait être) une preuve à la démarche vers la vérité.
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Je ne peux contester ton droit de le penser. Mais je peux te dire que ça relève de tout sauf de la démarche scientifique. Tu admets toi-même utiliser quelque chose de non-vérifié (le caractère Divin des textes) comme la preuve de quelque chose. Je ne peux pas utiliser le fait que les pyramides ont été construites par les E-T pour prouver que les E-T existent, car on ne peut pas affirmer que les pyramides ont été construites par les E-T.
Et qui plus est, le Coran n'est pas le seul message considéré comme divin par les fidèles. Disons qu'on trouve sur terre 10 religions "de poids", chacune possédant "son" texte divin. Parfois, ces textes se contredisent mutuellement. Ca prouve que tous ne peuvent être vrais en même temps. Disons que sur le 10, on en trouve au mieux 3 qui ne se contredisent pas. Ca veut dire qu'au mieux, tu as 33% de chances d'être dans le vrai. Personnellement, en toute rigueur, je ne trouve pas que c'est un pourcentage suffisant.
Hopgun a écrit :
Considère le théorème de Fermat qui paraît-il avait été griffonné sur un coin de page avec sa démonstration que lon ne retrouva pas. Son énoncé a toujours été considéré comme vrai (ou du moins possible) et surtout vraisemblables même si personne nen avait la preuve. Lénoncé du théorème a donc longtemps été considéré comme vrai et rarement on a dit que Fermat avait bu ce jour là.
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L'énoncé du théorème a longtemps été considéré comme vrai. Bof... en réalité, les mathématiciens ont eu l'intime conviction qu'il était vrai. Mais on n'a jamais utilisé des applications qui découlent de ce théorème avant de l'avoir démontré. L'exemple étant mal choisi, car je n'ai aucune idée des applications pratiques qui pourraient en découler. Donc, je prends un autre exemple.
Produire un trou noir sur terre, c'est théoriquement possible. On en a même beacoup parlé lors des discussions au sujet de la mise en service de je-ne-sais-plus quel collisionneur. On a dit à ce moment-là : "il est possible que ça arrive". Après réflexion, beaucoup se sont dit (et ont dit) : "si ça arrive, la durée de vie sera probablement trop faible (désintégration "immédiate" ) pour que ça soit dangereux". En toute rigueur (bon sens, logique) et en toute morale, on ne _peut_ pas utiliser le collisionneur en question tant qu'on n'aura pas prouvé que la durée de vie sera effectivement trop faible pour que ça soit dangereux.
Croire en Dieu, c'est théoriquement possible (on a le droit de le faire). Les croyants disent : "les textes sont divins" (et ça découle de l'existence de Dieu, car si Dieu n'existait pas, les textes ne seraient forcément pas divins). En toute rigueur (bon sens, logique) et en toute morale, on ne _peut_ pas suivre les textes à la lettre (= les utiliser) tant qu'on n'aura pas prouvé qu'ils sont effectivement divins.
Il me semble que c'est la même chose. Que tu le veuilles ou non. Tu as le droit de ne pas être d'accord, mais alors, ne te réclame pas de la démarche scientifique dans ce domaine.
Alors tu me diras que ça, c'est la théorie, et qu'en pratique on essaie sans doute le collisionneur avant d'être certain. C'est le propre de l'Homme. Sa méthode d'investigation du monde. On essaie et parfois on se brûle ; dans ce cas, on sait qu'on s'est trompé et on ne recommence plus. C'est le propre de l'Homme actuel. Celui que nous sommes maintenant. On privilégie l'efficacité à la sagesse. Ca va plus vite. Oui mais on a une prise là-dessus. On _peut_ changer ça. On _peut_, avec le temps, infléchir la tendance et privilégier la sagesse. C'est une autre propre de l'Homme : changer.
Quand un gosse se casse la gueule à vélo, parce que sans frein, il allait trop vite pour pouvoir s'arrêter à temps, il sera probablement grondé. Et il pourrait répondre : "ouiiiiiiiin, je croyais que j'arriverais à freiner avec mes pieds". C'est humain. Essai -> erreur. Mais dans l'absolu, le gosse est un abruti
. "Il croyait"... En gros, il supposait, il pensait que. Il n'a pas mis dans la balance qu'en face de son incertitude, il y avait le poids de sa vie (à cause des risques qu'il encourt s'il se trompe. Parfois ça n'a pas de conséquences graves. Parfois oui. Alors au niveau de l'apprentissage, c'est peut-être plus rapide. Et moins fatiguant. C'est pas pour autant que c'est plus sage. Parce que quand ça se termine mal, effectivement on a appris qu'on se trompait. Mais on est trop mort pour que ça serve.
Pour les croyants, c'est pareil. Il y a un risque. Celui de passer sa vie à respecter des textes _peut-être_ pour rien. Prenons du recul : on s'élève tous les deux et on regarde la terre d'en haut, avec ses habitants. Vision globale. Imagine que dans notre position, nous sachions que Dieu n'existe pas (c'est impossible d'arriver à cette certitude, mais imaginons, c'est la suite qui est importante). Le gars en bas, celui qui refuse de manger du porc, t'as pas envie d'aller lui dire : "hey mon gars, n'en mange pas si t'aimes pas ça, si ça n'a pas bon goût pour toi, mais goûte au moins. Et si tu aimes, manges !" ??? Puisque tu sais qu'il s'en prive pour rien... Fin de la parenthèse, on redescend de notre perchoir et nous ne pouvons pas affirmer que Dieu n'existe pas.
Toujours ces fichus textes dont tu ne veux pas admettre que tu leur accorde un caractère divin sans bon sens, sans logique, sans rigueur. Qu'encore une fois, tu prônes pourtant.
Quant au fait qu'on a très peu dit que Fermat avait bu "ce jour-là", c'est vrai. Parce qu'on était intimement convaincu qu'il avait raison. Ca n'empêche pas de devoir démontrer le théorème pour en être certain, chose qui a été faite. Preuve en est qu'intime conviction n'a pas force de preuve.
Hopgun a écrit :
Dailleurs on a toujours dis que les mathématiciens cherchaient la démonstration du théorème. Ils cherchaient à la démontrer et non à la casser car il étaient convaincu que le théorème était vrai, layant vérifié avec beaucoup dexemple, et récemment avec laide des ordinateurs.
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Je ne vois pas où est le problème. L'orientation n'est pas exclue de la démarche scientifique. Face à un problème dont on a restreint les solutions à 4 (par exemple, A B C et D), rien ne t'empêche de supposer que la solution A est vraie (A=1). Si en faisant le parcours avec ça comme hypothèse, tout fonctionne (pas d'incohérence, accord avec l'observation,...), alors tu dois vérifier que B=0, C=0 et D=0. Si c'est vrai, alors A=1. Si ça coince, c'est que A=0, et tu peux tester B=1. En appliquant le même principe, si tu montres que B=1, alors tu dois montrer que C=0 et D=0. Sinon, B=0, et tu testes C=1. Même principe, et tu arrives finalement a une solution. Sinon, c'est que ta théorie de départ est fausse. Et on remonte comme ça jusqu'à ce que ça ne coince plus. Et enfin, on redecend (nouvelles théories-filles de la dernière validée, différentes des précédentes). C'est scientifique. En tout cas, à aucun moment, tu ne peux dire : "je vais utiliser les conséquences (applications pratiques par exemple) de cette théorie en considérant que B=1" alors que tu ne l'as pas encore démontré.
Et puis ici, pour le théorème de Fermat, qu'on parte dans un sens ou dans l'autre, c'est exactement pareil : si tu démontres qu'il est vrai, tu as démontré qu'il n'était pas faux. Si tu démontres qu'il est faux, tu as démontré qu'il n'était pas vrai. De même, si tu démontres qu'il n'est pas vrai, tu as démontré qu'il est faux et si tu démontres qu'il n'est pas faux, tu as démontré qu'il est vrai. Même résultat. Mais au départ, 'faut bien partir d'un côté ou de l'autre.
Hopgun a écrit :
Pour la 13 :
Je pense que le coran possède beaucoup dénoncé de ce type qui permettent lorsquon y prend la peine de les vérifier par des exemples et pourquoi pas, comme le théorème de Fermat, de les vérifier.
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Montre-moi. Ouvre-moi les yeux. Des faits ! De vraies vérifications ! Je ne demande sincèrement pas mieux. N'oublie pas que de tout ce que je dis, seul "le savoir" est important. Peu importe si j'ai raison ou tort, je cherche à trancher. Et je serais aussi heureux de trancher dans un sens ou dans l'autre.
Tout comme je me fous que le théorème de Fermat soit vrai ou pas, seule m'importe la démonstration de la vérité.
Je te ferai aussi remarquer que tu commences ta phrase par "je pense que". "Penser que" n'a pas force de preuve, au contraire ça sous-entend une incertitude. En tout cas, c'est subjectif. Pas scientifique. Rigueur, logique et bon sens, comme tu le prônes.
Tu dis aussi : "vérifier par des exemples". Attention ! Ce n'est pas scientifique. Je regrette, mais dessiner 100 triangles et constater que pour chacun la somme des angles vaut 180° ne constitue aucunement une preuve que TOUS les triangles ont des angles dont la somme des mesures vaut 180°. On apprend ça à l'école primaire, en principe ! L'exemple n'a pas force de preuve, l'exemple illustre la preuve.
Hopgun a écrit :
Cest ainsi que je respecte ces préceptes car le texte présente tant de vérité
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Tu répètes une énième fois la même idée, d'une manière différente. Ce à quoi je réponds toujours pareil : vérité au nom de quoi ? Comment affirmer, prouver, valider ça ? Ce n'est pas une vérité, mais une croyance. Tu CROIS que les textes sont divins, tu ne SAIS pas s'ils le sont.
Tu sais, y a un truc qui me contrarie avec les textes. Je l'ai déjà dit, je crois en Dieu. Tu es croyant aussi. De mon côté, j'ai reçu une éducation religieuse catholique, toi musulmane (euh... je ne suis pas sûr du terme
. Dois-je dire musulmane ou islamique ? Et même, dois-je dire catholique ou chrétienne ? Mais peu importe, j'espère qu'on se comprend). Et bien moi, j'ai renié ma religion. Je suis toujours croyant, mais sans religion. Une religion, c'est il me semble l'ensemble de la croyance en un Dieu et des dogmes qui en découlent (les textes). Je RENIE la religion catholique. Pourquoi ? Parce que cette religion, celle des hommes faits à l'image de Dieu (à ce qu'elle dit), te condamne toi, en tant qu'homme. Tu es croyant, comme moi. Et cette religion catholique qu'on dit empreinte d'amour et de respect, te dit (car elle s'adresse à tous les hommes, toi y compris que tu y croies ou non), elle te dit donc : "tu es un mauvais croyant !". Même pire : elle te menace des pires tourments après ta vie mortelle. Alors que tu es croyant, mais que ta seule "erreur" est de ne pas y croire "comme il faut". Non mais tu te rends compte ? Pourquoi un Dieu qui est amour m'imposerait-il de le vénérer de "telle" manière et pas d'une autre. D'abord, s'il est vraiment amour, il n'a pas de raison de m'obliger à le vénérer, car il me laisse libre. Sans me punir après coup. Il a donc d'autant moins de raison de m'imposer une quelconque manière. Comme je l'ai dit avant, vénérer Dieu, ça peut se faire en allumant une bougie avant de se doucher, si on le sent comme ça. Prier son Dieu, ça peut aussi se faire sous la douche, pas obligatoirement en se tournant vers un temple ou en faisant au préalable un signe de la main. De même, si Dieu est amour, il n'a que faire de l'apparence. Ca ne le trompe pas. C'est l'essence qui a de la valeur. Pas besoin de montrer "mécaniquement" quoi que ce soit, il _suffit_ d'être amour. Au fond de nous, du mieux qu'on peut.
Reste la possibilité de croire que notre vie sur terre est un "examen". Un test. Au même titre que l'existence de Dieu, on ne peut pas prouver que c'est vrai, on ne peut pas prouver que c'est faux. Donc, on a le droit d'y croire. Or, lors d'un examen, des choses nous sont imposées. Il y a une marche à suivre. Donc, on peut croire que nous sommes "obligés" de faire "comme ça" pour réussir le test. Un peu comme un examen de maths où il n'y aurait ni question, ni consigne explicite. Chaque élève serait devant sa feuille blanche, avec son crayon en main, et livré à lui même : à chacun de faire selon l'impression qu'il a de ce qu'on lui demande de faire.
Et c'est là que je me rends compte qu'il y a peut-être une différence essentielle entre nous. Pour ma part, je refuse catégoriquement que ma vie endosse le statut d'examen. Je me trompe peut-être, mais j'ai été conçu avec la possibilité intellectuelle de le refuser. Et j'ai choisi de faire comme ça. De ton côté, tu as aussi été conçu avec la possibilité intellectuelle de le refuser, mais peut-être que toi, tu l'accepte. Et décider librement (car ça ne nous est pas imposé) que notre vie est un examen, ce n'est pas faire atteinte au libre arbitre. Donc si c'est ton cas, je n'ai absolument rien à redire.
Tout ça pour en arriver là. Pas tout à fait, car si tel n'est pas ton cas, alors j'affirme que tout ce que je dit plus haut se tient (en tout cas jusqu'à ce qu'on me _prouve_ le contraire, comme il va de soi quand on est rigoureux, logique et plein de bon sens), et que par conséquent, tu n'appliques pas convenablement les loi précitées de la rigueur, de la logique et du bon sens.
Tu as le droit de croire en Dieu. Tu as le droit de croire que les textes sont divins même si rigoureusement tu n'as aucune possibilité de l'affirmer. Mais tu n'as pas le droit, sur notre plan terre-à-terre, de dire qu'en les suivant scrupuleusement, tu fais preuve de rigueur, de bon sens et de logique.
Hopgun a écrit :
Chaque acte a sa signification et je me dois de ne pas oublier leur sens à chaque fois que je les applique
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Je corrige en vertu de ce que j'ai dit plus haut : "... je me dois de ne pas oublier le sens que je ressens à chaque fois que je les applique". Comme plus haut, oublier les mots "que je ressens" (ou n'importe quel synonyme) est faire une monumentale erreur de bon sens. La rigueur ne peut se satisfaire de l'à-peu-près.
Hopgun a écrit :
Mais tu oublies une chose PRIMORDIALE : le point 14 :
mon bons sens (ou mon intelligence au sens général) et mon libre arbitre. Chaque choix que je réalise est le fruit de ma décision propre. Cette décision, je la veux clair et réfléchi. Car même si tu pensais que Dieu existe, tu serais daccord quil nous jugera sur nos propres actes.
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C'est justement tout le contraire. Mon libre-arbitre me permet justement d'avoir un "paraître" différent de mon "être". Je peux avoir l'air d'adorer manger du poisson même si je déteste ça. Je peux "paraître" aller à l'Eglise tout en ne croyant pas en Dieu (sans le dire) (=être). Je peux "paraître" ne pas aller à l'Eglise tout en croyant en Dieu (sans le dire) (=être). Si Dieu est amour, bon, juste,... peu lui importe mon paraître. La valeur est dans l'être. Donc non, la dernière chose importante pour le jugement final d'un homme est ses actes. C'est uniquement pour nous, humains, imparfaits, non divins, que les actes sont importants. On ne peut juger que sur ça, puisque l'être d'autrui nous est complètement masqué. Nous, humains, ne pouvons faire qu'une chose : prendre le "paraître" pour l'être. Actuellement, les croyants pratiquent la religion comme si c'était "pour" un être réel, qui accorde comme nous de l'importance au "paraître". Dieu est bien trop parfait pour s'arrêter à ces basses considérations matérielles.
Ce qu'on peut donc voir, c'est que si un humain parvient à se détacher des textes tout en continuant à croire en Dieu et qu'il décide de le vénérer en priant tourné vers la Mecque parce que c'est comme ça qu'il en ressent le besoin, c'est très bien ! Mais j'insiste, uniquement s'il est complètement détaché du texte qui dit que c'est comme ça qu'il faut faire. Dans ce cas, et dans ce cas seulement, cet humain arrivera à un niveau où son "paraître" sera confondu avec son "être". Pour l'humain d'à-côté qui l'observe, ça ne fera aucune différence, puisque pour lui, "être imparfait", le "paraître" s'assimilait déjà au "être" (masqué pour lui). Peu importe, la croyance et la manière de la "vivre" ne doit pas s'établir au regard de l'autre. A mon sens, ce serait un pas en avant vers la Sagesse. Sans doute que Dieu apprécierait...
Hopgun a écrit :
Tes parents, ta société nous ont donné une base qui est ce quelle est mais la suite, cest nous qui lécrivons et cest sur cela que nous seront jugés.
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On donne une suite à quelque chose qui nous est imposé (par la force de l'habitude, les croyances de nos ancêtres). Ce n'est pas pour rien qu'on dit de tel pays qu'il est de confession catholique, de tel autre qu'il est de confession musulmane, et ainsi de suite. On considère a priori que quelqu'un qui naît sur le territoire belge (pays catholique) _est_ catholique. J'ai été baptisé alors que je ne disais pas encore "maman". Je suis donc quasiment catholique de naissance. Or, je renie le catholicisme. Pas Dieu, non, ça j'y crois. Je renie une forme d'expression de la croyance en Dieu.
Si notre libre-arbitre avait tant de place dans le choix d'une religion, donc si chacun choisissait librement sa religion sans poids des générations antérieures, sans poids culturel, la distribution des différentes confessions à la surface de la planète serait plus ou moins uniforme (comme on dit de l'univers qu'il est homogène et isotrope). On observerait au niveau mondial (par exemple et pour faire simple, en ne prennant que ta religion et la mienne à l'origine) : 20% de non croyants, 50% de musulmans et 30% de catholiques. Ou bien 20-30-50, peu importe les chiffres, le but n'étant pas de donner plus d'importance aux uns qu'aux autres, c'est juste un exemple. Le plus important est que cette répartition serait observable pareillement en restreignant la vue à l'échelle d'un pays... voire même d'une région. En Belgique, il y aurait 20% de non croyants, 50% de musulmans et 30 % de catholiques aussi bien en wallonie qu'en Flandre. Ce serait pareil au Maroc, en Russie, en Australie,... Au revoir le libre-arbitre, c'est une ILLUSION ! Il est faux de dire que nous choisissons.
Et encore une fois, je ne vois pas pourquoi nous serions jugés sur des actes (paraître) et pas sur nous-mêmes (être).
Hopgun a écrit :
Parenthèses : ce nest peut-être pas volontaire mais si dans ton inconscient Paul est non croyant et Yacine est croyant tu semble supposer que les croyants rejètent lexistence de E.T. et pas le non croyant. Fin de la psychanalyse
(Joke )
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Joli ! Tu vois, j'ai voulu bien faire en prenant à dessein des prénoms aux consonnances recherchées... et je m'ai fait eu
Hopgun a écrit :
Dans ton exemple, les pyramides sont équivalentes aux textes sacrés. Mais tout le monde sait que les pyramides ont été construites par les égyptiens de lépoque et seuls ceux qui sont des fans de Stargate (le film) peuvent penser quils viennent des E.T.
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Je suis fan de Stargate (le film et la série).
Il n'empêche qu'il est vrai que la théorie des E-T constructeurs de pyramides est douteuse. Peu probable. Il n'en est pas moins vrai que les théories admises jusqu'ici par les égyptologues concernant la construction sont de plus en plus remises en question. On évoque très sérieusement le fait que les pierres de la construction n'ont pas été taillées dans la masse et amenées puis manipulées sur le chantier, mais plutôt qu'elles ont été moulées (c'est à dire qu'il s'agirait de pierres artificielles, un peu comme notre béton). Technologie que l'on considérait comme totalement inconnue à l'époque. Au vu de ces possibilités, c'est un pan entier de l'égyptologie qui est remis en cause. Alors, qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux ? On ne SAIT PAS. Et tant qu'on ne sait pas, tout peut être vrai (chaque théorie est "théoriquement" possible, c'est le cas de le dire). Et de ce fait on ne prend pas pour vrai les conséquences qui découlent de chacune de ces théories. On attend de savoir.
Hopgun a écrit :
Ce que je veux dire cest que les textes sacrés sont réellement attribués à Dieu et donc il peuvent être étudié en tant que tel.
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Bis repetita placent : d'où sors-tu ton "réellement". Où est la vérification, la place accordée à la logique et au bon sens. Si je m'en tiens au français et à la signification de tes mots, "les textes sacrés sont réellement attribués à Dieu" ne veut pas dire que "les textes sacrés proviennent réellement de Dieu". Ta phrase est toujours dans le domaine de la supposition. Mais même si tu voulais me dire "les textes sacrés proviennent réellement de Dieu", je te demanderais d'où tu tiens ça. Montre-moi. Fais-moi admettre (admettre car vérifié, pas admettre sans fondement) que c'est vrai.
Hopgun a écrit :
Le message en est clair : le texte parle lui-même de lexistence de Dieu alors que ce serait risqué de baser lexistence des E.T. aux pyramides dégypte. Ton point 12 nest pas applicable et encore moins le point 13.
Bah... on peut trouver (sur internet par exemple) des messages qui affirment que la construction des pyramides est à attribuer aux E-T, ce n'est pas vrai pour autant. De même, c'est pas parce qu'un texte parle lui-même de l'existence de Dieu que Dieu existe vraiment. Encore une fois, si le message prouvait l'existence de Dieu, ce serait en contradiction avec le fait que Dieu est bien au-dessus de la preuve. Or Dieu est au-dessus de tout... A moins que le message soit divin lui-même... oui, mais on ne peut pas le prouver (traduction de traduction de traduction d'un texte qui a été écrit 300 ans après les faits, relevant donc d'une tradition orale non fiable). Donc, on est dans une impasse, la même que tout à l'heure, celle qui me fait dire que tu ne peux pas affirmer que le message est divin, je ne peux pas affirmer qu'il ne l'est pas, donc pour toutes les raisons du bon sens que j'ai indiquées plus haut, tu ne devrais pas les suivre à la lettre.
Là, tu viens de me fournir la corde pour te pendre
[citation=2868408,7200,25][nom]Hopgun a écrit[/nom]Je te répète donc que ton exemple nest pas applicable à la religion car les textes sacrés contiennent clairement leur appartenance à Dieu, contrairement aux pyramides qui nont rien à voir avec le E.T.
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1) Qui es-tu pour affirmer qu'il est avéré, démontré, certain, que les textes contiennent clairement leur appartenance à Dieu ? Je redis : tu CROIS qu'il en est ainsi, tu ne peux pas AFFIRMER qu'il en est ainsi.
2) Qui es-tu pour affirmer qu'il est avéré, démontré, certain, que les pyramides n'ont pas été construites par les E-T ? Puisqu'on ne SAIT PAS comment ça s'est passé ?
Hopgun a écrit :
Comme je tai expliqué plus haut, considère les textes comme le théorème de Fermat : ce sont des énoncés qui traduisent des vérités de notre monde.
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C'est faux et archi faux, en tout cas au regard de la logique et du bon sens ! Le théorème de Fermat ne traduit des vérités de notre monde qu'à partir du moment où il est démontré ! Et pas avant ! Avant la démonstration, il traduit une impression de vérité de notre monde ! Nuance ! Enorme nuance.
Hopgun a écrit :
Tu ne comprends pas ce que fait Paul : « calques tu ta vie en fonction de quelque chose dont ni toi ni moi ne savons si elle est vraie », cest normal car tu as supposé que tu raisonne et que Paul ne raisonne pas. Ce nest peut-être quun oublie de ta part mais souvent les non croyant pensent que les croyants ne raisonnent pas alors que justement ils raisonnent bien.
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Et pourtant, je pense que tu montres le contraire. Le croyant, par définition, croit. Et croire, ce n'est pas raisonner. En toute logique, on commence par croire, puis on vérifie, on établit (= on raisonne) et ensuite on continue à croire ce qu'on vient de prouver. A ce moment, ce n'est plus réellement "croire", c'est "savoir", "connaître". Les croyants semblent s'arrêter à "on commence par croire".
Hopgun a écrit :
La logique, je te lai expliqué, cest notre bon sens et notre soif de connaissance. Cest ne pas vouloir laissé sans réponse certaine question. Tout croyant ne peut penser quil sera jugé en fonction de ce que ces parents lui ont légué : ce serait labrutire. La démarche scientifique réside dans le fait que je veux connaître la vérité et que pour cela jai choisi de considéré que Dieu existe. Après cela je filtre à travers mon bon sens ce quIl ma transmis et je cherche les preuves de Ces dires.
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Ce serait vrai si tu pouvais être certain que ce que tu as en main est _effectivement_ quelque chose qu'Il t'a transmis. Or, j'ai montré qu'au regard du bon sens, tu ne peux pas en être certain (tout comme je ne peux être certain du contraire, je tiens à ajouter ça à chaque fois). Donc, tu es totalement en dehors du bon sens.
Hopgun a écrit :
Au contraire, ne pas croire en Dieu et sarrêter là, cest justement aller à lopposé de la démarche scientifique.
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Mais bon sang, quel est le rapport ?
De un, le débat ne se situe pas au niveau de "croire en Dieu ou pas". Il se situe au niveau de la manière de le montrer, de le "vivre". Je l'ai dit au moins 10 fois, ça me donne l'impression que tu tournes autour du pot, que tu noies le poisson.
De deux, croire en Dieu ou pas est une question qui se pose totalement en dehors du concept de la démarche scientifique. Puisque Dieu est supérieur à tout (pas en terme de valeur, mais en terme d'inaccessibilité), il est illusoire de penser qu'il y a la moindre chance d'obtenir un jour une "preuve" de son existence. Même pas le moindre indice. Ni de sa non-existence d'ailleurs. C'est IMPOSSIBLE !
Il n'y a à ce niveau aucun lien entre croyance et démarche scientifique.
Hopgun a écrit :
Deux chercheurs qui ont un différent ne vont pas se dire mutuellement « prouve-moi que jai tors » mais au contraire ils vont se dire « Je vais te prouver que jai raison ».
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On n'a pas eu la même éducation scientifique. Pour moi, ce que tu dis est faux. Car en réalité, on doit faire les deux. Pour avancer une théorie, je dois d'abord prouver qu'elle est vraie ("je vais te prouver que j'ai raison" ). Ensuite, l'humilité (qui est une valeur scientifique) m'impose d'ajouter (et c'est tacite pour toute théorie, sinon ça reviendrait à interdire toute contestation) : "j'ai raison jusqu'à preuve du contraire" (autrement dit "prouve-moi que j'ai tort" ). En dehors de ça, je ne vois pas de démarche scientifique.
Hopgun a écrit :
Non, le non croyant prétends que Dieu nexiste pas est il ne cherche pas à le démontrer mais dit plutôt, jattends de voir une preuve évidente. Sur les quatres chemins ont tu parlais, en fait le croyant à réellement pris un chemin et le non croyant attends sur le croisement et attends de voir.
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Ton argument est encore une fois anti-scientifique au possible. Encore une fois, tu fais l'amalgame erroné entre la croyance et la science (science -> la preuve). Le croyant et le non croyant doivent appliquer ensemble la rigueur scientifique. Mais l'existence de Dieu ne se prouve pas, ni ne s'infirme. Là où ils doivent l'appliquer, et la seule chose pour laquelle ils peuvent le faire, c'est sur les textes : déterminer si oui ou non ils sont d'origine divine. J'attends toujours que tu me prouves que c'est le cas. D'ici là, je reste sur ma position : je ne dis pas que c'est vrai, je ne dis pas que c'est faux, je dis que je ne sais pas et que personne ne peut le savoir.
Qui plus est, tu reprends mon analogie, mais je trouve que tu la reprends à mauvais escient ! Le non-croyant, n'est pas comme tu le dis immobile au carrefour en attendant de voir. Il _a_ choisi. Il _a_ pris un des deux chemins. Celui de la non-croyance. Quand tu dis qu'il attend de voir une preuve évidente, ça revient à dire qu'avant de faire demi-tour pour prendre l'autre voie, il attend un élément pour l'amener à le faire. En quoi est-ce opposé au bon-sens ? Tout comme si de deux chemins, tu cherches le plus chaud, tu en choisis un "par défaut" ou pour toute raison non contestable qui te semble valable et tu y vas. Ne me fais pas croire que tu ferais demi-tour avant d'avoir perçu du froid dans le chemin dans lequel tu t'es engagé, celui que tu pensais être celui de la chaleur ! Pour faire ce demi-tour, il faut qu'un élément nouveau vienne t'en donner l'idée. Ou alors, c'est que tu ne sais pas ce que tu veux, que tu hésites. Et hésiter, ce serait rester au carrefour à attendre, ce que tu prétends ne pas faire.
Hopgun a écrit :
Pourquoi dis-tu que les théories fille qui découlent de lexistence de Dieu ne sont pas vérifiés. Moi jen connais beaucoup. Tu peux croire que le texte est douteux mais il ne suffit pas de le croire comme tu le dis mais de le vérifier. Et je te le répète, tel mon exemple sur le théorème de Fermat, les textes contiennent des énoncés qui constitue en elle même des preuves de la véracité du texte lui-même. Bien sur si tu considère une preuve comme étant strictement du type « a + b », en effet on ne pourra rein prouver, ni le caractère véridique du texte, ni le big-bang, ni les études en neurologie, en psychanalyse,
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"Moi j'en connais beaucoup". Fort bien. Tu en connais beaucoup ? Montre-les ! Rigoureusement ! J'en ai lu beaucoup dans les pages précédentes qui ne demandaient que ça. Et jamais, je dis bien jamais, leur souhait n'a été réalisé. Aucune réponse n'a jusqu'ici dépassé le stade de la croyance, de l'intuition, de l'interprétation, de l'hypothèse, de la supposition. Toutes choses plus ou moins synonymes qui sont étrangères au concept du bon sens, de la rigueur et de la logique. Qu'encore une fois, tu semblais prôner au départ.