aroll | Bonjour.
Manso a écrit :
Comme je l’ai déjà dit, avec un mode de vie à l’américaine, la terre ne peut accueillir durablement qu’à peine 500 millions d’habitants.
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Sources? Protocole exacte des études faites pour parvenir à cette conclusion?
Manso a écrit :
Les calculs de l’Optimum Population Trust http://www.optimumpopulation.org/ , partent du principe de l’utilisation maximum d’énergies renouvelables, les énergies fossiles étant gérées sur le long terme, et arrivent finalement au chiffre de 4 à 5 milliards d'habitants si ceux-ci se contentent tous d'une vie frugale.
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Je me souviens d'un reportage sur France 2 à l'automne dernier, où l'on disait que l'on venait d'atteindre le maximum d'exploitation annuel de ressources que la Terre peut renouveler. En d'autres termes, pour que la Terre puisse renouveler constamment ce que l'homme lui prend, il faudrait cesser toute activité à partir de cette date, ou plus simplement, consommer en un an ce que l'on consomme en 9 mois.
La conclusion est simple: dans les conditions actuelles, il faut réduire notre consommation de ressource d'un quart.
Partant de là, et compte tenu que l'on produit déjà assez pour que tout le monde vive correctement (s'il y avait une répartition équitable sans gaspillage), on peut dire que la Terre peut, dans les conditions actuelles faire vivre à un bon niveau 6 milliards - 25% = 4,5 milliards d'individus.
On peut donc déjà dire que cette partie phrase
Citation :
et arrivent finalement au chiffre de 4 à 5 milliards d'habitants si ceux-ci se contentent tous d'une vie frugale
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est (volontairement?) fausse, au niveau de l'adjectif "frugale". Enfin, comme mon calcul est basé sur les conditions actuelles, c'est à dire avec notre façon actuelle de produire l'énergie, cette autre partie:
est aussi (volontairement?) fausse. Avec une utilisation importante d'énergie renouvelable, la population pourrait être notablement plus élevée.
Manso a écrit :
La modification du "style de vie" est donc une évidence et je ne vois pas pourquoi on oppose ici le changement de comportement concernant la consommation ou la pollution et celui concernant le fait de d’autolimiter sa procréation. Les deux vont évidemment de pair. Préconiser l’un sans l’autre est voué à l’échec.
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On n'oppose rien, on dit simplement que l'auto-limitation de la procréation comme tu le préconises est un leurre qui ne peut mener qu'à un constat d'échec, qui lui même ne peut mener qu'à un durcissement des mesures, qui s'il ne suffit pas encore entraînera un nouveau durcissement et ainsi de suite jusqu'à la coercition façon Chine, c'est inévitable.
D'un autre côté, tout le monde sait que la hausse du niveau de vie entraîne une baisse inéluctable de la fécondité. Voilà la bonne voie, celle que n'aiment pas les écolos parce que d'une certaine manière, et sans l'admettre ni se l'admettre, c'est d'abord l'homme qu'ils n'aiment pas (d'où cette volonté récurrente de chercher de bonnes raisons de réduire le nombre d'homme).
Manso a écrit :
Ici encore, personne ne propose d’imposer quoique ce soit. Agiter le fantôme de la dictature est une recette éculée. Il est parfaitement possible d’amener le taux natalité des certains pays à un niveau raisonnable uniquement en investissant massivement dans l’éducation et dans le planning familial (en particulier la prévention des grossesses non désirées). Mais évidemment pour que la communauté internationale se donne les moyens de cette politique volontariste et audacieuse, il faut que le problème soit reconnu par une majorité des "terriens".
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Ne supprimer que les grossesses non désirées sera très très loin de suffire pour une vraie réduction de population, d'où la tentation de mesures plus radicales, c'est évident, mais ça ne se dit pas pour ne pas éveiller les soupçon sur le but réel de la manoeuvre.
Manso a écrit :
Il semble que nous en prenions fort heureusement le chemin, puisque l'Unfpa a déclaré dans son rapport 2009: « L’effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l’atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable. »
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Pourquoi ne pas donner directement ce chiffre écologiquement viable? Peur de faire peur? Peur de montrer que l'objectif ne peut-être atteint sans des mesures plus musclées? Peur d'être ridicule en avouant n'avoir aucune preuve de ce qu'on avance?
Manso a écrit :
De « gros massacres » ont déjà lieu du fait de la surpopulation: ce sont les famines, les effets dévastateurs amplifiés des catastrophes naturelles (Haïti), certaines guerres ou génocides (Rwanda).
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Lorsque tu parles d'un maximum de 4 à 5 milliards d'habitants, alors que nous sommes déjà 6 milliards, les famines, guerres et génocides ne sont que des broutillent en comparaison de ce qu'il faudrait pour arriver à ce que tu espères.
Manso a écrit :
Cette cohabitation harmonieuse n’est possible que si la pression anthropique est limitée.
Ceci étant le mal est déjà en grande partie fait et ce type de discours "angélique" est pour le moins déplacé:
Voici l’exemple de l’inexorable déclin de la population des Lion
« Le Lion, Panthera leo, est une espèce africaine phare. La simple présence du lion dans une région indique le maintien d’une grande biodiversité, signe d’intégrité sauvage et naturelle. Autrefois répandu à travers l’Europe, Le Moyen-Orient, l’Asie et l’Afrique, ce prédateur est maintenant, à l’exception d’une population résiduelle qui survit dans la forêt du Gîr, Inde (sous-espèce Panthera leo persica), confiné en Afrique, au Sud du Sahara (sous-espèce Panthera leo africana). La population africaine de lions se situait au-delà de 100 000 individus il y a 20 ans). Des estimations récentes la situent, selon les auteurs, entre 29 000 et 47 000 individus [voire entre 18 000 et 27 000 selon une autre source].
L’accroissement de la population humaine, et le développement parallèle de l’agriculture et de l’élevage (bovins, ovins ou caprins) provoquent une dégradation de l’environnement naturel. Les principales proies des carnivores (les herbivores) sont en forte diminution, du fait de la dégradation du milieu, de la compétition du bétail pour l’eau et le fourrage, de la transmission de maladies par les troupeaux domestiques, et pour une large part du fait du braconnage. Cette réduction de leurs proies naturelles pousse les lions à s’attaquer aux troupeaux domestiques, vulnérables et parfois plus abondants que les proies sauvages. »
http://associationcifao.free.fr/COA.pdf
Ou encore celle des tigres
« Chassées jusqu'au milieu du XXe siècle, les populations de tigres ont fortement décru, passant d'un effectif estimé à 100 000 individus en 1900 à un peu plus de 5 000 tigres, la majorité vivant en Inde. La réduction de son habitat et le braconnage alimentant la médecine traditionnelle chinoise sont les principales menaces pesant sur l'espèce. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tigre
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Affirmations gratuites, si la disparitions des espèces est effectivement souvent liée à l'action de l'homme, il est faux de dire que la surpopulation en est la cause. Les espèces ne disparaissent pas seulement dans les zones très peuplées (tigre de Sibérie).
La pollution, la mauvaise gestions des ressources, la cupidité, le business, la bêtise, en sont les vraies causes.
Manso a écrit :
L'exemple flagrant de Haïti, en ce qui concerne la déforestation, est évidement très dérangeant:
Je ne peux que rappeler cette phrase déjà citée:
« L’autre facteur déterminant dans le déboisement a été l’explosion démographique.»
http://www.haiticulture.ch/Env_gestion_forets.html
Et ça n’est pas parce que la déforestation ne concerne pas que les pays à forte population, que la forte population n’a pas un effet sur la déforestation…
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Bon, on va faire autrement. Pourquoi les Haïtiens déboisent-ils?
Manso a écrit :
De plus, une des causes évidentes de tous les drames que connaît Haïti est bien évidemment sa surpopulation et l'intensité des pertes humaines qu’à connu tout récemment le pays est elle aussi liée à sa trop importante densité de peuplement.
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NON, c'est faux, dans un pays riche et des construction aux normes anti-sismiques, il n'y aurait pas eu autant de morts, loin s'en faut!
Manso a écrit :
Faire croire que les personnes qui énoncent ces évidences veulent dédouaner le responsables politiques de leur gestion exécrable est un bien mauvais procès…
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Ils ne veulent pas le faire, ils le font malgré eux, parce qu'ils ont choisi d'accuser la surpopulation.
Manso a écrit :
Pour conclure sur la plupart des arguments que vous avancez dans vos différents posts, on s'aperçoit qu'en fait ils sont très souvent basés sur l'exagération (ne plus faire d'enfants) et le procès d'intention (volonté de continuer à polluer, soutient aux régimes corrompus, voire mise en place de dictatures).
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T'as pas bien lu alors.
Manso a écrit :
Un phénomène naturel est un phénomène où c'est essentiellement la nature qui intervient. Or ici, en ce qui concerne la natalité africaine, comme je l’ai expliqué plus haut, ce sont les progrès de l'hygiène et de la médecine (bénéfiques en soi), alliés à la survivance de mentalités archaïques et malheureusement bien "humaines" telles que l’oppression des femmes, l’expression d’une pseudo virilité et l'exploitation des enfants, qui sont la cause de la poursuite de l'explosion démographique. La nature n’a rien à voir là dedans...
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Euuuuh, quel rapport avec quelque chose que j'aurais dit?
zoliver a écrit :
Il suffit de connaitre l'histoire de l'ile de Pâques, Ils ont érigé des dizaines de statues au nom d'une quelconque religion, et ont tout déforesté, et leur civilisation s'est éteinte.
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Quel rapport avec la surpopulation?
Manso a écrit :
La Terre et la nature peuvent vivre sans nous (et même mieux, c'est même vital pour eux), mais pas l'inverse. Sans les arbres, sans les plantes, sans les animaux autour, que deviendrons nous? Rien du tout!
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C'est faux!!! Sans l'homme la vie s'éteindra naturellement sur la Terre dans environ 100 millions d'années....
Manso a écrit :
Une Terre qui accueille 10 milliards d'humains et quelques milliards d'animaux dans les enclos, et des millions d'hectares de plantations de fruits et légumes uniformes tout juste bons à nous servir, c'est le pire scénario que je redoute.
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T'es marrant, avant hier à 16 heures 41 et 25 sec tu disais:
Citation :
Je crois que si on parle de réelle surpopulation, il faudrait nuancer.
Avec notre mode de consommation de maintenant, 5 milliards de personnes seraient déjà une surpopulation, et avec notre mode de consommation d'il y a 10.000 ans, la surpopulation ne viendrait pas avant 20 milliards de personnes. De plus, la surpopulation ce n'est pas seulement qu'on soit trop nombreux, mais comment on utilise les ressources de la planète. Or, dans ce cas là, Europe et USA sont aussi surpeuplés que le reste du monde, malgré le fait qu'ils soient 10 fois moins nombreux en nombre.
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Maintenant tu imagines le pire pour 10 milliards, tu changes donc tout le temps d'avis!
Amicalement, Alain
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