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| Auteur | Sujet : Y a-t-il un grand architecte dans l'univers ? |
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Elessar777 Tripatt' Faux-reveur. | Reprise du message précédent :
--------------- Cassoulet, again ! |
Publicité | Posté le 29-11-2012 à 14:26:54 ![]() ![]() |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Qu'il n'y avait pas "d'avant Big Bang" ? C'est pas exactement ça qui est dit. Le "Big Bang" désigne en fait une famille modèle d'univers résultant de l'application de la théorie de la Relativité Générale à un espace homogène et isotrope (hypothèse cosmologique, remarquablement vérifiée depuis qq années avec l'observation du fond radio de l'univers qui est homogène au 1/100 000e près). Dans cette famille de modèle d'univers possibles, on choisit celui qui correspond le mieux à celui observé en ajustant les paramètres (densité baryonique ~ 0.05, densité de matière noire froide~ 0.25, cte cosmo ~ 0.7, densité totale = 1). A partir de la on peut "rejouer l'univers" en inversant le sens du temps pour voir ce qui se passe quand on approche de l'origine. Dans le cadre du modèle on arrête de rembobiner la cassette quand le modèle ne donne plus de résultat. Et il n'en donne plus à partir du moment où on aboutit à une singularité, c'est à dire un point "mal ou non défini" (c'est la définition mathématique du mot "singularité" ) du fait que toutes les quantités thermodynamiques de l'univers (pression, température, densité) tendent vers l'infini. De l'avis général, cela indique simplement qu'il faut amender la théorie de la Relativité Générale, à l'origine de ces modèles d'expansion, en la mariant avec la théorie quantique des champs, vu que les champs quantiques atteignent alors des valeurs très élevées susceptible de modifier la géométrie de l'espace temps. Le mariage des deux grande théories donnerait une théorie unifiée dite de gravité quantique. Le but assigné d'une gravité quantique, c'est précisément de décrire ce qui se passe dans les cas extrême sans engendrer de quantité infinie. Il existe plusieurs théorie de gravité quantique (M-théorie, gravité quantique en boucle...) le problème est de savoir laquelle est correcte... En bref et en conclusion : dans le cadre du modèle d'expansion "classique" il n'y a pas de cadre conceptuel pour penser "l'avant". C'est juste que le modèle en est incapable, ça ne signifie pas que cet avant n'existe pas. Message cité 2 fois Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 29-11-2012 à 15:23:00 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Innolis_Jevede 70 |
A peu près combien ? Message cité 1 fois Message édité par Innolis_Jevede le 29-11-2012 à 17:55:17 --------------- 7666 |
v-X-v |
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v-X-v |
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raptor3388 By my deeds I honor him...V8 | --------------- Portfolio - 1984 Trans Am - 1974 Formula 400 - 1979 Mustang - 1987 Corvette |
oospioo |
lokilefourbe |
--------------- Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU |
Elessar777 Tripatt' Faux-reveur. |
--------------- Cassoulet, again ! |
Publicité | Posté le 30-11-2012 à 08:54:05 ![]() ![]() |
justeleblanc |
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gabug |
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Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Quelques exemples : THE PRE-BIG BANG SCENARIO Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 30-11-2012 à 14:48:24 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
mIRROR Chevreuillobolchévik |
--------------- « The enemy is the gramophone mind, whether or not one agrees with the record that is being played at the moment. » — George Orwell |
markesz Destination danger |
--------------- Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout. |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Je pense donc qu'une bonne vulgarisation consisterait à exposer les différentes pistes qui sont ouvertes à la science (en gros : avec ou sans multivers...) et à éviter de donner l'impression que le problème a été résolu une bonne fois pour toute. Message cité 1 fois Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 01-12-2012 à 11:08:44 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
mIRROR Chevreuillobolchévik |
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v-X-v |
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Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Ca peut avoir un sens, si... (c'est compliqué ce genre de discussion, il faut toujours préciser le cheval que l'on enfourche). Un autre scénario que je n'ai pas mentionné est le Modèle de Hartle-Hawking qui donne à la dimension temporelle une topologie "finie sans bord".
A la différence du Big Bang classique qui débute par une singularité (représenté dans un diagramme d'espace-temps comme un cône se terminant en pointe), dans la théorie de l'Instanton, la base du cône prend une forme parabolique. La différence entre l'espace et le temps diminue et ce dernier prend graduellement les propriétés de l'espace. Finalement l'espace se contracte en un point et fini par disparaître. Avantage, les lois de la nature conservent leur validité jusqu'à l'instant de la création de l'Univers. Document Simon Balm
Message cité 1 fois Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 30-08-2016 à 15:53:14 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Je m'en va te recopier wiki je pense que c'est ce que j'ai de mieux à faire : Approches candidates
La théorie des cordes ou bien, plus précisément dans sa version supersymétrique, la théorie des supercordes est une tentative non seulement de description quantique de la gravité mais également des autres interactions fondamentales présentes dans le modèle standard de la physique des particules. Les différents modèles de la théorie des cordes sont parfaitement définis d'un point de vue quantique et de façon remarquable admettent les théories de supergravité comme théories effectives à basse énergie. En ce sens les théories des cordes fournissent une description microscopique, on parle aussi de complétion ultraviolette, aux théories de supergravité. C'est la branche de ce domaine la plus active par le nombre des chercheurs et des publications. Une partie des chercheurs travaillant sur la gravitation quantique à boucles critiquent néanmoins la théorie des cordes, estimant que la place qui lui est accordée est hégémonique et empêche le développement normal de théories alternatives en l'absence de confirmations expérimentales. La gravitation quantique à boucles introduite par Lee Smolin et Carlo Rovelli sur la base du formalisme d'Ashtekar s'attache à présenter une formulation quantique de la gravité explicitement indépendante d'une éventuelle métrique de fond (contrairement à la description actuelle de la théorie des cordes même si elle inclut également la symétrie de reparamétrisation comme sous ensemble de ses symétries) ce qui est un effort naturel conforme à l'esprit de la relativité générale. Contrairement à la théorie des cordes, la gravitation quantique à boucle ne se donne pas comme but de décrire également les autres interactions fondamentales. Elle ne se veut donc pas une théorie du tout. La viabilité de ce projet est contestée par une partie de la communauté des chercheurs en théorie des cordes. Alain Connes a récemment proposé l'utilisation de sa géométrie non commutative pour reconstruire le modèle standard par réduction dimensionnelle de la relativité générale sur une variété non-commutative dans l'esprit de la théorie de Kaluza-Klein cherchant à reproduire l'électromagnétisme par réduction dimensionnelle de la relativité générale sur un cercle. Cependant son analyse se base sur une description classique du modèle standard et la quantification de son modèle n'est pas encore développée: ce n'est donc pas encore à proprement parler une description quantique de la gravité. Avec des notions en commun avec ce dernier, le dilaton fait sa première apparition dans la théorie de Kaluza-Klein. Récemment, il apparait dans le problème de plusieurs corps à dimensions réduites basé sur la théorie des champs de Roman Jackiw. La motivation venait de vouloir obtenir les solutions analytiques complètes pour la métrique du problème covariant de N corps, un but difficile et presque illusoire en relativité générale. Pour simplifier le problème, le nombre de dimensions fut réduite à (1+1), c'est-à-dire une dimension spatiale et une dimension temporelle. Le modèle obtenu est appelé R=T (par rapport à G=T de la relativité générale). Non seulement peut-on obtenir des solutions exactes en termes d'une généralisation de la fonction W de Lambert, le dilaton est gouverné par l'équation de Schrödinger et par conséquent, la quantification s'applique. On obtient donc une théorie qui combine (et joint de façon naturelle) la gravité (d'origine géométrique), l'électromagnétisme et la mécanique quantique. Par contre, on ne voit pas encore clairement comment généraliser cette théorie dans les dimensions "2+1" et "3+1" (monde réel). Certains scientifiques ont étudié la dimension "4+1", ils ont démontré qu'elle pouvait être prise en compte. La théorie des twisteurs de Roger Penrose proposée dans les années 70 a introduit un nouveau formalisme permettant l'étude des solutions des équations de la relativité générale et à ce titre aurait pu offrir un meilleur point de départ pour la quantification de celle-ci. Mais les efforts dans ce sens n'ont pas abouti et le projet de quantification par cette voie a été abandonné aujourd'hui. Par contre le formalisme de twisteur reste utile dans le cadre de la relativité et a même retrouvé un regain d'intérêt récemment dans le cadre de l'étude de la théorie de Yang-Mills via la théorie des cordes (travaux de Witten sur ce dernier point). Message cité 1 fois Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 02-12-2012 à 13:54:58 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Profil supprimé | Posté le 01-12-2012 à 19:12:49 ![]() Et l'homme ?
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Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Pour le futur, ça m'étonnerait également, mais va savoir, peut être qu'un jour on pourra changer les lois de la physique. C'est très échevelé comme hypothèse, mais y'a pas après tout d'impossibilité de principe. Pour l'instant ça n'est envisagé que sous le forme d'une catastrophe : l'idée est que le vide est un état métastable dont il serait possible de changer le niveau d'énergie.
La bulle de vide à son nouvel état d'énergie se propagerait dans l'espace à la vitesse de la lumière, modifiant les lois de la physique sous son passage et changeant radicalement l'état de l'univers. The possibility that we are living in a false vacuum has never been a cheering one to contemplate. Vacuum decay is the ultimate ecological catastrophe; in the new vacuum there are new constants of nature; after vacuum decay, not only is life as we know it impossible, so is chemistry as we know it. However, one could always draw stoic comfort from the possibility that perhaps in the course of time the new vacuum would sustain, if not life as we know it, at least some structures capable of knowing joy. This possibility has now been eliminated. Sidney Coleman & F. de Luccia Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 25-04-2014 à 18:10:38 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
v-X-v |
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Gilgamesh d'Uruk Lui-même | Les théoriciens savent très bien les limites de leur théorie. Ce sont des "archéologues" de la physique au sens où ils essayent de dégager les niveaux les plus fondamentaux. Mais de même qu'un archéologue peut se tromper sur l'interprétation de l'objet qu'il exhume de même le théoricien peut complètement aller sur une fausse piste en mettant à jour une possibilité théorique que la nature a dédaigné d'employer... Ce qu'il peut (et doit) revendiquer en tant que théoricien, c'et une cohérence interne dans la construction de sa théorie et une postdiction correcte de la physique éprouvée (sa théorie doit admettre en son sein la Relativité Générale et la physique quantique des champs, avec toutes les constantes de la physique et les particules du modèle standard). Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 01-12-2012 à 19:32:42 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Profil supprimé | Posté le 01-12-2012 à 20:03:07 ![]() Moi ce que je cherche c'est comment ça bouge, depuis 13miliard d'années, peut-être des trillons voir une éternité.
Message cité 1 fois Message édité par Profil supprimé le 01-12-2012 à 20:03:32 |
markesz Destination danger | L'Homme a besoin de l'univers et de la nature obligatoirement, mais pas le contraire. --------------- Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout. |
v-X-v |
Message cité 2 fois Message édité par v-X-v le 02-12-2012 à 04:57:03 |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
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mIRROR Chevreuillobolchévik |
--------------- « The enemy is the gramophone mind, whether or not one agrees with the record that is being played at the moment. » — George Orwell |
Innolis_Jevede 70 |
j'ai l'impression que tout s'écoule après la "supersymétrie", avec, entre autre prérogative, celle de vouloir coller avec le "modèle standard".. Mais bon, c'est très loin de ma culture général tout ça Message cité 2 fois Message édité par Innolis_Jevede le 02-12-2012 à 12:24:02 --------------- 7666 |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Il ne faut pas confondre la mécanique quantique et la théorie quantique des champs. C'est un peu la même différence qu'entre une grammaire et un bouquin. Ou, plus près du sujet, entre la mécanique newtonienne et la théorie de la Gravitation universelle. Dans la mécanique on ne se préoccupe pas de l'identité des entités que l'on traite. Par exemple en mécanique newtonienne on traite d'une masse m et on dit que si on applique une force F à une masse l'accélération est a = F/m. Cela sert essentiellement à définir des concepts. F = ma donne la définition de ce qu'est une force et une accélération par exemple (relation fondamentale de la dynamique RFD). Alors que la Gravitation universelle dit que les masse s'attirent en raison inverse du carré de la distance qui les sépare. Ca n'est pas une définition, c'est un fait constaté (et sur la cause duquel Newton reste prudemment muet : hypotheses non fingo). De même en mécanique quantique on va définir des entité qui sont des quanton, avec une certaine amplitude et l’équivalent de la relation fondamentale de la dynamique ce sera l'équation de Schrodinger. Dans la théorie quantique des champs on dit de quoi la nature est composée, en les mesurant dans la nature (dans le rayonnement cosmique, dans les accélérateurs de particules...) : des quarks et des leptons, des particules d’interactions, etc. Et comment ces particules s'ordonnent selon des principes de symétrie. Dans le débat ci dessus, la mécanique quantique n'est pas en question. C'est un sujet lié bien sûr, et il se trouve que la mécanique quantique comporte de profondes difficultés conceptuelles. Il existe un débat sur l'interprétation physique de la mécanique quantique. Mais sa résolution nécessite des expériences qui sont faites avec des objets courants bien maîtrisé (électron et photon, essentiellement). Et en bref, pour bizarre que soit le comportement des objets quantiques (les objections d'Einstein portaient là dessus, avec notamment le paradoxe EPR), ils sont comme ils sont, et ils se comportent tous pareils. Il n'est donc pas question d'un "au delà" de la mécanique quantique dans le débat. Peut être est ce un défaut mais à vrai dire l'idée est plutôt de rendre tout quantique, y compris l'espace, le temps...et la gravitation. Quand tu dis ensuite qu'il faudrait peut être "se défaire du Modèle Standard" le point est que précisément toutes les tentatives de prolongement vise à le dépasser. Mais bien évidemment, ça n'a aucun sens de l'éliminer, dans la mesure où les particules et les forces qui ont été mises à jour sont là et bien là ! Il faut donc l'expliquer par un cadre conceptuel plus vaste et non l'effacer. Message cité 1 fois Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 20-08-2014 à 23:19:21 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Innolis_Jevede 70 |
En fait, je m'exprime maladroitement Message cité 3 fois Message édité par Innolis_Jevede le 02-12-2012 à 13:29:02 --------------- 7666 |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
" le modèle standard de l'époque n'a pas suffit à expliquer la "mécanique quantique" : je te fais juste avant un topo sur la différence conceptuelle entre les deux. Là comme ça je ne peux pas relier ça à rien d'intelligible. Un modèle est basé sur l'application d'une théorie, il ne l'explique pas. edit : je suis pas partisan du big bang : qu'est ce que ça signifie ? Que tu pense que la Relativité Générale est fausse, ou que l'hypothèse cosmologique est fausse ? Parce que si les deux sont juste alors il en résulte un univers en expansion. théorie de la supersymétrie face au modèle standard d’Einstein : il n'y a pas de "modele standard d'Einstein" et s'il s'agit du Modèle Standard des particules alors la supesymétrie n'est pas extraordinairement novatrice, c'est un simple prolongement, l'extension de la notion de symétrie aux fermions et aux bosons. Message cité 1 fois Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 02-12-2012 à 13:58:27 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
mIRROR Chevreuillobolchévik |
--------------- « The enemy is the gramophone mind, whether or not one agrees with the record that is being played at the moment. » — George Orwell |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même | La sypersymétrie est quand même largement défendue, c'est presque consensuel.
--------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Innolis_Jevede 70 |
Pour ce qui est du big bang, disons que j'ai du mal à comprendre la fonction de L'énergie sombre dans l'expansion, j'ai pas les connaissances nécessaire, mais je vois pas avec quelle énergie il y a une accélération de l'expansion, et ce uniquement avec la contribution de cette énergie sombre. Bon je ni pas l'inflation, ni son caractère exponentielle, mais on parle d'une inflation qui est supérieur à la vitesse de la lumière et qui va de plus en plus vite.. Quel énergie de départ faut il pour créer un mouvement qui va de plus en plus vite ? (et qui semble aller vers l'infinie, en terme de vitesse et de durée d'accélération).
J'ai le droit d'avoir des convictions intimes Message cité 1 fois Message édité par Innolis_Jevede le 02-12-2012 à 14:46:08 --------------- 7666 |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Le statut du hasard en mécanique quantique fait simplement partie de la question de l'interprétation des résultats. Ca n'en change pas les lois.
repost :
Le bootstrap de Gunzig et al c'est l'idée, issue d'un travail théorique précurseur, selon laquelle l'excitation des champs quantiques et l'expansion de l'espace peuvent s'auto-entretenir sans contradiction, donnant au phénomène un caractère "explosif". L'idée actuelle d'inflation, dont ce travail est précurseur, fait appel à un champ scalaire ("l'inflaton" ) qui a des propriétés proches de celle du champ de Higgs, notamment un potentiel "en chapeau mexicain" (voir schéma ci dessous) c'est à dire un état caractérisé par le fait que quand le champ est nul il n'est pas à son état d'énergie minimale ("faux vide" ) et qu'il évolue spontanément dans un état d'énergie minimale ("vrai vide" ). Dans tous les cas (vide en expansion per sé, ou remplis d'un champ scalaire) l'augmentation du volume implique une augmentation de l'énergie totale puisque la densité du vide, rho, n'est pas nulle. La condition dite d'énergie faible indique que pour compenser l'augmentation de l'énergie interne, la pression p doit être négative. C'est en fait de la thermodynamique classique : dU = -pdV soit : la variation d'énergie interne d'un gaz est proportionnelle à l'opposée du produit de la pression par la variation de volume. Comme ici dU est positif puisqu'il y a création d'une quantité de vide dont la densité d'énergie par unité de volume est constante, p doit être négatif. Soit une équation d'état du vide : Ça c'est que nous dit la théorie quantique des champs. Si on passe maintenant du côté de la Relativité Générale, elle nous dit que l'effet du contenu de l'univers (ici le vide) sur son contenant (l'espace) est proportionnel à rho + 3p. Une quantité négative implique une gravité répulsive, ce qui est le cas du vide. Ainsi "naturellement" un espace vide semble voué à croître indéfiniment, et de manière inflationnaire ! Et ça apparaît tellement naturellement dans les équations "semi-classique" (c'est à dire prenant en compte à la fois la relativité générale et la théorie des champs quantiques) que la question maintenant est de savoir pourquoi l'expansion est si faible : s'il y a eu inflation, celle ci doit bien s'être interrompue (et assez vite), sinon on ne serait pas là pour en parler, ce que les anglo-saxons appellent "the graceful exit". C'est pour ça qu'on fait intervenir un champs qui se "dégrade" en très peu de temps et se thermalise en se couplant au champs "classiques" du Modèle Standard, engendrant un univers chaud (1e27 K) et expansion "classique" (non inflationnaire).
La théorie de l'inflation, en cinq étapes. Dans la théorie de l'inflation, on imagine un champ pour lequel quand le champ est nul, son énergie n'est pas minimale. Ce qui fait que le champ évolue spontanément pour acquérir une certaine valeur et que le vide en état de transition induit une pression négative, concept bizarre mais rigoureux. Cela se traduit physiquement par l'équivalent d'une constante cosmologique qui, dans les équation de la Relativité Générale, provoque l'expansion de l'espace. Cette expansion de l'espace, crée du vide, ce qui amplifie encore l'expension, qui devient exponentielle. Phase 1 (faux vide) : soit dans un espace vide ; pas le nôtre, celui d'un univers déjà formé et en expansion, un champs quantique de valeur nulle, appelé "inflaton" pour la cause. L'inflaton, c'est comme un photon, un boson de Higgs, ce genre de truc, mais plus massif et il s'agit d'un boson dit scalaire, c'est à dire que son spin est nul, à l'instar du boson de Higgs. Comme pour tout champs quantique, quand la valeur du champs est nulle il n'y a pas de particule. Pour la plupart des champs connu, cet état est aussi l'état d'énergie minimale. Mais pas pour l'inflaton. Le champs d'inflaton est en état de "faux vide" quand il est nul, c'est à dire qu'il n'est pas à son énergie minimale. Si V est l'énergie potentielle de ce champs et Phi la valeur du champs, V(Phi) > 0 quand Phi = 0 (cad quand les parties réelle Re(Phi) et imaginaire Im(Phi) sont toutes deux nulles).
Phase 2 (transition vers le vrai vide) dite 'slow roll' : tant que la valeur de l'inflaton est nulle, la symétrie est respectée et aucun phénomène ne se produit (ni inflation, ni expansion) mais cet équilibre est précaire comme un crayon posé sur sa pointe. Le mécanisme qui provoque la descente vers l’état de vide ordinaire est déterminé par des fluctuations d'origine quantique (analogue à l'effet tunnel). Dès que le champs de l'inflaton s'écarte de sa valeur nulle ("faux vide" ), l'histoire commence. Autrement dit, l'univers 'sort' par effet tunnel de l'univers précédent directement au stade où cela provoque la brève inflation. Celle ci amène le champs scalaire jusqu'à son état d'énergie minimale, de "vrai" vide (le notre, en bas de la colline sur le schéma), dans lequel l’état de symétrie initiale (où Phi=0) est brisé : le champs à du "choisir" une valeur dans la vallée, ce qui entraine plein de conséquences sur la physique fondamentale de la zone où règne le champs à sa nouvelle valeur. La densité d'énergie de ce faux vide implique une pression négative représenté en relativité générale par une force de répulsion. L'équation d'état, c'est à dire ce qui relie la pression p à la densité d'énergie rho du champs est du type p = -rho. C'est à dire que contrairement à la matière, une densité d'énergie positive engendre une pression négative. Une canette de coca remplit de ce genre de 'matière' cruncherait sur elle même dans le vide. De façon assez contre intuitive, l'effet de ce champs de pression sur l'espace agit à la manière d'une constante cosmologique, c'est à dire un genre de gravitation répulsive. Comme il s'agit d'un état du vide, c'est à dire de ce qui remplit l'espace, plus l'univers se dilate, plus il se crée d'espace, donc de faux vide : la densité d'énergie est constante. Dans ces conditions, la croissance du facteur d'échelle a en fonction du temps t (facteur d'échelle a c'est à dire n'importe quelle distance mesurée dans cet espace entre deux points au repos, sans mouvement propre) est proportionnelle au facteur d'échelle lui même, ce qui nous donne quelque chose comme a(t) = exp(Ht), ce qui engendre une croissance foudroyante du facteur d'échelle. C'est à ce stade que l'on peut parler d'emprunt "sans remboursement" à la gravité, via l'expansion de l'espace. Le facteur d'échelle correspondant à l'univers observable (la portion d'univers née de cette inflation et que nous pouvons explorer du regard) passe disons de la taille de Planck à 1 m en ~ 1e-34 s La taux d'expansion est tel que tout le contenu de l'univers, particules préexistante dans la phase préinflationnaire ou créés au court de l'inflation se trouve considérablement diluée. L'univers est vide et froid, dominé par la densité constante de l'inflaton. Phase 4 (réchauffage) : la densité d'énergie est telle (~1e90 kg/m3) que les photons créés ont une énergie suffisante pour créer tout le bestiaire du modèle standard et au delà. Ces particules nouvellement crées se mettent à l'équilibre thermique. L'univers est chaud désormais. Phase 5 (expansion) 'Big Bang' proprement dit : on entre alors dans le régime d'expansion classique, avec un plasma à l'équilibre thermique à 1e27 K qui se refroidit sous l'effet de l'expansion et par transitions de phase successives produit l'univers tel qu'on l'observe à l'issue de la phase radiative où on entre dans le domaine de l'observation directe, celui du fond radio cosmologique (CMB).
En gros pour l'inflation faut décaler les chiffres : l'univers est extraordinairement plus petit qu'une bille au début de l'ère inflationnaire, qui dure un temps extraordinairement bref pour aboutir à un univers disons métrique. C'est la courbe exponentielle ci dessous
Ensuite, la croissance du facteur d'échelle (i.e. de la taille de l'Univers) est celle calculée par la Relativité Générale (Standard Theory) et ça correspond à la droite inclinée. Et au départ, c'est extêmement rapide (mais incroyablement moins que l'ère inflationnaire) et en 1 s on passe de la taille métrique à celle du systeme solaire (10e12 m disons). Message cité 1 fois Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 03-12-2012 à 00:54:23 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Innolis_Jevede 70 |
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