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    - Narcotiques Anonymes
 

Quel est votre fréquence de consommation la plus courante ?




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Auteur Sujet :

Alcooliques Anonymes HFR / aucun lien avec l'assoc AA

n°56512828
pouicky
Posté le 10-05-2019 à 15:06:17  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Le mot volonté devrait-être proscrit ici, motivation c'est mieux.
 
40J sans, pas d'envie, et je me sens bien! je crois que je vais battre mon record...

mood
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Posté le 10-05-2019 à 15:06:17  profilanswer
 

n°56532769
geosadak
Juste fou !
Posté le 13-05-2019 à 13:16:25  profilanswer
 

Volonté ?  
 
C’est un terme à proscrire ++++++ pouicky à raison  
 
J’ai la volonté d’être riche beau et d’avoir une Ferrari  
 
... je peux le vouloir autant que je peux, ça n’arrivera pas :o

n°56540657
romz08
Posté le 14-05-2019 à 11:17:41  profilanswer
 

Salut à tous ..
Depuis mon dernier message il y a eu mon anniversaire où j'ai été au restaurant avec mes amis j'ai bu pas mal de cuba libre, de bières, j'ai su m'arrêter au bon moment sans trop abusé mais je pense que c'est parce que il y avait ma copine sinon je pense j'aurais fait n'importe quoi. Le lendemain j'avais un anniversaire à un copain de ma copine j'ai bu 2 punch et j'ai arrêté. Le dimanche c'était les confréries chez moi ( petit rassemblement de produits artisanaux locaux ) j'ai bu 1.5l de bières à 9° je sais pas trop pourquoi pas forcément l'envie juste parce que mon cerveau me disait "juste une petite" ...
Ce WE le samedi je suis allé en festival, j'ai pas bu beaucoup mais pris des exta ... et le dimanche, je suis allé rejoindre des copains en terrasse et on s'est bu quelques bières à 9° aussi, pareil juste parce le cerveau "demandait", je sais pas trop pourquoi j'ai pas pris un Perrier .. et heureusement qu'ils sont repartis car sinon on aurait continué et il se peut que l'alcool aurait pris le dessus ...
Alors voilà pas de débordements vraiment grave en soit mais bon ... pour un mec qui n'avait pas bu pendant des mois, ma consommation commence à redevenir régulière le WE, et ça me fait chier ... j'ai l'impression de recommencer à avoir de plus en plus de mal à dire "je prends un perrier" et je commence à me sentir forcément moins bien mentalement et physiquement ... :(  
Pis le mois de juin risque d'être vraiment difficile à contrôler .. 1er WE festival, 2eme fête de la bière dans ma ville, 3ème anniversaire d'un pote, 4ème fête de la musique ... :( :(  
 
Sinon je pense que les centres sont vraiment efficaces si on a réellement au plus profond de soi, la motivation d'arrêter lorsque notre consommation est devenu ingérable c'est par là que mon papa est passé pour s'en sortir et ça fait plus de 15 ans qu'il est clean .. par contre mon oncle y a été lui aussi .. juste "pour faire plaisir", "pour essayer" sans réellement l'envie et forcément cela a été sans résultat tout dépend donc je pense effectivement de la motivation, de la "force mentale" et de la réelle envie de s'en sortir des différents individus. Comme dans tous les domaines je pense...

n°56541157
daaadou
o O ° O o Meggy le chat o O °
Posté le 14-05-2019 à 11:48:21  profilanswer
 

qd je te lis, je me dis que c'est tellement mort pour moi d'envisager d'essayer de reboire :(
l'alcool reprendrait le dessus instantanément à finir jusqu'au bout de la nuit ou mm à redévelopper le craving, je ne peux pas avoir une consommation saine à ce moment

n°56541670
XaTriX
Posté le 14-05-2019 à 12:24:43  profilanswer
 

Bon je redédrap, je vous souhaite à tous que ça se passe bien :jap: :hello:


---------------
[:dawa]
n°56542217
aivansama2
Posté le 14-05-2019 à 13:25:40  profilanswer
 

Romz, ouais pas de gros dérapages mais tu m´as l´air d´être sur le terrain glissant ou tu te laisses aller. Classique après une période de contrôle mais sois vigilant le vase déborde assez rapidement….
 
 
Rien pris depuis mon enieme craquage et pour l´instant facile de commander un perrier (le weekend entouré de potes qui picolaient m´en a touché une sans faire bouger l´autre)

n°56545720
brown pape​r bag
Concours de pyjama mental
Posté le 14-05-2019 à 17:44:29  profilanswer
 

Quand on se sent sur un terrain vraiment glissant (souvent à cause d'une consommation récente au-dessus de ce qu'on s'est fixé) et pas certain de pouvoir consommer peu ou pas, c'est simple, il faut déprogrammer certaines activités/sorties ou les pratiquer autrement avec d'autres personnes [:spamafote]  
De toute façon, on s'emmerderait en étant sobre ou à peine grisé et entouré de gens murgés [:heow]  
En général, ça finit par se faire naturellement. Ca ne me viendrait plus à l'esprit d'aller à des soirées où je sais que tout le monde va être ivre mort ou défoncé ou les deux au bout d'une ou deux heures.
On s'y emmerde sec, à moins de mener une étude sur la connerie humaine :o


---------------
Eponyme
n°56562310
aivansama2
Posté le 16-05-2019 à 12:30:37  profilanswer
 

Soirée boulot hier, open bar dans un 5*, meme pas craqué :) Quelques cocktails sans alcool et rentré au dodo quand tout le monde commencait a être bien imbibé.  
 
Pas trop con d´ailleurs la stratégie des cocktails sans alcool, pas de gros relous a me demander pourquoi je ne buvais pas d´alcool...Ca permet aussi de se fondre dans la masse et de passer pour un mec normal :o  
 
 
Bien content, il faut que je multiplie ce genre de soirée/stratégie pour me sentir sur de ne pas déraper. Mais bon la c´était facile je n´étais pas eencore dans ma période à risque  :o  

n°56562355
brown pape​r bag
Concours de pyjama mental
Posté le 16-05-2019 à 12:36:49  profilanswer
 

GG :jap:


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Eponyme
n°56562365
romz08
Posté le 16-05-2019 à 12:37:59  profilanswer
 

daaadou a écrit :

qd je te lis, je me dis que c'est tellement mort pour moi d'envisager d'essayer de reboire :(
l'alcool reprendrait le dessus instantanément à finir jusqu'au bout de la nuit ou mm à redévelopper le craving, je ne peux pas avoir une consommation saine à ce moment


 
Honnêtement je trouve ça impressionnant la puissance du cerveau, la "mémoire" qu'il a, comment celui-ci réclame, réagi une fois qu'une zone qui avait l'habitude d'être stimulée l'est à nouveau ... pourtant je suis resté des mois sans toucher une goûte en soirée, cela ne me manquait pas le moins du monde, j'étais serein face à ma consommation contrôlée. Et puis là j'me rend compte que j'ai été peut-être un peu trop sûr de moi, que j'avais le contrôle que j'avais sur le produit diminue à chaque fois que je consomme ... alors j'étais dans l'abus en soirées accompagnées de potes uniquement, je n'ai jamais bu seul chez moi. Alors quelqu'un qui aurait un lourd passé avec l'alcool je pense que cela doit être encore plus difficile de juste prendre un petite verre ou deux juste pour le plaisir ou du moins pas après quelques moins d'abstinence. Après je ne suis pas expert dans le domaine mais je pense que quand le cerveau a été accro à un ressenti, une substance, il le reste à vie il y aura toujours une petite case qui ne demande qu'à être stimulée de nouveau. Il faut être sur sa garde constamment et faire attention aux moindres petits débordements, signaux pour ne pas retomber dans ces vieux démons, car je pense pour certains il est tellement difficile d'en sortir mais tellement facile d'y retomber ... donc le mieux une fois qu'on a réussi à s'en sortir s'est de ne pas tenter le diable si on est pas sûr de soi à 100% :)
 

aivansama2 a écrit :

Romz, ouais pas de gros dérapages mais tu m´as l´air d´être sur le terrain glissant ou tu te laisses aller. Classique après une période de contrôle mais sois vigilant le vase déborde assez rapidement….
 
 
Rien pris depuis mon enieme craquage et pour l´instant facile de commander un perrier (le weekend entouré de potes qui picolaient m´en a touché une sans faire bouger l´autre)


 
Ouep comme dit au dessus je pense avoir vu l'alerte que m'a lancé mon "bon" moi celui qui aime la vie sans alcool ou très peu donc je vais rectifier le tir :) je vais faire mon retour dans la team Perrier à 99% du temps en soirée et juste prendre un petit verre lors des occasions vraiment exceptionnelles :)
 

brown paper bag a écrit :

Quand on se sent sur un terrain vraiment glissant (souvent à cause d'une consommation récente au-dessus de ce qu'on s'est fixé) et pas certain de pouvoir consommer peu ou pas, c'est simple, il faut déprogrammer certaines activités/sorties ou les pratiquer autrement avec d'autres personnes [:spamafote]  
De toute façon, on s'emmerderait en étant sobre ou à peine grisé et entouré de gens murgés [:heow]  
En général, ça finit par se faire naturellement. Ca ne me viendrait plus à l'esprit d'aller à des soirées où je sais que tout le monde va être ivre mort ou défoncé ou les deux au bout d'une ou deux heures.
On s'y emmerde sec, à moins de mener une étude sur la connerie humaine :o


 
Ouais c'est clair que si on ne se sent pas capable de se gérer lors d'une soirée la solution c'est de ne pas y aller .. pareil si on se dit "je vais devoir boire pour m'amuser à cette soirée" c'est que l'on a rien à y faire ! Lors de ma période d'abstinence totale, il m'arrivait d'aller en boite et à la sortie je constatais le triste état de certains et je me projetais dans le passé en me disant que j'étais dans le même état voir pire ... ça me faisait limite honte .. mais c'est clair que quand on boit plus les soirées qu'on "appréciait" avant n'ont vraiment plus la même saveur ^^ et forcément ça nous éloigne de certaines personnes et on se rend compte que ce n'était en fait que des potes de beuveries cela permet de faire un sacré tri ! J'ai même quelqu'un qui m'a quand même dit "je suis deg que tu ne boives plus" haha on aura tout vu sur cette terre :)
 

aivansama2 a écrit :

Soirée boulot hier, open bar dans un 5*, meme pas craqué :) Quelques cocktails sans alcool et rentré au dodo quand tout le monde commencait a être bien imbibé.  
 
Pas trop con d´ailleurs la stratégie des cocktails sans alcool, pas de gros relous a me demander pourquoi je ne buvais pas d´alcool...Ca permet aussi de se fondre dans la masse et de passer pour un mec normal :o  
 
 
Bien content, il faut que je multiplie ce genre de soirée/stratégie pour me sentir sur de ne pas déraper. Mais bon la c´était facile je n´étais pas eencore dans ma période à risque  :o  


 
bien joué et les cocktails sans alcool sont parfois ( souvent ? ) aussi bon voir meilleurs qu'avec en plus :D


Message édité par romz08 le 16-05-2019 à 15:12:21
mood
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Posté le 16-05-2019 à 12:37:59  profilanswer
 

n°56562563
brown pape​r bag
Concours de pyjama mental
Posté le 16-05-2019 à 12:59:44  profilanswer
 

Je pense que le cerveau conservera à vie le souvenir du rythme de conso le plus élevé et de l'état (positif, de son point de vue, orgie de dopamine, etc...) qui lui est associé, il aura tendance à vouloir le retrouver, donc il faudra toujours se méfier de soi, de sa tendance inconsciente à viser ce but, d'un risque à retrouver rapidement une accoutumance puis une dépendance.

 

Mais je pense aussi que le cerveau a une certaine plasticité.
Le circuit de récompense se rééduque, retrouve un fonctionnement "normal", produit à nouveau des taux de dopamine avec des stimuli "normaux" et des résultats satisfaisants qui ne poussent pas à les rechercher via une molécule.
Je crois aussi à la rééducation par le comportemental : changer ses habitudes, avoir mis en place et assimilé des règles de vie, sa perception et sa relation au produit, acquérir de nouveaux réflexes vis à vis de lui, pas forcément de rejet mais au moins de méfiance, de suspicion. C'est bêtement mécanique, amha.

 

Après, le dosage et la considération de tous ces facteurs sont très personnels. Il n'y a pas un mode opératoire formel à donner à tous, c'est au cas par cas.
Même le mode abstinence définitive ne réussit pas à tout le monde, ça peut provoquer des rechutes catastrophiques régulières chez certains ou être la seule solution viable et praticable pour d'autres.
Avec une baisse très forte de l'accoutumance (être pompette avec 2 U), c'est quand même plus simple de gérer la pulsion du craving s'il en reste, pour moi du moins.
Pour d'autres, un verre entraîne forcément l'escalade [:spamafote]


Message édité par brown paper bag le 16-05-2019 à 13:03:28

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Eponyme
n°56564328
romz08
Posté le 16-05-2019 à 15:34:27  profilanswer
 

Je suis entièrement d'accord, c'est pour ça que le plus important reste la connaissance de soi et se rendre compte de ses faiblesses face au produit et ne surtout pas tenter une consommation raisonné sur on ne se sent pas capable de la gérer à 100%.
 
J'ai jamais eu une consommation vraiment ingérable mais lors de mes multiples tentatives d'arrêt / rechutes ... l'hygiène de vie était totalement à l'opposé, lors des périodes sans c'était sport, alimentation saine, très peu d'écart, plus de confiance et quand la rechute arrivait cela se soldait à chaque fois par un arrêt du sport, une relâche sur la nutrition et des périodes de doutes, de remises en question beaucoup plus fréquente. J'ai constaté que les deux premiers WE sans alcool sont pas évidents, notamment à cause des habitudes du cerveau, il réclame le produit c'est flagrant mais une fois que j'arrivais à gérer ces deux semaines après le cerveau est "éduqué" et cela devient beaucoup plus facile je suis pas si c'est similaire chez tout le monde.    
 
Ensuite, comme tu dis en instaurant de nouvelles habitudes et en changeant ses règles de vie, ses fréquentations cela devient aussi beaucoup plus simple. Juste arrêter sa consommation, sans instaurer une nouvelle routine de vie plus saine cela doit être beaucoup beaucoup plus difficile. Il faut apprendre d'autres mécanismes au cerveau, remplacer la dopamine sécrété par la consommation d'éthanol en faisant du sport par ex, manger sainement pour que le corps fonctionne correctement et se sentir en forme, se divertir avec la lecture, la musique. Se pencher sur des pratiques bonnes pour le corps et l'esprit comme la méditation afin d'apprendre à se connaître intérieurement ...  
 
Oui c'est parfois ce qui m'arrivait lors de certaines rechutes, je buvais limite plus qu'avant comme ci je devais rattraper mon retard ... après comme tu dis chacun est différent et doit apprendre à se gérer selon ce qui est le mieux pour lui afin de ne pas retomber dans ces vieux démons.

n°56565853
brown pape​r bag
Concours de pyjama mental
Posté le 16-05-2019 à 17:34:19  profilanswer
 

Yop ragga [:the bloodhound gang]

 

Gros changement de vie en perspective.
Fais en sorte que ça soit pour le meilleur.
Faut faire gaffe aux périodes charnières, elles sont souvent à risque. Tiens bon la barre :jap:


Message édité par brown paper bag le 16-05-2019 à 17:34:31

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Eponyme
n°56565916
elixir15
Posté le 16-05-2019 à 17:40:11  profilanswer
 


 
Seroplex et imovane, ça roule; mais t'as pas un anxiolytique avec?


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On est loin des alcooliques qui travaillent 70h dans les mines sans boucler les fins de mois.  
n°56566277
danslos
Posté le 16-05-2019 à 18:18:45  profilanswer
 

Petit passage rapide 18ème jours d'abstinence. Fait la gastroscopie ce matin je suis pas passé loin de la guillotine (a quelques semaines ou mois près au mieux), mais ça va tout est réversible d'ici 6 mois. Ils m'ont rajouté le revia, donc j'en suis à :
Tranxen, aotal, revia, vit B1B6, vit D, imovan, et mon anti dep d'avant...  
 
Obligé d'installer une app sur mon tel pour gérer tout ça.
 
Bon courage à tous


Message édité par danslos le 16-05-2019 à 18:19:34
n°56566369
brown pape​r bag
Concours de pyjama mental
Posté le 16-05-2019 à 18:31:58  profilanswer
 

T'es pas passé loin du couperet ? :sweat:  
T'as eu le nez creux de partir en cure [:panzani gino]


---------------
Eponyme
n°56575505
danslos
Posté le 17-05-2019 à 18:00:16  profilanswer
 


 
Attention quand même moi aussi j'étais forme (velo, natation, boulot à donf, 2 gosses à gérer) et pourtant j'était a 2 doigt de la cirrhose ou d'une hémorragie digestive très grave. Bcp de maladie lié à l'alcool sont asymptomatiques, quand elle se font ressentir c'est déjà pas bon.
 
J'ai perdu 5 point de tension depuis mon arrêt 15 => 10


Message édité par danslos le 17-05-2019 à 18:01:28
n°56577682
danslos
Posté le 17-05-2019 à 22:59:20  profilanswer
 


 
Perso j'ai jamais eu beaucoup plus qu'une certaine gène à dormir sur le ventre, remonté acide parfois la nuit (traité facilement a l'oméprazol)
 
Au départ je suis aller voir un medecin pour un psyorasis et un hydroma au coude. Évidement il a fallu passer par la case tension (trop haute) puis prise de sang, puis reprise de sang à la recherche d'infection (hepatite C, VIH, etc), puis une autre plus ciblé alcool et là je savais que je serai fiché alcoolique chronique.
 
Après son traitement à lui n'à pas marché (réduire fortement, aotal et valium) et RDV dans 3 mois. 3 mois plus tard c'était pire bien évidement. Dès le debut il aurait du m'envoyer en urgence chez un addicto au vu de mon bilan sanguin.
 
Renaud (mon idole) a fait sa dernière cure en octobre dans une clinique réputé en addicto près de chez moi et là je me suis dit que c'était làs bas qu'il fallait que j'aille comme un signe (déclic).
 
Y'a un truc important dans une cure (que j'ai terminé aujourd'hui) c'est que tu déconnecte de ton quotidien et de ton entourage, du coup les mauvais reflexes s'efface plus vite. Puis on voit aussi ceux qui ont trop attendu et tombe dans les pommes en sortant du gastrologue tellement le bilan est dégueulasse et irréversible (et pourtant tu leur donnerai par une tête d'alcolo).  
 
Y'a une fille avec moi elle est rentré en cure à 92 GGT, moi 1600, au final on a exactement le même bilan => cata évité de peu a court terme. Si je rebois c'est cirrhose à très court terme et sur le moyen/long terme mes chances de développer un cancer du foie, de l'œsophage ou de l'estomac sont surmultiplié pour les 10 prochaines années.
 
Ma dernière chance c'est 6 mois sobre mais total pour envisager une réversibilité totale sur 5/10 ans. Mon addicto m'a laissé que 2 choix, crever ou en baver un peu une bonne année.
 
J+20 sobre, la route sera longue et tortueuse, mais je suis déjà presque dans les clous niveau prise de sang sauf la VDM évidement, et surtout j'ai plus aucune crise d'angoisse ou d'anxiété que je soignais auparavant à l'alcool.
 
Bon courage


Message édité par danslos le 17-05-2019 à 23:05:16
n°56580409
Profil sup​primé
Posté le 18-05-2019 à 15:01:11  answer
 

salut tous.
 
Bon, mon ex est passée ce matin. Elle veut que l'on règle l'administratif...on s'est engueulé...je croyais qu'il était possible qu'elle revienne...j'avais rien compris
 
du coup 1,2,3,4... verres... pas faim, pas encore bouffé.
 
envi d'être plus là.
 
me suis acheté une,deux bouteilles au cas ou.
 
là je vais pas bien.
mes mômes on retrouvé du taf, ils ont quitté la maison, je suis tout seul.
 
ça passera, pas grave. je sais pas. Juste une réaction.c'est tellement pas ce que j'imaginais comme vie...
 
A+

n°56581177
Profil sup​primé
Posté le 18-05-2019 à 17:57:32  answer
 

oui, ça va un peu mieux, j'ai suivi les conseils de pbp qu'il donne souvent: je suis allé transpirer dehors pendant 3heures, ça m'a fait du bien...là suis crevé...! J'ai rien bu de plus que les 4 verres de ce midi.
toute façon c'est pas la solution...

n°56581348
brown pape​r bag
Concours de pyjama mental
Posté le 18-05-2019 à 18:27:52  profilanswer
 

Arf !
J'arrive après la bataille :/

 

Il semblerait que tu as eu la bonne réaction pour éviter l'escalade, allende :jap:
C'est peut-être une petite consolation, mais c'est positif :)
Bon, une grosse déception qui entraîne un coup de blues et puis on a juste envie de déconnecter, de tout anesthésier... C'est bien naturel, tout comme se tourner vers ce qui a été un réflexe pendant longtemps.
Mais tu viens de fournir la preuve que c'est du passé, puisque tu as coupé court au truc :)

 

Surtout ne pas culpabiliser, hein ? Ca n'arrangerait pas plus les choses et quand bien même tu aurais levé le coude jusqu'au couché, ça n'aurait rien eu de catastrophique non plus, du moment que ça reste circonscrit à un moment ponctuel, t'aurais juste eu mal au cheveux le lendemain et une couche de déprime supplémentaire.
Effectivement, ça n'aurait rien arrangé :/

 

Le soucis, à la base, c'est que tu te sois imaginé des trucs, que tu te sois peut-être monté le bourrichon tout seul à propos de ton ex.
Après, je ne connais pas la situation et les protagonistes, peut-être qu'elle n'est pas très claire non plus ou qu'elle envoie des signaux ambiguës, c'est souvent le cas quand il y a des séparations :/

 

On ne peut pas s'en vouloir de boire un verre de trop quand on a vraiment un coup dur, du moment que ça reste dans les clous, qu'on arrive à arrêter à une dose raisonnable, qu'on garde à l'esprit que se murger ne fera qu'aggraver les choses et que ça reste ponctuel.
Choses que tu sembles savoir et faire instinctivement, ça fait longtemps que tu as pris le pli, donc pas de soucis :jap:
Range bien les boutanches que tu as achetées, elles seront consommées plus tard à un rythme normal.

 

Et bon courage pour encaisser tout ça.


Message édité par brown paper bag le 18-05-2019 à 18:30:49

---------------
Eponyme
n°56581485
Profil sup​primé
Posté le 18-05-2019 à 18:57:23  answer
 

Oui, merci bpb, toujours de bons conseils. J'ai un peu culpabilisé, ce qui m'a mis en colère. Mais finalement j'ai utilisé cette colère de manière positive en allant transpirer dehors.

n°56594230
aivansama2
Posté le 20-05-2019 à 09:43:36  profilanswer
 

Bien joué Allende :) Encore une fois pas besoin de culpabiliser, tu as eu une super réaction et une sacré force pour ne pas te laisser entrainer. Rien de plus humain que de s´enquiller quelques verres pour gérer une émotion forte/extrême, mais tu as réussi à reprendre tes esprits même avec quelques verres dans le pif, belle performance  :)  
 
Pour ce qui est de la suite, et comme tu le sais très bien, l´alcool n´aiderait pas. Le petit dérapage, rapidement contrôlé, montre quand même que tu as une belle estime de toi et que tu ne te laisses pas aller dans les moments difficiles (déja noté dans le passé par certains de tes récits) . Capitalises la dessus, c´est une base ultra solide pour rebondir.
 
 
De mon coté RAS, encore un weekend au jus de fruits/soft. L´envie était présente mais pas sous forme de craving, plutôt une nostalgie et questionnement sur pourquoi se priver de quelque chose de "bon". La mécanique du cerveau qui se rappele des bons moments...du coup je me suis forcé à me lever très très tot samedi et dimanche pour une ptit piqure de rappel sur les bénefices a ne pas avoir la gdb  :o  
Pas forcément une victoire encore, les 2/3 semaines sans alcool font partie de ma routine, le vrai challenge est de ne pas se laisser embarquer une fois par mois. Je reste vigilant  :o Et forcé moi à poster d´ici 1/2 semaines, on approchera la période critique  :o  
 

n°56594489
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2019 à 10:09:09  answer
 

Merci pour ton soutien. :hello:  
 
J'ai une mauvaise estime de moi mais je sais aller au bout des choses. Je me suis donc fixé plusieurs objectifs que j'atteins petit à petit.
 
Le rappel des bons moments, c'est exactement ça...vraiment, le cerveau faudrait pouvoir le débrancher de temps en temps... ;)

n°56594751
brown pape​r bag
Concours de pyjama mental
Posté le 20-05-2019 à 10:33:44  profilanswer
 

aivansama2 a écrit :

...Pas forcément une victoire encore, les 2/3 semaines sans alcool font partie de ma routine, le vrai challenge est de ne pas se laisser embarquer une fois par mois. Je reste vigilant  :o Et forcé moi à poster d´ici 1/2 semaines, on approchera la période critique  :o  
 


Quand tu sens arriver la période du mois où ton cerveau te tire sur la manche pour te rappeler ce rendez-vous et qu'il faut mettre les bouchées doubles parce qu'il y a du retard à rattraper, organise-toi pour bouleverser tes habitudes.  
Change tes occupations et celles que tu ne peux pas changer, pratique-les autrement.
Faut casser tous les réflexes :jap:
Et c'est maintenant qu'il faut y penser et prévoir, pas dans une semaine quand tu seras au pied du mur.
 
Organisation plutôt que pulsion.  
Fort, fort, fort ! [:nozdormu]


---------------
Eponyme
n°56598761
saarh
Posté le 20-05-2019 à 17:02:08  profilanswer
 

Salut les fous.....
Après pas mal de temps à vous lire, à comprendre certaines choses, et voir que sur ce post, les participants sont pertinents, qu'ils acceptent leur dépendance ou non (et celle des autres), qu'ils en soient sortis ou pas, je me décide à poster un petit quelque chose de plus de 10 ans de ma vie, sans trop savoir pourquoi. Peut être parce que personne n'est vraiment au courant dans mon entourage de l'ampleur que ça a pu avoir, et que ça soulage de retracer un peu virtuellement cette phase, pas encore totalement achevée.
 
2003, divorce. Première vie tout seul, 23 ans à l'époque, l'alcool était pour moi juste "ludique", en société. Quelques verres le week end, mais vraiment très peu. Disons que 3 bières me tenaient toute la soirée, et suffisaient largement à ce que je sois déjà bien gai. Un pack de 6 => 2 semaines.
 
2004 - 2006. Nouvelle copine, nouvelle vie. Relation pas toujours simple, je commence tout doucement à boire un peu plus, un peu entraîné par elle au début (un petit apéro tous les jours) mais de mon propre fait au fur et à mesure que ça commence à partir en vrille dans le couple. Comme je fais la cuisine, je descends tous les jours quelques bières en préparant le repas..."oh, c'est pas grave, quelques bières... 2 - 3, ça me permets d'être joyeux et de ne pas faire face. Pis bon, c'est que de la binouse, hein."
 
2006 - 2009, après séparation, je me reprends un appart, tantôt tout seul, tantôt avec des femmes....mais là, ça dérape. Conso journalière de bière 9°, quand je suis tout seul à passer des soirées sur WoW, ça monte à 5 - 8 bières, voir 2 bouteilles de vin......vers 2007, je trouve que l'effet euphorisant n'arrive pas assez vite, je commence à rajouter du rhum ou du whisky dans la bière. environ 5cl d'alcool fort par bière. La conso journalière est bien installée, les soirées avec les potes terminent "au dernier encore debout"...On a tous des emmerdes, et l'illusion que l'alcool les règle....au moins un temps.
 
2009 - 2017. Nouvelle vie. La bonne, on va dire. Je n'ai normalement plus de raisons de picoler, mais j'aime ça, ou je m'en convainc. J'aime cet effet après le boulot, la détente. La première bière qui est descendue quasiment avec mon manteau encore sur les épaules (ma femme rentrant plus tard que moi) me dit "t'es à la maison, tu peux faire ce que tu veux !" Les autres suivent naturellement. Je ne me pose même pas la question, c'est "naturel". un pack de 12 bière 9° tient difficilement 2 jours, ou si c'est le cas, c'est en augmentant les doses de rhum dedans (50 / 50). 3 bouteilles de rhum / sky par semaine. ça ne me rends pas saoul, personne ne se rend compte de rien. Je planque les bouteilles de rhum, et je m'occupe de toute façon du verre recyclable. Tous les matins je suis un peu pâteux, mais ça passe avec le café....
Aucune envie de picoler le matin ou le midi, je me dis le classique "je suis pas alcoolo, je m'arrête quand je veux, et je peux m'en passer. J'en suis pas à devoir boire au boulot, haha.". Bien sur, c'est vachement plus simple de se le dire avec un verre à la main, qu'on arrête quand on veut.
En 2017, le budget boisson est égal au budget bouffe (oui, je fais la cuisine, donc aussi les courses.) Et là, un espèce de déclic......Oui, je suis dépendant. Au delà de mes excuses pour le justifier (qui sont bien piètres....tout ou presque va réellement bien dans ma vie), pour la première fois, je l'admets. ça faisait quelques semaines ou je me levais pas bien, des douleurs rénales quasi tous les matins (légères, mais présentes...genre un peu tour de rein temporaire) des courbatures, les articulations raides.... pas le top. J'ai arrêté de mettre ça sur le dos du stress et de la fatigue du boulot. ça devait être en juin 2017, là ou cette bulle de conscience a éclaté, et m'a bien montré que malgré tout le sport que je fais, et le mode de vie sain (alimentation, pas de drogue, pas de médoc, sport,....) j'allais pas faire long feu à ce rythme. Certains matins de semaine, j'étais dans l'état que je considérais comme "vraiment pas bien" 10 ans plus tôt....la mini gdb 4j/7, quoi.
 
la première bonne résolution n'a pas été d'arrêter de boire. Mais déjà d'arrêter de couper la binouse à l'alcool fort. J'en tremblais rien qu'à y penser "mais je ne serais plus aussi euphorique, bien dans ma peau !! au secours !" Finalement, cette étape c'est très bien passée. Un week end de cuite comme je n'avais plus fait depuis longtemps, une gueule de bois mémorable de 3 jours, ça a même été naturel après ça. Depuis cette date, une bouteille de (très) bon whisky tient plus d'un an....et je suis pas seul à la boire. J'ai été très étonné de voir la vitesse à laquelle j'ai pu supprimer les trucs forts, je pensais que j'en baverais des mois.....On va dire que si le moral va bien, ça doit pas mal aider, quand même.
 
Etape 2, arrêter les bières trop fortes journalièrement. Pas encore réduit la conso, mais déjà moins de titrage ! là aussi, c'est passé, plutôt bien. Le geste est encore là, l'alcool aussi (6.7° au lieu de 9°)donc ça va, ça passe....pas l'impression d'avoir "tout arrêté"....pas vraiment l'impression d'avoir de très nettes améliorations côté santé non plus (toujours remontées acide à 17h. Ponctuelles, elles attendent les premières bières pour se calmer.....) Bon, les reins ont arrêtés de m'enquiquinner depuis l'arrêt de l'alcool fort, déjà ça.
 
Très récemment, dimanche de semaine dernières pour être précis, je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Je me suis levé avec une espèce de verrou sur mes habitudes. En temps normal, le dimanche, je commençais la première bière à 12 / 13h.....une dizaine ou plus sur l'après'm / soirée. Les courses le vendredi, je calculais pour avoir avoir mini 12 bières en stock par soir de WE (V/S/D) + stock de "sécurité" (donc 2 pack de 20 ou 24 leffe, grim, ce genre, juste pour ma conso perso). L'idée de tomber à court me faisant flipper.  
Ce dimanche là, aucune envie. Pas malade, rien, juste "pas envie" (j'ai tellement pas l'habitude que ça m'a presque fait peur....) Lundi, idem. Je me prends une petite bière, quand même, le soir....elle me dure 2h. Je n'en reprends pas. Je tourne au sirop. Pas de manque. Comprends pas. Le reste de la semaine, c'est soit 0 soit 1 bière. Sur la dernière semaine, 2 week end compris, j'ai bu en tout et pour tout 6 bières...et énormément de flotte.Mon organisme a un peu protester les 5 premiers jours. Douleurs, remontées acides, un peu d'irritabilité.... Mais je trouve que ça serait dommage de retomber dans le travers, donc....je poste ici pour me motiver à ne pas le faire. Dans ma tête, l'abstinence totale me fait peur et me parait inconcevable. Mais une consommation très régulée (ce que les gens considèrent comme conso normale, quoi...voir un peu moins ^^), ça, ça me plairait, et c'est plus vers ça que je tends (aujourd'hui) En sachant qu'il y aura certainement de temps à autres des week end ou je devrais être un tantinet vigilant, et que si pour le moment, j'ai un étrange "non-manque", cet état de fait peut changer rapidement.
La prochaine étape sera, je pense (après les vacances, là, ça va être short), d'aller faire un petit bilan sanguin en expliquant le pourquoi au toubib, que ça soit bien ciblé.
Bon, c't'un peu un pavé, là ! Désolé :D
 

n°56599668
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2019 à 19:25:23  answer
 

Bienvenue à bord l'alcolo... :hello:  
 
On est sur le même protocole. Avoir une consommation, ludique, raisonnée. Attention, c'est pas forcément le plus facile. Fixe toi un objectif quantitatif, quotidien, hebdomadaire ou mensuel, peu importe et n'y déroge pas.
Et si tu craques, comme pourrait le faire n'importe quel quidam, inutile de culpabiliser, mais reviens vite à ton protocole initial.
 
Perso, j'entame ce WE ma dernière étape. Passer à l'équivalent de 2 verres max par WE. Je l'ai fait, pas sur la durée mais je l'ai fait. C'était pas si difficile. Sauf que ma situation perso a un peu changé donc faut que je me remotive un peu...  
 
 

n°56600540
danslos
Posté le 20-05-2019 à 21:33:26  profilanswer
 

Perso je trouve moins frustrant de boire zero que 2 verres. Sur la longueur je deviens marteau.  
 
Moi j'aimerai ne plus boire à la maison mais seulement et sans modération en soirée (mais les grosses genre mariage, 40 ans d'un pote).  
 
Bon pour les 6 mois/1 an à venir c'est no way le temps de récupérer ce qui l'est encore.  
 
Là j'attaque la phase soutient 2,5j/semaine en ambulatoire. J+22 abstinent. Encore un peu d'envies mais les réflexes disparaissent. Mon rythme c'est inversé pêche d'enfer le matin dès 6h mais le soir 22h je tombe de fatigue, traitement sûrement et puis sous alcool les médecins disent que l'on ne dort pas vraiment et que lors du sevrage on ressent une grosse fatigue, le corps récupère et y'a plus le produit pour rebooster artificiellement la machine.

Message cité 2 fois
Message édité par danslos le 20-05-2019 à 21:41:09
n°56600593
Foxus666
Posté le 20-05-2019 à 21:40:38  profilanswer
 

t'es sur la bonne voie saarh, moi aussi je trouve ridicule l'idée d'abstinence total pas top (pour mon cas, subjectif, respect pour ceux qui y arrivent).
 
Quand tu dit 12 bierre a 9 degrés, pour 2 jours, elle font 25cl tes bierre ? car moi je bois 3 ou 4X par semaines, 4 ou 5 bierre a 8 degrés, de 50 cl chacunes ! que le soir, de 21H00 a minuit

n°56600718
danslos
Posté le 20-05-2019 à 21:59:35  profilanswer
 

saarh a écrit :

Salut les fous.....
pas vraiment l'impression d'avoir de très nettes améliorations côté santé non plus (toujours remontées acide à 17h. Ponctuelles, elles attendent les premières bières pour se calmer.....) Bon, les reins ont arrêtés de m'enquiquinner depuis l'arrêt de l'alcool fort, déjà ça.


 
Généralement les remontées acides hors après repas en position couché sont le signe d'une gastrite. Tous les alcolos l'ont de toute façon avec . inflamation chronique du bulbe dans le même lot. Ne traîne pas a faire ta prise de sang, c'est un RDV chez le médecin, le lendemain tu fais ta prise de sang le soir tu as les résultats (je sais ça peut être flippant).

n°56603083
saarh
Posté le 21-05-2019 à 10:32:55  profilanswer
 


 
Pour le moment, l'objectif est simple. Continuer à ne rien boire le soir en semaine, sauf cas exceptionnel, mais surtout ne pas dépasser les 2 bières (25cl, blonde classique ou brune "légères" ) dans ces cas là. Un paliatif pour l'aspect "habitude" qui m'a pas mal plu fut un temps, et que je reprendrais surement en cas "d'envie non contrôlable", c'était le combo Affligem 0° + amer sans alcool. ça, j'ai toujours à la maison, et quand un pote débarque, je peux trinquer, et le cerveau me dit qu'au final....c'est pas si mauvais et ça rappelle des choses sans avoir les effets secondaires :D (comme je ne cherche pas l'ivresse pour oublier quoique se soit, c'est la foutu habitude et dépendance à la molécule que je combats.)
Et j'ai bien conscience que ce n'est pas parce que c'est facile aujourd'hui, que ça va l'être tous les jours. Faut garder la vigilance !
 

danslos a écrit :

Perso je trouve moins frustrant de boire zero que 2 verres. Sur la longueur je deviens marteau.  
 
Moi j'aimerai ne plus boire à la maison mais seulement et sans modération en soirée (mais les grosses genre mariage, 40 ans d'un pote).  
 
Bon pour les 6 mois/1 an à venir c'est no way le temps de récupérer ce qui l'est encore.  
 
Là j'attaque la phase soutient 2,5j/semaine en ambulatoire. J+22 abstinent. Encore un peu d'envies mais les réflexes disparaissent. Mon rythme c'est inversé pêche d'enfer le matin dès 6h mais le soir 22h je tombe de fatigue, traitement sûrement et puis sous alcool les médecins disent que l'on ne dort pas vraiment et que lors du sevrage on ressent une grosse fatigue, le corps récupère et y'a plus le produit pour rebooster artificiellement la machine.


 
Pas de médocs par ici, donc la pêche est bien revenue, et les nuits sont plus...réparatrices ^^ (et le système digestif semble ravi.....pardon de dire ça mais....ça c'est solidifié, dans les WC :D ) Disons, moins de somnolence régulière en journée. J'arrive à ne plus m'endormir dans les réunions qui démarrent à 14h.
C'est un peu aussi comme ça que je vois la chose. M'en priver totalement alors que j'aime bien, non. Mais par contre, en profiter pour réellement déguster un bon truc (bière artisanale, vin, etc) sans devoir vider le pack / bouteille / etc et continuer après, ça, oui. Éventuellement un dérapage contrôlé en grosse soirée, je verrais.... Les 40 sont pour bientôt, j'aurais du mal à rester à l'eau...mais il me reste quelques mois avant, et je ne suis pas obligé non plus de me mettre la tête à l'envers. (d'autant qu'après la réduction drastique de consommation que je compte bien tenir, les effets arriveront bien plus vite)
Si je reviens à  mes 20 ans ou je chantais après 3 x 33 cl de bière, ça me va ! :D
 

Foxus666 a écrit :

t'es sur la bonne voie saarh, moi aussi je trouve ridicule l'idée d'abstinence total pas top (pour mon cas, subjectif, respect pour ceux qui y arrivent).
 
Quand tu dit 12 bierre a 9 degrés, pour 2 jours, elle font 25cl tes bierre ? car moi je bois 3 ou 4X par semaines, 4 ou 5 bierre a 8 degrés, de 50 cl chacunes ! que le soir, de 21H00 a minuit


 
Ridicule je ne sais pas, disons que ça ne correspond pas à mes envies ou attentes ^^ Dans certain cas, ça doit en effet être obligatoire, par contre. Et bien plus difficile, du coup. Étrangement, pour moi, le fait de ne pas me l'interdire fait que j'en ai moins envie, ou moins de fébrilité....(j'avais déjà tenté d'arrêter purement et simplement à un moment....j'ai pas tenu 3 jours.) Chacun sa psychologie, je pense.
Les 12 bières, en 25, c'était un miracle quand elles tenaient 2 jours. C'est surtout que la bouteille de rhum que je mettais dedans tenait elle aussi, 2 - 3 jours. Rentré du boulot, première chose, ouvrir une bière, en boire rapidos 1/3 ou la moitier, et compléter le manquant au rhum / sky. ça, c'était les restes des habitudes prisent quand ça n'allait pas. Recherche de l'ivresse, rapide, bloquer la tête. Pour ça que cet aspect là, j'ai pu m'en débarrasser il y a 2 ans sans trop de soucis, m'étant rendu compte que.....je n'avais rien à "oublier".
 

danslos a écrit :


 
Généralement les remontées acides hors après repas en position couché sont le signe d'une gastrite. Tous les alcolos l'ont de toute façon avec . inflamation chronique du bulbe dans le même lot. Ne traîne pas a faire ta prise de sang, c'est un RDV chez le médecin, le lendemain tu fais ta prise de sang le soir tu as les résultats (je sais ça peut être flippant).


 
Par jour, j'en avais plutôt en fin de journée, toujours à la même heure, juste avant les premières bières.....là, ça a déjà bien réduit. Lorsque ça me le refait (ce n'est déjà plus journalier), ça n'excède pas 1 minute "acides", et rares sont les fois ou je dois me prendre un petit verre de bicarbonate pour réguler ça le week end. Départ pour Bali ce dimanche, je verrais au retour comment ça évolue, mais un check-up complet sera de toute façon fait à ce moment (en plus de la recherche pour Zika comme la zone est sensible à ça, Lime & co. Les autres trucs comme hépatite, vih, etc ont déjà été fait, fait, et refait encore récemment pour un processus de PMA)
 
En tous les cas, ça me parait positif d'écrire ça quelque part, et ça motive encore un peu plus ^^ Le plus rude a sans doute été de l'admettre de façon certaine. Et ici, je sais que vous savez tous ce que ça fait que se dire, et de dire à d'autres "ben si. j'ai un soucis avec l'alcool".

n°56604388
aivansama2
Posté le 21-05-2019 à 12:35:15  profilanswer
 

L´abstinence n´est en effet pas la seule solution et chacun sa stratégie/philosophie/objectifs
 
Le seule risque c´est que la réduction ne soit que temporaire et reparte de plus belle après un certain temps. Pour ma part je sais que j´ai énormement de mal à me controler.  
 
Pour moi alcool = ivresse (excessive), si c´est juste pour siroter une bière en terrasse ou devant la tv aucun interet et envie pour moi, pas de mal à prendre un perrier. Il y a une époque ou j´aimais me prendre une bonne bière/verre de vin pour le gout, mais je me rends compte qu´avec toutes mes interrogations/excès le gout n´est maintenant que secondaire et je percois la bouteille comme de l´éthanol enrobé d´un bon ptit coup de marketing...Une sorte de démystification de l´alcool  :o  
 
Avec cet état d´esprit je vais avoir du mal à retrouver une conso maitrisé...mais en même temps l´abstinence totale risque de ne pas me convenir….paradoxe très relou.
 
Mais je rejoins ton point sur le fait de ne pas l´interdire. On se sent plus libre et au final on ne consomme pas/peu car pas forcé/frustré à réduire/arreter. Décider d´être abstinent à vie me parait illusoire, l´approche du un jour à la fois, on verra demain si j´en prends une, me convient beaucoup mieux. Pas de stress et on s´enleve un gros poids de la tête, qui au final permet de repousser indéfiniment une échéance sans trop d´efforts.
 
Bn après j´ai déja essayé cette technique et ai échoué pour d´autres raisons  :o Mais à force d´ajuster sa stratégie on va bien finir par trouver la bonne  
 
Poser ses idées sur papier ou forum est effectivement super motivant et permet d´y voir plus clair. Dans le récent passé je postais principalement lors de me marathons alcool/rechute. Bref quand ca n´allait pas fort. J´essaye maintenant de changer de stratégie et de poster et être plus présent lorsque tout va bien. Car c´est la que la vraie bataille commence, et ca j´ai mis 2 ans à le comprendre  :o


Message édité par aivansama2 le 21-05-2019 à 12:36:24
n°56604915
Profil sup​primé
Posté le 21-05-2019 à 13:35:02  answer
 

C'est ça, avoir moins de pression car se dire que l'on prend le droit de prendre un verre ou deux et que c'est nous qui l'avons décidé...

n°56606309
saarh
Posté le 21-05-2019 à 15:23:56  profilanswer
 


 
Et oui....et pas une vieille habitude. J'avoue avoir envié un temps ma femme, ou d'autres personnes de l'entourage, qui un soir vont juste te dire "tiens, j'prendrais bien un petit cidre / bière / whisky ! ça fait longtemps !" Tu vois que ça leur fait plaisir....et toi, tu regarde ton verre en te disant "ouais, ça fait au moins 2 minutes qu'il est vide, ça fait longtemps aussi...vais me chercher la petite soeur de celle que je viens de siffler et je te ramène un cidre."
J'ai bien conscience que cette méthode, de ne pas se l'interdire, peut très bien foirer lamentablement. Je l'ai tentée par le passé, en me disant "pas plus d'une bière par soir, les autres, sans alcool !" au fur et à mesure, ça c'est transformé en "bon, allez, 2, c'est rien...." puis 3....puis 4.... puis.... merde. Donc se l'autoriser, oui. Se mettre quelques gardes-fous, quand même :D Pour le moment, j'en mets peu, comme je n'ai pas d'envie particulière, même pas celle de boire un seul verre.  
Les week end sont plus délicats....l'habitude de descendre bouteille sur bouteille dès le début d'après'm demande juste un peu plus de raisonnement. Ces 2 derniers week end n'ont pas été "durs", mais contrairement à la semaine, l'envie était là. Et j'en suis resté à une seule bière, appréciée, une fois que j'ai convaincu mon cerveau que non, une bière, c'est pas un échec. L'échec, c'étaient les 10 prises avant 16h, et que quand ta femme te propose d'aller faire un tour avec ta voiture (j'ai une vieille américaine, qu'elle ne conduit pas) tu es obligé de dire "non" avec une excuse bidon parce que tu sais qu'il y a des contrôles partout dans notre bouzie et que tu peux pas rouler. ça, c'est un échec. Pas d'en boire une par plaisir.  
 

n°56606720
Profil sup​primé
Posté le 21-05-2019 à 15:58:43  answer
 

Pour le WE faut se programmer des trucs que tu peux pas éviter de faire...
 
Genre, si tu à des mômes, le renouvellement de la garde robe de la dernière, ou une sortie avec le grand (ou les deux), un truc où tu es obligé de prendre ta bagnole ou de te tenir.
Du coup tu bois pas.
Quand j'ai décidé de modérer ma conso ça a bien marché pour moi.
Je partais en rando le samedi vers 10h, je revenais vers 17h et le verre du soir devenait un vrai plaisir, pour le goût, pas pour l'ivresse.
 
 

n°56609098
guyotine2
Posté le 21-05-2019 à 20:20:21  profilanswer
 

danslos a écrit :

Perso je trouve moins frustrant de boire zero que 2 verres. Sur la longueur je deviens marteau.

 

Moi j'aimerai ne plus boire à la maison mais seulement et sans modération en soirée (mais les grosses genre mariage, 40 ans d'un pote).

 

Bon pour les 6 mois/1 an à venir c'est no way le temps de récupérer ce qui l'est encore.

 

Là j'attaque la phase soutient 2,5j/semaine en ambulatoire. J+22 abstinent. Encore un peu d'envies mais les réflexes disparaissent. Mon rythme c'est inversé pêche d'enfer le matin dès 6h mais le soir 22h je tombe de fatigue, traitement sûrement et puis sous alcool les médecins disent que l'on ne dort pas vraiment et que lors du sevrage on ressent une grosse fatigue, le corps récupère et y'a plus le produit pour rebooster artificiellement la machine.


Quand j'ai arrêté je ne savais pas pour combien de temps.

 

Au final, avec le temps, tu n'as pas envie de reprendre : la peur de replonger dedans est plus fort que l'envie de se la coller.
Avec le temps, on sait qu'on ne perd rien à ne pas boire pour l'anniversaire d'un pote.

 

Ça fait plus d'un an et demi pour ma part.

 

Tiens le coup. C'est pas facile au début, mais ça vaut vraiment le coup de ne rien lâcher.

n°56611964
saarh
Posté le 22-05-2019 à 10:20:17  profilanswer
 


 
Je suis en rando, à l'escalade, ou en balade voiture quasi tous les samedi ou dimanche ou le temps le permet, ça m'empêchait pas d'être pressé de rentrer fin d'après'm  pour retrouver (limite fébrilement) mes chères bouteilles :D la première était toujours un grand plaisir, mais elle en appelait irrémédiablement d'autres. C'est juste cet "appel" que je tâche de mettre au tapis ;)
Je me rends compte que l'écrire me montre encore un peu plus la réalité de certaines situations...... ne pas pouvoir aller quelque part "à l'improviste", parce que bon, j'aurais bien répondu oui pour le ciné, mais....je peux pas rouler. Invité à manger un bout à la bonne franquette ? Ah ben, non, désolé....je peux pas rouler. Limite ça me faisait chier de planifier un truc le samedi soir parce que bon. ça voulait dire que je ne pouvais boire que 2 bières...peut être 3 l'après'm...ou devoir demander à ma femme de rouler.  
Là, je me rend compte qu'au final, mon emploi du temps s'articulait réellement autour de ça. Et sans pour autant en être à des doses de folie, par rapport à ce que j'ai pu lire lu par ici. Mais suffisamment pour au final, me pourrir un peu la vie.
 
Il y a quelques semaines que je pensais à réduire / arréter. Mais initialement, je voulais commencer ça après les vacances. Mon cerveau m'a pris en otage plus tôt que prévu. Là, tout de suite, bien que je ne m'interdise rien, j'ai une petite peur de reprendre ne serait ce qu'un verre....En vacances à l'étranger, jamais trop eu de soucis à consommer journalièrement mais modérément. Là, je ne sais pas trop comment ça va se passer. frayeur de reprendre un verre, même si ce n'est qu'un seul, mais envie de gouter aux spécialités locales aussi. "Wait and see"

n°56611994
Profil sup​primé
Posté le 22-05-2019 à 10:23:15  answer
 

Pour ceux qui visent une consommation raisonnée, je remets ce lien:
 
https://www.cairn.info/revue-psycho [...] age-7.htm#
 
 
 

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