Citation :
Cette dépendance à quelques titres me donne l'occasion de rebondir sur un sujet que je n'ai pas abordé depuis longtemps [...] Avant d'être interrompu par moi-même pour vous faire part de cette information de la plus haute importance, je voulais refaire un point sur ces valeurs qui font la tendance en insistant lourdement sur les indices américains. En l'occurrence le S&P500 et le Nasdaq 100. En investissant dans des indices qui comptent 500 et 100 valeurs respectivement (d'où leur nom hein, j'espère que c'était OK pour vous), on peut espérer bénéficier d'une certaine diversification. En vrai, pas trop. Si on prend QQQ, cucucu, triple Q ou trois Q, comme vous voulez, c’est-à-dire le plus gros ETF Nasdaq du monde, eh bien à l'heure actuelle, vous avez 44% de l'indice positionné sur Microsoft, Apple, Amazon, Alphabet et Nvidia. Pour le S&P500, sur la base de l'ETF iShares CSPX, c'est moins impressionnant mais la concentration est quand même remarquable : 22,5% de l'indice sur les 5 mêmes valeurs. Or grosso modo, ces titres ont progressé de 25 à 30% depuis le début de l'année, sauf Nvidia qui a presque doublé. Autant dire que le terme de "locomotives indicielles" n'est pas galvaudé. On comprend mieux dès lors pourquoi le Nasdaq 100 gagne 23% depuis le début de l'année, pendant que le S&P500 limite ses gains à 8%. Le McGeever dont je parlais plus haut précise que la moyenne des autres valeurs du S&P500 n'a progressé que de 2% environ. Il faut ajouter à cela que le PER moyen de ces titres est de 30 fois les résultats attendus en fin d'année (de 22 fois pour Alphabet à 87 fois pour Nvidia), contre environ 16,5 fois pour le reste du S&P500. On ne prête qu'aux riches. Mais est-ce vraiment une surprise ? Tout ça pour dire que le marché continue à tourner correctement grâce à ses chouchoutes et que sans elles, le tableau serait bien moins flatteur aux Etats-Unis.
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