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Auteur Sujet :

[POGNON] Crowdfunding : Financement Participatif !

n°42058958
justsayno
Posté le 24-05-2015 à 17:36:51  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Sur le thème abordé plus haut de l'attitude que doivent avoir les plateformes en cas de retard de paiement, on lira avec intérêt la position de Lendopolis sur la file intitulée "Commission de performance" dans cette page (position certes assez théorique car encore jamais mise en oeuvre à ma connaissance).

mood
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Posté le 24-05-2015 à 17:36:51  profilanswer
 

n°42062002
lendix
Posté le 24-05-2015 à 23:28:13  profilanswer
 

Les plateformes IFP (intermédiaire en financement participatif) ont accès au fichier FIBEN (Banque de France) et celles qui en font usage devront y inscrire leurs retards.
Toutes les plateformes de crowdlending ne sont pas IFP.  
Tous les IFP n'ont pas choisi d'utiliser l'accès FIBEN.

n°42062293
audouinj
Posté le 25-05-2015 à 00:44:01  profilanswer
 

Où l'on voit qu'Unilend n'est ni inscrit à l'ORIAS et nest pas IFP. :kaola:  
http://cjoint.com/?EEzaPtIIFj9

n°42062377
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 25-05-2015 à 01:22:48  profilanswer
 

audouinj a écrit :

Où l'on voit qu'Unilend n'est ni inscrit à l'ORIAS et nest pas IFP. :kaola:
http://cjoint.com/?EEzaPtIIFj9


Ca me choque pas vu qu'en regardant très rapidement (5 minutes sur le site) ce qu'on voit c'est tout simplement une entité créée pour diluer les risques de sociétés d'investissement bien réelles... de là à dire qu'ils s'en détachent purement et simplement, il n'y a qu'un pas.


Message édité par Gigathlon le 25-05-2015 à 13:22:39
n°42062730
pyyy
Posté le 25-05-2015 à 08:37:41  profilanswer
 

audouinj a écrit :

Où l'on voit qu'Unilend n'est ni inscrit à l'ORIAS et nest pas IFP. :kaola:  
http://cjoint.com/?EEzaPtIIFj9


Encore un élément qui met Unilend en porte-à-faux. Il faut encore compter sur leur bon vouloir, il n'ont l'obligation de rien... : Boycottez Unilend
Rien ne nous garanti qu'ils ne captent pas l'épargne des particuliers sans aucun scrupule et surtout sans contre-partie.
Comme le dit Jacques ce ne sont pas des analyses mais une publicité marketing pour des entreprises qui masquent la réalité par absence d'informations sur la situation actuelle.
Le fondateur Nicolas Lesur est un spécialiste marketing (rubrique qui sommes nous sur leur site), ça en dit long sur leur stratégie.


Message édité par pyyy le 25-05-2015 à 08:39:00
n°42063242
justsayno
Posté le 25-05-2015 à 10:47:53  profilanswer
 

Du calme.... Unilend n'avait pas à son lancement l'agrément Orias, et pour cause, puisqu'ils ont démarré avant la publication (et mêmes les discussions au sujet) du décret sur le financement participatif en France. Après le décret, ils avaient à choisir s'ils changeaient leur modèle, ce qu'ils ont choisi de ne pas faire. Ce qui certes leur donne un avantage unfair par rapport aux autres sites IFP, à savoir que des individus peuvent miser plus de 1k sur un projet, et que donc les projets se financent plus aisément. Mais ce n'est pas très différent de l'intervention d'institutionnels ailleurs... Et n'en fait pas pour autant une plateforme "sans scrupules".
Leur partenaire financier SFPMEI a bien lui un agrément ACPR.
 
On peut certes (et moi le premier) leur reprocher une sélection insuffisante sur les projets présentés, en revanche leur gestion du recouvrement par une société spécialisée ne pourra être jugée qu'à long terme. Et il y a peu d'éléments de comparaison ailleurs.
 
A ma connaissance (Lendix me corrigera au cas où) aucune société dans le crowdlending en France ne prévoit de gagner de l'argent cette année. Chacune des plateformes doit donc nécessairement d'abord se constituer une base de prêteurs conséquente, pour espérer parvenir à l'équilibre financier, et il serait peu efficace (et peu rentable pour ceux qui ont investi dans les plateformes, dirigeants et capital risqueurs) de dilapider le capital confiance qu'ils ont au départ en faisant n'importe quoi. Autrement dit, je crois assez peu à l'arnaque grossière consistant à faire le maximum possible de CA pendant un ou deux ans puis à plier boutique, du moins pour les sites actuellement dans le paysage. Et les problèmes observés sont en partie des erreurs de jeunesse (d'autres sites étrangers ont eu aussi des problèmes lors de leur démarrage, par exemple Prosper).
 
On peut espérer que ce forum, ainsi que d'autres lieux d'échange, en mettant le doigt sur des déficiences diverses dans le fonctionnement des plateformes, permettront de sélectionner celles qui méritent de perdurer (on sait que dans les domaines techniques et financiers ce n'est pas toujours ce qui s'est passé...) et maintiendront une information indépendante du marketing des plateformes (notamment sur la comparaison des taux de défauts).


Message édité par justsayno le 25-05-2015 à 12:21:46
n°42063620
wolflameut​e
Posté le 25-05-2015 à 11:45:42  profilanswer
 

Des nouvelles du groupe Cordier qui vient de publier son bilan pour 2014.
 
C'est pas mal d'avoir un suivi financier des entreprises financées chez Unilend.
 
http://www.societe.com/bilan/group [...] 06301.html

n°42064122
wolflameut​e
Posté le 25-05-2015 à 12:49:44  profilanswer
 

Match crowdlending / FCPR pour investir dans la dette d'entreprises
 
 
https://www.youtube.com/watch?v=L7pFTfZCfoY
 

n°42064637
Le ptit va​nnetais
Posté le 25-05-2015 à 13:51:06  profilanswer
 

Intéressant mais je crois qu'il compare 2 placements complètement différents.
Les FCPR permettent de placer beaucoup d'épargne sur de longues périodes (5 ans)
Le Crowdlending (limité à 1000 € par ligne) s'adresse à de plus petites épargnes et sur des durées plus courtes.
 
Quant à la rémunération jugée faible du crowdlending, il va falloir 2 bonnes années pour se faire une réelle idée.
Maintenant, si c'était si inintéressant, Groupama serait pas en train de se battre pour placer ses billes sur les projets d'Unilend.

Message cité 1 fois
Message édité par Le ptit vannetais le 25-05-2015 à 13:51:42
n°42064793
bobor
tueur de n44b
Posté le 25-05-2015 à 14:06:58  profilanswer
 

Groupama n'a pas le même taux d'imposition que nous. Et Groupama peut déduire les pertes.


---------------
Gitan des temps modernes
mood
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Posté le 25-05-2015 à 14:06:58  profilanswer
 

n°42065039
wolflameut​e
Posté le 25-05-2015 à 14:32:58  profilanswer
 

Concernant Groupama, en matière de gestion obligataire,  il ne faut pas oublier qu'elle avait pas mal de dettes grecques ce qui a failli lui causer sa perte...
http://www.challenges.fr/finance-e [...] grece.html :o  
 
 
Et que les rendements actuels de ses fonds en euros ne brillent pas...
http://www.francetransactions.com/ [...] -1-80.html
:o
 
Donc tout ça ne me rassure pas vraiment...


Message édité par wolflameute le 25-05-2015 à 14:34:36
n°42065130
wolflameut​e
Posté le 25-05-2015 à 14:45:15  profilanswer
 

Le ptit vannetais a écrit :

Intéressant mais je crois qu'il compare 2 placements complètement différents.
Les FCPR permettent de placer beaucoup d'épargne sur de longues périodes (5 ans)
Le Crowdlending (limité à 1000 € par ligne) s'adresse à de plus petites épargnes et sur des durées plus courtes.
 
Quant à la rémunération jugée faible du crowdlending, il va falloir 2 bonnes années pour se faire une réelle idée.
Maintenant, si c'était si inintéressant, Groupama serait pas en train de se battre pour placer ses billes sur les projets d'Unilend.


 
Concernant les durées :
- pour le crowdlending, la durée moyenne des prêts aux PME est d'environ 46 mois soit presque 4 ans.
Le remboursement se fait certes progressivement mais pas moyen pour le prêteur de l'accélérer.
- Pour le FCPR : l'idéal est de le placer au moins 5 ans. Pas d'amortissement progressif mais en revanche possibilité de le vendre à tout moment même si le capital n'est pas garanti dans ce cas. C'est en quelque sorte un fonds obligataire daté. Beaucoup de banques qui en possédaient dernièrement (des fonds obligataires datés) n'ont pas hésité à les vendre avant terme avant que les taux commencent un peu à remonter.  
 
Rémunération du crowdlending :
- Oui il faut au moins 2 ans pour se faire une idée plus fiable. Mais pour l'heure, je reste sceptique (mais pas encore totalement défaitiste). Wait and see !


Message édité par wolflameute le 25-05-2015 à 14:47:48
n°42065153
audouinj
Posté le 25-05-2015 à 14:48:29  profilanswer
 

wolflameute a écrit :

Match crowdlending / FCPR pour investir dans la dette d'entreprises
 
 
https://www.youtube.com/watch?v=L7pFTfZCfoY
 


Les FCPR sont intéressants essentiellement pour les gens soumis à l'ISF.
Le crowdlending s'adresse plutôt à des épargnants sur 3 à 5 ans qui veulent gagner plus qu'avec un Livret A ou même un super-livret, et qui sont d'accord pour prendre des risques.

n°42065186
bobor
tueur de n44b
Posté le 25-05-2015 à 14:51:32  profilanswer
 

A mon sens, plus que 3 à 5 ans. Le crowdlending pourrait être rentable à condition de jouer sur les intérêts composés. Je me fixe sur 9 ans dans mes simulations.


---------------
Gitan des temps modernes
n°42065333
wolflameut​e
Posté le 25-05-2015 à 15:12:39  profilanswer
 

audouinj a écrit :


Les FCPR sont intéressants essentiellement pour les gens soumis à l'ISF.


 
Il n'y a plus d'avantage depuis 2011 en matière d'ISF concernant la souscription de FCPR.
 
Les intérêts des FCPR sont autres :
 
* Une réelle diversification.  
Pour le crowdlending, il faut investir sur une centaine de projets pour bien diversifier. Peu de prêteurs peuvent le faire.
 
* Un réel gain de temps pour les prêteurs. Pour prêter à une centaine de PME, si on passe 20 bonnes minutes par entreprise pour investir ou pas, ça fait une quarantaine d'heures de gagnées pour faire autre chose
 
* Moins de risques pour les FCPR car entreprises plus grosses et plus internationales.
 
* Et surtout une fiscalité beaucoup plus douce ! Que des prélèvements sociaux et pas d'IR ! Et ce n'est pas rien ! Et tant pis pour l'Etat !


Message édité par wolflameute le 25-05-2015 à 15:15:10
n°42065387
wolflameut​e
Posté le 25-05-2015 à 15:17:28  profilanswer
 

bobor a écrit :

A mon sens, plus que 3 à 5 ans. Le crowdlending pourrait être rentable à condition de jouer sur les intérêts composés. Je me fixe sur 9 ans dans mes simulations.


 
Peux-tu développer STP cette notion d'intérêts composés ?
Ce n'est pas le principe de la capitalisation qui concernent une grosse partie des placements ? Les intérêts se rajoutant au capital si on n'y touche pas ?

Message cité 1 fois
Message édité par wolflameute le 25-05-2015 à 15:18:41
n°42065501
wolflameut​e
Posté le 25-05-2015 à 15:28:54  profilanswer
 

Le match SCPI - Crowdfunding immobilier
 
Y a pas photo :
 
http://www.movinstream.com/video/q [...] 18-05.html

n°42066254
bobor
tueur de n44b
Posté le 25-05-2015 à 17:20:04  profilanswer
 

wolflameute a écrit :


 
Peux-tu développer STP cette notion d'intérêts composés ?
Ce n'est pas le principe de la capitalisation qui concernent une grosse partie des placements ? Les intérêts se rajoutant au capital si on n'y touche pas ?


De réinvestir les versements reçus.


---------------
Gitan des temps modernes
n°42066342
wolflameut​e
Posté le 25-05-2015 à 17:32:09  profilanswer
 

bobor a écrit :


De réinvestir les versements reçus.


 
A moins d'avoir un profil de rentier (remettre les intérêts sur son compte chèque pour le retirer), c'est le même principe pour la plupart des placements, non ? Comme le compte chèques ne rapporte rien, on a plutôt intérêt à réinvestir quel que soit le support d'épargne pour que cela rapporte.
C'est le principe des intérêts composés.
 
Exemple : si tu places 1000 € à 10 % sur 3 ans, ça te fera au bout de 3 ans : 1000 € * 1.10 * 1.10 * 1.10 = 1331 €
Ca te fait un gain de 33.10 %.
Si tu calcules le rendement annualisé, il suffit de calculer la racine 3ème de 1.3310 , soit 1.10 % (rendement de 10 %)
 
Si tu laisses trainer (mais je ne vois pas l'intérêt) les intérêts sur ton compte chèque, tu n'auras que 300 € à la fin au lieu de 33.10 %
La racine 3ème de 1.30 %, ça fait 1.0914 % (soit 9.14 % de gain annualisé)
Tu perds 0.86 % annuel en le laissant sur ton compte chèque.

Message cité 1 fois
Message édité par wolflameute le 25-05-2015 à 17:47:53
n°42066374
audouinj
Posté le 25-05-2015 à 17:36:18  profilanswer
 

wolflameute a écrit :

Le match SCPI - Crowdfunding immobilier
 
Y a pas photo :
 
http://www.movinstream.com/video/q [...] 18-05.html


 
Directement sur Youtube on y accède + rapidement :
[url] https://www.youtube.com/watch?v=_HCA6B1jKqA  [/url]
Maintenant, ce n'est pas la même optique. SCPI 10 ans minimum (déjà 2 ans pour amortir les 10% de frais d'entrée
Crowdfunding immo promoteur : 6 mois à 1 ans mais avec beaucoup de risques.

n°42066376
bobor
tueur de n44b
Posté le 25-05-2015 à 17:37:10  profilanswer
 

wolflameute a écrit :


 
A moins d'avoir un profil de rentier (remettre les intérêts sur son compte chèque pour le retirer), c'est le même principe pour la plupart des placements, non ? Comme le compte chèques ne rapporte rien, on a plutôt intérêt à réinvestir quel que soit le support d'épargne pour que cela rapporte.


Oui. Mais avec des prêts de 3 à 5 ans, la durée d'investissement doit s'entendre sur une plus longue période, objet de la remarque initiale.


---------------
Gitan des temps modernes
n°42066426
wolflameut​e
Posté le 25-05-2015 à 17:44:38  profilanswer
 

audouinj a écrit :


 
Directement sur Youtube on y accède + rapidement :
[url] https://www.youtube.com/watch?v=_HCA6B1jKqA  [/url]
Maintenant, ce n'est pas la même optique. SCPI 10 ans minimum (déjà 2 ans pour amortir les 10% de frais d'entrée
Crowdfunding immo promoteur : 6 mois à 1 ans mais avec beaucoup de risques.


 
 
Oui, il y a en effet plusieurs types de crowdfunding immobilier. Si on veut comparer ce qui est comparable, il faut comparer le crowdfunding immobilier avec un investissement locatif et les SCPI et pas en finançant un promoteur. Ils auraient dû préciser dans cette vidéo.


Message édité par wolflameute le 25-05-2015 à 17:46:32
n°42067715
pyyy
Posté le 25-05-2015 à 20:40:27  profilanswer
 

wolflameute a écrit :

Match crowdlending / FCPR pour investir dans la dette d'entreprises


 
Attention ce sont des publi-reportage ou publi-interview :
L'intervenant est le fondateur de BienPrevoir.fr qui vend de l'assurance vie
Normal de l'entendre dire que le CrowdLending est moins bien que ce qu'il propose.
Ensuite il prétend qu'il faut 100 lignes en CrowdLening mais que c'est trop à gérer !
Celui qui met 100€/projet sur tous les projet Unilend, il a diversifié sans avoir à gérer : ça passe ou ça casse.
Comme le CrowdLending connait des difficultés en ce moment alors c'est l'occasion pour les vendeurs de placements de sortir et de se faire passer pour des experts sur BFM TV.
Tout ces produits ont beaucoup de frais : Droit d'entrée, frais de gestion, Droit de sortie.
C'est intéressant de savoir que ces produits existent mais ils ont aussi un risque non chiffré.
Imaginez juste que l'objectif de Groupama dans Unilend est peut être simplement de créer un FCPR qu'ils vont ensuite proposer aux clients sous forme d'un package avec frais d'entrée et frais de gestions ...
Prenez n'importe quel placement complexe, il se base toujours sur des produits financiers de base (action ou obligation ou immobilier) après c'est de l’ingénierie financière,
par exemple les subprimes : une bonne dose de junk bonds mélangé à un peu de corporate investment pour donner une qualité à un produit bien pourri à la base.
Comme en cuisine, il faut de bons produits de base pour faire un bon plat. :p

Message cité 1 fois
Message édité par pyyy le 25-05-2015 à 21:14:57
n°42068080
wolflameut​e
Posté le 25-05-2015 à 21:12:04  profilanswer
 

pyyy a écrit :


 
Attention ce sont des publi-reportage ou publi-interview :
L'intervenant est le fondateur de BienPrevoir.fr qui vend de l'assurance vie
Normal de l'entendre dire que le CrowdLending est moins bien que ce qu'il propose.
Ensuite il prétend qu'il faut 100 lignes en CrowdLening mais que c'est trop à gérer !
Celui qui met 100€/projet sur tous les projet Unilend, il a diversifié sans avoir à gérer : ça passe ou ça casse.
Comme le CrowdLending connait des difficultés en ce moment alors c'est l'occasion pour les vendeurs de placements de sortir et de se faire passer pour des experts sur BFM TV.
Tout ces produits ont beaucoup de frais : Droit d'entrée, frais de gestion, Droit de sortie.
C'est intéressant de savoir que ces produits existent mais ils ont aussi un risque non chiffré.
Imaginez juste que l'objectif de Groupama dans Unilend est peut être simplement de créer un FCPR qu'ils vont ensuite proposer aux clients sous forme d'un package avec frais d'entrée et frais de gestions ...
Prenez n'importe quel placement complexe, il se base toujours sur des produits financiers de base (action ou obligation ou immobilier) après c'est de l’ingénierie financière,
comme par exemple les subprimes : une bonne dose de junk bonds mélangé à un peu de corporate investment pour donner une qualité à un produit bien pourri à la base.


 
 
Oui vous avez raison. Ce qui agace les établissements financiers ou des entreprises comme bienprevoir.fr c'est qu'il n'y a pas de véritable business à faire sur le crowdlending. Ou alors il faut classer les entreprises en 2 catégories : les finançables par les banques et apporter aux plateformes moyennant contreparties des sociétés non finançables par les banques... Mais pour une entreprise comme bienprevoir qui ne finance pas d'entreprises, pas de business avec le crowdlending.
Mais malgré tout il est intéressant de connaître leurs arguments qui sont très souvent intéressants.
 
Pour les 100 lignes minimum il n'invente rien. Cela vient d'études américaines notamment sur le risque des plateformes américaines comme lending club.
Avec un nombre de lignes très élevé le risque de perdre de l'argent est nul.
Mais attention : on parle de lending club avec une rentabilité moyenne de 6 % et ses aléas...
En France, on n'aura pas les mêmes chiffres très probablement. On prête déjà moins cher et avec des risques qui ne sont pas moins élevés...
Attention...
 
Oui les produits complexes se basent en effet sur des actifs financiers de base avec des frais.  
Les frais existent aussi dans le crowdlending même s'ils sont souvent et principalement supportés par les emprunteurs.
Si on additionne les frais de dossier, les frais annuels de remboursement, on dépasse souvent les 5 % sur les montants prêtés.
Ce n'est pas moins que leurs produits financiers ! Mais à la différence c'est que souvent derrière il y a un portefeuille et une gestion clé en main qui vaut ce qu'elle vaut mais tous les produits financiers ne sont pas mauvais. Il faut repérer les bons !
Et je ne parle pas de la fiscalité confiscatoire du crowdlending !
 
Et il ne faut pas oublier que dans la finance, il y a des offres pour le grand public et des offres pour la clientèle plus fortunée.  
Et généralement ce ne sont pas des offres de qualité identique, loin de là.
Le crowdlending est une offre grand public, les FCPR pour une clientèle type gestion privée.
Je pense que la sélection des sociétés doit être beaucoup plus rigoureuse.
D'ailleurs il suffira de regarder la taille des sociétés sélectionnées et la part du CA à l'international pour se faire une idée.


Message édité par wolflameute le 25-05-2015 à 21:24:58
n°42068223
pyyy
Posté le 25-05-2015 à 21:23:54  profilanswer
 

L'étude que j'avais donnait une diversification sur au moins 50 projets, pourquoi pas 100 mais il faut que la qualité suive (il n'y a pas de problème de gestions comme prétendu dans l'interview, un fois prêté il n'y a plus rien à faire).  
Effectivement il est probable que la rentabilité sera bien inférieure à celle de lending club et surtout avec le problème de non déductibilité des créances irrecouvrables.  
On revient toujours à la sélection par la qualité, et cela demande de se former et d'apprendre sur le tas et de s'intéresser à son investissement pour trier le bon grain de l'ivraie ;)
Le principe du FCPR, c'est que le gérant s'occupe de la diversification et de la sélection et cela se paye en droit d'entrée et frais de gestion :  
soit accepter de donner un % fixe à celui qui fait le tri dans le cas du choix de l'investissement en FCPR soit de faire soi-même le tri avec le risque que cela comporte.
En ce moment il semble clair que l'offre grand public du CrowdLending soit la roue de secours pour des entreprises peu fiable, la diversification doit se faire avec précaution.
Au départ je tablais sur ce qui m'avait été communiqué par Unilend soit un taux de défaut entre 2 & 3% ce qui est irréaliste compte tenu des derniers évènements cependant je crains que l'on ne se dirige vers les 10% de défaut et dans ce cas 100% des prêteurs Unilend vont perdre de l'argent

Message cité 2 fois
Message édité par pyyy le 25-05-2015 à 21:34:16
n°42068341
wolflameut​e
Posté le 25-05-2015 à 21:36:23  profilanswer
 

pyyy a écrit :

L'étude que j'avais donnait une diversification sur au moins 50 projets, pourquoi pas 100 mais il faut que la qualité suive (il n'y a pas de problème de gestions comme prétendu dans l'interview, un fois prêté il n'y a plus rien à faire).  
Effectivement il est probable que la rentabilité sera bien inférieure à celle de lending club et surtout avec le problème de non déductibilité des créances irrecouvrables.  
On revient toujours à la sélection par la qualité, et cela demande de se former et d'apprendre sur le tas et de s'intéresser à son investissement pour trier le bon grain de l'ivraie ;)


 
Je dirai que si on avait prêté le même montant à toutes les sociétés d'Unilend, et dans l'hypothèse que les 3 boites qui sont en retard de plus d'un mois ne paient pas (2 des 3 sont sont soit en redressement soit en liquidation judiciaire), les prêteurs n'ont pas suffisamment gagné d'intérêts nets pour payer la casse donc l'extrême diversification a ses limites !
 
Concernant la sélection par la qualité, j'avoue que c'est un exercice très enrichissant intellectuellement mais très complexe et qui ne garantit pas le résultat. Bien malin celui qui n'a pas de défaut ou fait mieux que la moyenne.
Compte tenu des infos en notre possession, comment peut-on juger de la valeur d'une entreprise sans aller sur le terrain, sans effectuer un certain nombre de vérifications, sans interroger le gérant. Si cela donnait des résultats concrets, les agences bancaires avec des hommes sur le terrain n'auraient plus d'utilité...  
Je suis très modeste là dessus. Certes, il y a des signes qui montrent que ça ne sent pas bon, mais on peut oublier plein d'autres choses...
Non je ne pense pas qu'on peut remplacer des banquiers sur le terrain. Dommage pour certains mais c'est comme ça !

Message cité 1 fois
Message édité par wolflameute le 25-05-2015 à 21:36:54
n°42068571
wolflameut​e
Posté le 25-05-2015 à 21:55:58  profilanswer
 

pyyy a écrit :


Le principe du FCPR, c'est que le gérant s'occupe de la diversification et de la sélection et cela se paye en droit d'entrée et frais de gestion :  
soit accepter de donner un % fixe à celui qui fait le tri dans le cas du choix de l'investissement en FCPR soit de faire soi-même le tri avec le risque que cela comporte.
En ce moment il semble clair que l'offre grand public du CrowdLending soit la roue de secours pour des entreprises peu fiable, la diversification doit se faire avec précaution.
Au départ je tablais sur ce qui m'avait été communiqué par Unilend soit un taux de défaut entre 2 & 3% ce qui est irréaliste compte tenu des derniers évènements cependant je crains que l'on ne se dirige vers les 10% de défaut et dans ce cas 100% des prêteurs Unilend vont perdre de l'argent


 
Pour les FCPR comme pour le crowdlending, il y a des frais qui amoindrissent la rentabilité (voir plus haut). Pour le prêteur en crowdlending, souvent il ne les voit pas, c'est l'emprunteur qui paie et fait son calcul. Si on additionne le taux nominal + frais, on arrive à un TEG à 2 chiffres. La plupart des entreprises saines fuient et la qualité moyenne des emprunteurs se fait ressentir ce qui diminue la rentabilité pour le  prêteur.
En gros, pour le prêteur, ses frais, c'est la casse !
 
Le taux d'incidents communiqué par Unilend qui était au départ entre 1 et 2 % a été relevé entre 2 et 3 %.
C'est un taux ANNUEL d'incidents et pas un taux  IN FINE. Attention, c'est totalement différent.
Un exemple : avec un taux annuel de 3 %, si on prête sur 4 ans à une société, chaque année, elle aura 3 % de risque de connaître un incident.
Soit sur 4 ans en cumulé 12 %.
Et 12 % d'incidents, ça ne veut pas dire 12 % de rentabilité en moins car heureusement souvent on récupère une partie.
Voilà la nuance à bien comprendre.
Les stats de la Banque de France sur les défauts d'entreprises sont aussi des chiffres annuels.  
Si une entreprise avait 1.3 % de risque de faire défaut dans toute sa vie, on serait tous entrepreneurs !
J'espère que je vous ai éclairé.


Message édité par wolflameute le 25-05-2015 à 21:57:30
n°42068667
pyyy
Posté le 25-05-2015 à 22:04:49  profilanswer
 

wolflameute a écrit :


Bien malin celui qui n'a pas de défaut ou fait mieux que la moyenne.
...
Non je ne pense pas qu'on peut remplacer des banquiers sur le terrain. Dommage pour certains mais c'est comme ça !


Bien malin ou chanceux tout simplement, le hasard fait aussi partie de la performance et il ne faut pas vouloir s'attribuer 100% de ses résultats à la pertinence de son analyse se serait un peu trop flatter son égo.  
Clairement il nous manquent l'accès à certaines informations pour que notre sélection soit objectivement plus qualitative, comme connaitre l'environnement de l'entreprise.
L'expérience des analyseurs de risque comme Jacques (audoinj sur le forum) prouve que c'est un métier et qu'il peut nous apporter des clefs mais nous ne ferons jamais une enquête terrain valable.
D'autres part, les banquiers prennent aussi des cautions sur les prêts qu'ils octroient ce qui facilite le recouvrement, nous nous n'avons rien c'est aussi pour cette raison que ce type de financement attire les personnes sans scrupules.

n°42068891
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 25-05-2015 à 22:23:13  profilanswer
 

pyyy a écrit :

Bien malin ou chanceux tout simplement, le hasard fait aussi partie de la performance et il ne faut pas vouloir s'attribuer 100% de ses résultats à la pertinence de son analyse se serait un peu trop flatter son égo.
Clairement il nous manquent l'accès à certaines informations pour que notre sélection soit objectivement plus qualitative, comme connaitre l'environnement de l'entreprise.


Mais tu crois vraiment que si c'était une prise de risque jugée acceptable les têtes pensantes passeraient par le participatif plutôt qu'une société sœur d'investissement en capital risque 100x plus grosse en terme de capacité d'investissement? La même pour les emprunteurs au passage : pourquoi pas des banques, vu le coût finalement très similaire?


Message édité par Gigathlon le 25-05-2015 à 22:23:38
n°42069222
Le ptit va​nnetais
Posté le 25-05-2015 à 22:57:32  profilanswer
 

Nico et Expert'Air, qui terminent prochainement vont finir à des taux exceptionnellement bas pour Unilend.
Je patientais pour participer, mais là je ne sais même plus si je vais mettre un ticket!

n°42069828
audouinj
Posté le 26-05-2015 à 00:20:30  profilanswer
 

pyyy a écrit :


 
D'autres part, les banquiers prennent aussi des cautions sur les prêts qu'ils octroient ce qui facilite le recouvrement, nous nous n'avons rien c'est aussi pour cette raison que ce type de financement attire les personnes sans scrupules.


Quand on est banquier ou mieux établissement de crédit-bail, on a d'abord la garantie sur le matériel ou le véhicule. Puis on exige - pour les TPE - la caution des dirigeants.
Le prêt participatif, c'est un pur crédit de signature, sans sûreté réelle ni garantie personnelle.
Ce qui me manque surtout, par rapport à mon ancienne profession, et comme on ne peut pas être sur le terrain sur toute la France, ce sont des outils comme les modules BDF, les états du greffe, les liasses fiscales, l'expert-comptable, l'expérience du dirigeant, son passé ...
Or, moins on a de garantie, plus il faut se poser des questions, faire des vérifications et contrôles.
Et puis surtout, n'y aller que si on "sent" l'affaire. Mais on peut se tromper quand même, comme quand un orage de grêle vient casser la toiture que vous venez de faire refaire.
Et puis le crowdfunding doit rester pour un particulier un placement marginal : 1 à 2% de son patrimoine financier maximum. Ne pas y jouer l'épargne de toute une vie de travail.

n°42075818
audouinj
Posté le 26-05-2015 à 16:00:56  profilanswer
 

Domaine des Hauts de Loire (Bonnival SAS) chez Lendix.
Que dire ? Qualité de tout 1er ordre. Taux en rapport 5%.
Si ce rendement brut vous suffit, vous pouvez y aller.  :)

n°42076193
pyyy
Posté le 26-05-2015 à 16:24:56  profilanswer
 

Franchement je préfère du 5% bien noté que du 9% qui ne remboursera que 2 ou 3 mois.

n°42076540
bobor
tueur de n44b
Posté le 26-05-2015 à 16:46:05  profilanswer
 

Je préfère une AV à 4% que du 5% brut risqué :)


---------------
Gitan des temps modernes
n°42076866
audouinj
Posté le 26-05-2015 à 17:07:17  profilanswer
 

Et dire que Expert'Air d'Unilend va descendre vers 6.5%.
En terme de rémunération du risque, il y a plus de 1.5% d'écart de taux entre le Domaine des Hts de Loire et Expert'Air !

n°42077759
pyyy
Posté le 26-05-2015 à 18:13:55  profilanswer
 

bobor a écrit :

Je préfère une AV à 4% que du 5% brut risqué :)


une AV est tout aussi risquée surtout à 4% (AV sans risque = 0.4%)

Message cité 1 fois
Message édité par pyyy le 26-05-2015 à 18:14:21
n°42077851
audouinj
Posté le 26-05-2015 à 18:22:25  profilanswer
 

Sur un fond en euros en AV on n'aura moins de 3% en 2015.

n°42077876
bobor
tueur de n44b
Posté le 26-05-2015 à 18:25:26  profilanswer
 

pyyy a écrit :


une AV est tout aussi risquée surtout à 4% (AV sans risque = 0.4%)


Le capital est garanti et il y a un effet cliquet. Et à hauteur de 70k€ par l'état. Sauf crise systémique, non, un fonds € n'est pas plus risqué que le lendfunding. C'est même absurde dire ça.


---------------
Gitan des temps modernes
n°42077886
bobor
tueur de n44b
Posté le 26-05-2015 à 18:26:30  profilanswer
 

audouinj a écrit :

Sur un fond en euros en AV on n'aura moins de 3% en 2015.


En moyenne....
Et si tu prends un fonds € moins liquide (3 ans), mais qui reste plus liquide que le lendfunding, on était entre 3,8 et 4,05% cette année.


---------------
Gitan des temps modernes
n°42078038
pyyy
Posté le 26-05-2015 à 18:42:26  profilanswer
 

Un fond euro n'est pas risqué mais n'est certainement pas à 4% en 2015, pour avoir cette performance c'est un fond en UC donc risqué.

Message cité 1 fois
Message édité par pyyy le 26-05-2015 à 19:43:00
n°42078500
wolflameut​e
Posté le 26-05-2015 à 19:43:27  profilanswer
 

Pour avoir du 5 %, il y a aussi les SCPI et sur LT, le risque est maîtrisé et la diversification assurée.  
Sachant que les taux d'intérêt sont très bas sur la plupart des placements, que les banques prêtent davantage, que les Français sont friands d'immobilier, que la conjoncture s'améliore légèrement, que les marchés actions et obligataires sont au plus haut, c'est un bon risque !

Message cité 2 fois
Message édité par wolflameute le 26-05-2015 à 20:28:52
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