kami no namida a écrit :
C'est pour ça que je n'ai pas nuancé le résultat, mais la connotation péjorative associée à ta formulation.
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Certes. Mais n'étant pas le réalisateur, je ne sais pas quelle est sa motivation première: faire un max d'avis positifs (et donc de pognon), ou faire plaisir à son public (ce qui fera également un max d'avis positifs). Sans doute un peu les deux...
kami no namida a écrit :
Si tu veux parler de recettes éculées, en rajoutant encore une fois au passage la petite pointe de péjoratif qui va avec (incapacité à renouveler un genre, par exemple), c'est ton problème. Moi je parle de méthodes universelles parce que c'est ce dont il s'agit si on ne cherche pas à y injecter un jugement de valeur.
En outre, si tu veux parler de recettes éculées, va falloir peut-être aussi prendre en compte le fait qu'elles le sont notamment parce qu'elles existent depuis des centaines d'années (voire des milliers pour la dramaturgie dite classique), qu'à chaque fois qu'un mouvement a tenté de les remplacer on a fini par y revenir, et qu'elles sont encore là aujourd'hui et fonctionnent toujours si elles sont bien mises en œuvre. C'est pas pour rien, tu ne penses pas?
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Elles sont encore présentes, parce que "ça marche" sur une grande part du public (et aussi, parce que ça sera plus facile de s'en servir, que d'essayer de faire autre chose). Mais ce n'est pas parce que ça existe depuis longtemps et que ça marche, que ça n'en est pas pour autant lourd pour certaines personnes.
Prenons un exemple simple: la scène porno lambda marchera quasiment à tous les coups, sur la quasi-totalité du public masculin hétérosexuel. C'est, d'un certain point de vue, une "méthode universelle". Est-ce pour autant qu'il faut en encenser l'usage? Et ne pas considérer cela comme vulgaire?
Pour le reste du cinéma, c'est pareil, il y a des recettes qu'on emploie et réemploie, surtout pour faire de l'émotionnel, et tirer des larmes. Des émotions subtiles et retenues, c'est assez rare - et la frontière avec la machine à larmes est parfois ténue.
Cas classique: scène dramatique, alors on mettra une dose de musique triste avec un crescendo là où il faut. Ca ne ratera quasiment jamais, on verra ce genre d'usage dans une large majorité de films (et avec une musique que je trouve en général assez laide). Et, quand je le remarque, ça peut m'énerver. Pareil pour les constructions usuelles du mélodrame, façon amour impossible, antogonistes manichéens, et conclusion dramatique finale: au premier degré, ça m'ennuie, voire ça m'énerve quand ça commence à devenir gros du côté des embûches et du "pas de chance".
Je peux passer outre quand l'oeuvre m'a par ailleurs intéressé pour son fond et/ou pour sa forme et que l'effet n'est pas trop outrancier. Quand le mélodrame, au premier degré, est le seul fond, et que la forme n'a rien de vraiment remarquable, chez moi, ça ne passe plus.
Donc ton "bien mises en oeuvre", ça peut être assez personnel, hein.
kami no namida a écrit :
Les effets dramatiques/tragiques forcés se comptent sur les doigts d'une main dans le filmo de Cameron. C'est ce que j'appelle un défaut rare et mineur, car il est complètement occulté, à part à de très brèves occasions, par les autres qualités de ses films.
Pourquoi ça manque parfois de subtilité et de retenue dans le traitement? Parce qu'aucun cinéaste n'est parfait et qu'il arrive à tous de faire des erreurs. C'est quoi cette question, sans rire ![[:gratgrat] [:gratgrat]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/gratgrat.gif)
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On a, visiblement, des perceptions différentes de la chose. Cameron me fait l'impression d'un cinéaste qui appuie, pas qui suggère.
kami no namida a écrit :
Des films sur le Titanic ou sur des naufrages catastrophiques il y en a eu plus d'un. Ce n'est donc pas le sujet qui confère à ses films un souffle épique, c'est ce qu'il en fait, la manière dont il les met en scène.
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En l'occurence, ça passe aussi les moyens qu'il met en oeuvre. On fait difficilement de l'épique avec des moyens de série Z.
Tu parlais des lumières, c'est sur ça que je répondais. Depuis qu'on a des filtres numériques, n'importe quel film à gros budget peut sortir avec un rendu irréprochable et de haut vol.
kami no namida a écrit :
Peut importe en fait, c'est pas ça qui fait qu'on sait cadrer, créer une atmosphère, une progression visuelle et une fluidité sur 2h30 de film.
Tu noteras que je n'ai jamais dit que Cameron a une sensibilité artistique digne de Kubrick - qui soit dit en passant sait aussi parfois en faire des tonnes pour pas grand chose. Je dis simplement qu'il a l’œil, qu'il sait construire une image pour qu'elle soit à la fois lisible et en adéquation avec ce qu'il veut montrer.
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Donc, c'est "techniquement bien, mais sans plus".
kami no namida a écrit :
Je parle d'extravagance en références aux propos suivants que tu as tenu quelques posts avant: "Je n'y vois pas d'audaces narratives[...]pas non plus de plans particulièrement scotchants, de scènes qui risquaient de bousculer le public. J'ai donc trouvé ça assez, disons... conventionnel."
Tu demandes ici clairement de l'extravagance. Revois ta définition du mot peut-être 
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Académie, 8ème édition: http://www.cnrtl.fr/definition/academie8/extravagance
"Bizarrerie, incohérence, folie. Il n'y a pas moyen de le guérir de son extravagance. J'ai pitié de son extravagance.
Il signifie aussi Action extravagante, discours extravagant. Il a fait mille extravagances. Il nous a débité bien des extravagances."
Avec cette définition là, non, pas d'accord.
Dictionnaire TLFi: http://www.cnrtl.fr/definition/extravagance
Là dessus, toujours pas d'accord.
Académie, 9ème édition: http://www.cnrtl.fr/definition/academie9/extravagance
A la rigueur, dans le sens "pas conforme aux convenances"... mais c'est plutôt dans le sens des usages de la société que le "convenances" est employé, AMHA. Et dans le cas du cinéma, il s'agirait plutôt de la médiocrité ambiante, que des "convenances".
En fait, je me demande même si tu incluerais les mêmes exemples que moi, derrière ce que tu cites de mon post. Parce que je ne parlais pas forcément d'oeuvres "baroques" & co.
"Audaces narratives": par exemple les flash-backs de Citizen Kane ou de Rashômon, le fait d'annoncer le contenu des scènes et de précéder l'action dans Ikiru (le spectateur sait, en avance, ce qu'on lui montrera dans les scènes à venir), etc...
"Plans scotchants": les mouvements de caméra d'un Ophuls, les plans fixes d'un Ozu, les plans-séquences d'un Mizoguchi, le sens de la composition d'un Kubrick, etc... (il y en a plein, en fait)
"Scènes risquant de bousculer le public": il y a certes une bonne palanquée d'exemples de massacres, meurtres, viols et tortures, cela dit certains bousculent tout en restant sobres dans la mise en scène (Rocco et ses frères, L'armée des ombres... ou encore, le suicide de la soeur dans L'intendant Sanshô). Dans d'autres cas, c'est tout le film qui est conçu pour remuer le public (chez Haneke par exemple). Etc...
Certes, tout cela va "sortir des sentiers battus", dans la mesure où ce n'est pas le lot commun qu'on trouvera tous les jours en salles. Mais "bizarre", "incohérent" ou "fou", non, je ne pense pas. C'est même, en général, tout à fait justifié et utile par rapport au reste du film.
kami no namida a écrit :
J'ai mis une condition d'exclusivité dans mon post? Et j'ai parlé d'une industrie du divertissement ou d'un échange entre le réalisateur et le public? Encore une fois, c'est pour ça que je comprends qu'on parle de snobisme, parce que vous semblez impliquer que si ça ne sort pas des conventions, si c'est fait pour le public, et que ça ne découle pas d'une démarche purement personnelle et désintéressé de toute reconnaissance ou appréciation, ça n'est pas de l'art ou du grand cinéma. Comme je l'ai dit, ça revient à mon sens à scinder le monde du cinéma et en foutre la moitié en dessous du reste.
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Ah, mais justement, qui avait scindé en écrivant "Laissons le cinéma expérimental et le cinéma d'auteur à leur place, et ne mélangeons pas tout"?
C'est parce que je considère qu'on peut faire un cinéma accessible tout en ayant un travail formel et des discours de fond, que je refuse de juger différemment le "cinéma d'art et essai" et le "cinéma grand public".
Quant au "cinéma d'auteur", disons que je considère que le réalisateur du film est généralement son auteur, et que, oui, même un Michael Bay est un auteur. Quant à Cameron, il est évidemment un "auteur", puisqu'il produit ses films et en a les droits de "final cut".
Note qu'il y a quand même une différence entre "accessible à tous", et "destiné à plaire à tous"... et c'est une différence majeure, car elle porte sur les intentions (on peut être accessible, mais ne pas avoir un discours plaisant).
kami no namida a écrit :
Et c'est surtout oublier qu'à la base, le cinéma c'est ça, l'expression artistique pure et la recherche créative profonde et désintéressée étant arrivées bien plus tard.
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J'aimerais bien savoir ce que tu appelles "bien plus tard". Les Griffith, Murnau, Lang, Eisenstein, etc... étaient des génies formels (et ils ont construit l'essentiel du langage du cinéma). L'expressionnisme allemand, je ne vois pas comment ne pas qualifier cela d'artistique. Et les surréalistes se sont empressés de jouer avec ce nouveau mode d'expression.
kami no namida a écrit :
Je ne peux pas te dire mieux que ça: d'un côté il y a le cinéma d'auteur et l'expérimental, de l'autre le divertissement pur, et entre deux tout un tas de nuances. D'un côté on a les artistes, de l'autre les artisans. Chacun contribue, il me semble, autant que l'autre à ce grand édifice qu'est le cinéma.
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Donc finalement, tu scindes?
Oui, certes, les deux contribuent. Mais il a quand même fallu que certains prennent des risques et innovent, sans quoi le langage n'aurait pas bougé. Que certains aient un discours personnel, sans quoi on aurait toujours les mêmes schémas et contenus.
Et, personnellement, je ne peux pas m'empêcher d'avoir plus d'admiration pour ceux qui ont fait oeuvre personnelle (que ça soit sur le fond, la forme, les deux), que pour ceux qui ont expédié les affaires courantes.
(Il y a des nuances entre les deux, hein, et il y a bien plus impersonnel que Cameron.)
kami no namida a écrit :
En outre, je te signale que tu ne feras jamais réfléchir quelqu'un qui ne veut pas réfléchir, et qu'un réal qui cherche réellement cela peut au mieux essayer d'inclure des éléments de réflexion dans un emballage divertissant - éléments qui passeront souvent des km au-dessus d'une large partie du public - sans quoi le film ne trouvera qu'un public restreint, voir pas de public (et où est alors l'utilité de l’œuvre si ce n'est la jouissance personnelle de l'auteur et l'enrichissement virtuel du monde des arts?). Mais bon, il s'agit là d'un sujet bien plus vaste.
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Sauf que certains ne font que l'emballage, et ne mettent strictement rien derrière. Et, dans ce cas là, ma préférence ira vers ceux qui mettent de la substance.
Après, je ne parle pas forcément de "réflexion" ou de "films à thèse" (les films à thèse, ça peut très facilement être horriblement lourd et convenu dans la forme). On peut introduire des pistes sans y aller avec un didactisme de maître d'école, c'est même préférable. Et on peut avoir un travail formel très poussé, sans pousser nécessairement à la "réflexion".
[vaste sujet HS]
Quant à l'enrichissement du monde des arts, ça reste important, à mon avis. Certains artistes ont bien plus travaillé pour eux-mêmes, que pour faire plaisir au public. Certains ont été reconnus de leur vivant (parfois seulement partiellement), d'autres n'ont été portés au pinacle qu'après leur mort. On notera aussi que nombre d'innovateurs sont allés à l'encontre de ce qui se faisait à leur époque, et ont d'abord choqué et déplu au plus grand nombre... avant d'être, plus tard, célébrés - ce qui aurait été impossible s'ils en étaient restés à une volonté de plaire au plus grand nombre possible.
[/vaste sujet HS]
kami no namida a écrit :
Et à mon avis, être un conteur efficace demande énormément de talent, ce qui en fait un grand cinéaste au même titre qu'un artiste à la personnalité marquée tel Malick. Rares sont ceux qui savent allier les deux de manière élégante.
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Il y en a quand même eu: Chaplin, Hitchcock, Ford... par exemple. Et, plus récemment, je pense que quelqu'un comme Spielberg s'en approche (une fois que le recul des années aura fait son travail, et éliminé du souvenir la part plus alimentaire de sa filmographie), également des gens comme Eastwood ou Polanski même si leur succès public est moins marqué.
kami no namida a écrit :
Et pourtant moi je peux te trouver des tas de gens qui vont te dire que Verhoeven fout les pieds dans le plat en prenant toujours appui sur les mêmes artifices et les extrêmes. J'aime beaucoup ce qu'il fait, mais si je voulais faire chier je te dirais qu'il a un côté aguicheur en recourant au sexe, à la violence et au gore, et qu'il met tout ça au profit d'une sous-lecture que bien peu de personnes seront capables de distinguer, avec tous les dangers que ça implique. Alors c'est sûr, c'est subversif et corrosif, très loin des films lisses et somme toute gentils de Cameron, mais on pourrait aussi arguer d'une certaine maladresse dans l'excès qui, au final, dessert son cinéma et son discours.
Je ne nie pas le manque de profondeur des réflexions de Cameron, mais il a le mérite de rendre son message clair, à la porté de tous, et de le faire avec brio. Et ça, pour moi, ça demande du talent. Si c'était si simple, il n'aurait pas marqué le cinéma comme il l'a fait, et il ne serait pas détenteur de la 1ère et 2ème place au BO mondial, loin devant les autres (j'entends déjà le contre-argument à deux roubles...).
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[troll]
Vu qu'il n'y a pas réellement de message (à part une intrigue basique), c'est bien plus simple de le porter.
[/troll]
Je ne dirais pas que c'est facile, hein. Par contre, la capacité à faire du chiffre au box-office est parfois davantage une question de producteur, que de réalisateur (cf. Gone With The Wind, qui doit beaucoup plus à Selznick qu'à Fleming [arrivé après le début du tournage pour remplacer Cukor]).
Quant au box-office, justement, si on l'ajuste à l'inflation, on se rend compte que le résultat n'est plus tout à fait le même... http://boxofficemojo.com/alltime/adjusted.htm
Et ça montre, au passage, que les deux re-créateurs du blockbuster "moderne" sont Lucas et Spielberg. Le premier a fini par se fourvoyer par la suite, le second me semble être passé à autre chose, quitte à y laisser parfois des plumes.
kami no namida a écrit :
[...]
Et si tu veux qu'on ne parle pas de snobisme, comme le dit meriadeck il va falloir arrêter de scinder le cinéma de manière binaire comme vous le faites, à considérer que divertir les gens de manière foutrement efficace - au point de les faire se bouffer 2h30 à 3h de film sans broncher et sans se faire chier (car c'est globalement le cas) - ce n'est pas contribuer de manière significative au cinéma en général, parce que ça manque de profondeur et que ça s'adresse à un public qu'on pourrait qualifier de plutôt "casual".
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Sur ces aspects, le Cameron des deux dernières décennies n'est pas supérieur au Lucas des années 70-80... qui, lui, posait les jalons du blockbuster moderne. Et quand je compare sur le fond et la forme (pas sur le box-office), je ne vois pas Cameron dépassant quelqu'un comme Nolan, ou le Jackson des Lord of the Rings.
Et encore une fois, je persiste à penser qu'en voulant plaire au maximum de monde (et pas juste de trouver un public, y compris le "grand public" ), on est forcer d'édulcore vu que le dénominateur commun sera de plus en plus basique. Et c'est aussi ça, que je regrette.
kami no namida a écrit :
Je conçois parfaitement qu'on n'aime pas le cinéma de Cameron, où qu'on ne le trouve pas éblouissant. Mais nier le fait que ses films sont en marge du reste, qu'il n'y a pas un souffle particulier qui le démarque - en bien - de la grande majorité de ses contemporains, et nier que ses films ont marqué le cinéma tant pour le public que pour le métier... désolé mais ça, oui, ça m'exaspère un peu ![[:spamafote] [:spamafote]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/spamafote.gif)
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Sur ma perception, ce qui le démarque, dernièrement, c'est surtout le gigantisme. Et il y a un côté basique qui le démarque aussi, par contre pas forcément en bien.
Après, oui, c'est sûr, ça aura marqué l'industrie. Enfin, moins que Spielberg et Lucas, qui avaient écrit le guide à suivre un paquet d'années plus tôt.
kami no namida a écrit :
[...]
Ce qui m’agace un peu c'est le discours réducteur de Boulet - avec qui je partage pourtant d'ordinaire assez le point de vue - et de Moonboots - avec qui j'ai plus l'habitude d'être en désaccord.
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C'est mon point de vue personnel, hein, c'est tout. Et j'aurai plus d'admiration pour ceux qui prennent des risques d'artistes et nous feront découvrir des domaines encore inexplorés, que pour les artisans qui font tourner la boutique. Les seconds sont nécessaires et peuvent permettre de renflouer les caisses, j'en suis conscient, mais je ne parviendrai pas à les admirer autant (sauf quand ils se mettent à développer la forme et/ou le fond... mais alors, on me dira qu'ils changent de catégorie). Quant à l'industrie, elle préfère souvent éviter les premiers ou à la rigueur les garder sous contrôle (car financièrement plus risqués)... d'un certain point de vue, les "artisans" ont-ils vraiment besoin d'être défendus?
kami no namida a écrit :
Apocalypse Now est un grand film, mais faut quand même se le bouffer. Alors grand public, pas vraiment non 
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C'est quand même assez accessible, et (il me semble) relativement populaire quant au public. Mais j'admets que je me suis peut-être un peu déconnecté des réalités du public "casual", celui qui ne va quasiment jamais au cinéma, et ne fait que s'abrutir devant la télé-poubelle (troll
).
kami no namida a écrit :
C'est moi que tu cites, pas meriadeck. Et je n'ai jamais dit que c'est le rôle du cinéma "avant tout", ni son rôle unique. J'ai dit que c'est ce qu'est le cinéma à l'origine, et qu'il me semble donc un peu bête de baser sa critique sur le caractère universel de ses deux dernières œuvres, qui implique tous les reproches qui en découlent. C'est tout.
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Désolé pour l'erreur de quote.
Par contre, encore une fois, je considère qu'il y a une différence entre trouver un public (même assez large), et essayer de faire le plus œcuménique possible. A force de viser très large, on finit par trop lisser, par faire creux et basique, par faire appuyé pour être plus que sûr d'être compris.
Et je ne trouve pas, non plus, que Cameron ait un style remarquable (alors que Spielberg, si). Et cet aspect là, celui de la forme, est moins dépendant de l' "universalité".