Gros Boulet Born to troll | scOulOu a écrit :
Non mais faut arrêter, hein... Y'a strictement zéro débat su FB, qui n'est pas du tout fait pour ça
C'est un simple outil de divertissement, permettant à certains de draguer ou de se la péter plus facilement que sur un forum. Ou de moins se faire chier qd ils sont seuls chez eux, tout simplement.
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Je dirais que c'est le domaine d'utilisation visé (cercles d'amis) et les comportements associés ("j'aime" ) qui tendent à en faire un outil consensuel et évitant le débat. Alors que, à la base, un outil permettant de laisser une succession de réponses et de commentaires permettrait de débattre.
nakata a écrit :
J'irai pas jusque là. Moi qui suis un ours qui rechigne à utiliser mon téléphone, je me fais tout le temps engueuler par ma tendre moitié parce que je fais tout pour perdre le contact avec mes amis, chose d'autant plus facile que j'ai très, très souvent déménagé dans ma vie. Et c'est vrai que j'ai souvent regretté d'avoir perdu contact avec certains... Eh bien, avec Facebook, je suis bien content d'avoir retrouvé des gars qui étaient dans ma classe quand j'étais au collège dans un coin paumé d'Afrique noire.
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... ce que trombi.com ou copainsdavant te permettaient aussi de faire (c'était même leur but principal).
nakata a écrit :
Et c'est un outil qui m'aide pas mal à garder le contact avec la plupart des mes amis plus récents, qui se sont éparpillés aux 4 coins du monde récemment, ces bâtards.
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Ce que les emails, à la rigueur les blogs, etc... te permettaient aussi de faire.
A mon sens, Facebook n'est pas une révolution du mode de vie, en tout cas pour ceux qui ont découvert les communautés en ligne longtemps auparavant (usenet, forums, blogs, wikipedia, IRC/chat, etc...). Par contre, il centralise et archive beaucoup d'informations personnelles, et ça, c'est nouveau.
kami no namida a écrit :
Merci pr les infos
Comme quoi, c'est vraiment pas le concept lui-même qui a fait la différence, mais bien la manière de se l'approprier et la stratégie qu'il y avait à côté. Ou ce que certains appellent "coup de bol" ![[:cupra] [:cupra]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/cupra.gif)
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A voir. Je n'ai pas le détail de la compétition entre Facebook et ses concurrents, étant donné que je n'en ai jamais été un participant actif. Mais, il me semblait que ces sites ont d'abord eu des aires géographiques de domination différentes (linguistiques, aussi). En se coltinant l'élite américaine, Facebook a fini par se tirer le gros morceau... et je pense donc que si Zuckerberg n'avait pas été à Harvard mais dans un college de seconde zone, il aurait beau eu la même idée, elle n'aurait probablement pas autant décollé (et s'il avait vécu en France, ses chances auraient été nulles).
Et donc, on ne peut pas exclure les concours de circonstance, hein... c'est pas juste une manière de se l'approprier et la stratégie adéquate.
kami no namida a écrit :
Mais bien sûr qu'il n'est pas un génie conceptuel. Évidemment que s'il ne l'avait pas fait, d'autres s'en seraient chargés. Mais il y a le concept et l'exécution. Choisir le bon timing, par exemple. C'est pas forcément une question de chance. Choisir sa cible, choisir ses moyens de com, savoir gérer la concurrence, etc.
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Sauf que, dans la pratique, on ne "choisit" pas forcément le bon timing. Ce n'est pas réellement un choix, plutôt un concours de circonstance, qui fait qu'on développe la bonne idée au bon endroit et au bon moment. Si on parle de choix du timing, il faut que l'idée soit en germe depuis un certain temps, et que le lancement ait été volontairement retardé pour avoir lieu au moment le plus approprié. J'ai rarement vu ça parmi les web-entrepreneurs... généralement, il faut surtout occuper le marché le plus vite possible (et donc, le plus tôt possible).
kami no namida a écrit :
Le gros point fort de Zuckerberg, comme celui de Gates, c'est clairement plus le marketing que le concept même. C'est pour ça que je disais que du génie marketing reste du génie, et amha c'est plutôt ça qui explique la réussite de FB en comparaison à copainsdavant par exemple.
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C'est surtout le fait qu'un site français aura toujours plus de mal à se développer à l'international - question de langue, et donc aussi de taille du premier réservoir de public.
kami no namida a écrit :
Finalement on peut dire ce qu'on veut, mais avoir une idée révolutionnaire ne sert à rien si elle reste enterrée parsqu'on ne sait pas la mettre en valeur et la vendre. Donc au final même si l'idée n'est pas de Zuckerberg, c'est bien lui et personne d'autre qui l'a rendue accessible et lui a donné une telle portée.
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Cela dit, d'autres (je pense à Friendster et Hi5, qui sont loin d'être petits) en auraient fait exactement de même... car ils l'ont fait, sur d'autres zones géographiques où ils ont un temps été dominants (avant de se faire rattraper). Le succès de Facebook montre surtout la domination du bassin anglo-saxon, par comparaison aux zones latines (Hi5) et asiatiques (Friendster).
kami no namida a écrit :
Ça se place dans la continuité d'internet, oui. Et je ne me bats pas pour dire que FB est une plateforme ultra-novatrice, que c'est une idée de génie qui n'aurait jamais vu le jour sans Zuckerberg. Seulement comme tu le dis toi-même, bien que la base du mouvement soit l'internet même, FB est l'emblème le plus parlant de cette évolution, c'est un phénomène "branché", et c'est aussi p-e celui qui est le plus intéressant justement parsque, étant directement lié à l'intimité et à la communication, il pose des problèmes de fond qui méritent une certaine réflexion.
Mais effectivement, dans les grandes lignes ils auraient probablement pu traiter de google ou youtube. L'échelle est simplement bien moindre, et le sujet pas tout à fait le même, je pense.
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Arf, l'échelle de Google est plutôt énorme (et il y a derrière également des stratégies fortes de ce que doit devenir le web et ses applis, ainsi qu'une culture de l'innovation et des "cocons" ). Mais les créateurs sont beaucoup plus discrets, donc moins à mêmes de faire des personnages de cinéma.
Quant aux problèmes de fond posés par Facebook, aujourd'hui, ça ne me semble pas du tout avoir été traité à l'écran. Il faudra du temps, de même qu'il a fallu du temps pour exprimer au cinéma la paranoïa vis-à-vis des services secrets gouvernementaux, l'influence néfaste de certains media, etc...
kami no namida a écrit :
Je me suis fait la même réflexion et, si c'est le cas, c'est bien dommage car ça me paraît être l'aspect le plus intéressant de la chose.
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Le plus intéressant, mais pas forcément le plus facile à traiter. Car il s'agit aujourd'hui surtout d'un danger diffus, potentiel. Et quand il se manifeste, cela se fait plutôt entre des utilisateurs (quand l'un d'eux a accès à des informations qui auraient mieux fait d'être cachées), et non par la "main" de Facebook (qui se contente de se servir de ses bases de données pour envoyer de la pub).
kami no namida a écrit :
Ben le prends pas mal mais je trouve que, pour quelqu'un qui cherche habituellement en profondeur, tu restes ici étonnamment près de la surface. C'est vraiment à croire que tu cherches à nier la portée du phénomène FB simplement parsque tu peux pas blairer le concept ou, pour être exact, ce que les gens en ont fait.
En fait j'ai l'impression que tu vois l'outil lui-même, sans voir les conséquences qu'un réseau social de ce type peut avoir sur le mode de pensée des gens, les dangers de la collecte d'infos privées, le risque de perdre contact avec la réalité, etc. Je suis pas sociologue, mais ça me paraît assez évident qu'un phénomène qui prend une telle ampleur aussi rapidement, qui touche au social et tout particulièrement dans le secteur numérique/informatique (qui est aujourd'hui une partie énorme de notre vie) peut être très intéressant à étudier, notamment d'un point de vue comportemental et social. Sans forcément être la source unique de ces changements, FB en est clairement un élément important et une figure emblématique. WOW aussi peut tout à fait rentrer dans ce cadre de réflexion, peut-être pas au même niveau ni sur les mêmes points. Le fait que personne n'ait fait de film dessus ne change rien.
J'ai vraiment peine à croire que tu ne saisisse pas l'influence que peut avoir un phénomène d'une telle ampleur, ni pourquoi il est représentatif du phénomène bcp plus large qu'est l'internet.
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Les questions sur les conséquences sur le mode de pensée, et la perte de contact avec la réalité, ne datent pas de Facebook et ne concernent pas que Facebook. Cf. tout ce qui a pu être dit sur les forums, sur les chats, sur les blogs, sur les MMORPGs, sur la Wikipedia, etc... et même sur Google (en fait, les moteurs de recherche) et sur Powerpoint (qui, à mon sens, ont bien davantage influé sur la façon de penser que ne le fait Facebook).
Par contre, aujourd'hui, ces thèmes de réflexion n'ont été que peu traités dans des films de fiction. J'ai quand même au moins un exemple récent de film ayant su illustrer, de façon réaliste et efficace, des comportements liés aux nouvelles technologies: The Ghost Writer, de Polanski (recherches internet, utilisation d'un GPS... qui sont des étapes clefs de la résolution de l'intrigue).
kami no namida a écrit :
Ben justement, c'est pas du tout ce que je crois, et ça me semblait pourtant assez clair dans mon post.
Pour moi il ne suffit pas d'avoir une bonne idée. Il faut aussi savoir quoi en faire, quand, comment, et s'en donner les moyens.
Toi en revanche, tu te contredis un peu il me semble...
D'un côté tu sembles croire qu'il suffit d'avoir une bonne idée, et que si on a du bol, le destin fera le reste, et sinon tant pis. Donc je répète: c'est une façon de voir les choses hautement réductrice, que je trouve ridicule. Et si tu veux des arguments, je te suggère d'aller suivre un petit stage de marketing et gestion, tu te rendras p-e compte que dans ce domaine, la part du hasard est minime.
Et d'un autre côté, tu dis toi-même que la bonne idée ne sert à rien si on ne rencontre pas les bonnes personnes, qu'on n'arrive pas à convaincre, etc... donc en fait des choses qui ne dépendent du destin/de la chance que quand on est un glandeur impotent habitué à se laisser porter par le courant. Le chance ça se provoque, moonboots. Rencontrer les bonnes personnes, être au bon endroit au bon moment, tout ça peut effectivement arriver par coup de bol, mais les types qui gèrent des sociétés aussi énormes que FB, google ou microsoft n'y sont pas arrivés grâce à la chance, ils se sont surtout donné les moyens d'y arriver.
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"La chance se provoque", dans certains cas certes, mais elle dépend également très fortement des circonstances. Circonstances qui font que certains s'en sortiront mieux que d'autres. Encore une fois, je ne pense pas, par exemple, qu'un Facebook aurait pu naître en France.
Bien sûr, pour qu'un entrepreneur réussisse, il n'y a pas que des coups de chance, et ils ne suffisent certainement pas. Mais je persisterai à penser que ces derniers sont quand même indispensables - alors que tu as une vision dans laquelle la chance et le hasard ne jouent aucun rôle, car ils se planifient et s'élaborent... vision avec laquelle je suis en désaccord. Le point crucial, à mon sens, réside surtout dans l'exploitation de ces coups de chance.
kami no namida a écrit :
Je suis sûr que tu as toute l'expertise requise pour analyser l'échec d'un produit et pouvoir affirmer que si ça n'a pas marché, c'est parsque c'est arrivé trop tôt...
Absolument pas parce que le produit a été mal vendu, qu'il y a eu un manque de communication, ou qu'il n'était pas adapté au public... c'était juste la faute à pas de bol... quoique...
Est-ce que c'est vraiment la faute à pas de bol si un mec pond un site de streaming alors qu'on est encore au 56k, qu'internet en est à ses débuts, et que son projet ne décolle pas? Sans dire que c'est le cas du site dont tu me parles, j'espère qu'on est d'accord pour dire qu'un tel échec ne serait pas un manque de bol, mais bien une erreur commerciale majeure.
Aussi, je suis bien d'accord pour dire qu'il y a une part de chance dans toute entreprise. Mais quand on n'est pas une grosse quiche, justement, cette part de chance est quasiment réduite à néant, alors qu'à t'écouter c'est vraiment 100% coup de bol pour qu'une société devienne pérenne. Ça donne pas envie de se lancer dans l'aventure... Et pour cause, ce n'est pas du tout le reflet de la réalité.
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Et ta vision, dans laquelle la chance ne jouerait quasiment aucun rôle, n'est pas non plus le reflet de la réalité.
kami no namida a écrit :
[...]
Mais tu te rends compte que ce paragraphe se contente d'énumérer des évidences sans voir plus loin?
C'est bien beau de dire que youtube, FB, myspace et skype sont en situation de monopole, mais ça avance à quoi? Tu t'es pas demandé pourquoi eux plutôt que les concurrents? T'y crois vraiment à ta théorie du coup de bol? En gros y a eu plein de sites comme FB et pleins de sites comme youtube, mais le hasard a voulu que ce soit ces sites précisément qui raflent la mise? Désolé mais non, c'est n'importe quoi. A ce tarif là, Bill Gates a simplement eu un super coup de moule que Windows devienne l'OS n°1, ce qui est bien évidemment une ineptie.
Ça ne sert à rien d'énumérer les sites qui mènent la course, ni de souligner le fait qu'une fois lancé le succès s'auto-entretient, si tu ne te demandes pas comment ils ont lancé le mouvement (et la réponse n'est pas "coup de bol" ).
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Dans le cas de Microsoft, par exemple: si IBM avait finalement décidé de partir sur une autre plate-forme que le 8088, Billou ne serait pas devenu par la suite milliardaire (ou, du moins, pas de cette façon). Cet élément là ne dépendait pas de Bill Gates, aussi génial soit-il dans le marketing. Donc, oui, la chance joue aussi un rôle, et même un rôle important.
D'autre part, on peut avoir d'excellentes idées, et se planter parce qu'un concurrent plus gros et plus puissant s'installe par la suite sur le marché. Même avec la meilleure stratégie du monde, Netscape n'aurait pas eu beaucoup de chances de s'en sortir face à Internet Explorer...
Je noterais aussi que, assez souvent, l'entreprise qui réussit n'est pas la première à avoir eu une idée. Parfois, on peut penser qu'il s'agit d'un processus parallèle... dans d'autre cas, c'est du copiage voire du pillage en bonne et due forme. Mais avec la mise en place, derrière, d'une stratégie plus efficace (ou de moyens financiers supérieurs, etc...). Ca ne fait pas de ces entrepreneurs des tanches, certes.
Quant à vous, vous êtes chacun le miroir de l'autre... alors qu'on pourrait avoir une vision moins manichéenne, non? On peut très bien admettre que la chance joue un rôle crucial dans la réussite, sans pour autant qu'elle soit le seul paramètre.
kami no namida a écrit :
Bref, au final je pense qu'il faut bien distinguer l'outil (FB, youtube, etc) et le concepteur. Le concepteur, son parcours, etc peuvent être intéressants sans que l'outil ne le soit, et inversement. Dans le cas de FB, j'ai le sentiment que les deux sont dignes d'intérêt et j'espère que le film réussit à traiter l'ensemble. Mais au final quand on parle de FB, ça pourrait tout aussi bien être une tout autre plateforme fondée par n'importe qui d'autre: on s'en fout complètement, ce n'est pas ça qui importe. Zuckerberg est p-e simplement une personnalité particulièrement propice au cinéma, dont le parcours reste, quoiqu'on en dise, plutôt atypique (en comparaison avec mr X bien sûr) et pe facile à romancer. Mais l'intérêt d'une plateforme comme FB, ce n'est pas le fait que ça soit FB et pas autre chose, créé par untel et personne d'autre. C'est l'ampleur du phénomène, son développement, et son impact qui sont intéressants.
Après, si c'est juste pour dire que c'est pas bien de dire que c'est une révolution... ben ouais ok, comme tu veux... c'est juste un phénomène majeur alors
/désolé d'être revenu là-dessus 
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Atypique, je ne pense pas (en tout cas, pas par rapport à la plupart de ces web-entrepreneurs). Mais facile à romancer, oui. Et c'est également une personalité très controversée, notamment de part son attitude, et par l'histoire même de la création de ce site. Alors que, par exemple, la paternité de Sergey Brin et Larry Page sur les algorithmes et les concepts de Google ne font aucun doute... et une success story sans trop de heurts n'est pas un sujet de cinéma.
Par contre, si Facebook commence à soulever des questions, ces dernières ne me semblent pas abordées (à en lire les compte-rendus)... mais cela contribue quand même à rendre le thème général plus vendeur. |