FlatFab Motologiste |
Discussion que nous avons déjà eue l'année dernière à la même époque.
Citation :
Avec l’arrivée des premiers frimas, ceux qui continuent à rouler peuvent remarquer une augmentation (de l’ordre de 10 à 20%) de la consommation de carburant de leur deux-roues moteurs. Pour quelles raisons ? Comme souvent à moto, c’est une question de lois physiques.
Les conditions météorologiques (pluie, nuit, brouillard, verglas…) auront une conséquence évidente sur la consommation d’essence.
Un même motard roule bien évidemment de façon différente par beau temps que par mauvais temps, sur une route mouillée que sur une chaussée sèche. Les accélérations moins brutales, les freinages plus anticipés, une vitesse moyenne généralement moindre… diminuent la consommation.
Même par temps sec, qu’il fasse chaud ou froid, pour un même trajet à la même allure, d’autres paramètres influent sur la consommation de carburant : la température ambiante certes, mais aussi la pression atmosphérique et tout simplement le sens et la force du vent.
Mais par temps froid, toutes choses égales par ailleurs, une moto consomme forcément plus.
Et plus il fait froid, plus elle consomme.
Pourquoi ?
Premier élément : la densité de l’air augmente à mesure qu’il se refroidit.
L’air étant plus dense, le mélange air-carburant est plus riche. Pour la même ouverture des papillons, la quantité de carburant injectée sera supérieure.
De plus, la résistance aérodynamique augmente également : la moto doit fournir plus de puissance (et donc consommer plus) pour entrer dans l’air et maintenir la même vitesse.
De ce fait, rouler à la même vitesse que d’habitude entraîne nécessairement une consommation supérieure d’essence.
La seule façon de compenser est de rouler moins vite.
Deuxième élément : la baisse de température entraîne une baisse de la pression de gonflage des pneus.
A pression affichée au manomètre égale, la pression réelle est plus basse par temps froid. Les pneus sont en réalité légèrement sous-gonflés (à froid), ce qui augmente les frottements, donc la déperdition de puissance, donc la consommation de carburant… toujours pour rouler à la même vitesse que d’habitude, s’entend.
Troisième élément : le moteur reste froid plus longtemps.
Par temps froid, le moteur atteint sa température de fonctionnement optimale plus tard. Le temps d’atteindre cette température de fonctionnement, il fonctionne plus longtemps avec un moins bon rendement, ce qui demande un mélange plus riche.
Sur de courts trajets, avec de fréquents arrêts et redémarrages, cela entraîne une forte augmentation de la consommation.
Quatrième élément : la densité de l’essence varie en fonction de la température.
Quand la température augmente, l’essence se dilate, elle cherche à occuper un plus grand espace et si elle est confinée, elle dégorge du réservoir.
Si la température descend, elle se densifie. A volume égal injecté, on consommera donc une plus grande quantité d’essence.
Cinquième élément : les accessoires chauffants
Les équipements chauffants sur une moto (poignées chauffantes, gants chauffants, etc.) consomment de l’électricité, laquelle est fournie par l’alternateur, entraîné par le moteur.
Une partie croissante de l’effort du moteur étant dépensé pour faire tourner l’alternateur, là encore, il faut accélérer plus fort, faire tourner le moteur à un régime supérieur pour rouler à la même vitesse que sans ces accessoires électriques.
Un seul de ces éléments suffit à créer une augmentation de la consommation, même légère, de quelques pourcents.
La conjonction de deux ou plus entraîne cette surconsommation de l’ordre de 10% que nous observons tous en hiver. Un paramètre à prendre en compte quand on part pour un long trajet dans des contrées pas toujours bien desservies en stations d’essence ou quand on a l’habitude de ne faire qu’un seul plein par semaine sur une moto dépourvue de jauge d’essence.
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D'où l'utilité de savoir comment consommer moins de carburant :
Citation :
De nos jours et quand on roule plusieurs dizaines de milliers de kilomètres par an, il n’est pas négligeable de consommer moins d’essence, précieux fluide dont le prix au litre se rapproche parfois de celui du Chanel N°5, grâce à quelques conseils qui se résument simplement: « moins on va plus vite, plus on consomme moins » !
La vitesse n’est toutefois pas le seul facteur qui joue sur la consommation, même si c’est le principal.
Premier élément, la vitesse, stabilisée ou en accélération.
En vitesse stabilisée, plus on va vite, plus on consomme. Evidence, me direz-vous ! Mais savez-vous à quel point ?
A 40 à l’heure, vous ne consommez presque rien. Oui, mais tout le monde vous double ou vous maudit.
A 130 à l’heure, vous consommez déjà deux fois plus et à 170 à l’heure, trois fois plus !
Lorsqu’on passe de 40 à 130, la consommation d’essence n’augmente « que » de 100%. Mais elle augmente presque d’autant pour gagner les 40 km/h suivants. Moralité, autant en garder sous la main, consommer moins et user moins le moteur. En économisant peut-être un ravitaillement, vous ne passerez pas beaucoup plus de temps sur la route et vous vous fatiguerez moins.
Sur petites routes, sur un parcours varié, avec des virages, des traversées de villages, la consommation varie de 50% selon que l’on roule à 50 ou à 60 km/h de moyenne.
Je parle bien de moyenne ! Car pour tenir le 60 à l’heure de moyenne sur nos routes de campagne, faut parfois avoiner. Et c’est là qu’elle « suce » sacrément plus, la grosse mémère…
C’est sur les accélérations que se trouvent les vraies économies de carburant.
Même sur des phases d’accélération de quelques centaines de mètres et sans pousser les rapports jusqu’au bout, la consommation varie d’environ 25% entre un départ au feu vert « pépère » et un départ arrêté en wheeling pour un 400m chrono…
Autre exemple, sur une 1.000 cm3 avec la poignée dans le coin, on monte en consommation instantanée à plus de 80 litres aux 100 km !
En ville, ne vous attendez pas à des miracles.
En cycle 100% urbain, j’observe une augmentation d’environ 30%, même en roulant peinard, par rapport à mes déplacements routiers.
Mais quand on a vu un feu passer au rouge au loin, on peut tout de même éviter d’accélérer comme un malade puis de freiner fort en rentrant les vitesses à la volée. Non, on se laisse filer sur son élan et on rétrograde tranquillement pour freiner seulement juste avant de s’arrêter (ce qui préserve aussi les plaquettes de freins).
Sur la plupart des trajets, adoptez une conduite coulée (en limitant le plus possible les accélérations et les freinages), anticipez le plus possible et vous aurez de bonnes surprises à la pompe. Il suffit de rester à 40% ou 50% des capacités du moteur pour atteindre une consommation avoisinant les 4 litres aux 100.
Même si elle n’a pas uniquement pour but d’économiser de l’essence, la conduite tranquille en ville reste tout simplement une question de sécurité. Il n’y a pas besoin d’accélérer fort ou de conduire vite pour se sortir du flot de la circulation et gagner du temps.
Comparez le gain de temps entre une conduite « speed » et une conduite « cool », puis mesurez la différence de consommation. Les 30% d’augmentation de la consommation ne valent pas les quelques minutes gagnées, sans parler du risque physique.
Sur route, deux petits trucs : cherchez l’aspiration et les descentes.
Sur autoroutes et voies rapides, adoptez une conduite « cruise control », en restant au même régime que la route soit plate, en côte ou en descente. En effet, pour rester à 90 compteur en côte, il faut déjà ouvrir un peu et la consommation grimpe. Dans les descentes, coupez les gaz et travaillez vos trajectoires à l’extérieur, en penchant bien loin !
Outre le régime moteur, la prise au vent est un facteur important de consommation.
Essayez d’éviter tout ce qui donne prise au vent.
Première mesure simple et évidente, réduisez la traînée (les turbulences qui se créent derrière le motard et la moto) en choisissant une tenue près du corps, et non une veste large qui va flotter au vent. Evitez de porter tout ce qui dépasse du corps : écharpe, sac à dos, pantalon bouffant…
Privilégiez l’économie sur le confort et baissez la bulle. Une bulle haute redressée à fond constitue un mur qui génère beaucoup de remous, augmente la traînée et donc la puissance nécessaire pour conserver sa vitesse.
Tant qu’à faire, éliminez le top-case, les valises… Sans parler de la passagère qui ajoute du poids et diminue l’aérodynamisme !
Une solution sur grand trajet routier, se coller dans l’aspiration d’un camion pour profiter de la protection qu’il offre. OK, on ne voit plus le paysage ni la route devant soi et il faut se tenir prêt en permanence à sauter sur les freins dès que les feux stop de poids lourd s’allument… Mais avec l’argent économisé, on peut se payer le pressing pour nettoyer la veste de route qui empeste le gasoil !
Limitez les accessoires électriques sur votre moto : plus il y a de sources demandeuses de courant, plus votre consommation électrique (par l’alternateur) va augmenter. Or la seule source d’énergie vient du moteur, par le carburant. Plus la moto bouffe d’électricité, plus elle consomme d’essence.
Autre élément à surveiller pour consommer moins, la pression des pneus.
Toujours gonfler ses pneus aux données constructeur, ne pas les sous-gonfler.
Pour donner un ordre d’idée, 0,5 bar de moins correspond à 0,5 litre en plus de carburant pour 100 km… Pas anodin !
Il est même intéressant de légèrement sur-gonfler de 0,2 bar par rapport aux préconisations.
Parmi les autres réglages mécaniques, citons le ralenti du moteur.
Vérifiez le souvent, en gardant en tête qu’il se règle à chaud puisqu’il peut varier de 300 tours par minute avec la chaleur. Essayez de le régler au minimum.
Dans la même optique, enlevez le starter dés que possible (si votre moto en a un) et ne roulez jamais avec longtemps, la consommation pouvant fortement augmenter.
Faites vérifier régulièrement la synchronisation des cylindres, et profitez-en pour nettoyer ou changer votre filtre à air.
Pensez à changer votre kit chaîne s’il est en fin de vie et à le graisser le plus souvent possible.
Une chaîne usée et non graissée augmente la consommation d’essence d’environ 15% (plus de frottements).
Le problème, si on prend tous ces chiffres au pied de la lettre, c’est qu’on finit par ne plus rouler qu’à 40 à l’heure, seul, en hiver et avec le vent dans le dos… Et si possible en descente derrière un camion !
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Pour en savoir plus sur la pression des pneus :
http://moto-securite.fr/gonfler-pneus/ ---------------
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