Perso, je pense que si.
Après, tout dépend de la manière dont c'est fait...
Le freinage avec rétrogradage est très efficace sur les gros freinages à grande vitesse, quand on arrive vite sur un obstacle et qu'il peut être utile de garder de la manoeuvrabilité en fin de freinage, pour pratiquer un évitement par exemple.
Beaucoup de motards ne font que freiner et se retrouvent en sous-régime en fin de freinage, avec le risque de caler.
Sur des freinages non anticipés, alors que je roule en 5e ou 6e, il m'arrive de rétrograder trois, voire quatre rapports pour solliciter au mieux le frein-moteur, très puissant sur un gros bicylindre comme ma GSA.
Toutefois :
- j'évite de revenir en 1e, car le frein-moteur est trop puissant et bloquerait la roue arrière, surtout sur la mienne avec une 1e courte,
- quand j'embraie après avoir descendu les rapports, je ne relâche pas totalement le levier d'embrayage et surtout pas brutalement, je reviens juste au point de patinage, cela suffit pour avoir du frein-moteur.
C'est une manoeuvre à laquelle il faut s'entraîner car il faut dissocier les mouvements des deux mains.
Pratiquer un freinage dégressif de la main droite en même temps qu'on débraie et rembraie de la main gauche, le tout en manoeuvrant le sélecteur du pied... n'est pas évident.
Nous sommes habitués à pratiquer des mouvements similaires des deux mains, les dissocier en ces moments d'urgence (avec souvent de la crispation) demande un entraînement psycho-moteur régulier.
Message édité par FlatFab le 07-07-2014 à 15:57:20
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