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« Etes-vous satisfait des répercussions du NON français au TCE ? »




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Auteur Sujet :

Sondage TCE - « Etes-vous satisfait des répercussions du NON ? »

n°5500787
damcha
Posté le 08-05-2005 à 15:03:16  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Gurney_Halleck a écrit :


Le cahier des charges du TCE, c'était de faire un traité unique. Qui donc rassemble tous les traités européens jusqu'alors.


 
Bonjour, je suis de passage en vitesse, et je me permet de relever une phrase de nawak.
 
Il n'y a pas eu de "cahier des charges du TCE", il y a eu une convention créée pour refléchir sur un traité modifiant les précédents au niveau du fonctionnement des institutions pour prévoir les blocages dues aux élargissement à 25, 27 et +.
 
Ce sont les membres de la convention qui se sont "enflammés" (je reste neutre sur cette décision, d'un côté c'est bien : l'europe a besoin d'une vrai constitution, de valeurs communes, bref qu'elle prenne un peu en compte le citoyen dans sa définition, d'un autre c'est nawak car s'auto-proclamer "au dessus" et décider qu'on sera celui qui va instituter THE constitution sans mandat ni base définie démocratiquement ça mène souvent à nimp, la preuve), ont décidé d'appeler ça une constitution et d'y rajouter des valeurs et la charte des droits fondamentaux. D'ailleurs l'article sur "le drapeau, l'hymne, la devise" n'a été rajouté que sur la toute fin, lors du bouclage des travaux.
 
Et les travaux finaux de cette convention ne comportait absolument pas la partie III, ils se la sont faite "enfiler" par le conseil. Même Giscard n'en voulait pas et a trouvé ça ridicule. Mais bon, il y en a qui aiment bien retourner leur veste pour paraître...
 
Donc non, pas de cahier des charges qui imposait cette partie III. Elle n'a définitivement rien à foutre là, et c'est encore et toujours une bonne raison de voter non pour ne pas instaurer, ne serait-ce que dans l'imaginaire (l'inconscient) collectif, l'idée que ces politiques sont le fondement de l'Europe et sont intangibles.
 
Et le fait que la convention (Giscard le 1er), tout comme une large majorité des parlementaires ne voulaient pas de cette partie III indique qu'en cas de non la première modification qui sera proposée sera la suppression de cette partie.

mood
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Posté le 08-05-2005 à 15:03:16  profilanswer
 

n°5500798
printf
Baston !
Posté le 08-05-2005 à 15:04:07  profilanswer
 

skinny-boy a écrit :

J'ai RIEN compris! (on dirait le même auteur que pour le TCE ;)  ;) )


 
Moi non plus j'ai strictement rien capté :D
 
 
Quelle précision ! :D
 

Citation :

En 1994; la CJCE avait été& saisie par question préjudicielle d' une affaire semblable mais pas la même. LA position de la Cour avait été presque la même que pour la société hollandaise


Message édité par printf le 08-05-2005 à 15:05:10

---------------
Un matin je me lèverai et il fera beau.
n°5500823
skinny-boy
vive la saucisse de morteau
Posté le 08-05-2005 à 15:05:17  profilanswer
 

damcha a écrit :

Bonjour, je suis de passage en vitesse, et je me permet de relever une phrase de nawak.
 
Il n'y a pas eu de "cahier des charges du TCE", il y a eu une convention créée pour refléchir sur un traité modifiant les précédents au niveau du fonctionnement des institutions pour prévoir les blocages dues aux élargissement à 25, 27 et +.
 
Ce sont les membres de la convention qui se sont "enflammés" (je reste neutre sur cette décision, d'un côté c'est bien : l'europe a besoin d'une vrai constitution, de valeurs communes, bref qu'elle prenne un peu en compte le citoyen dans sa définition, d'un autre c'est nawak car s'auto-proclamer "au dessus" et décider qu'on sera celui qui va instituter THE constitution sans mandat ni base définie démocratiquement ça mène souvent à nimp, la preuve), ont décidé d'appeler ça une constitution et d'y rajouter des valeurs et la charte des droits fondamentaux. D'ailleurs l'article sur "le drapeau, l'hymne, la devise" n'a été rajouté que sur la toute fin, lors du bouclage des travaux.
 
Et les travaux finaux de cette convention ne comportait absolument pas la partie III, ils se la sont faite "enfiler" par le conseil. Même Giscard n'en voulait pas et a trouvé ça ridicule. Mais bon, il y en a qui aiment bien retourner leur veste pour paraître...
 
Donc non, pas de cahier des charges qui imposait cette partie III. Elle n'a définitivement rien à foutre là, et c'est encore et toujours une bonne raison de voter non pour ne pas instaurer, ne serait-ce que dans l'imaginaire (l'inconscient) collectif, l'idée que ces politiques sont le fondement de l'Europe et sont intangibles.
 
Et le fait que la convention (Giscard le 1er), tout comme une large majorité des parlementaires ne voulaient pas de cette partie III indique qu'en cas de non la première modification qui sera proposée sera la suppression de cette partie.


 
Rien à rajouter, c'était magistral, tu as gagné le droit de venir te détendre sur le topic Plantes Vertes


---------------
la chronique d'Hadrien
n°5500855
skinny-boy
vive la saucisse de morteau
Posté le 08-05-2005 à 15:07:52  profilanswer
 


Citation :


une affaire semblable mais pas la même


 
Tu l'a trouvé où ce texte? :pt1cable:  :??:


---------------
la chronique d'Hadrien
n°5501060
tabata2
Posté le 08-05-2005 à 15:37:11  profilanswer
 

weaponXpopeye a écrit :


J' attends vos commentaires.


 
 
non mais ce texte c'est du français??
 
Enfin si la question soulevée est celle de la primauté du droit de l'UE sur celui des Etats membres, aujourd'hui déja les directives européennes peuvent les contraindre , via la cour de justice européenne, à modifier leurs lois nationales.  
Avec la constitution, les lois et lois-cadres européennes auront la même valeur, le droit de l'UE et la constitution primeront sur les lois et constitutions nationales.
 
C'est pour cette raison qu'on ne peut pas accepter la façon si peu démocratique dont les lois (aujourd'hui directives) européennes sont et seront adoptées.


Message édité par tabata2 le 08-05-2005 à 15:40:42

---------------
www.autreeurope.com, le site des altereuropéanistes; http://114816.aceboard.net/114816- [...] ant.htm#vb
n°5501169
weaponXpop​eye
(°_°)
Posté le 08-05-2005 à 15:54:24  profilanswer
 

skinny-boy a écrit :

Citation :


une affaire semblable mais pas la même


 
Tu l'a trouvé où ce texte? :pt1cable:  :??:


 
lol
 
C' est une disquette d'un cours de Droit communautaire materiel

n°5501174
weaponXpop​eye
(°_°)
Posté le 08-05-2005 à 15:55:30  profilanswer
 

tabata2 a écrit :

non mais ce texte c'est du français??
 
Enfin si la question soulevée est celle de la primauté du droit de l'UE sur celui des Etats membres, aujourd'hui déja les directives européennes peuvent les contraindre , via la cour de justice européenne, à modifier leurs lois nationales.  
Avec la constitution, les lois et lois-cadres européennes auront la même valeur, le droit de l'UE et la constitution primeront sur les lois et constitutions nationales.
 
C'est pour cette raison qu'on ne peut pas accepter la façon si peu démocratique dont les lois (aujourd'hui directives) européennes sont et seront adoptées.


 
 
Merci de ton apport.
 
C' est clair.

n°5501261
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2005 à 16:06:23  answer
 

skinny-boy a écrit :

Le texte dela LDH n'est pas un texte qui dénonce, il s'agit d'une critique objective, elle met en évidence les reculs comme les avancées. Si tu pense qu'il y a des erreurs (ce qui n'est pas mon avis) pourrais-tu s'il te plait te justifier?


Lorsqu'ils disent qu'il n'y aura pas de recours européen pour la Charte, c'est faux : elle lie le droit de l'Union (article II-111). Pour le recul par rapport à la forme de Nice j'ai déjà expliqué.

n°5501292
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2005 à 16:10:25  answer
 

damcha a écrit :

Et le fait que la convention (Giscard le 1er), tout comme une large majorité des parlementaires ne voulaient pas de cette partie III indique qu'en cas de non la première modification qui sera proposée sera la suppression de cette partie.


MDR.

n°5501412
skinny-boy
vive la saucisse de morteau
Posté le 08-05-2005 à 16:40:19  profilanswer
 


 
L'article II.111, s'il précise l'étendue de l'application de la Charte, ne précise pas quels sont les recours possibles lorsque celle-ci n'est pas respectée.


Message édité par skinny-boy le 08-05-2005 à 16:40:43

---------------
la chronique d'Hadrien
mood
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Posté le 08-05-2005 à 16:40:19  profilanswer
 

n°5501425
tabata2
Posté le 08-05-2005 à 16:43:05  profilanswer
 


 
au risque de me répéter: c'est pas sur la forme mais sur le contenu qu'il y a un recul par rapport à celle qui avait été proclamée à nice !


Message édité par tabata2 le 08-05-2005 à 16:44:05

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www.autreeurope.com, le site des altereuropéanistes; http://114816.aceboard.net/114816- [...] ant.htm#vb
n°5501721
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 08-05-2005 à 17:41:29  profilanswer
 

tabata2 a écrit :

et si c'était dans le TCE qu'étaient les erreurs????
 
Si la LDH ne t'a pas convaincu, la Commission Consultative des Droits de l'Homme en France, organisme consultatif rattaché au gouvernement a également dénoncé les reculs dans le contenu de la charte proclamée à Nice à l'occasion de son intégration à la constitution.


 
un lien?

n°5501739
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 08-05-2005 à 17:45:05  profilanswer
 

damcha a écrit :


Donc non, pas de cahier des charges qui imposait cette partie III. Elle n'a définitivement rien à foutre là, et c'est encore et toujours une bonne raison de voter non pour ne pas instaurer, ne serait-ce que dans l'imaginaire (l'inconscient) collectif, l'idée que ces politiques sont le fondement de l'Europe et sont intangibles.
 
Et le fait que la convention (Giscard le 1er), tout comme une large majorité des parlementaires ne voulaient pas de cette partie III indique qu'en cas de non la première modification qui sera proposée sera la suppression de cette partie.


 
-Bien sur qu'ils voulaient la partie III, simplement ils ont envisagé de la laisser dans un texte qui n'ait pas pour titre 'constitution'. Encore une fois s'ils l'avaient fait tout le monde aurait hurlé à l'imposture car cette partie a même valeur juridique que le reste de la constitution.

n°5501905
tabata2
Posté le 08-05-2005 à 18:08:07  profilanswer
 


 
pas sur internet, désolée.. :(  
 
c'était dans la presse écrite + repris dans presque tous les ouvrages qui argumentent pour le non, comme "cette constitution qui piège l'Europe", aux éditions de minuit par ATTAC


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www.autreeurope.com, le site des altereuropéanistes; http://114816.aceboard.net/114816- [...] ant.htm#vb
n°5501941
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2005 à 18:11:56  answer
 

skinny-boy a écrit :

L'article II.111, s'il précise l'étendue de l'application de la Charte, ne précise pas quels sont les recours possibles lorsque celle-ci n'est pas respectée.


C'est prévu depuis 1957, c'est l'article 230 TCE [:spamafote]

n°5501950
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2005 à 18:12:42  answer
 

skinny-boy a écrit :

L'article II.111, s'il précise l'étendue de l'application de la Charte, ne précise pas quels sont les recours possibles lorsque celle-ci n'est pas respectée.


Les mêmes recours que pour le reste du texte. Evidemment ça n'est pas écrit dans chaque partie hein.

n°5502070
tabata2
Posté le 08-05-2005 à 18:26:57  profilanswer
 


 
tu ne serais pas en train de parler d'un traité qui va justement être annulé par le TCE??


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www.autreeurope.com, le site des altereuropéanistes; http://114816.aceboard.net/114816- [...] ant.htm#vb
n°5502083
skinny-boy
vive la saucisse de morteau
Posté le 08-05-2005 à 18:28:50  profilanswer
 


 
Article III-230 du TCE:
 
1. La section relative aux règles de concurrence n'est applicable à la production et au commerce des produits agricoles que dans la mesure déterminée par la loi ou loi-cadre européenne conformément à l'article III-231, paragraphe 2, compte tenu des objectifs visés à l'article III-227.  
 
2. Le Conseil, sur proposition de la Commission, peut adopter un règlement européen ou une décision européenne autorisant l'octroi d'aides:  
 
a) pour la protection des exploitations défavorisées par des conditions structurelles ou naturelles;  
 
b) dans le cadre de programmes de développement économique.  
 
Je comprends pas bien le rapport!?!


---------------
la chronique d'Hadrien
n°5502093
tabata2
Posté le 08-05-2005 à 18:29:28  profilanswer
 


 
 
La charte des droits fondamentaux n'aura pas de valeur contraignante! c'est assez clair quand on lit le texte; il me semble qu'il y a un consensus général à ce sujet.


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www.autreeurope.com, le site des altereuropéanistes; http://114816.aceboard.net/114816- [...] ant.htm#vb
n°5502132
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2005 à 18:35:39  answer
 

tabata2 a écrit :

tu ne serais pas en train de parler d'un traité qui va justement être annulé par le TCE??


 
Le 230 est repris dans le texte contitutionnel (c'est le I-29)
 

skinny-boy a écrit :

Je comprends pas bien le rapport!?!


TCE = Traité instituant la Communauté Européenne (Rome, 57, comme je l'ai précisé).
 

tabata2 a écrit :

La charte des droits fondamentaux n'aura pas de valeur contraignante! c'est assez clair quand on lit le texte; il me semble qu'il y a un consensus général à ce sujet.


 
Non mais ça suffit, c'est pas la peine de discuter pendant deux pages de la portée d'un texte si c'est pour entendre ça après :
 

Citation :

Article II-111
 
Champ d'application
 
1. Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux États membres uniquement lorsqu'ils mettent en oeuvre le droit de l'Union. En conséquence, ils respectent les droits, observent les principes et en promeuvent l'application, conformément à leurs compétences respectives et dans le respect des
limites des compétences de l'Union telles qu'elles lui sont conférées dans les autres parties de la Constitution.


 
Tu as gagné avec ton nawak : je me casse. Ciao :hello:


Message édité par Profil supprimé le 08-05-2005 à 18:36:15
n°5502165
skinny-boy
vive la saucisse de morteau
Posté le 08-05-2005 à 18:43:28  profilanswer
 


 
 
Ben tu vois, faut pas s'énerver, je l'ai trouvé ton article, qui soit-dit en passant parle lui-aussi de Constitution. Tu crois qu'ils se sont laissés emportés dans leur entousiasme pendant la rédaction de cet article?
 
"Elle assure le respect du droit dans l'interprétation et l'application de la Constitution."
 
Comment elle fait pour assurer l'application de la Constitution s'il n'y en a pas?


---------------
la chronique d'Hadrien
n°5504191
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 08-05-2005 à 22:03:52  profilanswer
 

skinny-boy a écrit :

Ben tu vois, faut pas s'énerver, je l'ai trouvé ton article, qui soit-dit en passant parle lui-aussi de Constitution. Tu crois qu'ils se sont laissés emportés dans leur entousiasme pendant la rédaction de cet article?
 
"Elle assure le respect du droit dans l'interprétation et l'application de la Constitution."
 
Comment elle fait pour assurer l'application de la Constitution s'il n'y en a pas?


 
Il y a une constitution, mais ce n'est pas une constitution.
 
Un peu comme j'ai une copine, elle s'appelle royal, et en fait elle est pas reine. Mais on l'appelle Royal quand même.
 
Ben là c'est pareil, spa une constitution, mais c'est comme ça qu'on l'appelle quand même.
 
Tu peux protester contre ça, et voter non parceque tu trouves que c'est stupide et mensonger d'appeler constitution un texte qui n'en est pas une. Mais ça ne change rien aux faits.

n°5504484
tabata2
Posté le 08-05-2005 à 22:30:22  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

Il y a une constitution, mais ce n'est pas une constitution.
 
Un peu comme j'ai une copine, elle s'appelle royal, et en fait elle est pas reine. Mais on l'appelle Royal quand même.
 
Ben là c'est pareil, spa une constitution, mais c'est comme ça qu'on l'appelle quand même.
 
Tu peux protester contre ça, et voter non parceque tu trouves que c'est stupide et mensonger d'appeler constitution un texte qui n'en est pas une. Mais ça ne change rien aux faits.


 
 
Ce qui ne changera pas malgré votre lourde insistance sur plusieurs pages c'est que ce texte, qui est certes un traité, établira bien une constitution.  
 
L'argument de l'enthousiasme des conventionnels qui se seraient emportés est très drôle, certes, mais un peu naïf: adopté selon les procédures d'un traité, ce texte est un traité (c'est sa nature). mais il établit une constitution, comme le dit son titre de façon assez claire je crois  :jap: :  
" Traité établissant une constitution pour l'Europe".


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www.autreeurope.com, le site des altereuropéanistes; http://114816.aceboard.net/114816- [...] ant.htm#vb
n°5504489
damcha
Posté le 08-05-2005 à 22:30:57  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

-Bien sur qu'ils voulaient la partie III, simplement ils ont envisagé de la laisser dans un texte qui n'ait pas pour titre 'constitution'. Encore une fois s'ils l'avaient fait tout le monde aurait hurlé à l'imposture car cette partie a même valeur juridique que le reste de la constitution.


 
Non, la découpe en 2 parties n'est qu'un fantasme imaginé par certains, uniquement destiné à masquer le mal. Certains l'ont d'ailleurs fait (Olivier Duhamel dans son livre) ou laissé entendre (Breton à 100 minutes pour comprendre).
 
Mais JAMAIS cette partie n'a été ni voulue ni dans les attributions de la convention.
 
Un petit rappel historique tiens, ça fera pas de mal : la convention a été appelée par la déclaration de Laeken :
( http://www.erm.lu/epm/id439.htm )

Citation :

La Déclaration de Laeken lance officiellement le débat sur l'avenir de l'Union
Objectif : une réforme ambitieuse pour une nouvelle Europe !

 
Cette fameuse Déclaration dont on parle depuis plusieurs semaines et tant attendue a été adoptée par les Quinze lors du Sommet de Laeken. Elle lance officiellement le processus de réforme des institutions européennes en vue de l'élargissement, réforme qui doit aboutir en 2004. Cette déclaration et les perspectives qu'elle ouvre marquent pour le citoyen une étape décisive vers une Union plus simple, plus forte dans la poursuite de ses objectifs essentiels et plus présente dans le monde.
 
Outre un état des lieux européens, assez critique, elle vise surtout à poser des questions sur les institutions et leur réforme, ces questions seront ensuite transmises à la " Convention " qui est en fait un large forum de 63 représentants des Etats, des Parlements nationaux, du Parlement européen et de la Commission, elle sera également composée d'observateurs et de représentants des pays candidats. Cette assemblée devra réfléchir, de mars 2002 au printemps 2003, sur la meilleure manière de rendre plus efficaces les institutions européennes dans une Union élargie à 25, 27 et enfin 28 pays. Le système imaginé lors de la création de la CEE comptant six Etats fonctionnait déjà de façon " délicate " avec 15 pays, si l'Union veut éviter la paralysie quand elle approchera des 30 membres, elle doit absolument trouver un meilleur moyen de travailler et de rendre ces actions transparentes, plus proches du citoyen.
[...]
Les défis et les réformes dans une Union renouvelée se répartissent en quatre chapitres : une meilleure répartition et définition des compétences dans l'UE, la simplification des instruments de l'Union, plus de démocratie, de transparence et d'efficacité dans l'Union et enfin la voie vers une Constitution pour les citoyens européens.


 
Edit : j'en oublie ma conclusion : qu'on arrête avec les faux arguments disant que cette partie III et indispensable, inamovible ou autre argument du même accabi. C'est totalement faux. Tout le monde s'est fait avoir avec l'insertion de cette partie, et ce n'est pas pour rien.  
La CIG pensait avoir le dernier mot, mais voila, il ne reste qu'un grain de sable auquel ils n'avaient pas pensé : les citoyens qui, bêtement, ont décidé de lire et comprendre...


Message édité par damcha le 08-05-2005 à 22:37:57
n°5504585
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2005 à 22:39:44  answer
 

Bon, sur le terme de "Constitution", il va falloir s'en tenir aux précisions déjà apportées au moins 100 fois depuis le début des discussions autour du TCE.
 
L'UE se dote d'un texte refondateur, un texte qui rassemble tous les traités auparavant épars, un texte qui renforce son organisation politique. Malgré l'organisation juridique très particulière de l'UE, on décide de donner à ce texte le nom de "Constitution".
 
Pour les partisans d'une future Europe fédérale, ce nom est un bon signe, dans l'attente d'un véritable Etat européen.
 
Cet Etat européen ne pourra cependant voir le jour qu'à l'occasion d'un nouveau traité, et compte tenu des changements qu'il suppose (notamment du transfert sans précédent de souveraineté des Etats vers l'UE), une telle évolution n'est pas envisageable avant des décennies, et rien ne nous dit que l'évolution future de l'UE nous en rapprochera.
 
Mais aujourd'hui, malgré ce nom de "Constitution", le TCE reste juridiquement un traité, et qu'on l'appelle "Constitution" ne change absolument rien à son mode de révision futur : il reste aussi facilement modifiable que Nice.
 
Surtout, l'UE n'étant pas un Etat, le TCE n'est pas les implications pour l'UE qu'une Constitution en a pour un Etat.
 
A ce titre, l'appellation "Constitution" pour le TCE est une caractérisation juridique impropre. Appelez-le "Constitution" si vous le voulez, mais ne vous laissez pas piéger par ce que ça implique -ou justement par ce que ça n'implique pas. :D


Message édité par Profil supprimé le 08-05-2005 à 22:40:10
n°5504588
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2005 à 22:40:12  answer
 

la vraie déclaration de Laeken :
 

Citation :

L'AVENIR DE L'UNION EUROPÉENNE
DÉCLARATION DE LAEKEN
I. L'EUROPE À UN CARREFOUR
Le premier ministre belge Guy Verhofstadt au sommet de Laeken, décembre 2001.
 
Pendant des siècles, des peuples et des États ont essayé de s'assurer la maîtrise du continent européen par la guerre et par les armes. Dans ce continent affaibli par deux guerres sanglantes et par le déclin de sa position dans le monde, l'idée que le rêve d'une Europe forte et unie ne pourrait se réaliser que dans la paix et la concertation a fait son chemin. Pour vaincre définitivement les démons du passé, on a commencé par instaurer une communauté du charbon et de l'acier, à laquelle se sont ajoutées par la suite d'autres activités économiques, comme l'agriculture. En fin de compte, un véritable marché unique concernant les marchandises, les personnes, les services et les capitaux a été mis en place, auquel on a adjoint une monnaie unique en 1999. Le 1er janvier 2002, l'euro fera partie de la réalité quotidienne de 300 millions de citoyens européens.
 
L'Union européenne s'est donc créée progressivement. Au début, il s'agissait avant tout d'une coopération économique et technique. Il y a vingt ans, la première élection directe du Parlement européen a considérablement renforcé la légitimité démocratique de la Communauté, dont le Conseil était le seul dépositaire jusque là. Ces dix dernières années, une union politique a été mise en chantier et une coopération a été instaurée dans les domaines de la politique sociale, de l'emploi, de l'asile, de l'immigration, de la police, de la justice, de la politique étrangère, ainsi qu'une politique commune de sécurité et de défense.
 
L'Union européenne est une réussite. Depuis plus d'un demi-siècle, l'Europe vit en paix. Avec l'Amérique du Nord et le Japon, l'Union est l'une des trois régions les plus prospères de la planète. Grâce à la solidarité entre ses membres et à une répartition juste des fruits de la croissance économique, le niveau de vie a fortement augmenté dans les régions les plus faibles de l'Union, qui ont rattrapé une grande partie de leur retard.
 
Cinquante ans après sa naissance, l'Union aborde cependant un carrefour, un moment charnière de son existence. L'unification de l'Europe est imminente. L'Union est sur le point de s'ouvrir à plus de dix nouveaux États membres, principalement d'Europe centrale et orientale, et à tourner ainsi définitivement une des pages les plus sombres de son histoire, celle de la Seconde Guerre mondiale et du partage artificiel de l'Europe qui l'a suivie. L'Europe va enfin, sans effusion de sang, devenir une grande famille; il va sans dire que cette véritable mutation demande une autre approche que celle qui a été suivie il y a cinquante ans, lorsque six pays ont lancé le processus.
 
Le défi démocratique de l'Europe
 
Simultanément, l'Europe est confrontée à un double défi: l'un en son sein, l'autre en dehors de ses frontières.
 
À l'intérieur de l'Union, il faut rapprocher les institutions européennes du citoyen. Certes, les citoyens se rallient aux grands objectifs de l'Union, mais ils ne voient pas toujours le lien entre ces objectifs et l'action quotidienne de l'Union. Ils demandent aux institutions européennes moins de lourdeur et de rigidité et surtout plus d'efficacité et de transparence. Beaucoup trouvent aussi que l'Union doit s'occuper davantage de leurs préoccupations concrètes, plutôt que s'immiscer jusque dans les détails dans des affaires qu'il vaudrait mieux, compte tenu de leur nature, confier aux élus des États membres et des régions. Certains ressentent même cette attitude comme une menace pour leur identité. Mais, ce qui est peut-être plus important encore, les citoyens trouvent que tout se règle bien trop souvent à leur insu et veulent un meilleur contrôle démocratique.
 
Le nouveau rôle de l'Europe dans un environnement mondialisé
 
Hors de ses frontières, l'Union européenne est également confrontée à un environnement en mutation rapide, mondialisé. Après la chute du mur de Berlin, on a cru un moment pouvoir vivre longtemps dans un ordre mondial stable, sans conflits. Les droits de l'homme en constitueraient le fondement. Mais quelques années plus tard, cette certitude a disparu. Le 11 septembre nous a brutalement ouvert les yeux. Les forces contraires n'ont pas disparu; le fanatisme religieux, le nationalisme ethnique, le racisme et le terrorisme s'intensifient et continuent d'être alimentés par les conflits régionaux, la pauvreté et le sous-développement.
 
Quel est le rôle de l'Europe dans ce monde transformé? Maintenant qu'elle est enfin unie, l'Europe ne doit-elle pas jouer un rôle de premier plan dans un nouvel ordre planétaire, celui d'une puissance qui est à même de jouer un rôle stabilisateur au plan mondial et d'être un repère pour un grand nombre de pays et de peuples? L'Europe, continent des valeurs humanistes, de la Magna Carta, du Bill of Rights, de la Révolution française, de la chute du mur de Berlin. Le continent de la liberté, de la solidarité, de la diversité surtout, ce qui implique le respect de la langue, des traditions et de la culture d'autrui. La seule frontière que trace l'Union européenne est celle de la démocratie et des droits de l'homme. L'Union n'est ouverte qu'aux pays qui respectent des valeurs fondamentales telles que des élections libres, le respect des minorités et l'État de droit.
 
Maintenant que la guerre froide est terminée et que nous vivons aujourd'hui dans un monde à la fois mondialisé et éclaté, le moment est venu pour l'Europe de prendre ses responsabilités dans la gouvernance de la globalisation. Le rôle qu'elle doit jouer est celui d'une puissance qui part résolument en guerre contre toute violence, toute terreur, tout fanatisme, mais qui ne ferme pas les yeux sur les injustices criantes qui existent dans le monde. En résumé, une puissance qui veut faire évoluer les rapports dans le monde de sorte qu'ils produisent des avantages pas uniquement pour les pays riches, mais aussi pour les plus pauvres. Une puissance qui veut encadrer la mondialisation selon les principes de l'éthique, c'est-à-dire l'ancrer dans la solidarité et le développement durable.
 
Les attentes du citoyen européen
 
L'image d'une Europe démocratique et engagée dans le monde correspond parfaitement aux vœux du citoyen. Celui-ci a fait savoir à maintes reprises qu'il souhaitait que l'Union joue un plus grand rôle dans les domaines de la justice et de la sécurité, de la lutte contre la criminalité transfrontière, de la maîtrise des flux migratoires, de l'accueil des demandeurs d'asile et des réfugiés en provenance de zones de conflit périphériques. Il demande aussi des résultats dans le domaine de l'emploi et de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, ainsi que dans le domaine de la cohésion économique et sociale. Il exige une approche commune à l'égard de la pollution, des changements climatiques, de la sûreté des aliments. Bref, à l'égard de tous les problèmes transfrontières dont il sent d'instinct qu'on ne peut y faire face que par la coopération. Tout comme il veut aussi plus d'Europe dans les affaires extérieures, la sécurité et la défense; autrement dit, il demande une action renforcée et mieux coordonnée pour lutter contre les foyers d'incendie qui couvent au sein même et autour de l'Europe et dans le reste du monde.
 
Simultanément, ce même citoyen trouve que l'Union va trop loin et affiche un comportement trop bureaucratique dans nombre d'autres domaines. Le bon fonctionnement du marché intérieur et de la monnaie unique doit rester la pierre angulaire de la coordination de l'environnement économique, financier et fiscal, sans que la spécificité des États membres ne soit compromise. Les différences nationales et régionales sont souvent le produit de l'histoire ou de la tradition. Elles peuvent être enrichissantes. En d'autres termes, ce que le citoyen entend par "bonne gestion des affaires publiques", c'est la création de nouvelles opportunités, et non de nouvelles rigidités. Ce qu'il attend, c'est davantage de résultats, de meilleures réponses à des questions concrètes, et pas un "super-État" européen ni des institutions européennes qui se mêlent de tout.
 
En résumé, le citoyen demande une approche communautaire claire, transparente, efficace et menée de façon démocratique. Une approche qui fasse de l'Europe un phare pour l'avenir du monde; une approche qui donne des résultats concrets se traduisant par plus d'emplois, une meilleure qualité de vie, moins de criminalité, une éducation de qualité et de meilleurs soins de santé. Il ne fait pas de doute que l'Europe doive à cette fin se ressourcer et se réformer.
 
II. LES DÉFIS ET LES RÉFORMES DANS UNE UNION RENOUVELÉE
 
L'Union doit devenir plus démocratique, plus transparente et plus efficace. Et elle doit relever trois défis fondamentaux:  
 
Comment rapprocher les citoyens, et en premier lieu les jeunes, du projet européen et des institutions européennes?  
 
Comment structurer la vie politique et l'espace politique européen dans une Europe élargie?  
 
Comment faire de l'Union un facteur de stabilisation et un repère dans le monde nouveau, multipolaire?  
 
Pour trouver des réponses, il faut poser une série de questions ciblées.
 
Une meilleure répartition et définition des compétences dans l'Union européenne
 
Le citoyen nourrit souvent à l'égard de l'Union européenne des attentes auxquelles elle ne répond pas toujours; à l'inverse, il a parfois l'impression que l'Union en fait trop dans des domaines où son intervention n'est pas toujours indispensable. Il faut donc rendre plus claire la répartition des compétences entre l'Union et les États membres, la simplifier et l'ajuster à la lumière des nouveaux défis auxquels l'Union est confrontée. Pour ce faire, on peut aussi bien restituer certaines tâches aux États membres que confier de nouvelles missions à l'Union ou élargir les compétences actuelles. À cet égard, il ne faut jamais perdre de vue l'égalité et la solidarité entre les États membres.
 
Une première série de questions à poser concerne la manière de rendre la répartition des compétences plus transparente. Pouvons-nous à cet effet établir une distinction plus claire entre trois types de compétences, à savoir les compétences exclusives de l'Union, les compétences des États membres et les compétences partagées de l'Union et des États membres? À quel niveau les compétences sont-elles exercées le plus efficacement? Comment appliquer ici le principe de subsidiarité? Ne faut-il pas préciser que toute compétence que les traités ne confèrent pas à l'Union appartient exclusivement aux États membres? Quelles en sont les conséquences?
 
Une autre série de questions a pour but d'examiner, dans ce cadre renouvelé et dans le respect de l'acquis communautaire, s'il n'y a pas lieu d'ajuster les compétences. Comment les attentes des citoyens peuvent-elles servir de fil conducteur à cette fin? Quelles missions pourraient en résulter pour l'Union? Et, inversement, quelles tâches serait-il préférable de laisser aux États membres? Quelles sont les modifications nécessaires à apporter dans le traité aux différentes politiques? Comment formuler, par exemple, une politique extérieure commune et une politique de défense plus cohérentes? Faut-il réactualiser les missions de Petersberg? Voulons-nous adopter une approche plus intégrée en ce qui concerne la coopération policière et en matière pénale? Comment renforcer la coordination des politiques économiques? Comment pouvons-nous intensifier la coopération dans les domaines de l'insertion sociale, de l'environnement, de la santé, de la sûreté des aliments? Par contre, ne faut-il pas laisser de manière plus explicite la gestion quotidienne et l'exécution de la politique de l'Union aux États membres et, là où leur Constitution le prévoit, aux régions? Ne doivent-ils pas avoir la garantie qu'on ne touchera pas à leurs compétences?
 
Se pose enfin la question de savoir comment garantir que la nouvelle répartition des compétences ne conduira pas à un élargissement furtif des compétences de l'Union ou qu'elle n'empiétera pas sur les domaines qui relèvent de la compétence exclusive des États membres et, le cas échéant, des régions. Comment veiller en même temps à ce que la dynamique européenne ne s'affaiblisse pas? En effet, il faut qu'à l'avenir aussi l'Union soit en mesure de réagir à de nouveaux défis et développements et de sonder de nouveaux domaines d'action. A cette fin, faut-il revoir les articles 95 et 308 du traité, à la lumière de l'acquis jurisprudentiel?
 
 
La simplification des instruments de l'Union
 
La question de savoir qui fait quoi n'est pas la seule importante; il importe tout autant de déterminer comment l'Union agit et quels sont les instruments qu'elle utilise. Les modifications successives des traités ont à chaque fois entraîné une prolifération d'instruments. Et les directives ont progressivement évolué pour devenir des actes législatifs de plus en plus détaillés. Il est donc essentiel de se demander si les différents instruments de l'Union ne doivent pas être mieux circonscrits et s'il ne faut pas en réduire le nombre.
 
En d'autres termes, faut-il introduire une distinction entre mesures législatives et mesures d'exécution? Faut-il réduire le nombre des instruments législatifs: normes directes, législation?cadre et instruments non contraignants (avis, recommandations, coordination ouverte)? Est-il souhaitable ou non de recourir plus souvent aux législations-cadres qui laissent plus de latitude aux États membres pour réaliser les objectifs politiques? Pour quelles compétences la coordination ouverte et la reconnaissance mutuelle sont-elles les instruments les plus appropriés? Le principe de proportionnalité reste-t-il le principe de base?
 

Davantage de démocratie, de transparence et d'efficacité dans l'Union européenne

 
L'Union européenne puise sa légitimité dans les valeurs démocratiques qu'elle véhicule, les objectifs qu'elle poursuit et les compétences et instruments dont elle dispose. Mais le projet européen tire aussi sa légitimité d'institutions démocratiques, transparentes et efficaces. Les parlements nationaux eux aussi contribuent à légitimer le projet européen. La déclaration sur l'avenir de l'Union, annexée au traité de Nice, a souligné la nécessité d'examiner leur rôle dans la construction européenne. Plus généralement, il convient de s'interroger sur les initiatives que nous pouvons prendre pour créer un espace public européen.
 
La première question à se poser est de savoir comment nous pouvons augmenter la légitimité démocratique et la transparence des institutions actuelles, et elle vaut pour les trois institutions.
 
Comment peut-on renforcer l'autorité et l'efficacité de la Commission européenne? Comment doit être désigné le président de la Commission: par le Conseil européen, par le Parlement européen ou par l'élection directe par les citoyens? Faut-il renforcer le rôle du Parlement européen? Faut-il ou non élargir le droit de codécision? Faut-il revoir le mode d'élection des membres du Parlement européen? Convient-il de créer une circonscription électorale européenne ou de maintenir des circonscriptions électorales fixées au niveau national? Peut-on combiner les deux systèmes? Faut-il renforcer le rôle du Conseil? Le Conseil doit-il intervenir de la même manière quand il agit en tant que législateur et dans le cadre de ses compétences d'exécution? Faut-il pour accroître la transparence, que les sessions du Conseil soient publiques, en tout cas lorsque le Conseil agit en sa capacité de législateur? Le citoyen doit-il avoir plus d'accès aux documents du Conseil? Enfin, comment garantir l'équilibre et le contrôle mutuel entre les institutions?
 
Une deuxième question, qui a également trait à la légitimité démocratique, concerne le rôle des parlements nationaux. Doivent-ils être représentés dans une nouvelle institution, à côté du Conseil et du Parlement européen? Doivent-ils jouer un rôle dans les domaines de l'action européenne pour lesquels le Parlement européen n'est pas compétent? Doivent-ils se concentrer sur la répartition des compétences entre l'Union et les États membres, par exemple par un contrôle préalable du respect du principe de subsidiarité?

La troisième question à se poser porte sur les moyens d'améliorer l'efficacité du processus décisionnel et le fonctionnement des institutions dans une Union de quelque trente États membres.

 
Comment l'Union pourrait-elle mieux fixer ses objectifs et ses priorités et en assurer une meilleure mise en œuvre? Faut-il davantage de décisions prises à la majorité qualifiée? Comment simplifier et accélérer la procédure de codécision entre le Conseil et le Parlement européen? Peut-on garder la rotation semestrielle de la présidence de l'Union? Quel sera le rôle futur du Parlement européen? Qu'adviendra-t-il à l'avenir du rôle et de la structure des différentes formations du Conseil? Comment accroître par ailleurs la cohérence de la politique étrangère européenne? Comment renforcer la synergie entre le Haut Représentant et le Commissaire compétent pour ces questions? Devons-nous renforcer encore la représentation de l'Union dans les enceintes internationales?
La voie vers une Constitution pour les citoyens européens
 
L'Union européenne fonctionne actuellement avec quatre traités. Les objectifs, les compétences et les instruments politiques de l'Union se trouvent dispersés dans l'ensemble de ces traités.  
 
Si l'on veut plus de transparence, une simplification est indispensable.
 
Quatre séries de questions peuvent être posées à cet égard.

La première concerne la simplification des traités actuels sans en changer le contenu. Faut-il revoir la distinction entre l'Union et les Communautés? Que faire de la division en trois piliers?

 
Il faut ensuite réfléchir à un éventuel réaménagement des traités. Faut-il faire une distinction entre un traité de base et les autres dispositions des traités? Cette distinction doit-elle être concrétisée par une scission des textes ?  
 
Cela peut-il conduire à faire une distinction entre les procédures de modification et de ratification pour le traité de base et les autres dispositions des traités?

 
Il faut ensuite se demander si la Charte des droits fondamentaux doit être intégrée dans le traité de base et se poser la question de l'adhésion de la Communauté européenne à la Convention européenne des droits de l'homme.
 
Se pose enfin la question de savoir si cette simplification et ce réaménagement ne devraient pas conduire à terme à l'adoption d'un texte constitutionnel.  

 
Quels devraient être les éléments essentiels d'une telle Constitution? Les valeurs auxquelles l'Union est attachée, les droits fondamentaux et les devoirs des citoyens, les relations des États membres dans l'Union?
 
 
III. LA CONVOCATION D'UNE CONVENTION SUR L'AVENIR DE L'EUROPE
 
Pour assurer une préparation aussi large et aussi transparente que possible de la prochaine Conférence intergouvernementale, le Conseil européen a décidé de convoquer une Convention rassemblant les principales parties prenantes au débat sur l'avenir de l'Union. Compte tenu de ce qui précède, cette Convention aura pour tâche d'examiner les questions essentielles que soulève le développement futur de l'Union et de rechercher les différentes réponses possibles.
 
Le Conseil européen a désigné M. V. Giscard d'Estaing comme Président de la Convention et MM. G. Amato et J.L. Dehaene comme Vice-Présidents.
Composition

 
Outre son Président et ses deux Vice-Présidents, la Convention sera composée de 15 représentants des chefs d'État ou de gouvernement des États membres (1 par État membre), de 30 membres des parlements nationaux (2 par État membre), de 16 membres du Parlement européen et de deux représentant de la Commission. Les pays candidats à l'adhésion participeront à part entière aux travaux de la Convention. Ils seront représentés dans les mêmes conditions que les États membres actuels (un représentant du gouvernement et deux membres du parlement national) et participeront aux délibérations sans toutefois pouvoir empêcher le consensus qui se dégagerait entre les États membres.
 
Les membres de la Convention ne pourront se faire remplacer par leurs suppléants que s'ils sont absents. Les membres suppléants seront désignés de la même manière que les membres effectifs.
 
Le Présidium de la Convention sera composé du Président de la Convention, des deux Vice-Présidents de la Convention et de neuf membres issus de la Convention (les représentant de tous les gouvernements qui pendant la Convention exercent la présidence du Conseil, deux représentants des parlements nationaux, deux représentants des membres du Parlement européen et deux représentants de la Commission.
 
Seront invités comme observateurs trois représentants du Comité économique et social et trois représentants des partenaires sociaux européens, auxquels s'ajouteront, au nom du Comité des régions, six représentants (à désigner par le Comité des régions parmi les régions, les villes et les régions dotées de pouvoirs législatifs), ainsi que le médiateur européen. Le Président de la Cour de Justice et celui de la Cour des comptes pourront s'exprimer devant la Convention à l'invitation du Présidium.
Durée des travaux
 
La Convention tiendra sa séance inaugurale le 1er mars 2002. A cette occasion, elle procédera à la désignation de son Présidium et arrêtera ses méthodes de travail. Les travaux s'achèveront après une année, à temps pour permettre au Président de la Convention d'en présenter les résultats au Conseil européen.
Méthodes de travail
 
Le Président préparera le début des travaux de la Convention en tirant les enseignements du débat public. Le Présidium aura un rôle d'impulsion et fournira une première base de travail pour la Convention.
 
Le Présidium pourra consulter les services de la Commission et les experts de son choix sur toute question technique qu'il jugerait utile d'approfondir. Il pourra créer des groupes de travail ad hoc.
 
Le Conseil se tiendra informé de l'état d'avancement des travaux de la Convention. Le Président de la Convention présentera un rapport oral sur l'état d'avancement des travaux à chaque Conseil européen, ce qui permettra, par la même occasion, de recueillir le sentiment des Chefs d'État ou de gouvernement.
 
La Convention se réunira à Bruxelles. Les débats de la Convention et l'ensemble des documents officiels seront publics. La Convention travaillera dans les onze langues de travail de l'Union.
 

Document final
 
La Convention étudiera les différentes questions. Elle établira un document final qui pourra comprendre soit différentes options, en précisant le soutien qu'elles ont recueilli, soit des recommandations en cas de consensus.

 
Avec le résultat des débats nationaux sur l'avenir de l'Union, le document final servira de point de départ pour les discussions de la Conférence intergouvernementale, qui prendra les décisions définitives.
 
Forum
 
Pour élargir le débat et y associer l'ensemble des citoyens, un Forum sera ouvert aux organisations représentant la société civile (partenaires sociaux, milieux économiques, organisations non gouvernementales, milieux académiques, etc.). Il s'agira d'un réseau structuré d'organisations qui seront régulièrement informées des travaux de la Convention. Leurs contributions seront versées au débat. Ces organisations pourront être auditionnées ou consultées sur des sujets particuliers selon des modalités à déterminer par le Présidium.
 
Secrétariat
 
Le Présidium sera assisté par un Secrétariat de la Convention, qui sera assuré par le Secrétariat général du Conseil. Des experts de la Commission et du Parlement européen pourront en faire partie.


Message édité par Profil supprimé le 08-05-2005 à 22:52:38
n°5504671
skinny-boy
vive la saucisse de morteau
Posté le 08-05-2005 à 22:47:20  profilanswer
 


 
Juste le lien ou juste la partie qui manquait c'était bien aussi :??:  


---------------
la chronique d'Hadrien
n°5504724
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2005 à 22:51:52  answer
 

Ouais, du coup, mon magnifique post a été noyé. :o  :cry:  
 
 
 
 
PS : bon, en même temps, je sais que les interventions de bibliophage sont souvent salutaires pour clarifier les choses et dénoncer les imprécisions récurrentes de certains...


Message édité par Profil supprimé le 08-05-2005 à 22:59:26
n°5504749
damcha
Posté le 08-05-2005 à 22:53:52  profilanswer
 


 
Oui enfin il suffisait de cliquer sur le lien que je donnais pour l'avoir ! Ca évite les gros patés (et de se faire disputer).

n°5504751
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2005 à 22:53:53  answer
 


 Il manquait tout :o

n°5504781
damcha
Posté le 08-05-2005 à 22:55:49  profilanswer
 

euh je ne les ai pas mises côte à côte mais niveau longueur les deux ont l'air de se ressembler non ?
 
edit : au cas où tu aies mal compris mon post d'origine, je n'ai pas copié/collé la déclaration mais un chapeau introductif tiré du site en question, qui donne la déclaration complète.


Message édité par damcha le 08-05-2005 à 22:57:01
n°5504995
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2005 à 23:28:49  answer
 

Bon, c'est quoi cette érosion des votations, là ?!!! Y'aurait-il pas eu un week-end prolongé par hasard ? :whistle:


Message édité par Profil supprimé le 08-05-2005 à 23:43:32
n°5505086
Profil sup​primé
Posté le 08-05-2005 à 23:35:31  answer
 

damcha : tu te bases sur un "chapeau" qui n'est pas la déclaration pour affirmer que la question de la partie III ne s'est pas posée.
 
je poste la déclaration, et intégralement pour que tous le monde puisse se faire une idée du "mandat" de la convention, et en soulignant au passage ce qui montre comment la question de la partie III a été abordée :)

n°5505432
Profil sup​primé
Posté le 09-05-2005 à 00:14:54  answer
 

Pour l'Europe, votez Oui.
 
Contre l'Europe, votez Non.

n°5505513
Klian
Posté le 09-05-2005 à 00:26:32  profilanswer
 


 :sarcastic:

n°5505534
Fraye
Je vole haut !
Posté le 09-05-2005 à 00:33:10  profilanswer
 

arrete la biere
tu y vas un peu fort  :o  


---------------
2009 c'est  la fin du monde[008d71] phoenixjpforum [/#008d71] [/g] :) [g] [#008d71] [url=http://www.phoenixjp.net/n
n°5505755
Profil sup​primé
Posté le 09-05-2005 à 01:19:10  answer
 

Fraye a écrit :

arrete la biere
tu y vas un peu fort  :o


 
 
Prends un peu de recul. Parce que la gueule de bois si le Non passe, ça risque d'être toi qui la subira, quand tu constateras qu'en guise de renégociation, il n'y aura qu'une mini-réforme de Nice, juste pour modifier le mode de décision et rendre l'UE un peu plus efficace.
 
Mais pour la Charte des Droits fondamentaux, tu pourras t'asseoir dessus pour longtemps.
 
Pour une France plus forte au sein du Conseil, idem (et avec les élargissements prochains, notre poids ira encore diminuant).
 
D'ailleurs, concernant les élargissements futurs, on ne te demandera pas ton avis (alors que le TCE le prévoit).
 
Une France faible, une Europe faible, un monde qui continue à aller aussi vite, des peuples qui en veulent contre des peuples qui espèrent vivre sur leurs acquis.
 
 
 
 
Décidément, tu as une bien étroite vision du monde qui nous entoure. [:airforceone]

n°5505768
kfman
Credo quia absurdum
Posté le 09-05-2005 à 01:22:03  profilanswer
 

Ouais, et les roumains viendront manger nos enfants... :o

n°5505771
Fraye
Je vole haut !
Posté le 09-05-2005 à 01:22:19  profilanswer
 

m'en fous de ton charabia de ouiouiste
j'ai une maison au brésil.. au cas ou  :p  


---------------
2009 c'est  la fin du monde[008d71] phoenixjpforum [/#008d71] [/g] :) [g] [#008d71] [url=http://www.phoenixjp.net/n
n°5505776
kfman
Credo quia absurdum
Posté le 09-05-2005 à 01:23:44  profilanswer
 

Fraye a écrit :

m'en fous de ton charabia de ouiouiste
j'ai une maison au brésil.. au cas ou  :p


Tu m'invites ?
(Je suis bel homme + bonne situation :o)

n°5505903
ramzez
Posté le 09-05-2005 à 01:48:20  profilanswer
 

Fraye a écrit :

m'en fous de ton charabia de ouiouiste
j'ai une maison au brésil.. au cas ou  :p


 
 
Il ne pratique pas le libéralisme au Brésil ?

mood
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Posté le   profilanswer
 

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