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Auteur Sujet :

Pénurie des énergies fossiles: quelles solutions ?

n°53756896
Merome
Chef des blorks
Posté le 01-07-2018 à 20:09:26  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


Je conteste  le fond du constat, la leçon de boulangerie était là pour que chacun puisse se faire un jugement.  


 
Tu devrais faire la leçon de boulangerie à l'INRA qui explique que les variétés de blé bio (et c'est bien eux qui différencient les variétés pour le bio et les autres, pas moi) sont peu nombreuses et les autres mal adaptées à la culture bio. C'est à dire très exactement ce que je disais et que tu contestais.  [:cosmoschtroumpf]  
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


 
La permaculture implique premièrement de disposer d'un flux énorme de matière organique pour fertiliser la parcelle. Parce que c'est ça l'idée : je plante ma graine non pas dans la terre mais dans de la paille ou whatever en decomposition, et oh miracle ça fonctionne. Parce que tout ça relargue des éléments nutritifs par minéralisation.  


 
C'est un poil plus que ça, quand même, la permaculture. Je suis pas spécialiste, mais il me semble que si tu oublies le design (le fait de foutre les poules et les aromates dont on a besoin tous les jours tout près de la ferme et les trucs qui poussent tout seul sans beaucoup d'intervention très loin), le fait d'utiliser la "3D", avec des buttes, des trucs qui poussent sous des arbres, et les associations de culture, tu loupes une grande partie du concept.
Alors tu vas me dire qu'on faisait déjà tout ou partie de ça en conventionnel (les paysans ne sont pas cons pour foutre leur poulailler à 10 bornes). C'est vrai. Mais là, on s'efforce de maximiser le rendement sans rien s'interdire, même pas le fait que ça soit non-mécanisable ou que ça soit pas idéalement commercialisable. Le rendement pur et brut à l'hectare (et pas au bonhomme ou à la variété), sans concession.
Le tout avec une grosse dose de sciences, et pas trop de conneries d'allumés genre biodynamie...
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


Essaye de replacer ça à grande échelle. Visualise un champs de 500 m sur 500 m et figure toi qu'il faille recouvrir ça de 30 cm de ? Quoi ? De paille ? D'écorce ? Qui proviendraient de quelle ressource ?


 
Les mecs qui font ça se foutent sur des zones où il y a de la forêt, donc il y a déjà pas mal de matière organique à utiliser. Ensuite ils visent au maximum l'autosuffisance, mais ça ne veut pas dire qu'ils ne récupèrent jamais de fumier à droite à gauche. C'est toujours mieux que d'acheter de l'engrais à Bayer.
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


On remonte toujours au même problème : il n'y a pas de miracle en agronomie. Considère que le système que tu as sous les yeux est proche de l'optimum au plan des ressources (énergie, travail, sol, capital).


 
Je ne crois pas. Parce que les objectifs ne sont pas les mêmes, comme je le disais plus haut. Aujourd'hui, les agriculteurs ont tout intérêt à produire un max du même truc bien standardisé en faisant un calcul avant tout économique. Le rendement brut intervient bien sûr dans le calcul économique, mais parmi d'autres facteurs (demande client, subventions, charges sociales...)
La permaculture va maximiser l'autonomie et la diversité, en se foutant bien de savoir si les légumes biscornus qui vont sortir seront choisis par d'éventuels clients, ou s'il y en aura assez de telle sorte pour remplir le rayon du supermarché.
 
Je reprends mon analogie avec le fait d'aller en vélo au boulot plutôt qu'en voiture. Si mon objectif, c'est d'arriver le plus vite possible pour perdre moins de temps dans les transports, la voiture est optimale. Si je veux optimiser ma santé et mon porte-monnaie, je fais un autre choix.


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
mood
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Posté le 01-07-2018 à 20:09:26  profilanswer
 

n°53769619
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 02-07-2018 à 20:58:53  profilanswer
 

the_warrior a écrit :

C'est mal connaitre la permaculture.
La permaculture c'est justement n'utiliser que les ressources de la parcelle, il n'y a pas d'intrants.

 

D'où viennent les fertilisants dans leur méthode ?

 

Quelles sont les performances enregistrées (par des organismes de recherche) ?


---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°53770465
fylgo
Posté le 02-07-2018 à 21:21:20  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

 

D'où viennent les fertilisants dans leur méthode ?

 

Quelles sont les performances enregistrées (par des organismes de recherche par des gens subventionnés par les industries qui ont intérêt à poursuivre le système actuel puisqu'elles en vivent et sue s'adapter coûte cher) ?


FYP

n°53773345
baggers
Posté le 03-07-2018 à 06:38:15  profilanswer
 

A propos des surfaces qu'il est nécessaire de cultiver en mode "bio/autonome/permaculture", quelques chiffres et liens:

 

- Terre = 15 milliard d'hectares de surface émergée. Dont 1.5 milliard de terres "arables" cultivables en tant que tels:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Surface_agricole_utile

 

- Avec un objectif de 10 milliards d'êtres humains, ça fait 0.15 hectare/personne. Soit 0.6 hectares pour une famille de 4 personnes.

 

Certains optimistes estiment à 1 hectare le strict minimum pour 4 personnes si tout va bien, 2.5 hectares dans le cadre d'une Amap:
https://senshumus.wordpress.com/200 [...] n-despace/

 

[On remarque à la lecture du lien, qui est très complet et bien écrit ^^ :
- Qu'une surface optimisée permaculture avec haut rendement est possible MAIS dans des conditions extrêmes de préparation et d’entretien de ladite surface sous des latitudes et climats favorables.
- Qu'une estimation éprouvée et fonctionnelle de ce mode de culture sous nos contrées est celle d'une Amap.
- Qu'un rendement correct n'est obtenu qu'après plusieurs années de préparation des sols et d'acquisition des compétences.
- Qu'il faut compter une fois bien installé - c'est a dire pas au début ou il va falloir cravacher dur - 1/2 temps plein de travail aux cultures pour une famille de 4 personnes, soit 1 actif sur 2 qui y passe la moitié de l'année en terme de temps de travail brut.]

 

Et c'est sans compter les vieux et toutes les personnes dépendantes, et sans se laisser de marge (sécheresse, autre coup dur ou aléa climatique, investissement de départ...)

 

Pour être raisonnablement bien dans ce mode de culture, 1 milliard d'êtres humains sur Terre semble donc être un grand maximum.  

 

Notez que ce mode de culture couterais aussi en terme de main d’œuvre environ 50% de la population active aux champs la majeure partie de l'année.

 

Gilga disait que la mécanisation/chimie nous fait gagner 2 ordres de grandeur de productivité agricole/paysan par rapport à la polyculture vivrière, et effectivement, on retombe en gros sur le même ordre de grandeur en faisant le raisonnement suivant:
 
- 1 ordre de grandeur gagné permet de nourrir 10 milliards d'humains au lieu de 1.
- L'autre ordre de grandeur gagné permet de nourrir les 10 milliards avec 5% de la population dans le secteur agricole au lieu de 50% (ou 2.5%/25% si vous comptez en temps de travail par rapport à un temps complet plutôt qu'en personnes)

 

Faut donc bien voir qu'il va y avoir de la restriction sévère de population mondiale, et une occupation totale des terres arables en plus d'un temps considérable passé (perdu pour toutes autres choses) à travailler la terre au niveau collectif si on (re)passe en mode permaculture globale.

 

Notez que ce calcul inclus bien 3,4 milliards d’hectares de "terrains de parcours et pâturages" pour les bêtes (du bon fumier et de la viande ^^) en plus des 1,4 milliard d’hectares en terres arables réservés essentiellement aux besoins humains.

Message cité 1 fois
Message édité par baggers le 03-07-2018 à 07:43:12

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Mens laxa in corpore laxo
n°53773503
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 03-07-2018 à 07:47:23  profilanswer
 

 

Ce soupçon est ridicule en soi. Les agriculteurs seraient tous ravis de pouvoir produire quasi sans travailler le sol et sans intrants. Et ce sont eux qui dirigent la recherche agricole.

 

Ce genre de soupçon est d'autant plus déplacé quand on pense aux yeux de Chimène qui est fait au Bio sous toutes ces formes depuis les élites jusqu'au consommateur en passant par les distributeurs. Dans toute la chaîne de valeur les gens n'ont que ce mot à la bouche. Ou si ce n'est le Bio au moins tout ce qui ressemble au une diminution des intrants (engrais, carburant, pesticides...). Tout ce que promet la permaculture.

 

Et la réponse je l'ai donné : y'a pas de miracle en agronomie (comme ailleurs non plus du reste :O ).

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 03-07-2018 à 08:37:32

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°53773682
fylgo
Posté le 03-07-2018 à 08:25:53  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

 

Ce soupçon est parfaitement ridicule en soi. Les agriculteurs seraient absolument ravis de pouvoir produire quasi sans travailler le sol et sans intrants. Et ce sont eux qui dirigent la recherche agricole.

 

Ce genre de soupçon est d'autant plus déplacé quand on pense aux yeux de Chimène qui est fait au Bio sous toutes ces formes depuis les élites jusqu'au consommateur en passant par les distributeurs. Dans toute la chaîne de valeur les gens n'ont que ce mot à la bouche. Ou si ce n'est le Bio au moins tout ce qui ressemble au une diminution des intrants (engrais, carburant, pesticides...). Tout ce que promet la permaculture.

 

Et la réponse je l'ai donné : y'a pas de miracle en agronomie (comme n'ont plus ailleurs du reste O: ).


Te lire est toujours intéressant car tes réponses sont construites et sourcees
Mais la tu sembles oublier que les études scientifiques coûtent cher et que l'argent appelle l'argent.
Notre monde fonctionne ainsi, et les études comme les sondages servent toujours un but.

 

Il n'y a que le scientifique qui gratouille sur le sujet qui croit (pour les jeunes) travailler pour la science.
J'ai presque envie de dire qu'ils servent la science indirectement. Mais pas en premier lieu...
Toujours est il que ça fonctionne dans un monde en expansion.
Absolument pas quand on est en contraction, ce qui est le cas depuis 2005-2007.
Prend une courbe de croissance, et retire la part d'augmentation de la dette, tu verra que l'on décroît, surtout si l'on fait correction des intérêts de cette dette en plus de son montant, qui sont comptés dans le produit brut...

 

C'est exactement comme si j'avais dépensé 100€ sur l'année mais pour ce faire je t'ai emprunté 20, donc comme je t'ai rendu 30 intérêts compris, j'ai produit 130 :lol:
Alors qu'en fait plutôt 80 voir 70 si on considère le versement d'intérêts comme de la deproduction...
On voit vite qu'en corrigeant ce calcul nos 2% de croissance quand ca va bien (dont une belle part est démographique, en plus) font peine à voir

 

Le changement de repère est en cours et il va falloir recabler les esprits.
On a optimisé la production par ouvrier agricole, pas par unité de surface.
Il existe des méthodes qui produisent plus, mais demandent une quantité de main d'oeuvre très importante. Économiquement elles n'ont aucun sens avec nos schémas de pensée actuels. Mais rien ne dit que ces schémas vont durer.
La priorité vitale n'est pas de gagner de l'argent, c'est d'avoir a bouffer dans son assiette. Après de nombreuses générations d'abondance on l'a oublié mais si il vient a y avoir des manques, la conversion se fera très vite

 

Après on dérive sur le sujet collapsologie mais tout cela est lié

n°53773719
Merome
Chef des blorks
Posté le 03-07-2018 à 08:34:11  profilanswer
 

baggers a écrit :

A propos des surfaces qu'il est nécessaire de cultiver en mode "bio/autonome/permaculture", quelques chiffres et liens:
 
- Terre = 15 milliard d'hectares de surface émergée. Dont 1.5 milliard de terres "arables" cultivables en tant que tels:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Surface_agricole_utile
 
- Avec un objectif de 10 milliards d'êtres humains, ça fait 0.15 hectare/personne. Soit 0.6 hectares pour une famille de 4 personnes.
 
Certains optimistes estiment à 1 hectare le strict minimum pour 4 personnes si tout va bien, 2.5 hectares dans le cadre d'une Amap:
https://senshumus.wordpress.com/200 [...] n-despace/
 
[On remarque à la lecture du lien, qui est très complet et bien écrit ^^ :
- Qu'une surface optimisée permaculture avec haut rendement est possible MAIS dans des conditions extrêmes de préparation et d’entretien de ladite surface sous des latitudes et climats favorables.
- Qu'une estimation éprouvée et fonctionnelle de ce mode de culture sous nos contrées est celle d'une Amap.
- Qu'un rendement correct n'est obtenu qu'après plusieurs années de préparation des sols et d'acquisition des compétences.
- Qu'il faut compter une fois bien installé - c'est a dire pas au début ou il va falloir cravacher dur - 1/2 temps plein de travail aux cultures pour une famille de 4 personnes, soit 1 actif sur 2 qui y passe la moitié de l'année en terme de temps de travail brut.]
 
Et c'est sans compter les vieux et toutes les personnes dépendantes, et sans se laisser de marge (sécheresse, autre coup dur ou aléa climatique, investissement de départ...)
 
Pour être raisonnablement bien dans ce mode de culture, 1 milliard d'êtres humains sur Terre semble donc être un grand maximum.  
 
Notez que ce mode de culture couterais aussi en terme de main d’œuvre environ 50% de la population active aux champs la majeure partie de l'année.
 
Gilga disait que la mécanisation/chimie nous fait gagner 2 ordres de grandeur de productivité agricole/paysan par rapport à la polyculture vivrière, et effectivement, on retombe en gros sur le même ordre de grandeur en faisant le raisonnement suivant:
 
- 1 ordre de grandeur gagné permet de nourrir 10 milliards d'humains au lieu de 1.
- L'autre ordre de grandeur gagné permet de nourrir les 10 milliards avec 5% de la population dans le secteur agricole au lieu de 50% (ou 2.5%/25% si vous comptez en temps de travail par rapport à un temps complet plutôt qu'en personnes)  
 
Faut donc bien voir qu'il va y avoir de la restriction sévère de population mondiale, et une occupation totale des terres arables en plus d'un temps considérable passé (perdu pour toutes autres choses) à travailler la terre au niveau collectif si on (re)passe en mode permaculture globale.
 
Notez que ce calcul inclus bien 3,4 milliards d’hectares de "terrains de parcours et pâturages" pour les bêtes (du bon fumier et de la viande ^^) en plus des 1,4 milliard d’hectares en terres arables réservés essentiellement aux besoins humains.


 
C'est bien de fixer les esprits avec des calculs d'ordre de grandeur, mais l'exercice a ses limites :
 
1. Rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. On n'est jamais obligé d'envisager un modèle 100% homogène (tout permaculture, tout conventionnel, tout bio...). D'ailleurs notre modèle actuel est déjà hétérogène. Il n'y aucune raison pour que le modèle à viser soit parfaitement homogène. Par exemple, on pourrait très bien considérer que pour telle culture (le blé ? le riz ?), le conventionnel reste acceptable ou souhaitable pour diverses raisons.
 
2. A force d'ajouter des imprécisions à d'autres erreurs, on finit par avoir des chiffres totalement grotesques. Dès le départ, tu pars sur 1,5 milliard d'ha de terre arable, excluant donc d'office les forêts. Or, l'un des principes de la permaculture, c'est justement la "forêt comestible". Alors ça ne veut certainement pas dire qu'il faut considérer que les forêts vont toutes produire autant qu'un champ cultivé, ni même qu'elles vont toutes être exploitées. Mais le calcul est déjà biaisé au départ. Le 10 milliards d'êtres humains et tout aussi arbitraire, le nombre d'ha nécessaire par personne au moins discutable (dans les commentaires du lien que tu donnes, on voit une référence à Bill Mollison qui donne l'exemple de 8000ha pour 45000 personnes en Chine, soit 0.17 ha / personne.
 
3. Tu te projettes d'un coup d'un seul dans un monde agricole drastiquement différent, mais tu l'imagines "toutes choses égales par ailleurs", sans prendre en compte la transition vers ce modèle et les changements sociétaux qu'elle impliquera. Si tu avais projeté en 1880 une société "tout voiture" comme on a aujourd'hui, tu aurais certainement conclu qu'il n'y aurait jamais assez de places de parking. Il y a une grosse différence entre produire au niveau individuel dans le but d'être autonome, et produire de façon "industrielle" pour d'autres (que ce soit en conventionnel, en bio, en permaculture...).
 
A mon sens, sur ce sujet comme sur d'autres (par exemple la production d'énergie), il est tout à fait contreproductif de faire des calculs en ordre de grandeur, tout comme il est débile de se fixer des échéances (par exemple, "sortir du nucléaire en 2030/2040/2050" ). Au lieu de ça, on devrait s'interroger sur ce qui est "bon" ou pas, d'un point de vue déontologique, éthique, écologique et démocratique et viser ce point au plus vite, en mettant tout en œuvre pour y parvenir et si ça prend 100 ans, ça prendra 100 ans.

Message cité 1 fois
Message édité par Merome le 03-07-2018 à 08:35:48

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Ceci n'est pas une démocratie
n°53776372
macgawel
Posté le 03-07-2018 à 13:01:41  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

Mais les prix que j'ai cités sont réels (c'est le référentiel d'une Chambre d'Agriculture), et concerne des ventes de producteur à producteur, y'a pas de marketing là dedans.

:heink: Evidemment qu'il y a du commerce là-dedans.  
 
Quand je vais acheter mon vin au producteur, il me coûte aussi cher (voire plus) qu'en supermarché.
Parce que le producteur vend la majeure partie de sa production aux centrales d'achat à prix coûtant voire sous le coût de production. Ce qui lui permet de couvrir les frais de fonctionnement. Et les bénéfices sont réalisés exclusivement sur la vente directe.
 
En schématisant :
Je produis 1000 l de vin. J'ai des frais incompressibles de 1000 €. Et j'ai "besoin" de 1000 € pour vivre. Je devrais vendre le litre à 2 € pour m'en sortir.
J'en vends 800 l aux supermarchés, à 1,25 €/l => je couvre mes frais incompressibles.
Et je vends les 200 l restants à 10 € (le prix en sortie de supermarché) en vente directe. Si j'en vends 100 l j'assure mon objectif.
 
Remplace ça par l'éleveur, ses vaches et son fumier, et tu peux avoir une valorisation non strictement proportionnelle aux coûts de production.


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Choisir le vote de protestation aux élections, c’est comme débarquer dans un hôtel et décider de faire ses besoins dans le lit en guise d’indignation, puis se rendre compte qu’il va falloir dormir là quand même (Alan Moore)
n°53776634
macgawel
Posté le 03-07-2018 à 13:26:13  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

D'où viennent les fertilisants dans leur méthode ?  
 
Quelles sont les performances enregistrées (par des organismes de recherche) ?

Un des objectifs de la permaculture, c'est de ne pas utiliser d'intrant (ou le minimum)
Par exemple, les légumineuses sont utilisées pour fixer l'azote de l'air. Voir aussi le principe des "forêts jardins" : une forêt est un système très efficient sans intrant. Si j'ai une forêt comestible, je peux prélever ma nourriture...
En pratique, on se doute bien que selon le bon vieux principe, rien ne se perd rien ne se crée etc. Donc si on mange une partie de la production, il faut compenser. Mais ça doit être assez faible, et il y a aussi des intrants "naturels" qui peuvent compenser peu ou prou (eaux de pluie, animaux morts, etc.)
 
Concernant les études scientifiques :
1. La "permaculture" est un truc relativement récent . Et ça regroupe un paquet de méthodes/techniques très différentes, censément avec une approche long terme. Du coup, c'est difficile d'analyser un point précis sur une ou deux années.
 
2. La recherche scientifique demande des processus reproductibles. Or, par définition, on ne peut pas (en tout cas pas facilement) reproduire un système permaculturel, puisqu'il faut s'adapter à l'environnement de départ.
On peut facilement comparer les rendements de deux blés différents. Mais on ne peut pas vraiment comparer les rendements de deux systèmes permaculturels distincts. Ce côté non reproductible est aussi ce qui explique l'abondance de méthodes qui tiennent plus de la superstition que d'autre chose (biodynamie :hello: )
 
3. Actuellement l'énergie est peu chère, ce qui fait que les systèmes fortement motorisés, avec apport massif d'intrants, sont forcément les plus rentables.


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Choisir le vote de protestation aux élections, c’est comme débarquer dans un hôtel et décider de faire ses besoins dans le lit en guise d’indignation, puis se rendre compte qu’il va falloir dormir là quand même (Alan Moore)
n°53781802
Profil sup​primé
Posté le 03-07-2018 à 20:37:16  answer
 
mood
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Posté le 03-07-2018 à 20:37:16  profilanswer
 

n°53784951
baggers
Posté le 03-07-2018 à 23:01:47  profilanswer
 

Merome a écrit :

 

C'est bien de fixer les esprits avec des calculs d'ordre de grandeur, mais l'exercice a ses limites :

 

1. Rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. On n'est jamais obligé d'envisager un modèle 100% homogène (tout permaculture, tout conventionnel, tout bio...). D'ailleurs notre modèle actuel est déjà hétérogène. Il n'y aucune raison pour que le modèle à viser soit parfaitement homogène. Par exemple, on pourrait très bien considérer que pour telle culture (le blé ? le riz ?), le conventionnel reste acceptable ou souhaitable pour diverses raisons.

 

2. A force d'ajouter des imprécisions à d'autres erreurs, on finit par avoir des chiffres totalement grotesques. Dès le départ, tu pars sur 1,5 milliard d'ha de terre arable, excluant donc d'office les forêts. Or, l'un des principes de la permaculture, c'est justement la "forêt comestible". Alors ça ne veut certainement pas dire qu'il faut considérer que les forêts vont toutes produire autant qu'un champ cultivé, ni même qu'elles vont toutes être exploitées. Mais le calcul est déjà biaisé au départ. Le 10 milliards d'êtres humains et tout aussi arbitraire, le nombre d'ha nécessaire par personne au moins discutable (dans les commentaires du lien que tu donnes, on voit une référence à Bill Mollison qui donne l'exemple de 8000ha pour 45000 personnes en Chine, soit 0.17 ha / personne.

 

J'essaie de prendre des chiffres assez réalistes et sourcés dans l'ensemble. Pour les 10 milliards d'habitants, c'est une estimation ONU moyenne-basse pour les XXX années à venir:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Population_mondiale
Évidemment, le problème n'est pas le même en fonction du scénario retenu. Mais si on pars sur "si ça prend 100 ans, ça prendra 100 ans.", ca me parait une bonne base de réflexion. Si tu as d'autres idées ou chiffres pour un scénario, n'hésites pas! Ce sont des scénarios, on peut se le permettre. :o

 

Pour le 0.17 hectares par personne, soit la moitié du carré de patates de ma grand-mère (dont on tire 300kg de patates par an ^^), j'admets qu'on peut effectivement nourrir du monde avec une petite surface bien optimisée, mais ce n'est pas le cas partout, et ça manque de variété alimentaire. Les chiffres extrêmes de ce genre sont a priori sur des surfaces optimisées "nettes" (on ne compte même pas la bande de terre pour circuler autours du carré de patates, ni la place du motoculteur dans le hangar ^^), dans de bonnes conditions, et ça n'est pas représentatif de l'ensemble de ce qu'un humain a besoin de cultiver pour un minimum de variété alimentaire, vestimentaire, viande, place a vivre, stockage, déplacement, herbes variées... voire dégager de quoi alimenter quelques échanges au marché local et éventuellement un peu de monnaie pour acheter des épices :o. C'est pourquoi le scénario d'une Amap explicité dans le lien est intéressant et "réaliste" de mon point de vue.

 

Pour la forêt, j'ignore sa capacité à "nourrir" à l'hectare un chasseur-cueilleur, mais j'ai peur que ce soit assez marginal (10% de la capacité d'un même hectare cultivé?) les terres rendues à la forêt en France sont d'ailleurs les plus impropres à la culture, et au niveau mondial, on défriche à peine ce qu'on perds d'un autre coté via épuisement ou salinisation des sols d'après wiki.

 
Merome a écrit :

3. Tu te projettes d'un coup d'un seul dans un monde agricole drastiquement différent, mais tu l'imagines "toutes choses égales par ailleurs", sans prendre en compte la transition vers ce modèle et les changements sociétaux qu'elle impliquera. Si tu avais projeté en 1880 une société "tout voiture" comme on a aujourd'hui, tu aurais certainement conclu qu'il n'y aurait jamais assez de places de parking. Il y a une grosse différence entre produire au niveau individuel dans le but d'être autonome, et produire de façon "industrielle" pour d'autres (que ce soit en conventionnel, en bio, en permaculture...).

 

A mon sens, sur ce sujet comme sur d'autres (par exemple la production d'énergie), il est tout à fait contreproductif de faire des calculs en ordre de grandeur, tout comme il est débile de se fixer des échéances (par exemple, "sortir du nucléaire en 2030/2040/2050" ). Au lieu de ça, on devrait s'interroger sur ce qui est "bon" ou pas, d'un point de vue déontologique, éthique, écologique et démocratique et viser ce point au plus vite, en mettant tout en œuvre pour y parvenir et si ça prend 100 ans, ça prendra 100 ans.

 

Tu veux te lancer dans l'étude une transition "déontologique, éthique, écologique et démocratique" (entre autres), mais sans faire de calculs ou de scénarios? Ca fais un peu méthode "Grand Bond en Avant", je trouve :o

 

Un scénario intéressant a creuser et qui a réellement eu lieu est de voir ce qui s'est passé à Cuba suite à l'effondrement du bloc soviétique et l'embargo américain: le gouvernement a encouragé la culture de tout sols disponibles à ce moment pour pallier aux différentes pénuries, et réussi à fournir aux habitants des villes (la moitié de) leur ration de légumes journalières via ces jardins de cultures improvisés. Bon, ça a un cout social et change les habitudes des gens, mais il faudrait que je retrouve les liens, c'était intéressant.

 

[EDIT] concernant Cuba, tout simplement wiki:
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8 [...] griculture

Message cité 1 fois
Message édité par baggers le 04-07-2018 à 00:15:27

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Mens laxa in corpore laxo
n°53785994
Merome
Chef des blorks
Posté le 04-07-2018 à 08:25:27  profilanswer
 

baggers a écrit :


J'essaie de prendre des chiffres assez réalistes et sourcés dans l'ensemble. Pour les 10 milliards d'habitants, c'est une estimation ONU moyenne-basse pour les XXX années à venir:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Population_mondiale
Évidemment, le problème n'est pas le même en fonction du scénario retenu. Mais si on pars sur "si ça prend 100 ans, ça prendra 100 ans.", ca me parait une bonne base de réflexion. Si tu as d'autres idées ou chiffres pour un scénario, n'hésites pas! Ce sont des scénarios, on peut se le permettre. :o


 
Je ne conteste pas seulement les chiffres mais l'utilité même de faire des scénarios. Encore une fois, je pense que les calculs en "ordre de grandeur" ont un intérêt extrêmement limité car ils ignorent (consciemment ou non selon la bonne foi de l'interlocuteur) les changements sociétaux qui accompagnent toute transition. Même Jancovici dit d'énormes conneries en raisonnant comme ça (par exemple sur la voiture électrique).
 

baggers a écrit :


Tu veux te lancer dans l'étude une transition "déontologique, éthique, écologique et démocratique" (entre autres), mais sans faire de calculs ou de scénarios? Ca fais un peu méthode "Grand Bond en Avant", je trouve :o


 
Je veux qu'on prenne ces calculs et ces scénarios pour ce qu'ils sont : des projections d'un changement précis "toutes choses égales par ailleurs" qui n'ont pas de valeur de prédiction quand ce changement va avoir un impact sur la société toute entière. Que sait-on de la future consommation de viande dans un monde avec moins de pétrole ? Que sait-on de la démographie ? De la distribution des biens de consommation ? De l'évolution de la population urbaine ?
On est sur des trajectoires chaotiques qui ne sont pas modélisables car il y a beaucoup trop de paramètres.
La conclusion typique de ce genre de scénario c'est "si tout le monde le fait, ça marche pas". Si on s'intéressait plutôt de savoir si c'est plus éthique, écologique... de le faire où c'est possible de le faire, ce serait beaucoup plus utile et opérationnel.
 

baggers a écrit :


Un scénario intéressant a creuser et qui a réellement eu lieu est de voir ce qui s'est passé à Cuba suite à l'effondrement du bloc soviétique et l'embargo américain: le gouvernement a encouragé la culture de tout sols disponibles à ce moment pour pallier aux différentes pénuries, et réussi à fournir aux habitants des villes (la moitié de) leur ration de légumes journalières via ces jardins de cultures improvisés. Bon, ça a un cout social et change les habitudes des gens, mais il faudrait que je retrouve les liens, c'était intéressant.
 
[EDIT] concernant Cuba, tout simplement wiki:
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8 [...] griculture


 
En vidéo ici :
https://www.youtube.com/watch?v=KEF19NV_3SE


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Ceci n'est pas une démocratie
n°53786363
fylgo
Posté le 04-07-2018 à 09:20:50  profilanswer
 

qu'est ce qu'il dit comme connerie sur la voiture electrique?

n°53789204
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-07-2018 à 13:30:26  profilanswer
 

Merome a écrit :

.
La conclusion typique de ce genre de scénario c'est "si tout le monde le fait, ça marche pas". Si on s'intéressait plutôt de savoir si c'est plus éthique, écologique... de le faire où c'est possible de le faire, ce serait beaucoup plus utile et opérationnel.

 


 

Mais l'éthique de la démarche est basée sur son efficacité dans le cas de l'agriculture. En intégrant l'écosystème dans l'efficacité.

 

Et pour réfléchir cette éthique tu dois généraliser. C'est la basece qui implique bien des calculs d'ordre de grandeur, au moins au niveau purement physique. Si tu base ta fertilisation sur des intrants animaux, ça fonctionne quand tu as un hectare par ci par là ça ne peut pas se généraliser à des millions d'ha de SAU.

 

Et c'est tous le problème du Bio ou de la permaculture dans le débat public. J'ai déjà évoqué l'exemple du Bec Hellouin. C'est proposé comme un exemple. Cela signifie que c'est généralisable (sinon qu'est que l'exemplarité ?). Mais le dispositif ne maintien de haut rendement en se procurant de l'azote gratuite en amont et en vendant à des resto étoilés en aval. Ce qui n'est pas généralisable, et n'a donc pas la valeur d'exemplarité qu'on lui donne dès qu'on en parle.

 

Il y a une forme de cercle vicieux la dedans. Les raisons mêmes qu'on invoque pour en faire un exemple sont là cause de leur innintérêt dès lors qu'on s'avise d'étendre la démarche hors de sa niche marketing.

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 26-09-2019 à 22:07:19

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°53789834
Merome
Chef des blorks
Posté le 04-07-2018 à 14:22:56  profilanswer
 

fylgo a écrit :

qu'est ce qu'il dit comme connerie sur la voiture electrique?


 
Dans un article pour Sud Ouest, il a écrit ceci :
 
"Si on imagine recharger tous les soirs 30 millions de voitures électriques pendant deux heures, il faudrait appeler… 700 GW"  
 
Comme si TOUT le parc de voiture était électrique et qu'elles allaient faire une charge complète TOUTE en même temps. Alors que le trajet moyen quotidien d'une voiture, c'est 30 km. Pas de quoi vider une batterie.
 
Je l'ai interpellé à ce sujet par mail et il m'a répondu (16 minutes plus tard !) :
 

Citation :


J'ai imaginé des batteries de 50 kWh (actuellement elles font 20) qui se rechargeraient en 2h (donc 25 kW appelés par voiture en recharge rapide, sans compter les camions, bus, etc).
 
C'est à l'évidence trop en régime normal : toutes les batteries de 40 kWh ne se videraient pas tous les jours (sauf les jours de grands départ, là on aurait un sacré appel de puissance !) ; on peut étaler sur la nuit, etc.  Mais ce calcul délibérément caricatural montre néanmoins que l'on a un petit sujet de ce côté là...  


 
 
C'est délibérément caricatural (sauf que ce n'est pas mentionné dans l'article), et ça passe dans un grand quotidien...
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


Mais l'éthique de la démarche est basée sur son efficacité dans le cas de l'agriculture. En intégrant l'écosystème dans l'efficacité.  
 
Et pour réfléchir cette éthique tu dois généraliser. C'est la basece qui implique bien des calculs d'ordre de grandeur, au moins au niveau purement physique. Si tu base ta fertilisation sur des intrants animaux, ça fonctionne quand tu as un hectare par ci par là ça ne peut pas se généraliser à des millions d'ha de SAU.
 
Et c'est tous le problème du Bio ou de la permaculture dans le débat public. J'ai déjà évoqué l'exemple du Bec Hellouin. C'est proposé comme un exemple. Cela signifie que c'est généralisable (sinon qu'est que l'examplarité ?). Mais le dispositif ne maintien de haut rendement en se procurant de l'azote gratuite en amont et en vendant à des resto étoilés en aval. Ce qui n'est pas généralisable, et n'a donc pas la valeur d'exemplarité qu'on lui donne dès qu'on en parle.  
 
Il y a une forme de cercle vicieux la dedans. Les raisons mêmes qu'on invoque pour en faire un exemple sont là cause de leur innintérêt dès lors qu'on s'avise d'étendre la démarche hors de sa niche marketing.


 
De mon côté je pense que cette manie de généraliser et d'industrialiser tout ce qu'on fait est l'un des problèmes qui a mené aux problèmes énergétiques et climatiques qu'on connaît aujourd'hui.
Le fait que le bec Hellouin ait trouvé une façon de fonctionner ne présume effectivement en rien qu'on peut photocopier le projet pour le généraliser. Le fait que la monoculture intensive conventionnelle donne des rendements excellents sous nos latitudes ne signifie pas qu'il faut exporter ce modèle et les semences qui vont avec à l'autre bout du monde. Le système serait beaucoup plus résilient si, au contraire, chacun composait avec le climat, les semences adaptées à son milieu, la demande et le contexte locaux.
C'est comme si on voulait mettre des éoliennes partout en France à l'exclusion de tout autre mode de production, sous prétexte qu'en Bretagne, ça marche pas si mal.


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Ceci n'est pas une démocratie
n°53790599
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-07-2018 à 15:19:30  profilanswer
 

Merome a écrit :


. Le fait que la monoculture intensive conventionnelle donne des rendements excellents sous nos latitudes ne signifie pas qu'il faut exporter ce modèle et les semences qui vont avec à l'autre bout du monde. Le système serait beaucoup plus résilient si, au contraire, chacun composait avec le climat, les semences adaptées à son milieu, la demande et le contexte locaux.
C'est comme si on voulait mettre des éoliennes partout en France à l'exclusion de tout autre mode de production, sous prétexte qu'en Bretagne, ça marche pas si mal.

 

La monoculture est plutôt l'exception que la règle. Rien que l'emploi de ce mot est révélateur que tu ne raisonne pas sur la réalité mais sur son fantasme médiatisé.

 

Ensuite personne n'exporte quoi que ce soit. L'agriculture est une activité essentiellement artisanale, dans tous les pays l'agriculteur exploitant est très rarement un salarié et il est souverain sur tous les aspects techniques.


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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°53790893
macgawel
Posté le 04-07-2018 à 15:41:07  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

La monoculture est plutôt l'exception que la règle. Rien que l'emploi de ce mot est révélateur que tu ne raisonne pas sur la réalité mais sur son fantasme médiatisé.
 
Ensuite personne n'exporte quoi que ce soit. L'agriculture est une activité essentiellement artisanale, dans tous les pays l'agriculteur exploitant est très rarement un salarié et il est souverain sur tous les aspects techniques.

http://dialecte.solagro.org/commun [...] e=doc5.pdf
L'étude ne porte que sur la France, et date un peu (2007).
Mais elle montre que la "monoculture" est assez courante, et en progression.
 
Quant à la deuxième partie, je ne qualifierais pas les grandes exploitations mécanisées d'artisanales. Comme on ne peu pas nourrir de plus en plus de monde avec de moins en moins d'agriculteurs sans industrialiser les process.


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Choisir le vote de protestation aux élections, c’est comme débarquer dans un hôtel et décider de faire ses besoins dans le lit en guise d’indignation, puis se rendre compte qu’il va falloir dormir là quand même (Alan Moore)
n°53791312
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-07-2018 à 16:10:46  profilanswer
 

macgawel a écrit :

http://dialecte.solagro.org/commun [...] e=doc5.pdf
L'étude ne porte que sur la France, et date un peu (2007).
Mais elle montre que la "monoculture" est assez courante, et en progression.
.

 

L'article parle de monoculture alors qu'il est question de la conversion de prairie (à destination exclusive du bétail) en grande culture (bétail et alimentation humaine). C'est confus.

 

Si je regarde les rares chiffres publiés, je constate que l'indice baisse sur le blé, et augmente assez peu sur le maïs.

 

La monoculture reste l'exception plutôt que la règle.

 
Citation :


Quant à la deuxième partie, je ne qualifierais pas les grandes exploitations mécanisées d'artisanales. Comme on ne peu pas nourrir de plus en plus de monde avec de moins en moins d'agriculteurs sans industrialiser les process.

 

C'est pourtant très artisanal par rapport à tous les autres domaines de l'activité humaine. Très peu de salarié, très rarement plus d'un niveau hiérarchique et un chef d'exploitation qui décide quasi au jour le jour, avec une large part d'expertise personnelle non formalisée (et de pifometre) de ses process, et qui les realise le plus souvent lui même. Il est mécanisé mais c'est pareil dans tout l'artisanat (un menuisier utilise rarement une scie à main).

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 04-07-2018 à 16:20:03

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°53791607
macgawel
Posté le 04-07-2018 à 16:35:09  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

L'article parle de monoculture alors qu'il est question de la conversion de prairie (à destination exclusive du bétail) en grande culture (bétail et alimentation humaine). C'est confus.
 
Si je regarde les rares chiffres publiés, je constate que l'indice baisse sur le blé, et augmente assez peu sur le maïs.  
 
La monoculture reste l'exception plutôt que la règle.

[:churros norris] C'est un peu de la mauvaise foi, ça...
- Probabilité qu'une parcelle de blé soit suivie de la même culture : 20% sur la période 81-90, 18% sur la période 94-2003. - 10%
- Probabilité qu'une parcelle de maïs soit suivie de la même culture : 43% sur la période 81-90, 49% sur la période 94-2003. + 14%
 
Qu'on raisonne en absolu ou en relatif, la hausse sur le maïs est supérieure à la baisse sur le blé.
 
Sinon j'ai trouvé une étude qui dit que la monoculture progresse. Si tu as une étude montrant le contraire, je suis preneur :jap:


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Choisir le vote de protestation aux élections, c’est comme débarquer dans un hôtel et décider de faire ses besoins dans le lit en guise d’indignation, puis se rendre compte qu’il va falloir dormir là quand même (Alan Moore)
n°53791762
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-07-2018 à 16:48:01  profilanswer
 

macgawel a écrit :

C'est un peu de la mauvaise foi, ça...
- Probabilité qu'une parcelle de blé soit suivie de la même culture : 20% sur la période 81-90, 18% sur la période 94-2003. - 10%
- Probabilité qu'une parcelle de maïs soit suivie de la même culture : 43% sur la période 81-90, 49% sur la période 94-2003. + 14%

 

Qu'on raisonne en absolu ou en relatif, la hausse sur le maïs est supérieure à la baisse sur le blé.

 

:

 

Surface ensemencée en 2015 en France:
Blé tendre : 5,2 Mha
Maïs : 1,6 Mha

 

Je te laisse faire la règle de trois.


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 04-07-2018 à 16:49:48

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°53791855
gurucinta
Good enough is perfect
Posté le 04-07-2018 à 16:53:48  profilanswer
 

https://reho.st/medium/self/079f86999fd9b28f3831db68f3dacca5c0e97c1b.png
 
 
Monocultures en Asie du Sud-Est: riz, caoutchouc, huile de palme, canne à sucre...

n°53792037
Profil sup​primé
Posté le 04-07-2018 à 17:07:08  answer
 

Je mets ça là  :o  https://www.facebook.com/notes/jean [...] 408503191/
 

Citation :

« Au cours des vingt dernières années, les pressions sur les terres et les sols ont considérablement augmenté. Pour préserver notre planète pour les générations futures, nous devons de toute urgence changer la façon dont nous traitons ces précieuses ressources. » Tibor Navracsics, responsable du Centre commun de recherche (JRC), le service scientifique de la Commission européenne, a tiré le signal d’alarme lors de la présentation, le 21 juin, du travail coordonnée par les experts de l’Union européenne.


Citation :

Chaque  année, une surface équivalente à la moitié de la taille de l’Union  européenne (UE) – soit plus de deux millions de kilomètres carrés – est  dégradée, l’Afrique et l’Asie étant les deux continents les plus  touchés. « On peut s’accorder à dire que plus de 50 % de la surface  terrestre est aujourd’hui affectée par ce mécanisme lié aux variations  climatiques et aux activités humaines, et que le phénomène va  grandissant », estime le géographe et principal auteur de l’ouvrage,  Michael Cherlet.


 

Citation :


Les  cartes élaborées sous l’égide du JRC démontrent aussi que  l’appauvrissement des terres est à l’œuvre partout dans le monde, et pas  uniquement dans les régions arides et semi-arides. « Pas besoin d’aller  au bout du monde pour rencontrer des terres dégradées, confirme Robin  Duponnois, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le  développement (IRD). Il suffit de traverser le sud de l’Espagne, ou la  région d’Agadir au Maroc. Le maraîchage, combiné aux pratiques  d’irrigation, y est si intense que les terres ne sont aujourd’hui plus  utilisables et très salinisées. » Pour ce spécialiste de la  désertification, la révolution verte, basée sur des monocultures à haut  rendement et l’utilisation massive d’intrants, est l’une des causes  majeures de ce mal planétaire.


Citation :


Quelque 700 millions de personnes  pourraient être contraintes à l’exil, d’ici 2050, compte tenu de la  raréfaction des terres cultivables, anticipe l’Atlas. L’augmentation  attendue de la population mondiale, 9 milliards d’humains au milieu du  siècle, rendra la pression sur les ressources naturelles quasi  insupportable.


 

n°53792038
macgawel
Posté le 04-07-2018 à 17:07:10  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

Surface ensemencée en 2015 en France:
Blé tendre : 5,2 Mha
Maïs : 1,6 Mha
 
Je te laisse faire la règle de trois.

C'est à dire qu'il va me falloir les surfaces exploitées sur les même périodes :ange:  
Et ça ne justifie pas le fait de parler d'augmenter "assez peu"...
 
Mais je veux bien jouer si ça te fait plaisir...
Sur la période 1981-1990 :
Blé => 5,2 * 20% = 1,04 Mha.
Maïs => 1,6 * 43% = 0,688 Mha.
Somme = 1,728 Mha.
 
Sur la période 1994-2003 :
Blé => 5,2 * 18% = 0,936 Mha.
Maïs => 1,6 * 49% = 0,784 Mha.
Somme = 1,72 Mha.
 
Il y a certes une baisse, mais elle est minime (-0,46 %) Et la "monoculture", pour ces deux céréales, représente plus de 25 % de la culture globale.
Ce n'est pas la majorité, mais de là à affirmer de but en blanc (et sans source) que la monoculture reste l'exception plutôt que la règle, il y a un monde...


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Choisir le vote de protestation aux élections, c’est comme débarquer dans un hôtel et décider de faire ses besoins dans le lit en guise d’indignation, puis se rendre compte qu’il va falloir dormir là quand même (Alan Moore)
n°53792147
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-07-2018 à 17:16:27  profilanswer
 

 
Merome a écrit :

 

De mon côté je pense que cette manie de généraliser et d'industrialiser tout ce qu'on fait est l'un des problèmes qui a mené aux problèmes énergétiques et climatiques qu'on connaît aujourd'hui.
Le fait que le bec Hellouin ait trouvé une façon de fonctionner ne présume effectivement en rien qu'on peut photocopier le projet pour le généraliser. Le fait que la monoculture intensive conventionnelle donne des rendements excellents sous nos latitudes ne signifie pas qu'il faut exporter ce modèle et les semences qui vont avec à l'autre bout du monde. Le système serait beaucoup plus résilient si, au contraire, chacun composait avec le climat, les semences adaptées à son milieu, la demande et le contexte locaux.
C'est comme si on voulait mettre des éoliennes partout en France à l'exclusion de tout autre mode de production, sous prétexte qu'en Bretagne, ça marche pas si mal.

 

Le système agricole français est adapté a son contexte climat sol plante qu'est ce que tu crois ?

 

Et quand je te parle de généraliser il s'agit simplement de raisonner en système, avec des flux qui partent d'une source pour arriver à un puits, quel que soit le périmètre de ton système (parcelle, exploitation, région, pays, continent, monde).


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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°53793558
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-07-2018 à 20:26:52  profilanswer
 

macgawel a écrit :

C'est à dire qu'il va me falloir les surfaces exploitées sur les même périodes :ange:
Et ça ne justifie pas le fait de parler d'augmenter "assez peu"...

 

Mais je veux bien jouer si ça te fait plaisir...
Sur la période 1981-1990 :
Blé => 5,2 * 20% = 1,04 Mha.
Maïs => 1,6 * 43% = 0,688 Mha.
Somme = 1,728 Mha.

 

Sur la période 1994-2003 :
Blé => 5,2 * 18% = 0,936 Mha.
Maïs => 1,6 * 49% = 0,784 Mha.
Somme = 1,72 Mha.

 

Il y a certes une baisse, mais elle est minime (-0,46 %) Et la "monoculture", pour ces deux céréales, représente plus de 25 % de la culture globale.
Ce n'est pas la majorité, mais de là à affirmer de but en blanc (et sans source) que la monoculture reste l'exception plutôt que la règle, il y a un monde...

 

On raisonne avec juste 2 cultures mais là dedans y a le maïs qui est notoirement la grande culture sur laquelle la monoculture est la plus pratiquée. Et même en l'incluant, en intégrant simplement le blé tendre qui est la grande culture la plus pratiquée, la conclusion ne soutient pas l'affirmation que la monoculture se développe. Et sans parler d'évolution, on voit qu'en ordre de grandeur la proportion de succession culturale isoespece est très minoritaire. La pratique de la rotation de culture est la règle en grande culture et va le rester pour plein de raison dont la maîtrise des adventices, des ravageurs et celle des bilans chimique des sols.


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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°53793775
rdlmphotos
omnia vanitas !
Posté le 04-07-2018 à 20:56:45  profilanswer
 

Question bête, quand y'auras plus de pétrole, on s'habillera avec quoi? Du coton? Du lin? Des. Peaux de bête ? De l'écorce d'arbres ? En tout cas ça fera ça de moins pour les cultures vivrières. :O


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Well Fed (Miam Miam des OGM) - Sauvez le Climat, sauvez les centrales nucléaires!
n°53794113
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-07-2018 à 21:37:10  profilanswer
 

rdlmphotos a écrit :

Question bête, quand y'auras plus de pétrole, on s'habillera avec quoi? Du coton? Du lin? Des. Peaux de bête ? De l'écorce d'arbres ? En tout cas ça fera ça de moins pour les cultures vivrières. :O

 

Si on a de l'électricité on peut tout faire.


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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°53794178
Profil sup​primé
Posté le 04-07-2018 à 21:43:57  answer
 

rdlmphotos a écrit :

Question bête, quand y'auras plus de pétrole, on s'habillera avec quoi? Du coton? Du lin? Des. Peaux de bête ? De l'écorce d'arbres ? En tout cas ça fera ça de moins pour les cultures vivrières. :O


Les gens portaient déjà des fringues avant la Révolution Industrielle  :o

n°53794198
Balec
Posté le 04-07-2018 à 21:46:48  profilanswer
 


Pourquoi s'habiller ?  [:somberlain_multi:5]

n°53794205
Profil sup​primé
Posté le 04-07-2018 à 21:47:56  answer
 

Balec a écrit :


Pourquoi s'habiller ?  [:somberlain_multi:5]


Je suis d'accord pour ce qui me concerne perso. Mais j'aimerais bien que certaines autres personnes restent habillées.  :o

n°53794566
rdlmphotos
omnia vanitas !
Posté le 04-07-2018 à 22:33:15  profilanswer
 


 
 
Là on parle que la terre aura du mal à nourrir tout le monde sans penser qu'il faudra conserver une partie des terres pour des cultures qui nous permettront de nous habiller et ça fera ça de moins pour manger...


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Well Fed (Miam Miam des OGM) - Sauvez le Climat, sauvez les centrales nucléaires!
n°53794740
Profil sup​primé
Posté le 04-07-2018 à 22:58:18  answer
 

rdlmphotos a écrit :


 
 
Là on parle que la terre aura du mal à nourrir tout le monde sans penser qu'il faudra conserver une partie des terres pour des cultures qui nous permettront de nous habiller et ça fera ça de moins pour manger...


Le pécore moyen n'avait que deux tenues : celle pour travailler, qu'il recousait sans cesse pour que ça lui dure toute la vie, et celle pour aller à la messe.
Je suis sûr que l'Age d'Or où nous sommes aura produit suffisamment de fringues pour fonctionner sur les stocks suivant ce principe pendant des siècles  :o

n°53795749
Merome
Chef des blorks
Posté le 05-07-2018 à 09:00:59  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


 
La monoculture est plutôt l'exception que la règle. Rien que l'emploi de ce mot est révélateur que tu ne raisonne pas sur la réalité mais sur son fantasme médiatisé.


 
J'employais ici "monoculture" par opposition aux cultures associées dont on parlait avant.
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


Ensuite personne n'exporte quoi que ce soit. L'agriculture est une activité essentiellement artisanale, dans tous les pays l'agriculteur exploitant est très rarement un salarié et il est souverain sur tous les aspects techniques.  


 
Il me semble que certains veulent vraiment exporter notre modèle :
 
Thierry Roquefeuil, président de la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) : "Il s’agit de défendre et d’exporter notre modèle agricole et alimentaire européen, gage de notre indépendance et de notre réussite économique." (source)
 
Et que c'est dans l'intérêt des multinationales de la semence, des engrais et des pesticides que tout le monde utilise les mêmes produits.
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


Le système agricole français est adapté a son contexte climat sol plante qu'est ce que tu crois ?  


 
Mais pas adapté à la dépendance énergétique française.  
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


Et quand je te parle de généraliser il s'agit simplement de raisonner en système, avec des flux qui partent d'une source pour arriver à un puits, quel que soit le périmètre de ton système (parcelle, exploitation, région, pays, continent, monde).


 
Le problème c'est qu'on ne sait pas faire ça correctement, du fait du caractère chaotique du système qu'on modélise.
A partir du moment où il y a des impacts sociétaux importants, la modélisation atteint des limites.
Qui prévoyait, avant le passage au 35h, l'impact sur le chiffre d'affaire des magasins de bricolage et les agences de voyage ? Ces considérations n'entraient pas dans les débats.
De la même manière, le passage à la voiture électrique suscite (même chez Jancovici) des peurs liées à des réflexes inculqués par les voitures thermiques (faire le plein le plus vite possible).
 
Les effets de bords (positifs ou négatifs) d'une éventuelle transition vers l'agroécologie sont incalculables. C'est la peur du changement qu'on traduit finalement dans les projections systémiques. C'est pour ça qu'à mes yeux, elles n'ont que peu de valeurs.


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Ceci n'est pas une démocratie
n°53795808
Profil sup​primé
Posté le 05-07-2018 à 09:10:02  answer
 

Dans la revue de presse de Janco :
Disparition des oiseaux de plaines : « L'ensemble de l'écosystème est en train de s'effondrer »
https://www.ouest-france.fr/environ [...] er-5861200
 
 

Citation :

Dans la zone atelier du CNRS, à Chizé (Deux-Sèvres), nous avons mis en place un suivi depuis 1995. Nous avons gardé exactement les mêmes 160 sites de comptage et la même méthode depuis 25 ans. Sur la centaine d’espèces présentes dans cette zone de 450 km², on a perdu entre 35 et 40 % du nombre d’individus. L’année 2018, confirme totalement l’effondrement régulier des populations et probablement au-delà de ce qu’on avait imaginé.
 
La même chose est observée à l’échelle nationale et européenne, pour ce qu’on appelle les oiseaux de plaine qui vivent dans les plaine céréalière, en milieu intensif (alouette, perdrix, caille...), une quarantaine d’espèces dont les populations sont en baisse continue, à la même vitesse depuis 25 ans.


 

Citation :

Comme les oiseaux sont des prédateurs supérieurs, au sommet de la chaîne alimentaire, cela suggère très fortement que c’est l’ensemble de la chaîne trophique, l’ensemble de l’écosystème qui est en train de s’effondrer.
 
D’un point de vue scientifique, on est devant des événements catastrophes sur le plan écologique. Il s’agit de changements brutaux de fonctionnement d’écosystèmes


 

Citation :

Il y a plusieurs causes qui relèvent de l’agriculture intensive qui affecte la biodiversité par différentes mécanismes. Pour ce qui est des oiseaux il y a deux grandes causes majeures : une liée au paysage agricole, de plus en plus simplifié, uniformisé depuis une quarantaine d’années. Avec la disparition des haies, des petits bosquets, des petites vignes, des arbres isolés, des murets, des prairies, les oiseaux comme les insectes, ont perdu leur habitat de reproduction.
 
S’ajoute l’utilisation des pesticides, qui, en France, a augmenté fortement au cours des vingt dernières années malgré le Grenelle de l’Environnement, malgré le Plan Écophyto.
 
On l’oublie souvent, mais les herbicides sont aussi une cause de la disparition des insectes parce qu'ils éliminent la flore spontanée des champs. Or, elle leur est indispensable, car ils se nourrissent du pollen, du nectar, des feuilles, des fleurs...


 

Citation :

Nous testons à Chizé l’agroécologie, un modèle d’agriculture basé sur la biodiversité, c’est-à-dire l’inverse du modèle agricole actuel qui remplace la nature par de l’agrochimie. Nous essayons de diminuer les intrants, les pesticides, les herbicides, nous essayons de remettre des éléments semi-naturels, des bandes enherbées, des prairies, et peu de haies, de diversifier les cultures...
Nous avons des résultats positifs localisés à notre zone d’étude. On a démontré qu’un céréalier intensif peut réduire de 30 % l’apport d’azote et l’apport d’herbicides sans toucher à son rendement. En augmentant donc son revenu de plusieurs centaines d’euros par hectare, c’est énorme.


 

n°53795869
daouar
Shree Uvasaggaharam Stotra
Posté le 05-07-2018 à 09:17:20  profilanswer
 


 
http://www.slate.fr/story/160729/p [...] gaspillage
 

Citation :

«En 2014, on a dépassé pour la première fois le seuil de 100 milliards de pièces produites en une année et la branche compte sur une augmentation de 60% d’ici 2030», explique Kirsten Brodde, spécialiste du gaspillage textile de Greenpeace, dans un documentaire diffusé par Arte. Or, beaucoup de vêtements ne sont portés que de sept à dix fois au cours de leur vie, avant d’atterrir à la poubelle, dans une benne de recyclage ou de croupir au fond d’une armoire.


 

n°53796043
rdlmphotos
omnia vanitas !
Posté le 05-07-2018 à 09:37:06  profilanswer
 


 
Source? :o  
 
Et puis en rajoutant ça: remettre des éléments semi-naturels, des bandes enherbées, des prairies, et peu de haies, ça fait de la surface cultivée en moins donc un rendement plus faible si on considère la surface d'origine...
 
Le gain est surestimé! Un flacon de roundup, ça ne coute pas plusieurs centaines d'euros :o


---------------
Well Fed (Miam Miam des OGM) - Sauvez le Climat, sauvez les centrales nucléaires!
n°53796246
Profil sup​primé
Posté le 05-07-2018 à 09:58:07  answer
 

rdlmphotos a écrit :


 
Source? :o  
 
Et puis en rajoutant ça: remettre des éléments semi-naturels, des bandes enherbées, des prairies, et peu de haies, ça fait de la surface cultivée en moins donc un rendement plus faible si on considère la surface d'origine...
 
Le gain est surestimé! Un flacon de roundup, ça ne coute pas plusieurs centaines d'euros :o


Dans les liens donnés : http://www.za.plainevalsevre.cnrs.fr/ http://www.za.plainevalsevre.cnrs. [...] e-CNRS.pdf

Citation :

L’étude devrait durer trois à cinq ans.


Faut attendre  :o

n°53796297
Profil sup​primé
Posté le 05-07-2018 à 10:01:30  answer
 

Question : qui arrive à être serein et ne pas déprimer avec toutes ces infos ? :o

n°53796387
rdlmphotos
omnia vanitas !
Posté le 05-07-2018 à 10:09:11  profilanswer
 


 
Des résultats sur 1 an c'est faible :o et ça pourrait tout autant venir d'une météo plus clémente...
 
D'ailleurs: https://www.terre-net.fr/marche-agr [...] 95867.html

Citation :

La bonne compagne de blé 2013/2014 s'inscrit après 3 années moyennes


 
C'est un peut comme si je disais, ma voyante m'a donné les bons résultats du loto... 1 fois! :o

Message cité 1 fois
Message édité par rdlmphotos le 05-07-2018 à 10:09:25

---------------
Well Fed (Miam Miam des OGM) - Sauvez le Climat, sauvez les centrales nucléaires!
n°53796413
Profil sup​primé
Posté le 05-07-2018 à 10:11:32  answer
 

rdlmphotos a écrit :


 
Des résultats sur 1 an c'est faible :o et ça pourrait tout autant venir d'une météo plus clémente...
 
D'ailleurs: https://www.terre-net.fr/marche-agr [...] 95867.html

Citation :

La bonne compagne de blé 2013/2014 s'inscrit après 3 années moyennes


 
C'est un peut comme si je disais, ma voyante m'a donné les bons résultats du loto... 1 fois! :o


C'est le CNRS commême, c'est pas Jo le clodo.  :o

n°53796421
fylgo
Posté le 05-07-2018 à 10:12:32  profilanswer
 


Aucun soucis de mon côté  :jap:

 

Quand on est demerdard on s'en sort quoi qu'il arrive
Ou pas  :O mais alors la question ne se pose pas

 

Par contre pas sur que tous les gens a qui je tiens s'en sortent, hard life...

mood
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Posté le   profilanswer
 

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