pascaldeuxzero Next one's coming faster. | gimly the knight a écrit :
Oui, oui, il empêche d'attraper le codid comme celui de la polyo empeche de l'attraper, c'est sur
C'est beau cet aveuglément quand même.
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Citation :
[...] Il existe en effet deux types d'immunité conférés par les vaccins. L'immunité « effective », qui protège le sujet contre les principaux symptômes d'une maladie mais n'empêche pas le virus d'entrer dans l'organisme et de s'y multiplier, et l'immunité dite « stérilisante », qui prévient l'infection de l'organisme par le virus et empêche donc la propagation du pathogène. Et si la deuxième solution représente le but ultime de la recherche vaccinale, elle est en réalité rarement atteinte.
Vaccins non stérilisants : un virus qui continue à circuler
Un des cas les plus connus de vaccin stérilisant est celui de la variole, la seule maladie dans l'histoire à avoir été éradiquée par un vaccin. Les anticorps produits par la réponse immunitaire en réaction au vaccin éliminent entièrement le virus de l'organisme, et suppriment de fait la circulation du virus. La rougeole est un autre exemple de vaccin à immunité stérilisante.
Mais la plupart des vaccins (hépatite B, oreillons, grippe...) ne procurent qu'une immunité effective. « Avec ces vaccins, le système immunitaire contient suffisamment l'agent pathogène pour prévenir la maladie, mais celui-ci peut persister dans l'organisme et potentiellement infecter d'autres personnes. Cela signifie que l'agent pathogène continue à circuler dans une population, où il peut rendre malades des personnes non vaccinées ou vulnérables, ou encore évoluer vers une forme résistante à la réponse immunitaire », avertit Dawn Bowdish, professeur de médecine à l'université McMaster au Canada, dans le journal Scientific American.
Quand la vaccination accroît l’infectiosité
Dans certains cas, la vaccination peut même engendrer une diffusion accrue du pathogène. Les vaccins contre Bordetella pertussis, la principale bactérie responsable de la coqueluche, entraînent ainsi le développement du microbe dans les voies respiratoires supérieures, alors que l'infection « naturelle » produit une puissante réponse immunitaire dans les muqueuses. « La transmission asymptomatique peut donc être un moteur majeur de la résurgence de la coqueluche dans les populations hautement vaccinées », attestent les auteurs d’une étude de l’Institut Pasteur de Lille.
Réduire la charge virale
Alors faut-il vacciner massivement contre la Covid-19 sachant que l'on ne sait pas si le vaccin empêche la transmission du virus ? Oui, selon Richard Bailey, auteur d'une modélisation sur le virus de Marek chez les poulets. « La vaccination avec un vaccin non stérilisant réduit considérablement la charge virale chez les personnes vaccinées, mais aussi chez les personnes contacts non vaccinées qu'elles infectent. Par conséquent, elles sont moins susceptibles de répandre des virus infectieux. Même une vaccination partielle avec [ce type de vaccin] a des conséquences positives sur le contrôle de la propagation et des symptômes de la maladie ».
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https://www.futura-sciences.com/san [...] ile-85890/
Citation :
Des vaccins qui ne bloqueraient pas la transmission du virus pourraient quand même enrayer la pandémie
Les leçons tirées de la vaccination contre d’autres maladies infectieuses montrent que même un vaccin qui n’est pas totalement efficace pour prévenir la propagation d’un agent pathogène peut néanmoins réussir à contenir une maladie.
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Si de nombreux vaccins largement utilisés aujourd’hui (contre la rougeole, par exemple) procurent une immunité stérilisante très efficace, ce n’est pas le cas de tous, le vaccin contre l’hépatite B étant un exemple d’exception. Avec ces vaccins, le système immunitaire contient suffisamment l’agent pathogène pour prévenir la maladie, mais celui-ci peut persister dans l’organisme et potentiellement infecter d’autres personnes. L’absence d’immunité stérilisante signifie que l’agent pathogène continue à circuler dans une population, où il peut rendre malades des personnes non vaccinées ou vulnérables, ou encore évoluer vers une forme résistante à la réponse immunitaire, avertit Dawn Bowdish.
L’immunité stérilisante a peut-être été un objectif – ambitieux – pour les fabricants de vaccins contre le Covid-19, mais en réalité elle n’est pas nécessaire pour enrayer l’épidémie. Selon Natasha Crowcroft, le concept même d’immunité stérilisante est à nuancer : « La protection serait plutôt à définir comme étant la mesure dans laquelle la vaccination empêche la transmission du virus ou de la bactérie ‘sauvage’ », explique-t-elle.
Le cas du rotavirus – qui provoque des vomissements et une diarrhée sévères, particulièrement dangereux pour les nourrissons et les jeunes enfants – est éclairant. La vaccination limite mais n’empêche pas la réplication de l’agent pathogène. En tant que telle, elle ne protège donc pas contre les formes bénignes de la maladie. Cependant, en réduisant la charge virale d’une personne infectée, le vaccin diminue la transmission, offrant ainsi une protection indirecte substantielle. Selon les Centres américains pour le contrôle des maladies (CDC), quatre après l’introduction en 2006 d’un vaccin contre le rotavirus aux États-Unis, le nombre de tests positifs pour cette maladie a diminué de 74 %, et 90 % après 10 ans.
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Les efforts déployés pour éradiquer la poliomyélite donnent un aperçu supplémentaire de la complexité de la lutte contre une épidémie. Les deux principaux types de vaccination contre les poliovirus confèrent différents types d’immunité. Le vaccin inactivé contre la polio (VPI) protège contre l’infection systémique et la paralysie qui en résulte, mais n’arrête pas la réplication du virus dans l’intestin, si bien qu’il n’offre aucune protection indirecte aux personnes non vaccinées. Le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) procure quant à lui une immunité intestinale localisée, prévenant l’infection et protégeant contre la maladie et sa transmission. Toutefois, puisque le VPO utilise un poliovirus vivant affaibli, cet agent pathogène peut dans de rares cas encore muter, circuler dans une population sous-immunisée et provoquer une résurgence de l’épidémie. L’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite et l’Organisation mondiale de la santé recommandent des stratégies de vaccination distinctes en fonction du contexte local. Dans les endroits où la polio « sauvage » existe encore, le VPO est la clé pour ralentir la transmission. Dans les régions où le virus sauvage a été éradiqué, le VPI permet de protéger les populations. Grâce à de vastes programmes de vaccination, les États-Unis sont débarrassés de la poliomyélite depuis 1979, et la maladie est sur le point d’être éradiquée au niveau mondial.
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https://www.pourlascience.fr/sr/cov [...] -20855.php
Mais bon, gimly il sait, lui. C'est beau. |