Merci, je viens de survoler. Ouais pas mal du tout ; assez rationnel mais un peu succinct ; les rappels habituels sans vrais détails et sans scepticisme (*).
Inutile de dire que je suis convaincu que traitement de la salle raisonnable + calibrage-égalisation automatisée et/ou contrôlable (pas se faire trop chier non plus) apportent une amélioration. Clair.
Quand j'ai récemment déménagé dans mon appart plus petit (mais au salon plus grand car c'est quasiment tout en une pièce) mais assez carré et sans aucun meuble, la 1re chose que j'ai fait c'est tester le son, à l'aide de mon aide à domicile: je l'ai mise sur les genoux, lui ai relevé le jellaba, baissé le tanga et l'ai énergiquement fessée pour tester la sonorité. Les bruits de fessées n'étaient pas du "Spank" clair mais un "CROCH... croutch", avec quelques rebonds audibles. Ca s'est atténué dès qu'on a remis en place les étagères de livres, mes copies de Rubens, Goya, Murillo, posters de Priscilla queen of the desert et Rambo 3, un portrait de sa mère imprimés sur mousse, qui servent - faut y croire - comme panneaux acoustiques home made, mon bordel habituel, mes plantes vertes qui touchent le plafond, mes tapis de peau d'ours polaire et Kodiak, mes animaux empaillés sur les murs, mes poissons disséqués (pas de nounours, ils ont été bouffés par des mites), etc. Puis j'ai réglé le calibrage de mon ampli HC (enfin il l'a fait tout seul), Ca me convient très bien. J'ai retesté avec mon assistante: pas avec bruit rose mais le son des claques et des fessées est bien plus net !
Ce que je pense c'est que, tout comme les stupidités psychogénérées des idiophiles face aux câbles et autres conneries électroniques, dont ils inventent les améliorations surlecuttates, dans une moindre mesure c'est un phénomène similaire et inversé, face aux méfaits exagérés ou rêvés, de ces ondes stationnaires.
Ca peut arriver - pas de bol ou vraiment si on cherche à les repérer (*) - mais c'est assez anecdotique et rare qu'ils soient si gênants. Franchement, qui parmi les lecteurs de ce topic ont repéré les ondes stationnaires - destruc ou constructrices - verticales, autour de 1m25 de hauteur sur son canapé ?
Allons, ces 70 Hz théoriques de la fondamentale axe vertical ont une incidence sur une zone assez large vu leur demi-longueur d'onde... donc ce n'est pas en déplaçant la tête de quelques cm qu'on passe de zone destruc à construct. Ca c'est pour les fréquences aigues éventuellement, donc pas les room modes. Là faut se déplacer > 1 mètre et ce sera progressif entre max d'une zone à minimum d'une autre. Pas repérable en hochant la tête.
Et et on ne repère ces interférences par mise en phase que si on passe du signal continu pur mettons à 1000 Hz, en mono, ce qui met en phase les 2 enceintes, et donnera une intermittence rapprochée d'interférences + et - en déplaçant sa tête. Mais ce ne sont pas ici des ondes stationnaires, uniquement des amplitudes d'onde en phase, qui peuvent doubler en intensité au pire (donc + 6 dB max) et réduire le son à rien, au pire aussi, dans la zone concomitante pour telles ondes, etc.
Mais ça c'est en cherchant exprès à expérimenter l'effet de superposition d'ondes identiques en phase (pas nécessairement ondes stationnaires, résultante d'ondes en sens inverse) , effet qu'on ne remarque pas dans une chanson, encore moins en stéréo.
Pour ce qui concerne ces room modes avec leurs stationnaires, ça peut théoriquement être pire mais en fait c'est plus anecdotique et sur une tranche de chambre bien plus large - donc encore moins repérable à l'oreille dans une salle meublée.
Quand à la classique réflexion du plafond en angle idem entre la stéréo et ton lieu d'écoute (rappelée dans une illustration de ton document), ben personne ou quasiment ne tente de la supprimer. On vit bien avec, non ?
A mon avis il y a ceux qui ont subi une vraie gêne car ils ont tout disposé dans les pires conditions, et ceux qui se font un peu un film. Bref, c'est comme les vipères aspic de la campagne lyonnaise: il y en a, on le sait, on vit avec, mais pour en voir/se faire mordre faut le faire exprès, fouiller les rocailles en été, sous les bûches, ou vraiment avoir du bol/pas de bol.
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(*) un exemple: dans la doc, ils te montrent une belle théorie d'ondes stationnaires avec les ondes en sens inverse qui se superposent parfaitement en amplitude idem, résultant en amplitude doublée dans la bosse (et des noeuds de silence ailleurs). Cool. Ca donnerait ainsi zone de destruction complète pour X fréquences et zone d'intensité quadruplée dans le point maxi. Et on rajoute 1 noeud + 1 bosse pour chaque harmonique de fréqu doublée.
Alors admettons qu'en fondamentale axe longueur, pour une salle de 6 m de long, on ait bêtement mis le canapé en plein milieu, à 3m de la stéréo située plaquée sur le mur en face. On reçoit donc (on ne considère ici que ça pour simplifier) le son direct à telle fréquence problématique, intensité de 90 dB venant de la stéréo, et cette onde va vers le mur 3 mètres derrière, puis revient vers l'auditeur pour se superposer dans l'autre sens à l'onde directe (en destruc ou en construc, peu importe). Oh comme c'est chiant et si théoriquement grave. Brrrr..
Ben, pas un si gros drama en fait;
1. - le son qui revient a parcouru 6 mètres de plus, c-à-dire qu'en principe, son intensité s'est réduite par 4 (- 6 dB) car sa distance est doublée par rapport au son direct (on n'intègre pas le room gain, on se limite à ces 2 ondes longitudinales)
2. - la réflexion des murs dans une salle non traitée est donnée entre 0,3 et 0,6, mettons 0,5 pour simplifier en moyenne (c'est fréqu-dépendant et matériau-dépendant), donc -3 dB
=> le son réfléchi qui revient en sens inverse et résulte en superposition ou opposition de phase et onde stationnaire, n'est pas de même amplitude que le son direct... Ce sera moins, même dans une salle non traitée. Pourtant, ces théoriques schémas te montreront toujours, pour bien qu'on comprenne l'effet théorique, 2 ondes de même hauteur/amplitude, comme si le mur réfléchissait à 100/100 et que le son indirect ne subissait aucune perte d'intensité... Ce n'est pas le cas dans la situation que je viens de simuler, donc conséquence nettement moins effroyable.
3. Ces augmentations ou diminutions de + ou - 2 à 3 décibels dans l'exemple, ce sont des intensités réelles... Pour ressentir un doublement ou division par 2 de l'intensité sonore, c'est +/- 10 dB en psychoacoustique. Alors ces +/- 3 dB pour telle fréquence due au room mode, perdue parmi les autres sons dune chanson.... Moi je n'ai vraiment pas l'oreille pour les repérer ni pour qu'ils me gênent. Si (Si hypothétique) mes oreilles les repèrent tout de même, elles s'y sont acclimatées depuis perpet et les ont intégrés comme "bonne sonorité".
Ce qui est le cas de toutes interférences de phases, obligées dès qu'on a plus d'une enceinte. Ca fait partie de la stéréo.
Message édité par Zorglub2016 le 24-03-2026 à 17:09:01
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"Le zigzag est le plus court chemin entre un bar et un autre: J'y ai vomi mon Cognac, j'ai vomi l'Homme, j'ai vomi sa bêtise, je vomis sa prétention."