Le message d'avant c'était surtout pour dire que je suis pas un psycho qui veut tirer à vue sur les gens qui rentrent chez moi
Je verrais bien ce qu'il se passera si la situation se présente un jour, j'espère surtout que je n'aurais jamais à y faire face.
Attention, pavé à venir...
A cet effet, j'ai installé un portail et une cloture chez moi qui ont pour objectif de dissuader un minimum les cambrioleurs. Tous les livreurs, postiers, démarcheurs, commerciaux, ouvriers, personnels de ménage, etc... qui venaient chez nous auparavant voyaient qu'il n'y avait aucun obstacle entre la route et notre porte d'entrée. Juste un chemin un peu long.
Malheureusement, le voisin s'est plaint de mon portail.
Voici donc la situation :
Nous avons un chemin qui part de la route, qui arrive jusqu'à mon portail, se trouve ensuite quelques dizaines de mètres plus loin une chaine très ancienne qui était jusqu'alors le seul obstacle entre la route et la maison, puis le chemin a un embranchement : à droite, indiscutablement on se retrouve sur ma parcelle, et tout droit sous forme d'une bande de terre dégagée le "chemin" continue, puis le "chemin" rencontre un mur végétal, un enfer vert où soit disant ledit voisin dit avoir un accès à sa parcelle de forêt qui se trouve derrière.
Voici la situation telle que je la comprends :
- Il y a un décalage entre la parcelle du chemin et le chemin physique tel que vu sur l'image satellite.
Il y a un champ au nord de chez moi, la parcelle du champ et ma parcelle sont séparées par une parcelle de chemin, mais le chemin physique glisse vers le sud, vers chez moi.
- Le chemin est indiqué comme étant sur ma parcelle, selon la carte la plus à jour du cadastre
Sauf peut-être pas tout à fait entièrement si on considère le coin nord ouest de ma parcelle, j'y reviendrai.
- J'ai posé la question au service des impôts foncier : l'agriculteur pousse progressivement un petit peu de terre du champ dans le talus et cette terre tombe sur le bord nord du chemin, on se décale de quelques millimètres ou centimètres par an, et avec les années, le chemin glisse.
Cette hypothèse est par ailleurs totalement corroborée par le fait que le décalage entre le chemin physique et sa parcelle est d'autant plus grand que la hauteur du talus qui sépare les deux est grande.
Quand le champ est de niveau avec le chemin, la parcelle du chemin est superposée au chemin. Quand le talus est très haut au dessus du chemin, c'est là où le chemin a le plus glissé par rapport à sa parcelle.
Le point du vue du voisin : monsieur Laska ferme un chemin communal qui était accessible depuis des décennies et m'empêche d'accéder à mon champ par le sud et à ma parcelle de forêt derrière, j'envoie un courriel à la mairie pour me plaindre (il omet le fait qu'il n'est pas passé par là depuis probablement des décennies, et le fait que la chaine ne le dérangeait pas alors qu'elle bloque la même chose, il se plaint de plus de perdre l'accès par le sud à son champ alors qu'il y a un talus sur toute la longueur qui rend cet accès très théorique, ou une forme d'escalade qu'il est sûrement incapable de faire à son âge très vénérable)
Mon point de vue : L'agriculteur est négligent avec la terre qu'il balance depuis des années sur mon chemin (je dis mon car visiblement il ne passe plus depuis très longtemps sur la portion qui le concerne, je parle donc d'usage et non de parcelle ici), à tel point que je me retrouve à avoir le chemin chez moi au lieu d'avoir de la belle herbe. Je tire profit de ce malheur en acceptant que le chemin se trouve désormais chez moi, et je peux cloturer ma parcelle beaucoup plus facilement grâce à ce fait qui est à la base regrettable.
En effet, si j'avais cloturé à l'emplacement où se trouve l'ancienne chaine, j'aurais du cloturer également toute la longueur où ma parcelle borde la parcelle du chemin. Pour un cout absolument prohibitif, et un impact paysager catastrophique.
Bref, ma question se trouve donc ici :
Il me semble que nous sommes dans la situation où le déplacement physique d'un chemin fait perdre sa pertinence au découpage des parcelles existantes.
Le service des impôts foncier me dit que le déplacement du chemin ne remet pas en cause la limite de ma propriété : le chemin est devenu chez moi.
La carte du cadastre confirme ceci en mettant un dessin de chemin qui est inclus dans ma parcelle.
Dans ce cas, quelle est la méthode pour régulariser la situation ?
Si le voisin veut passer, il devrait demander une servitude de passage. Cette servitude ne serait pas obligatoire que s'il démontre que c'est le chemin le plus pratique pour lui ? Pour accéder à sa parcelle de forêt, il peut soit :
- faire des gros travaux d'abattage sur le chemin inutilisé depuis des décennies (il y a des arbres de 20cm de diamètre partout sur le chemin)
- faire un travail de terrassement pour accéder à sa parcelle depuis son champ
Suis-je obligé de lui accorder un droit de passage ?
Ou bien est-ce que mon interprétation qui consiste à dire que le chemin étant sur ma parcelle, je peux le cloturer, est complètement erronée, et c'est la situation physique qui détermine les limites de parcelle et pas l'inverse ? (auquel cas ce que dit le service des impôts foncier était faux ou je l'aurais mal compris)
NB : j'ai l'impression que le voisin se fout complètement de ma gueule, pour les raisons évoquées, mais j'ai quand même été extrêmement gentil avec lui, j'ai dit qu'il pouvait m'appeler quand il voulait pour récupérer une télécommande de portail. Il ne l'a pas fait.
Pour finir, j'ai dit que le chemin était sur ma parcelle, mais ce n'est pas totalement sûr sûr. Le chemin est sur ma parcelle à 100% près de la chaine, puis quand on s'éloigne vers le portail, le dessin du chemin se rapproche du bord de ma parcelle, puis à l'emplacement du portail, les traits se confondent !
Il se passe quoi quand on est dans l'épaisseur du trait ?
On va vraiment me faire chier pour potentiellement 50cm de mauvais placement du portail ?
Pour finir, j'ai cloturé également entre le portail et le talus. Il y a environ 1m50 de cloture pour éviter qu'un intrus puisse simplement contourner le portail.. Evidemment.
Si on suppose que cette partie de terre n'est pas à moi (1m50 au nord du pilier du portail), peut-on dans les faits me reprocher d'avoir cloturé à cet endroit ?
Encore plus idiot : si on suppose que la limite de la parcelle passe au milieu du chemin (le coupe longitudinalement, par exemple à 75% de sa largeur) : ça voudrait dire que j'aurais le droit de mettre une cloture le long de là où passerait la roue gauche d'une voiture ?
Le mec de la mairie est venu déjà deux fois chez moi, la première fois je l'ai accueilli, je lui ai montré les différents éléments de ce post. La deuxième fois j'étais en train de cueillir des fleurs et je l'ai vu de loin en train de regarder mon portail. De votre expérience, ce genre de litige bête, ça se solde à l'amiable quand même ? Rassurez moi, je ne vais pas devoir sortir des frais d'avocat ?
Merci
Message édité par Laska- le 21-09-2026 à 23:39:56