Sur le fond, Bercy aurait-il raison d’exclure les ETF swapés dans le PEA ?1. Oui totalement : l’avantage fiscal du PEA doit servir exclusivement l’investissement européen
2. Oui plutôt : le swap respecte la lettre de la loi mais clairement pas son esprit
3. Oui, mais uniquement pour les nouveaux ETF créés à l’avenir
4. Oui, mais seulement avec une clause de grand-père intégrale pour les positions existantes
5. Je suis partagé : la logique de Bercy se défend, mais changer les règles maintenant serait une erreur
6. Non plutôt : le panier européen est réellement acheté, donc l’objectif du PEA reste en partie rempli
7. Non : ces ETF respectent exactement les règles fixées par l’État, point
8. Non, et ce serait une grave erreur pour l’attractivité du PEA et l’épargne long terme
9. Non, c’est surtout une manière détournée d’inciter les Français à investir davantage en Europe
10. Je me moque de « l’esprit du PEA » : donnez-moi juste mon ETF World avec un faible TER
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keijax | Sinon vous avez regardé au niveau de l'€ les nouvelles ?
En Mars dernier s’est tenu à Berlin une conférence organisée par : ESMT, un établissement privé d’enseignement supérieur, et le Max-Planck-Institut für Steuerrecht und Öffentliche Finanzen. Le IFO y était avec tout le gratin des économistes Allemands.
Le thème ? « L’euro peut-il vraiment survivre et, sinon, que va-t-il se passer ? »
Pour info l'IFO (Institut für Wirtschaftsforschung), c’est un genre d’INSEE spé MEDEF. En gros c’est l’un des plus prestigieux institut d’études économiques d’Allemagne, il est très suivi par les patrons.
Hans-Werner SINN, l’ancien chef du IFO, déclare à l’auditoire sans détour :
Citation :
« Je ne sais pas si l’euro va tenir dans la durée, mais son système de fonctionnement est condamné »
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Clemens FUEST, actuel président du IFO poursuit :
Citation :
« …Pour le moment aucune sortie n’est à l’ordre du jour, c’est donc le bon moment pour discuter sérieusement d’une clause de sortie de l’euro. »
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L’ensemble des fait et déclarations ci-dessus ont été repris dans un article du journal Die Welt, un gros quotidien Allemand. À titre d’exemple, son tirage est 2 fois supérieur à celui de Libération en France. c’est pour dire qu’on est, ni dans une revu spécialisée élitiste, ni dans un obscur journal local. Pour ceux qui veulent lire l'article : https://www.welt.de/print/die_welt/ [...] -Euro.html
Et bien sur vous n’avez pas entendu parler de ça en France. Depuis cette conférence (mi-Mars) les choses ont pris une certaine ampleur. Le résultat des élections italiennes aura surement contribué à rendre d'autant plus visible la fragilité de la monnaie, ce qui n’a fait que confirmer les doutes et craintes de certains.
Ce Lundi 21 Mai 2018 le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’un des plus gros quotidiens de tous le pays, avec ligne libéral et plutôt très apprécié des patrons. Ce ne sont pas moins de 154 professeurs en économie parmi les plus réputés du pays qui signent une tribune sous forme d'un appel au gouvernement dans laquelle on y trouve :
-La demande du rejet pur et simple du plan MACRON de réforme de la zone Euro, soulignant sa dangerosité -La mise en lumière que les créances Target ne seront jamais remboursée et que, pour le dire simplement, l’Allemagne s'est faite, et continue de se faire baiser jusqu’à l’os dans cette histoire.
-La demande d'une mise en place rapide d’une procédure de sortie de l’Euro.
Dans les signataires de cette tribune on y retrouve Hans-Werner SINN, déjà cité plus haut mais aussi et surtout un certain Jurgen STARK ex-économiste en chef de la BCE.
Article dispo ici : http://www.faz.net/aktuell/wirtsch [...] 00325.html
L’idée anti-Euro commence à prendre une réelle ampleur. Mais là où c’est très intéressant, c’est une tendance qui ne vient pas du politique mais directement des économistes eux-mêmes. Car dans la plus part des pays de l'Euro-zone où des forces politiques anti-Euro ont émergé, elles ont systématiquement rencontrées comme obstacles des "experts" faisant argument d'autorité et de raison pour démontrer la soi disante folie qu'est d'imaginer un avenir sans l'Euro.
Ici, une partie non négligeable des experts sont entrain de changer de bord et ils ne le font pas dans le silence. Allez bonne lecture si vous en avez le courage
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keijax | Sooo a écrit :
Y a quoi comme arguments "économiques" à part, "bouh on en a marre de payer pour le reste de l'europe", discours commun à tous les populistes d'europe?
Et j'ai pas lu, c'est en allemand et j'y ai plus touché depuis 10 ans
edit : a vue de nez les 2 que tu cites ce sont des économistes qui ont tjrs été contre les politiques menées par la BCE et l'europe en général depuis pas mal d'années... Au moins 2012...
Stark avait d'ailleurs prédis une grosse reprise de l'inflation dès 2012. Bon du coup elle a chuté...
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Sur le point de vue économique le solde Target2 répertorie l’ensemble des balances des pays de la zone Euro. Cela en fait un bon indicateur du gouffre qui est entrain de se former au sein des membres de la zone euro.
Car, comme c’est une balance le total des chiffre de tous les pays est toujours égal à 0.
Avant la crise de 2008 les écarts étaient peu important. Et après une accalmie de 2 ans entre 2013 et 2015 les choses ont de nouveau dégénérées.
Aujourd’hui, la situation est devenu pire que jamais. Alors l’Allemagne enregistre des excédants monstrueux, des pays comme l’Italie ou l’Espagne voient leur déficits se creuser.
Ça veut dire que les actifs dans les pays en déficits fuient de plus en plus ces pays vers des pays excédants, et surtout un : l’Allemagne.
La balance peut-être vu comme un témoin de la confiance des marchés en la stabilité de l’Euro. Si les marché avait confiance en la viabilité de la zone Euro il n’y aurait aucune raison de privilégié un pays à un autre non ? Or le fait que les actifs fuient vers un pays en particulier montre que les marchés anticipent une prochaine explosions de l’Euro. Tout simplement parce que quitte à ce que l’Euro explose, autant que son argent soit converti en un Marks Allemand, qui risque de prendre de la valeur par rapport au cour de l’Euro, qu’en une Livre Italienne qui reste au contraire de se déprécier énormément.
Si je reprends un exemple de V.Brousseau pour expliquer la situation :
Citation :
Nous supposerons une situation d’un échange entre la BundesBank et la Banque d’Espagne.
La BundesBank présente sa créance de mille euros, et la Banque d’Espagne la lui rembourse par exactement la même créance, à savoir un solde Target. La BundesBank doit-elle être contente ou mécontente ?
Elle est mécontente. Elle a en somme donné de son bon argent allemand en échange d’un « actif » espagnol dont elle ne peut rigoureusement rien faire. Fondamentalement, elle est flouée, ce qu’on exprimera en disant qu’elle a « financé » les pays périphériques, à ses frais, gratuitement, et sans l’avoir voulu. Ainsi donc de grosses créances Target ne sont pas pour elle une cause de satisfaction, mais une cause de colère croissante.
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Ce qui emmerdre donc l’Allemagne à juste titre, c’est qu’en fait le système de l’Euro lui génère de la créance de manière incontrôlée et exponentielle.
Pour l’Italie le problème est inverse, elle a un grand déficits, et pour elle l’Euro génère de une dette également incontrôlée et exponentielle. C'est un cercle vicieux.
Voilà ce j'ai pu en tirer, je ne suis pas économiste, simple étudiant mais je trouve intéressant d'aborder ce sujet
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