Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
4813 connectés 

 

 

La marque des Greluches : Si tu possèdes un sac Nat&Nin ou vas bientôt un recevoir un, lève la main


 
17.4 %
 57 votes
1.  Oui
 
 
29.7 %
 97 votes
2.  Non
 
 
15.9 %
 52 votes
3.  Faut d'abord braquer une p'tite vieille /manante
 
 
37.0 %
 121 votes
4.  Obiwan ne porte pas de sac :o
 

Total : 413 votes (86 votes blancs)
Sondage à 2 choix possibles.
Ce sondage est clos, vous ne pouvez plus voter
 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  7848  7849  7850  7851  7852  7853
Auteur Sujet :

[greluches@hfr] the topik

n°75015963
Filob
Posté le 14-07-2026 à 11:36:35  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Tillow a écrit :


C'est "Que faire des hommes qui vont mal" ?
Je l'ai écouté et j'ai trouvé ça super intéressant. Une des choses qui ressortent le plus de ce que j'ai plus lire et entendre, c'est que les hommes ont besoin de modèles masculin plus sains. Ça fait des lustres que les féministes dénoncent les schémas patriarcaux à destination des hommes, mais quand la critique vient d'une femme, ils n'écoutent pas  [:cerveau spamafote]
Du coup, je trouve ça bien que, récemment, des mecs prennent la parole pour dire aux hommes de se sortir les doigts (genre Bruno Solo, Thomas Pesquet).


 
Oui c’est celui là, et 100% d'accord avec toi.


---------------
Ma capacité de concentration est si courte que... Oh, regarde, un pigeon!
mood
Publicité
Posté le 14-07-2026 à 11:36:35  profilanswer
 

n°75016275
_Lahoma_
Posté le 14-07-2026 à 12:55:09  profilanswer
 

Filob a écrit :


 
J’ai toujours pas finit de lire l'article de pour la science mais je me souviens que TDAH et TSA c’est la même zone genetique quinest impactée, donc le TSA est un spectre dans lequel le TDAH s’intercalle, c’est sympa.
 
Sinon je me pose aussi des questions depuis les diags de ma fille, j’ai entrepris une démarche mais sans trop d’intérêt car mal informée: j’ai passé un test mais on m’a proposé juste le wais qui ne teste que le QI, en France, comme ma fille a l’epoque (6 ans). C’est mignon mais ca explique pas grand chose (enfin si ca m’est utile quand même, j’ai l'indice de vitesse de traitement qui explose le plafonds et en effet je réfléchis très vite, et je sais pas si c’est l’age ou les changements hormonaux ou whatelse mais je ressens un épuisement si j'ai reflechis toute la journée a ma vitesse habituelle a différents sujets complexes, c’est un peu flippant).
 
On nous a finalement orienté sur le TSA a ses 10 ans, et en effet certains traits me font écho sur mon propre fonctionnement :o
J’ai la flemme d’entreprendre un diagnostic complet et je me contente de savoir que j’ai un fonctionnement atypique suite a ce test wais, mais ca serait sans doute intéressant de creuser pour la simple connaissance de soi/moi même. On en parle pas mal avec ma compagne qui m’a aidé a comprendre certaines de mes limites et de mes côtés relous a cause de ça :o


Mon mari a commencé par un WAIS et les résultats l'ont poussé à faire un diag TSA.
Résultats trop hétérogènes pour calculer un QIT et énorme résultat aux test de langage notamment.
 
Perso, je me pose des questions sur un éventuel TDAH dans mon cas, mais le bilan du WAIS ne m'a orientée sur rien, donc j'ai pas trop de légitimité à entreprendre des démarches pour voir s'il y a quelque chose et en plus, j'ai pas trop de problèmes au quotidien, donc ça se justifie pas vraiment.

n°75016406
etoile64
Pas de bras, pas de 8a!
Posté le 14-07-2026 à 13:34:38  profilanswer
 

Filob a écrit :

Alors je m'intéresse spécifiquement aux incels et masculinistes, parceque j’avais été touchée par la série adolescence, que j'élève un garçon et que on a eu un drame local récemment autour de ça https://www.20minutes.fr/monde/cana [...] tre-abattu
 
Je suis a mi chemin de "formé a la haine des femmes" de Pauline Ferrari que je trouve éclairant mais aussi mets en lumiere un phénomène sur lequel je m'interroge.
 
Sans que cela excuse ou jstifie quoi que ce soit, est ce que ca ne serait pas plus interessant d’entendre et de reconnaître la souffrance des mecs paumés entre les injonctions de la société et leur réalité, plutôt que de s’en moquer / la nier? Dans un des chapitres c’est tout juste si elle ne dit pas "pauvres petits bichons incompris", je ne vois pas ce que ça apporte a part attiser la haine justement. On peut reconnaître la souffrance tout en étant ferme et intraitable a condamner les dérives qu’elle engendre (ce qui d’après moi pourrait justement les diminuer, la solution d’apres moi aussi étant de travailler lentement a redéfinir ce que "etre un homme" veut dire (plus facile a dire je sais).
 
Si quelqu'un a des références ou lecture a conseiller a propos de ce point et de comment on pourrait faire mieux fonctionner la société autour de ça, ça m'intéresse. Ennlisant ce bouquin j’ai le sentiment d’une escalde de la violence qui pourrait prendre une grosse ampleur, un peu flippant pour le futur.


 
 
J'ai un peu de mal avec "la souffrance des hommes".
Si on parle des  cotés négatifs pour les hommes du patriarcat, oui, OK (et encore, j'ai envie de dire que malgré ça, peu nombreux sont ils à dénoncer le patriarcat).
Si c'est "mon dieu on souffre on perd nos privilèges", j'ai franchement plus de mal.
 
Des exemples masculins que j'ai autours de moi, j'ai pas l'impression que le changement de paradigme soit si mal vécu, pour autant qu'on reconnaissance les privilèges d'avant et qu'on soit prêts à en perdre quelques uns.


---------------
« Moi, je suis un désespéré joyeux. J'ai cette mélancolie slave collée à l'âme. J'aime boire et pleurer. »
n°75016615
Tillow
J'aime les tierces picardes.
Posté le 14-07-2026 à 14:28:04  profilanswer
 

etoile64 a écrit :

 


J'ai un peu de mal avec "la souffrance des hommes".
Si on parle des  cotés négatifs pour les hommes du patriarcat, oui, OK (et encore, j'ai envie de dire que malgré ça, peu nombreux sont ils à dénoncer le patriarcat).
Si c'est "mon dieu on souffre on perd nos privilèges", j'ai franchement plus de mal.

 

Des exemples masculins que j'ai autours de moi, j'ai pas l'impression que le changement de paradigme soit si mal vécu, pour autant qu'on reconnaissance les privilèges d'avant et qu'on soit prêts à en perdre quelques uns.


On peut refuser d'excuser les connards ET voir que les mecs ont en moyenne une santé mentale à chier, se suicident bien plus, on des conduites à risque bien plus marquées, bien plus d'addictions etc.
Le patriarcat, c'est aussi ça.


---------------
Stabatmaterophile - Witches, Bitches and Britches.
n°75016717
Filob
Posté le 14-07-2026 à 14:52:55  profilanswer
 

Tillow a écrit :


On peut refuser d'excuser les connards ET voir que les mecs ont en moyenne une santé mentale à chier, se suicident bien plus, on des conduites à risque bien plus marquées, bien plus d'addictions etc.
Le patriarcat, c'est aussi ça.


 
Je crois que c’est ça que je veux dire.
 
En effet si j’essaie de faire un parallèle, on ne reproche pas aux femmes qui font des régimes d’être connes, on déplore que la société impose une certaine vision de la femme et que certaines femmes y soient sensibles, et on aimerait que cette vision évolue tout en soutenant les femmes qui developpent des troubles suite à ça, je vois ca de la même façon avec la vision des hommes (tout en n’excusant absolument pas les dérives haineuses que ca peut engendrer dans ce cas précis et peut-être moins dans l’autre / quoique ca serait a creuser)


---------------
Ma capacité de concentration est si courte que... Oh, regarde, un pigeon!
n°75016748
etoile64
Pas de bras, pas de 8a!
Posté le 14-07-2026 à 15:02:21  profilanswer
 

Tillow a écrit :


On peut refuser d'excuser les connards ET voir que les mecs ont en moyenne une santé mentale à chier, se suicident bien plus, on des conduites à risque bien plus marquées, bien plus d'addictions etc.
Le patriarcat, c'est aussi ça.

 

C'est ce que je dis au dessus.
Sauf qu'en pratique, les hommes qui se "plaignent" (en majorité hein, y a évidemment des exceptions), c'est plutôt sur les privilèges perdus et pas sur ces problèmatiques (que je soutiens).
Et ceux qui se plaignent n'ne profitent pas pour dénoncer le patriarcat, mais plus leurs privilèges perdus.

 

Et puis je ne trouve pas que les problèmes que tu mentionnes soient si "invisibilisés", Mona Chollet dans ses essais en parle souvent par exemple.

Message cité 1 fois
Message édité par etoile64 le 14-07-2026 à 16:04:35

---------------
« Moi, je suis un désespéré joyeux. J'ai cette mélancolie slave collée à l'âme. J'aime boire et pleurer. »
n°75016863
Filob
Posté le 14-07-2026 à 15:33:20  profilanswer
 

etoile64 a écrit :


 
C'est ce que je dis au dessus.
Sauf qu'en pratique, les hommes qui se "plaignent" (en majorité hein, y a évidemment des exceptions), c'est plutôt sur les privilèges perdus et pas sur ces problèmatiques (que je soutiens).
Et ceux qui se plaignent n'ne profitent pas pour dénoncer le patriarcat, mais plus leurs privilèges perdus.
 
Et puis je ne trouve pas que les problèmes que tu mentionnes soient si "invisibilités", Mona Chollet dans ses essais en parle souvent par exemple.


 
En général les femmes qui se plaignent des diktat de la mode c’est pas celles qui tentent de s’y soumettre envers et contre tout, ca me paraît logique, il faut du recul pour ça, et si t’es entrain d’essayer de rentrer dans le moule t’es pas dans un stade "me plaindre de l’existance du moule".
 
De quel privilège tu parles dans ce cas précis ?  
Si je prends un exemple stéréotypé mais proche de 2 gars que je connais : la petite trentaine, gars sympa mais mal dans leur peau, pas a l’aise, loin des canons de la société pour des mecs, manque de confiance en soi, n’ose pas draguer IRL et il se passe quasi rien sur les sites de rencontre donc se sentent seuls et losers.


---------------
Ma capacité de concentration est si courte que... Oh, regarde, un pigeon!
n°75016969
etoile64
Pas de bras, pas de 8a!
Posté le 14-07-2026 à 16:04:20  profilanswer
 

Filob a écrit :


 
En général les femmes qui se plaignent des diktat de la mode c’est pas celles qui tentent de s’y soumettre envers et contre tout, ca me paraît logique, il faut du recul pour ça, et si t’es entrain d’essayer de rentrer dans le moule t’es pas dans un stade "me plaindre de l’existance du moule".
 
De quel privilège tu parles dans ce cas précis ?  
Si je prends un exemple stéréotypé mais proche de 2 gars que je connais : la petite trentaine, gars sympa mais mal dans leur peau, pas a l’aise, loin des canons de la société pour des mecs, manque de confiance en soi, n’ose pas draguer IRL et il se passe quasi rien sur les sites de rencontre donc se sentent seuls et losers.


 
Suffit souvent de lire le topic GSNALF quelques pages.
Récemment c'était un "on peut même plus draguer tranquille, je sais même plus ce qu'on a le droit de faire ou pas, genre on a le droit de prendre l'ascenseur avec une femme ou pas?" alors que franchement, je ne crois pas que prendre l'ascenseur avec une femme quand on se comporte bien ait jamais été un quelconque problème. Pour quelques pages plus loin, montrer typiquement un exemple d'abordage IRL où tous les signaux sont au non, et le mec se dit "mais quand même faudrait que j'essaie".
 
Dans ton exemple, j'ai du mal à comprendre en quoi le "féminisme" est la cause de leurs problèmes : les relations sociales et a fortiori amoureuses n'ont jamais été au top pour les gens mal à l'aises et mal dans leur peau. En quoi le féminisme y change quoi que ce soit? c'est quoi l'idée? De dire qu'ils "ont droit" à une femme (ca va loin, mais c'est des théories réellement développées par les masculinistes, ca ne sort pas de n'importe où non plus).


---------------
« Moi, je suis un désespéré joyeux. J'ai cette mélancolie slave collée à l'âme. J'aime boire et pleurer. »
n°75017022
Filob
Posté le 14-07-2026 à 16:16:21  profilanswer
 

etoile64 a écrit :


 
Suffit souvent de lire le topic GSNALF quelques pages.
Récemment c'était un "on peut même plus draguer tranquille, je sais même plus ce qu'on a le droit de faire ou pas, genre on a le droit de prendre l'ascenseur avec une femme ou pas?" alors que franchement, je ne crois pas que prendre l'ascenseur avec une femme quand on se comporte bien ait jamais été un quelconque problème. Pour quelques pages plus loin, montrer typiquement un exemple d'abordage IRL où tous les signaux sont au non, et le mec se dit "mais quand même faudrait que j'essaie".
 
Dans ton exemple, j'ai du mal à comprendre en quoi le "féminisme" est la cause de leurs problèmes : les relations sociales et a fortiori amoureuses n'ont jamais été au top pour les gens mal à l'aises et mal dans leur peau. En quoi le féminisme y change quoi que ce soit? c'est quoi l'idée? De dire qu'ils "ont droit" à une femme (ca va loin, mais c'est des théories réellement développées par les masculinistes, ca ne sort pas de n'importe où non plus).


 
Wow.
 
Je l’ai expliqué plus haut, le problème pour moi c’est de lire dans des livres feministes que leur souffrance est ridicule / dans objet. Je pense que ca n’élève pas le débat et que ça attise les problèmes. Je n’ai pas dit que leur souffrance était causée par le féminisme (d’après moi elle est causée par les standard imposés par la société auquels 100% des gens ne peuvent fatalement pas correspondre, tout comme certains TCA par exemple).


---------------
Ma capacité de concentration est si courte que... Oh, regarde, un pigeon!
n°75017064
_Lahoma_
Posté le 14-07-2026 à 16:27:14  profilanswer
 

Filob a écrit :


 
Wow.
 
Je l’ai expliqué plus haut, le problème pour moi c’est de lire dans des livres feministes que leur souffrance est ridicule / dans objet. Je pense que ca n’élève pas le débat et que ça attise les problèmes. Je n’ai pas dit que leur souffrance était causée par le féminisme (d’après moi elle est causée par les standard imposés par la société auquels 100% des gens ne peuvent fatalement pas correspondre, tout comme certains TCA par exemple).


Moi ce que je pige pas, c'est que plein de femmes ont les mêmes souffrances.
 
La différence, c'est qu'elles « compensent » peut-être en ayant une vie sociale plus riche ou en se faisant suivre, alors que certains hommes « compensent » en se faisant enrôler par des comptes masculinistes et s'en prennent aux femmes qu'ils pensent être à l'origine de leurs problèmes.
 
Du coup, un problème, qui est en partie une conséquence du patriarcat, c'est le fait que les hommes peuvent moins compter sur une aide extérieure pour leurs problèmes psy.

mood
Publicité
Posté le 14-07-2026 à 16:27:14  profilanswer
 

n°75017079
etoile64
Pas de bras, pas de 8a!
Posté le 14-07-2026 à 16:30:16  profilanswer
 

Filob a écrit :


 
Wow.
 
Je l’ai expliqué plus haut, le problème pour moi c’est de lire dans des livres feministes que leur souffrance est ridicule / dans objet. Je pense que ca n’élève pas le débat et que ça attise les problèmes. Je n’ai pas dit que leur souffrance était causée par le féminisme (d’après moi elle est causée par les standard imposés par la société auquels 100% des gens ne peuvent fatalement pas correspondre, tout comme certains TCA par exemple).


 
 
Je ne pense pas que cette souffrance soit ridicule et/ou sans objet, et on peut bien sûr souligner les cotés négatifs du patriarcat pour les hommes (et encore une fois, je trouve que c'est assez souvent exprimé, dans les bouquins que j'ai lus en tout cas), mais :
- c'est un peu comme le "racisme anti-blanc" : je trouve que c'est suffisamment "mineur" pour que ca ne soit pas ce qui soit mis en avant (sans l'invisibiliser non plus, mais je ne pense pas que ce soit le problème principal)
- est ce vraiment un sujet dont doivent s'emparer les femmes? Je veux dire, il y a assez à faire comme combats de notre coté qu'on n'est peut-être pas obligées de s'engager non plus dans celui des hommes, sans forcément le dénigrer non plus, mais bon, est ce encore à nous de porter la charge de tous les combats de tout le monde?
- sans compter qu'en plus, encore une fois, si on parle des effets négatifs du patriarcat, ces hommes sont les bienvenus pour rejoindre le combat contre, ils ont largement leur place (si on excepte les quelques rares ultra féministes qui estiment qu'ils n'y ont pas leur place, mais je pense que ca reste très minoritaire quand même).
 
En fait j'ai vraiment l'impression qu'on mélange les souffrances induites par le patriarcat (qui finalement ne vont que dans le sens d'une lutte contre le patriarcat) et celles induites par justement cette baisse du patriarcat et qui fait le repère des incels et des mascus.


---------------
« Moi, je suis un désespéré joyeux. J'ai cette mélancolie slave collée à l'âme. J'aime boire et pleurer. »
n°75017123
Filob
Posté le 14-07-2026 à 16:36:04  profilanswer
 

_Lahoma_ a écrit :


Moi ce que je pige pas, c'est que plein de femmes ont les mêmes souffrances.
 
La différence, c'est qu'elles « compensent » peut-être en ayant une vie sociale plus riche ou en se faisant suivre, alors que certains hommes « compensent » en se faisant enrôler par des comptes masculinistes et s'en prennent aux femmes qu'ils pensent être à l'origine de leurs problèmes.
 
Du coup, un problème, qui est en partie une conséquence du patriarcat, c'est le fait que les hommes peuvent moins compter sur une aide extérieure pour leurs problèmes psy.


 
En effet, on peut reconnaître la souffrance des 2 côtés (et déplorer que comme tu le dit, les hommes sont moins enclins a exposer leur mal être (par construction sociale) et vont parfois malheureusement trouver des exécutoires nuls (pas tous heureusement, mes 2 potes par exemple on en parle, ils virent pas du tout incels etc))


---------------
Ma capacité de concentration est si courte que... Oh, regarde, un pigeon!
n°75017151
etoile64
Pas de bras, pas de 8a!
Posté le 14-07-2026 à 16:40:09  profilanswer
 

En fait ça me fait penser à une discussion qui revient  régulièrement sur le topic divorce : la garde des enfants.
 
Il y a souvent des hommes qui ne se battent pas pour la GA et déplorent le fait que ce soit souvent accordé à la femme.
Sur le fond, je suis d'accord, mais à un moment, il faut qu'ils prennent leur part du combat et se battent pour (à titre individuel ou collectif) : oui, le combat c'est pénible, usant, fatigant. Non, les féministes ne vont pas s'emparer en priorité de ce combat parce qu'elles ont assez à faire sur bien d'autres sujets qui les concernent directement.


---------------
« Moi, je suis un désespéré joyeux. J'ai cette mélancolie slave collée à l'âme. J'aime boire et pleurer. »
n°75017160
Filob
Posté le 14-07-2026 à 16:41:57  profilanswer
 

etoile64 a écrit :


 
 
Je ne pense pas que cette souffrance soit ridicule et/ou sans objet, et on peut bien sûr souligner les cotés négatifs du patriarcat pour les hommes (et encore une fois, je trouve que c'est assez souvent exprimé, dans les bouquins que j'ai lus en tout cas), mais :
- c'est un peu comme le "racisme anti-blanc" : je trouve que c'est suffisamment "mineur" pour que ca ne soit pas ce qui soit mis en avant (sans l'invisibiliser non plus, mais je ne pense pas que ce soit le problème principal)
- est ce vraiment un sujet dont doivent s'emparer les femmes? Je veux dire, il y a assez à faire comme combats de notre coté qu'on n'est peut-être pas obligées de s'engager non plus dans celui des hommes, sans forcément le dénigrer non plus, mais bon, est ce encore à nous de porter la charge de tous les combats de tout le monde?
- sans compter qu'en plus, encore une fois, si on parle des effets négatifs du patriarcat, ces hommes sont les bienvenus pour rejoindre le combat contre, ils ont largement leur place (si on excepte les quelques rares ultra féministes qui estiment qu'ils n'y ont pas leur place, mais je pense que ca reste très minoritaire quand même).
 
En fait j'ai vraiment l'impression qu'on mélange les souffrances induites par le patriarcat (qui finalement ne vont que dans le sens d'une lutte contre le patriarcat) et celles induites par justement cette baisse du patriarcat et qui fait le repère des incels et des mascus.


 
D’après moi, c’est justement le même combat.
Le but du feminisme ne devrait pas etre de monter les hommes contre les femmes et les femmes contre les hommes mais d'écouter toutes les voix, d'entendre toutes les souffrances et de pousser chacun a reflechir a comment les attenuer a la source pour des relations hommes femmes apaisées.
 
Je debute dans mes lectures et je suis peut être mal tombée mais en effet sans que ça remette en cause la puissance ou la véracité du constat de l'accélération du masculinisme, son argumentaire "pauvres petits bichons" m’a fait hausser les sourcils.


---------------
Ma capacité de concentration est si courte que... Oh, regarde, un pigeon!
n°75017221
etoile64
Pas de bras, pas de 8a!
Posté le 14-07-2026 à 16:49:57  profilanswer
 

J’ai l’impression que tu ne réponds pas vraiment à mes posts.  
Oui c’est le même problème et en combattant le patriarcat on combat déjà ça dans tous les cas. Peu d’hommes s’y engagent. On doit faire quoi de plus?
 
Encore une fois je pense que tu mélanges souffrances liées au patriarcat et souffrances liées à la perte des privilèges, ce sont les deuxièmes qui font le lit des mascus, pas les premières.

Message cité 1 fois
Message édité par etoile64 le 14-07-2026 à 16:52:35

---------------
« Moi, je suis un désespéré joyeux. J'ai cette mélancolie slave collée à l'âme. J'aime boire et pleurer. »
n°75017472
Filob
Posté le 14-07-2026 à 17:10:52  profilanswer
 

etoile64 a écrit :

J’ai l’impression que tu ne réponds pas vraiment à mes posts.  
Oui c’est le même problème et en combattant le patriarcat on combat déjà ça dans tous les cas. Peu d’hommes s’y engagent. On doit faire quoi de plus?
 
Encore une fois je pense que tu mélanges souffrances liées au patriarcat et souffrances liées à la perte des privilèges, ce sont les deuxièmes qui font le lit des mascus, pas les premières.


 
C’est quoi la perte des privilèges qui fait le lit des mascu par exemple ?
A nouveau je débute sur le sujet.
 
En effet on ne semble pas parler de la même chose, je ne parle pas de combat mais de reconnaitre une souffrance.  
 
Par exemple le pote qui se sent seul je devrais lui dire "non t'es blanc et hetero donc tu ne souffres pas, t’as qu’a aller manifester contre le patriarcat si t’es pas content" ? Admettons qu’il soit sur la pente glissante du masculinisme (c’est pas le cas mais je réalise que c’est précisément ce dont je parle, cette bascule potentielle), ca ne me paraît pas la bonne façon de faire passer le message, versus "en effet tu souffres et c’est a cause de la pression que le patriarcat te mets pour être un homme un vrai, tu devrais te renseigner sur le sujet consulter pour t’aider etc." => Voilà ce que j’aimerais lire plutôt que la première version. (Reconnaître la souffrance plutôt que la nier)
 
Je vais enchaîner avec "on ne nait pas mec" et j’ai ajouté le bouquin des couilles sur la table a ma liste, n'hésitez pas si vous avez d’autres recommandations.


Message édité par Filob le 14-07-2026 à 17:11:46

---------------
Ma capacité de concentration est si courte que... Oh, regarde, un pigeon!
n°75017875
etoile64
Pas de bras, pas de 8a!
Posté le 14-07-2026 à 18:09:59  profilanswer
 

Le fait de ne plus pouvoir draguer lourdement / harceler dans la rue, la fin de l’impunité des agresseurs, le fait d’avoir des femmes plus indépendantes qui osent se barrer quand ça ne va plus, le rééquilibrage de la charge mentale/des tâches ménagères, par exemple?
 
Pour ton exemple, perso je lui dirai « ben oui c’est aussi une des conséquences du patriarcat, tu es le bienvenu pour rejoindre la lutte », mais après on va pas non plus les prendre par la main pour tout. Encore une fois, ce n’est pas aux femmes de faire tout le boulot non plus.


---------------
« Moi, je suis un désespéré joyeux. J'ai cette mélancolie slave collée à l'âme. J'aime boire et pleurer. »
n°75017983
double cli​c
Why so serious?
Posté le 14-07-2026 à 18:37:30  profilanswer
 

Filob a écrit :

Si je prends un exemple stéréotypé mais proche de 2 gars que je connais : la petite trentaine, gars sympa mais mal dans leur peau, pas a l’aise, loin des canons de la société pour des mecs, manque de confiance en soi, n’ose pas draguer IRL et il se passe quasi rien sur les sites de rencontre donc se sentent seuls et losers.


si ça peut apporter quelque chose au débat, j'aimerais rebondir là-dessus parce que cette description me rappelle pas mal mon propre cas tout au long de ma vingtaine. j'en suis sorti heureusement (en couple depuis 8 ans, marié avec un enfant et bientôt 2), mais ça a effectivement été une cause de souffrance pendant longtemps. je ne vais pas chercher à généraliser, à parler de patriarcat ou de masculinistes ou de choses abstraites, juste de ce que j'ai vécu, en espérant que ça rendra certaines choses plus concrètes.
 
depuis que je suis ado, j'ai un problème avec la manière dont les hommes se comportent avec les femmes. avec la manière agressive dont ils draguent, avec la manière dont ils mesurent leur valeur au nombre de femmes avec lequel ils ont couché, avec leur manque de respect envers celles qui ne veulent pas coucher avec eux (salopes !) ET envers celles qui veulent bien (salopes !), etc, etc.
 
je voyais que c'était mal, je ne voulais pas être comme ça... mais en fait je ne savais pas quoi faire à la place. mes parents m'ont (un peu trop) mis dans la tête qu'une relation c'est sérieux, que si tu te mets avec quelqu'un ça doit être pour la vie, qu'il faut être aimant et respectueux, etc, etc.
 
mais du coup j'étais tétanisé par l'idée que je pourrais faire ou dire un truc qu'il ne faut pas, que j'allais me comporter comme tous les autres connards là. j'avais trop peur qu'en révélant mes sentiments à une fille, ça allait la mettre mal à l'aise si elle ne les partageait pas, et donc tant que je n'avais pas la certitude absolue qu'elle voulait bien être avec moi... ben je ne disais rien. et comme je n'arrivais jamais à être sûr, je n'ai jamais rien avoué avant ma trentaine. et comme ce n'est pas dans la culture des femmes de faire le premier pas, tout ce temps je suis resté seul et frustré de ne pas pouvoir me rapprocher de celle qui me plaisait. non pas parce que je considérais que j'avais un quelconque droit sur elle (bien au contraire), mais parce que je considérais que c'était de ma faute si je n'y arrivais pas, et je ne comprenais pas ce qui n'allait pas et ce que je devais y faire.
 
je me rappelle d'une discussion avec un pote où je demandais comment tu fais pour avouer tes sentiments, ce à quoi il a répondu nonchalamment "bah t'essayes de l'embrasser et tu vois bien si ça passe". je n'ai pas voulu suivre son conseil, ça me semblait irrespectueux, mais du coup je me faisais des nœuds au cerveau pour savoir quels étaient les bons mots et quel était le bon moment. sans jamais trouver la solution, bien sûr.
 
parce que je voulais faire les choses "bien", ma technique de drague a longtemps été de juste "bien" me comporter, en étant le plus gentil possible, en étant serviable à chaque fois que je pouvais, en faisant des cadeaux, des attentions, etc. ça me mettait dans la case "nice guy", et je me lamentais régulièrement avec d'autres dans le même cas que nous on est gentils et on n'a rien et les autres ils font les connards et ils chopent quand même. ce que je ne comprenais pas à l'époque, c'est que les "nice guys" ils ne sont souvent gentils que dans le but de pécho et qu'une fois qu'ils ont trempé leur biscuit, ils changent du tout au tout. du coup, les femmes apprennent à s'en méfier et trouvent que la gentillesse c'est suspect. moi j'étais "pur" et sincère, je ne cherchais pas un coup du soir mais une relation sur le long terme, j'avais l'intention de rester gentil, et je ne comprenais pas pourquoi mes preuves d'amour n'avaient pas l'effet escompté.
 
si je pouvais donner des conseils au moi de 20 ans, je lui dirais :
- relaxe-toi un peu, t'es jeune et à ton âge les relations c'est pas si sérieux que ça ; ça ne veut pas dire qu'il faut pas être sérieux, juste que c'est pas si grave si ça ne marche pas, c'est comme ça qu'on apprend, et tu as encore plein de temps pour trouver la bonne personne
- si tu as l'impression que personne d'autre qu'elle ne te plaira jamais autant, tu ne réalises juste pas encore la quantité de gens que tu vas rencontrer dans ta vie ; ça peut prendre du temps, mais il y en aura d'autres qui te plairont, peut-être même encore plus
- c'est légitime de vouloir être avec quelqu'un, ce n'est pas honteux, et elle se sentira peut-être même flattée que tu t'intéresses à elle ; la seule chose honteuse, c'est d'insister si elle ne veut pas
- ça ne sert à rien de tourner autour du pot trop longtemps : l'incertitude, ça fait du mal à toi ET à elle ; même si tu crois être subtil, elle suspecte sans doute que tu t'intéresses à elle, et de la même manière que ça te stresse de ne pas savoir si tu lui plais, ça la stresse certainement de ne pas savoir ce que tu veux d'elle
- si elle dit non, tu pourras passer à autre chose ; ça ne sera pas "mal" de t'intéresser à quelqu'un d'autre après, ne cherche pas à être "fidèle" à quelqu'un avec qui il ne s'est rien passé, même si tes sentiments sont sincères
- si elle dit non, ça ne veut pas forcément dire que tu as mal fait les choses ou que tu ne vaux rien, ça veut juste dire qu'elle ne veut pas ; c'est sa décision, et ça dépend d'elle avant de dépendre de toi
- si elle dit non, ce n'est pas la fin du monde : vous pourrez toujours être amis, et tu pourras toujours trouver quelqu'un d'autre ; en fait, le seul cas dans lequel vous ne pourrez PAS rester amis, c'est si tu n'arrives pas à te détacher d'elle romantiquement
- les coups d'un soir ce n'est pas mal en soi, c'est mal uniquement si l'un(e) des deux fait croire qu'il y a plus que ça
 
bref, je ne sais pas si j'étais un "pauvre bichon" ou quoi, je sais juste que j'ai longtemps souffert de la situation avant de tomber (par miracle ?) sur quelqu'un avec qui ça a marché très naturellement.
 
je pense que derrière chaque gars qui dit "on ne peut plus rien dire", il y en a 10 qui veulent juste bien faire, qui ne savent pas comment, qui sont paralysés de peur de mal faire et qui en souffrent. et il y en a aussi sans doute aussi au moins un qui est radicalisé et qui aimerait le retour du droit de cuissage, mais celui-là qu'il aille se faire cuire le cul.
 
en tout cas, j'aurais aimé être un peu plus exposé aux idées de ma liste ci-dessus plutôt qu'à des "si elle dit non, C'EST NON GROS DÉGUEULASSE T'AS COMPRIS ?". il y a sans doute des mecs qui ont besoin d'entendre ça, mais moi quand j'entendais ça, ça m'enfonçait juste dans mon désespoir de ne pas savoir comment faire. et donc j'espère que ce pavé aura été utile, à la fois aux femmes qui se demandent ce qui se passe dans la tête de certains mecs, et aux mecs qui ont pu partager mon sentiment de blocage.


---------------
Tell me why all the clowns have gone.
n°75018010
Filob
Posté le 14-07-2026 à 18:42:53  profilanswer
 

etoile64 a écrit :

Le fait de ne plus pouvoir draguer lourdement / harceler dans la rue, la fin de l’impunité des agresseurs, le fait d’avoir des femmes plus indépendantes qui osent se barrer quand ça ne va plus, le rééquilibrage de la charge mentale/des tâches ménagères, par exemple?
 
Pour ton exemple, perso je lui dirai « ben oui c’est aussi une des conséquences du patriarcat, tu es le bienvenu pour rejoindre la lutte », mais après on va pas non plus les prendre par la main pour tout. Encore une fois, ce n’est pas aux femmes de faire tout le boulot non plus.


 
J’ai pas l’impression que mes potes se plaignent de ça / préféreraient qu'on revienne a ça, ni que ça ait de rapport avec ce qu’ils vivent actuellement.  
 
C’est pas une question de "faire le boulot" ou "prendre par la main" mais d'écouter et comprendre même les gens qui n’analysent pas tous les liens entre tout dans la vie, qui sont sensibles a la pression sociale etc, pour leur permettre d'évoluer dans le bon sens plutôt que de leur rabattre le caquet en mode c’est ta faute yakafaukon. C’est juste mon avis, je vais poursuivre mes lectures.


---------------
Ma capacité de concentration est si courte que... Oh, regarde, un pigeon!
n°75018055
axklaus
Posté le 14-07-2026 à 18:55:57  profilanswer
 

Tu as peut-être aussi une vision déformée de ce qui peut être acceptable.
 
Ces dernières années ma femme a reçu davantage de paroles et actes déplacés de la part de femmes que de la part des hommes, qui eux semblent avoir mieux compris.
 
On a 3 enfants en pré ados et ils gèrent très bien leurs crushs. Si il y a un souci ce n'est pas un problème de société mais d'individus.

Message cité 2 fois
Message édité par axklaus le 14-07-2026 à 19:00:29
n°75018108
Tillow
J'aime les tierces picardes.
Posté le 14-07-2026 à 19:05:11  profilanswer
 

La "souffrance" des mecs qui perdent leurs privilèges est un mal nécessaire. Ceux qui vont se débattre le plus fort font clairement partie du problème.

 

Par contre, c'est clairement un spectre. Je pense que personne ne plaindra les gromascu forceurs qui finiront en taule, mais en tant que société, il y a une vraie question de ce qu'on fait de ceux qui sont pas forcément très mal intentionnés, mais qui ont été élevés avec des œillères de un m². Ils sont feignants à la maison, profitent de leur statut de mec au taf (hop la promo facile alors que les meufs doivent se battre), et jouent avec plaisir avec leurs gosses alors qu'il faudrait aussi faire les devoirs. Ils ne s'opposent pas à leur pote problématique qui parle des meufs comme si c'était des objets, et se voient sincèrement comme des mecs bien©.

 

Je pense qu'on est d'accord pour dire que nous les femmes on en a ras le cul de faire leur éducation donc, bah ouais, ils récoltent le célibat du fait d'être pas méchants mais juste éclatés au sol. Moi je pense que le taf peut et doit se faire avec les enfants mais pour les mecs adultes, ils ont aussi la possibilité de se sortir les doigts pour s'améliorer et d'arrêter de se plaindre. Nous on paye une couille en psy, ils peuvent y arriver aussi.

Message cité 5 fois
Message édité par Tillow le 14-07-2026 à 19:06:57

---------------
Stabatmaterophile - Witches, Bitches and Britches.
n°75018217
etoile64
Pas de bras, pas de 8a!
Posté le 14-07-2026 à 19:26:05  profilanswer
 

double clic a écrit :


si ça peut apporter quelque chose au débat, j'aimerais rebondir là-dessus parce que cette description me rappelle pas mal mon propre cas tout au long de ma vingtaine. j'en suis sorti heureusement (en couple depuis 8 ans, marié avec un enfant et bientôt 2), mais ça a effectivement été une cause de souffrance pendant longtemps. je ne vais pas chercher à généraliser, à parler de patriarcat ou de masculinistes ou de choses abstraites, juste de ce que j'ai vécu, en espérant que ça rendra certaines choses plus concrètes.
 
depuis que je suis ado, j'ai un problème avec la manière dont les hommes se comportent avec les femmes. avec la manière agressive dont ils draguent, avec la manière dont ils mesurent leur valeur au nombre de femmes avec lequel ils ont couché, avec leur manque de respect envers celles qui ne veulent pas coucher avec eux (salopes !) ET envers celles qui veulent bien (salopes !), etc, etc.
 
je voyais que c'était mal, je ne voulais pas être comme ça... mais en fait je ne savais pas quoi faire à la place. mes parents m'ont (un peu trop) mis dans la tête qu'une relation c'est sérieux, que si tu te mets avec quelqu'un ça doit être pour la vie, qu'il faut être aimant et respectueux, etc, etc.
 
mais du coup j'étais tétanisé par l'idée que je pourrais faire ou dire un truc qu'il ne faut pas, que j'allais me comporter comme tous les autres connards là. j'avais trop peur qu'en révélant mes sentiments à une fille, ça allait la mettre mal à l'aise si elle ne les partageait pas, et donc tant que je n'avais pas la certitude absolue qu'elle voulait bien être avec moi... ben je ne disais rien. et comme je n'arrivais jamais à être sûr, je n'ai jamais rien avoué avant ma trentaine. et comme ce n'est pas dans la culture des femmes de faire le premier pas, tout ce temps je suis resté seul et frustré de ne pas pouvoir me rapprocher de celle qui me plaisait. non pas parce que je considérais que j'avais un quelconque droit sur elle (bien au contraire), mais parce que je considérais que c'était de ma faute si je n'y arrivais pas, et je ne comprenais pas ce qui n'allait pas et ce que je devais y faire.
 
je me rappelle d'une discussion avec un pote où je demandais comment tu fais pour avouer tes sentiments, ce à quoi il a répondu nonchalamment "bah t'essayes de l'embrasser et tu vois bien si ça passe". je n'ai pas voulu suivre son conseil, ça me semblait irrespectueux, mais du coup je me faisais des nœuds au cerveau pour savoir quels étaient les bons mots et quel était le bon moment. sans jamais trouver la solution, bien sûr.
 
parce que je voulais faire les choses "bien", ma technique de drague a longtemps été de juste "bien" me comporter, en étant le plus gentil possible, en étant serviable à chaque fois que je pouvais, en faisant des cadeaux, des attentions, etc. ça me mettait dans la case "nice guy", et je me lamentais régulièrement avec d'autres dans le même cas que nous on est gentils et on n'a rien et les autres ils font les connards et ils chopent quand même. ce que je ne comprenais pas à l'époque, c'est que les "nice guys" ils ne sont souvent gentils que dans le but de pécho et qu'une fois qu'ils ont trempé leur biscuit, ils changent du tout au tout. du coup, les femmes apprennent à s'en méfier et trouvent que la gentillesse c'est suspect. moi j'étais "pur" et sincère, je ne cherchais pas un coup du soir mais une relation sur le long terme, j'avais l'intention de rester gentil, et je ne comprenais pas pourquoi mes preuves d'amour n'avaient pas l'effet escompté.
 
si je pouvais donner des conseils au moi de 20 ans, je lui dirais :
- relaxe-toi un peu, t'es jeune et à ton âge les relations c'est pas si sérieux que ça ; ça ne veut pas dire qu'il faut pas être sérieux, juste que c'est pas si grave si ça ne marche pas, c'est comme ça qu'on apprend, et tu as encore plein de temps pour trouver la bonne personne
- si tu as l'impression que personne d'autre qu'elle ne te plaira jamais autant, tu ne réalises juste pas encore la quantité de gens que tu vas rencontrer dans ta vie ; ça peut prendre du temps, mais il y en aura d'autres qui te plairont, peut-être même encore plus
- c'est légitime de vouloir être avec quelqu'un, ce n'est pas honteux, et elle se sentira peut-être même flattée que tu t'intéresses à elle ; la seule chose honteuse, c'est d'insister si elle ne veut pas
- ça ne sert à rien de tourner autour du pot trop longtemps : l'incertitude, ça fait du mal à toi ET à elle ; même si tu crois être subtil, elle suspecte sans doute que tu t'intéresses à elle, et de la même manière que ça te stresse de ne pas savoir si tu lui plais, ça la stresse certainement de ne pas savoir ce que tu veux d'elle
- si elle dit non, tu pourras passer à autre chose ; ça ne sera pas "mal" de t'intéresser à quelqu'un d'autre après, ne cherche pas à être "fidèle" à quelqu'un avec qui il ne s'est rien passé, même si tes sentiments sont sincères
- si elle dit non, ça ne veut pas forcément dire que tu as mal fait les choses ou que tu ne vaux rien, ça veut juste dire qu'elle ne veut pas ; c'est sa décision, et ça dépend d'elle avant de dépendre de toi
- si elle dit non, ce n'est pas la fin du monde : vous pourrez toujours être amis, et tu pourras toujours trouver quelqu'un d'autre ; en fait, le seul cas dans lequel vous ne pourrez PAS rester amis, c'est si tu n'arrives pas à te détacher d'elle romantiquement
- les coups d'un soir ce n'est pas mal en soi, c'est mal uniquement si l'un(e) des deux fait croire qu'il y a plus que ça
 
bref, je ne sais pas si j'étais un "pauvre bichon" ou quoi, je sais juste que j'ai longtemps souffert de la situation avant de tomber (par miracle ?) sur quelqu'un avec qui ça a marché très naturellement.
 
je pense que derrière chaque gars qui dit "on ne peut plus rien dire", il y en a 10 qui veulent juste bien faire, qui ne savent pas comment, qui sont paralysés de peur de mal faire et qui en souffrent. et il y en a aussi sans doute aussi au moins un qui est radicalisé et qui aimerait le retour du droit de cuissage, mais celui-là qu'il aille se faire cuire le cul.
 
en tout cas, j'aurais aimé être un peu plus exposé aux idées de ma liste ci-dessus plutôt qu'à des "si elle dit non, C'EST NON GROS DÉGUEULASSE T'AS COMPRIS ?". il y a sans doute des mecs qui ont besoin d'entendre ça, mais moi quand j'entendais ça, ça m'enfonçait juste dans mon désespoir de ne pas savoir comment faire. et donc j'espère que ce pavé aura été utile, à la fois aux femmes qui se demandent ce qui se passe dans la tête de certains mecs, et aux mecs qui ont pu partager mon sentiment de blocage.


 
Tes conseils à ton toi de 20ans et tout ce que tu exprimes sont parfaitement entendables, mais je ne crois pas que ce soit un travail dévolu aux femmes. Ça passera par l’éducation des garçons (et aussi et surtout par le père si père il y a car c’est quand même par l’exemple que ça s’imprime le mieux, le discours avec un père qui fait tout l’inverse, ça marche pas) et par la remise en cause des modèles masculins actuels.  
 
À côté de ça, les femmes ont leur propre boulot à faire sur comment apprendre a être plus autonomes et à déconstruire leurs modèles de masculinité tout pétés.  
 
 

Tillow a écrit :

La "souffrance" des mecs qui perdent leurs privilèges est un mal nécessaire. Ceux qui vont se débattre le plus fort font clairement partie du problème.
 
Par contre, c'est clairement un spectre. Je pense que personne ne plaindra les gromascu forceurs qui finiront en taule, mais en tant que société, il y a une vraie question de ce qu'on fait de ceux qui sont pas forcément très mal intentionnés, mais qui ont été élevés avec des œillères de un m². Ils sont feignants à la maison, profitent de leur statut de mec au taf (hop la promo facile alors que les meufs doivent se battre), et jouent avec plaisir avec leurs gosses alors qu'il faudrait aussi faire les devoirs. Ils ne s'opposent pas à leur pote problématique qui parle des meufs comme si c'était des objets, et se voient sincèrement comme des mecs bien©.
 
Je pense qu'on est d'accord pour dire que nous les femmes on en a ras le cul de faire leur éducation donc, bah ouais, ils récoltent le célibat du fait d'être pas méchants mais juste éclatés au sol. Moi je pense que le taf peut et doit se faire avec les enfants mais pour les mecs adultes, ils ont aussi la possibilité de se sortir les doigts pour s'améliorer et d'arrêter de se plaindre. Nous on paye une couille en psy, ils peuvent y arriver aussi.


 
Tout +1 sur les mecs « entre deux ».  
C’est pour ça que je pense qu’un homme qui n’est pas féministe fait aussi partie du problème parce que c’est une forme de lâcheté dont on profite confortablement.


---------------
« Moi, je suis un désespéré joyeux. J'ai cette mélancolie slave collée à l'âme. J'aime boire et pleurer. »
n°75018364
Filob
Posté le 14-07-2026 à 19:59:43  profilanswer
 

Tillow a écrit :

La "souffrance" des mecs qui perdent leurs privilèges est un mal nécessaire. Ceux qui vont se débattre le plus fort font clairement partie du problème.
 
Par contre, c'est clairement un spectre. Je pense que personne ne plaindra les gromascu forceurs qui finiront en taule, mais en tant que société, il y a une vraie question de ce qu'on fait de ceux qui sont pas forcément très mal intentionnés, mais qui ont été élevés avec des œillères de un m². Ils sont feignants à la maison, profitent de leur statut de mec au taf (hop la promo facile alors que les meufs doivent se battre), et jouent avec plaisir avec leurs gosses alors qu'il faudrait aussi faire les devoirs. Ils ne s'opposent pas à leur pote problématique qui parle des meufs comme si c'était des objets, et se voient sincèrement comme des mecs bien©.
 
Je pense qu'on est d'accord pour dire que nous les femmes on en a ras le cul de faire leur éducation donc, bah ouais, ils récoltent le célibat du fait d'être pas méchants mais juste éclatés au sol. Moi je pense que le taf peut et doit se faire avec les enfants mais pour les mecs adultes, ils ont aussi la possibilité de se sortir les doigts pour s'améliorer et d'arrêter de se plaindre. Nous on paye une couille en psy, ils peuvent y arriver aussi.


 
Je me pense pas que mes potes sont celib parcequ’ils se comporteraient forcément comme tu le décrit si ils l'étaient et que les meufs le sentent genre (mais j’en connais plein des comme ça en couple :D ), d’après moi c’est une autre catégorie.

Message cité 1 fois
Message édité par Filob le 14-07-2026 à 20:00:40

---------------
Ma capacité de concentration est si courte que... Oh, regarde, un pigeon!
n°75018418
onina
Posté le 14-07-2026 à 20:12:31  profilanswer
 

Tillow a écrit :

La "souffrance" des mecs qui perdent leurs privilèges est un mal nécessaire. Ceux qui vont se débattre le plus fort font clairement partie du problème.

 

Par contre, c'est clairement un spectre. Je pense que personne ne plaindra les gromascu forceurs qui finiront en taule, mais en tant que société, il y a une vraie question de ce qu'on fait de ceux qui sont pas forcément très mal intentionnés, mais qui ont été élevés avec des œillères de un m². Ils sont feignants à la maison, profitent de leur statut de mec au taf (hop la promo facile alors que les meufs doivent se battre), et jouent avec plaisir avec leurs gosses alors qu'il faudrait aussi faire les devoirs. Ils ne s'opposent pas à leur pote problématique qui parle des meufs comme si c'était des objets, et se voient sincèrement comme des mecs bien©.

 

Je pense qu'on est d'accord pour dire que nous les femmes on en a ras le cul de faire leur éducation donc, bah ouais, ils récoltent le célibat du fait d'être pas méchants mais juste éclatés au sol. Moi je pense que le taf peut et doit se faire avec les enfants mais pour les mecs adultes, ils ont aussi la possibilité de se sortir les doigts pour s'améliorer et d'arrêter de se plaindre. Nous on paye une couille en psy, ils peuvent y arriver aussi.

 

Mais tellement.
Après faut dire que le discours mascu c'est d'expliquer à ces mecs que dans le temps, ils auraient eu une femme qui en plus aurait fait la cuisine sans se plaindre, et que si ça a changé c'est la faute des feminazies.
C'est dramatique quand ça fonctionne.

n°75018426
_Lahoma_
Posté le 14-07-2026 à 20:13:48  profilanswer
 

Filob a écrit :


 
Je me pense pas que mes potes sont celib parcequ’ils se comporteraient forcément comme tu le décrit si ils l'étaient et que les meufs le sentent genre (mais j’en connais plein des comme ça en couple :D ), d’après moi c’est une autre catégorie.


Mon mari (autiste :o) dit qu'a posteriori il a sûrement raté plusieurs fois des occasions, mais qu'il ne savait pas interpréter les signes.  
 
Après, ya potentiellement des mecs aussi qui sont ptet trop difficiles et/ou qui ont des critères pétés.
 

Spoiler :

La preuve, j'ai été célibataire jusqu'à assez tard :o

Message cité 1 fois
Message édité par _Lahoma_ le 14-07-2026 à 20:14:46
n°75018525
Colonelle
Saucisselike
Posté le 14-07-2026 à 20:36:09  profilanswer
 

Tillow a écrit :

La "souffrance" des mecs qui perdent leurs privilèges est un mal nécessaire. Ceux qui vont se débattre le plus fort font clairement partie du problème.
 
Par contre, c'est clairement un spectre. Je pense que personne ne plaindra les gromascu forceurs qui finiront en taule, mais en tant que société, il y a une vraie question de ce qu'on fait de ceux qui sont pas forcément très mal intentionnés, mais qui ont été élevés avec des œillères de un m². Ils sont feignants à la maison, profitent de leur statut de mec au taf (hop la promo facile alors que les meufs doivent se battre), et jouent avec plaisir avec leurs gosses alors qu'il faudrait aussi faire les devoirs. Ils ne s'opposent pas à leur pote problématique qui parle des meufs comme si c'était des objets, et se voient sincèrement comme des mecs bien©.
 
Je pense qu'on est d'accord pour dire que nous les femmes on en a ras le cul de faire leur éducation donc, bah ouais, ils récoltent le célibat du fait d'être pas méchants mais juste éclatés au sol. Moi je pense que le taf peut et doit se faire avec les enfants mais pour les mecs adultes, ils ont aussi la possibilité de se sortir les doigts pour s'améliorer et d'arrêter de se plaindre. Nous on paye une couille en psy, ils peuvent y arriver aussi.


J'aime beaucoup ta façon de t'exprimer.
Pour les jeunes génération, je recommande l'ouvrage collectif Avoir un fils, dont le sous-titre pourrait être "en faire un homme, un vrai, digne et non simplement pas un connard ". Les auteurices évoquent l'éducation de leurs garçons
 

_Lahoma_ a écrit :


Mon mari (autiste :o) dit qu'a posteriori il a sûrement raté plusieurs fois des occasions, mais qu'il ne savait pas interpréter les signes.  
 
Après, ya potentiellement des mecs aussi qui sont ptet trop difficiles et/ou qui ont des critères pétés.
 

Spoiler :

La preuve, j'ai été célibataire jusqu'à assez tard :o



Mais le célibat subi, ce n'est pas un sujet typiquement masculin.

Spoiler :

La preuve, j'ai été célibataire jusqu'à assez tard :o



---------------
I'm the darkness in the light, I'm the leftness in the right, I'm the rightness in the wrong, I'm the shortness in the long, I'm the goodness in the bad, I'm the saneness in the mad, I'm the sadness in the joy
n°75019148
_Lahoma_
Posté le 14-07-2026 à 21:18:04  profilanswer
 

Colonelle a écrit :


J'aime beaucoup ta façon de t'exprimer.
Pour les jeunes génération, je recommande l'ouvrage collectif Avoir un fils, dont le sous-titre pourrait être "en faire un homme, un vrai, digne et non simplement pas un connard ". Les auteurices évoquent l'éducation de leurs garçons
 
 
Mais le célibat subi, ce n'est pas un sujet typiquement masculin.

Spoiler :

La preuve, j'ai été célibataire jusqu'à assez tard :o




Oui, je sais :o
C'est ce que je voulais dire quand j'ai écrit « plein de femmes ont les mêmes souffrances ».

n°75019256
Tillow
J'aime les tierces picardes.
Posté le 14-07-2026 à 21:20:35  profilanswer
 

Je vous recommande très très fort le podcast "Guide pour répondre au Not all men" expliqué par Giulia Foïs, c'est à la fois super jouissif et implacablement argumenté.


---------------
Stabatmaterophile - Witches, Bitches and Britches.
n°75021445
Daphne
kernel panic
Posté le 14-07-2026 à 22:38:43  profilanswer
 

axklaus a écrit :

Tu as peut-être aussi une vision déformée de ce qui peut être acceptable.
 
Ces dernières années ma femme a reçu davantage de paroles et actes déplacés de la part de femmes que de la part des hommes, qui eux semblent avoir mieux compris.
 
On a 3 enfants en pré ados et ils gèrent très bien leurs crushs. Si il y a un souci ce n'est pas un problème de société mais d'individus.


Je n'ai que des collègues féminines et elles plaignent les pauvres hommes qui peuvent plus s'approcher à moins de dix mètres d'une femme sans qu'on les accuse de viol. Elles ajoutaient qu'elles étaient bien contentes d'être des femmes et qu'elles en avaient de la chance, les pauvres bichons, leur vie est un enfer de nos jours à ces messieurs.
Quand j'ai dit que j'étais pas d'accord et que j'ai expliqué pourquoi (on est beaucoup plus souvent victimes d'agressions, de viols, de meurtres ; on évolue moins bien professionnellement ; on est moins prises au sérieux dans la prise en charge médicale ; que passé 40 ans on était moins attirantes aux yeux des hommes et que le célibat passé cet âge était une quasi fatalité ; et j'en passe, vous connaissez la liste) elles m'ont prises en pitié et m'ont trouvée déprimante et que je devrais pas penser comme ça et que j'étais pas si moche et que je trouverais l'amour sans problème (j'ai noté qu'elles n'avaient rebondi que là-dessus et pas sur le reste).
Elles s'estiment ok parce qu'elles ont un boulot et des droits fondamentaux pas trop dégueulasses, et elles ne se rendent pas compte des combats qui ont été menés pour y arriver, et des combats qui le sont toujours pour qu'elles les gardent. Parce que globalement, on invisibilise beaucoup ces combats, et les menaces qui pèsent sur le droit des femmes, qui régresse dans des pays, occidentaux, très proches de nous. Ou alors, "on" n'en montre que les pans caricaturaux caricaturés au possible pour décrédibiliser l'ensemble de la mouvance.
La pensée masculiniste pollue beaucoup trop de cerveaux féminins, pour une raison assez simple : les hommes ont encore le privilège d'être écoutés, entendus, et de squatter les paroles dans les médias, ou même autour d'une table au dîner, où les féministes sont décrites comme étant toutes des folles cannibales qui bouffent des bites comme des hot dogs, et leur lutte comme étant du terrorisme. Je ne peux pas me prononcer pour les autres pays, mais en France, soit disant où "on ne peut plus rien dire", les "pauvres bichons" ils s'en sortent pas si mal, hein, globalement. [:mauricebenguigui:3]  
Donc, si, il y a quand même un problème de société.

n°75021660
_Lahoma_
Posté le 14-07-2026 à 22:45:30  profilanswer
 

Heureusement que mes collègues sont pas comme ça. Quel enfer, putain.

n°75021722
D_omi
sourit
Posté le 14-07-2026 à 22:47:43  profilanswer
 

Tillow a écrit :

La "souffrance" des mecs qui perdent leurs privilèges est un mal nécessaire. Ceux qui vont se débattre le plus fort font clairement partie du problème.
 
Par contre, c'est clairement un spectre. Je pense que personne ne plaindra les gromascu forceurs qui finiront en taule, mais en tant que société, il y a une vraie question de ce qu'on fait de ceux qui sont pas forcément très mal intentionnés, mais qui ont été élevés avec des œillères de un m². Ils sont feignants à la maison, profitent de leur statut de mec au taf (hop la promo facile alors que les meufs doivent se battre), et jouent avec plaisir avec leurs gosses alors qu'il faudrait aussi faire les devoirs. Ils ne s'opposent pas à leur pote problématique qui parle des meufs comme si c'était des objets, et se voient sincèrement comme des mecs bien©.
 
Je pense qu'on est d'accord pour dire que nous les femmes on en a ras le cul de faire leur éducation donc, bah ouais, ils récoltent le célibat du fait d'être pas méchants mais juste éclatés au sol. Moi je pense que le taf peut et doit se faire avec les enfants mais pour les mecs adultes, ils ont aussi la possibilité de se sortir les doigts pour s'améliorer et d'arrêter de se plaindre. Nous on paye une couille en psy, ils peuvent y arriver aussi.


 
Wow merci  :jap:  


---------------
(='.'=)Think of how stupid the average person is, and realize half of them are stupider than that. G. Carlin (ˇˍˇ)
n°75022271
ChatonMyst​ere
Meeeeeow
Posté le 14-07-2026 à 23:03:12  profilanswer
 

Colonelle a écrit :


Mais le célibat subi, ce n'est pas un sujet typiquement masculin.


Les femmes vivent bien mieux leur célibat, c'est documenté. C'est qu'on éduque les femmes à investir les relations autres qu'amoureuses et à partager leurs sentiments avec leurs proches, forcément dans ces conditions on se sent moins seules.

n°75023141
Kyrieleve
Féministe
Posté le 15-07-2026 à 00:09:27  profilanswer
 

Daphne a écrit :


Je n'ai que des collègues féminines et elles plaignent les pauvres hommes qui peuvent plus s'approcher à moins de dix mètres d'une femme sans qu'on les accuse de viol. Elles ajoutaient qu'elles étaient bien contentes d'être des femmes et qu'elles en avaient de la chance, les pauvres bichons, leur vie est un enfer de nos jours à ces messieurs.
Quand j'ai dit que j'étais pas d'accord et que j'ai expliqué pourquoi (on est beaucoup plus souvent victimes d'agressions, de viols, de meurtres ; on évolue moins bien professionnellement ; on est moins prises au sérieux dans la prise en charge médicale ; que passé 40 ans on était moins attirantes aux yeux des hommes et que le célibat passé cet âge était une quasi fatalité ; et j'en passe, vous connaissez la liste) elles m'ont prises en pitié et m'ont trouvée déprimante et que je devrais pas penser comme ça et que j'étais pas si moche et que je trouverais l'amour sans problème (j'ai noté qu'elles n'avaient rebondi que là-dessus et pas sur le reste).
Elles s'estiment ok parce qu'elles ont un boulot et des droits fondamentaux pas trop dégueulasses, et elles ne se rendent pas compte des combats qui ont été menés pour y arriver, et des combats qui le sont toujours pour qu'elles les gardent. Parce que globalement, on invisibilise beaucoup ces combats, et les menaces qui pèsent sur le droit des femmes, qui régresse dans des pays, occidentaux, très proches de nous. Ou alors, "on" n'en montre que les pans caricaturaux caricaturés au possible pour décrédibiliser l'ensemble de la mouvance.
La pensée masculiniste pollue beaucoup trop de cerveaux féminins, pour une raison assez simple : les hommes ont encore le privilège d'être écoutés, entendus, et de squatter les paroles dans les médias, ou même autour d'une table au dîner, où les féministes sont décrites comme étant toutes des folles cannibales qui bouffent des bites comme des hot dogs, et leur lutte comme étant du terrorisme. Je ne peux pas me prononcer pour les autres pays, mais en France, soit disant où "on ne peut plus rien dire", les "pauvres bichons" ils s'en sortent pas si mal, hein, globalement. [:mauricebenguigui:3]  
Donc, si, il y a quand même un problème de société.


 
Mais bordel quelle angoisse d'avoir que des collègues pareil !  :sweat:  


---------------
Pussy that walk !
n°75023318
axklaus
Posté le 15-07-2026 à 00:39:51  profilanswer
 

Daphne a écrit :


Je n'ai que des collègues féminines et elles plaignent les pauvres hommes qui peuvent plus s'approcher à moins de dix mètres d'une femme sans qu'on les accuse de viol. Elles ajoutaient qu'elles étaient bien contentes d'être des femmes et qu'elles en avaient de la chance, les pauvres bichons, leur vie est un enfer de nos jours à ces messieurs.


 
 Wtf jamais entendu ça, ni ma femme qui bosse en école avec beaucoup de femmes. Il doit y avoir un biais "campagnard" chez vous non ?

Message cité 1 fois
Message édité par axklaus le 15-07-2026 à 00:41:26
n°75023670
louloute_7​8
Posté le 15-07-2026 à 07:13:55  profilanswer
 

Je dois avoir beaucoup de chance, mais je suis la seule femme dans mon équipe et je n’ai aucun souci. Les hommes sont plutôt bienveillants.  
Sur mon étage on doit être 4 femmes sur 50.  

n°75023865
Colonelle
Saucisselike
Posté le 15-07-2026 à 08:42:53  profilanswer
 

Tiens et sur les collègues... mes dernières entreprises étaient nickel. Collègues jeunes, le sexisme n'était pas un sujet, c'était rafraichissant après des débuts professionnels disons plus mouvementés. Je travaille depuis toujours dans un milieu majoritairement à très majoritairement masculin.
 
Et aujourd'hui dans une entreprise dont la moyenne d'âge est bien plus élevée. Mes collègues ne sont pas sexistes mais :
- le DG est ouvertement misogyne et j'ai conscience que cela est un vrai frein, à mon niveau, pour mon évolution dans cette boîte  
- il m'a fallu faire preuve de beaucoup de pédagogie pour faire entendre que "la miss" n'était pas une façon acceptable de désigner une femme  
- à mon arrivée, un collègue me posait des questions sur mon organisation familiale, m'a fait une remarque déplacée sur le fait que j'apparaissais à l'écran, a tenté une blague sur les femmes qui font le café
- une seule fois j'ai entendu un collègue masculin faire remarquer qu'un propos tenu était très sexiste
- j'ai subi du harcèlement sexuel
- quand j'ai fini par en référer à la RH, cette dernière m'a proposé de changer de service  [:pixounet]  
 
Il y a une question d'éducation évidemment, mais aussi d'évolution. Ne serait-ce que pour le cas du harcèlement sexuel, moi qui suis pourtant relativement attentive aux problématiques de sexisme, j'ai mis des mois avant de comprendre que j'en avais fait l'objet (grâce à un guide très bien fourni par... la maison-mère de mon entreprise)


---------------
I'm the darkness in the light, I'm the leftness in the right, I'm the rightness in the wrong, I'm the shortness in the long, I'm the goodness in the bad, I'm the saneness in the mad, I'm the sadness in the joy
n°75023871
Tillow
J'aime les tierces picardes.
Posté le 15-07-2026 à 08:43:48  profilanswer
 

Daphne a écrit :


Je n'ai que des collègues féminines et elles plaignent les pauvres hommes qui peuvent plus s'approcher à moins de dix mètres d'une femme sans qu'on les accuse de viol. Elles ajoutaient qu'elles étaient bien contentes d'être des femmes et qu'elles en avaient de la chance, les pauvres bichons, leur vie est un enfer de nos jours à ces messieurs.
Quand j'ai dit que j'étais pas d'accord et que j'ai expliqué pourquoi (on est beaucoup plus souvent victimes d'agressions, de viols, de meurtres ; on évolue moins bien professionnellement ; on est moins prises au sérieux dans la prise en charge médicale ; que passé 40 ans on était moins attirantes aux yeux des hommes et que le célibat passé cet âge était une quasi fatalité ; et j'en passe, vous connaissez la liste) elles m'ont prises en pitié et m'ont trouvée déprimante et que je devrais pas penser comme ça et que j'étais pas si moche et que je trouverais l'amour sans problème (j'ai noté qu'elles n'avaient rebondi que là-dessus et pas sur le reste).
Elles s'estiment ok parce qu'elles ont un boulot et des droits fondamentaux pas trop dégueulasses, et elles ne se rendent pas compte des combats qui ont été menés pour y arriver, et des combats qui le sont toujours pour qu'elles les gardent. Parce que globalement, on invisibilise beaucoup ces combats, et les menaces qui pèsent sur le droit des femmes, qui régresse dans des pays, occidentaux, très proches de nous. Ou alors, "on" n'en montre que les pans caricaturaux caricaturés au possible pour décrédibiliser l'ensemble de la mouvance.
La pensée masculiniste pollue beaucoup trop de cerveaux féminins, pour une raison assez simple : les hommes ont encore le privilège d'être écoutés, entendus, et de squatter les paroles dans les médias, ou même autour d'une table au dîner, où les féministes sont décrites comme étant toutes des folles cannibales qui bouffent des bites comme des hot dogs, et leur lutte comme étant du terrorisme. Je ne peux pas me prononcer pour les autres pays, mais en France, soit disant où "on ne peut plus rien dire", les "pauvres bichons" ils s'en sortent pas si mal, hein, globalement. [:mauricebenguigui:3]
Donc, si, il y a quand même un problème de société.


J'en ai des comme ça au taf aussi, en général c'est des gen X et après on se demande pourquoi je ne traîne qu'avec des gen z :o Je lutte fermement et gentiment avec des arguments bétonnés, mais pareil que toi, quand on a 50 ans de déni bien installé, pas sûr que la lumière passe un jour.

 

Il y en a une que j'aime bien quand même et je l'aurai à l'usure, je lui partage des contenus féministes, je pointe gentiment du doigt les incohérences en suggérant qu'accepter ce qu'elle accepte n'est pas une fatalité, je pousse de hauts cris quand elle subit une injustice et avec les petites jeunes du taf on est très girls' girls ce qui instaure une dynamique positive.

 

J'ai moi-même longtemps tenu ce genre de discours parce que c'est l'ambiance de misogynie intériorisée dans laquelle j'ai grandi. Le plus triste, je pense, c'était la rivalité d'office et le climat de méfiance dans les environnements féminins (je me souviens de ma classe de terminale où on était 25 nanas sur 35, c'était la guerre des clans). Aujourd'hui je fais tout ce que je peux pour valoriser les femmes autour de moi parce qu'on n'a pas besoin de se tirer dans les pattes en plus de subir le patriarcat.

Message cité 1 fois
Message édité par Tillow le 15-07-2026 à 08:45:40

---------------
Stabatmaterophile - Witches, Bitches and Britches.
n°75023892
Colonelle
Saucisselike
Posté le 15-07-2026 à 08:51:03  profilanswer
 

Tillow a écrit :


J'en ai des comme ça au taf aussi, en général c'est des gen X et après on se demande pourquoi je ne traîne qu'avec des gen z :o Je lutte fermement et gentiment avec des arguments bétonnés, mais pareil que toi, quand on a 50 ans de déni bien installé, pas sûr que la lumière passe un jour.
 
Il y en a une que j'aime bien quand même et je l'aurai à l'usure, je lui partage des contenus féministes, je pointe gentiment du doigt les incohérences en suggérant qu'accepter ce qu'elle accepte n'est pas une fatalité, je pousse de hauts cris quand elle subit une injustice et avec les petites jeunes du taf on est très girls' girls ce qui instaure une dynamique positive.  
 
J'ai moi-même longtemps tenu ce genre de discours parce que c'est l'ambiance de misogynie intériorisée dans laquelle j'ai grandi. Le plus triste, je pense, c'était la rivalité d'office et le climat de méfiance dans les environnements féminins (je me souviens de ma classe de terminale où on était 25 nanas sur 35, c'était la guerre des clans). Aujourd'hui je fais tout ce que je peux pour valoriser les femmes autour de moi parce qu'on n'a pas besoin de se tirer dans les pattes en plus de subir le patriarcat.


J'aime toujours beaucoup ce que tu fais et la façon dont tu le racontes [:draculax]  
On parle de "pick me girl" aujourd'hui, le syndrome de la schtroumpfette : la rivalité féminine est probablement en bonne partie liée au fait qu'il n'y avait de la place que pour une femme, j'ai l'impression.
Anne Sylvestre (coeur coeur coeur sur elle) a écrit le très beau Frangines dès 1979.


---------------
I'm the darkness in the light, I'm the leftness in the right, I'm the rightness in the wrong, I'm the shortness in the long, I'm the goodness in the bad, I'm the saneness in the mad, I'm the sadness in the joy
n°75023922
Tillow
J'aime les tierces picardes.
Posté le 15-07-2026 à 08:55:37  profilanswer
 

Colonelle a écrit :


J'aime toujours beaucoup ce que tu fais et la façon dont tu le racontes [:draculax]
On parle de "pick me girl" aujourd'hui, le syndrome de la schtroumpfette : la rivalité féminine est probablement en bonne partie liée au fait qu'il n'y avait de la place que pour une femme, j'ai l'impression.
Anne Sylvestre (coeur coeur coeur sur elle) a écrit le très beau Frangines dès 1979.


Merci  [:draculax]
Oui, ça fait des milliers d'années qu'on explique aux femmes qu'elles doivent se battre pour les ressources nécessaires à leur survie (les hommes) et qu'elles sont incomplètes si elles sont seules, y a encore du taf...

 

D'ailleurs en parlant de misogynie intériorisée, si on changeait le titre du topic ?


---------------
Stabatmaterophile - Witches, Bitches and Britches.
n°75023944
loupie94
Posté le 15-07-2026 à 09:01:28  profilanswer
 

Colonelle a écrit :

Tiens et sur les collègues... mes dernières entreprises étaient nickel. Collègues jeunes, le sexisme n'était pas un sujet, c'était rafraichissant après des débuts professionnels disons plus mouvementés. Je travaille depuis toujours dans un milieu majoritairement à très majoritairement masculin.
 
(...)
 
Il y a une question d'éducation évidemment, mais aussi d'évolution. Ne serait-ce que pour le cas du harcèlement sexuel, moi qui suis pourtant relativement attentive aux problématiques de sexisme, j'ai mis des mois avant de comprendre que j'en avais fait l'objet (grâce à un guide très bien fourni par... la maison-mère de mon entreprise)


 
Je partage ce point de vue, il y a aussi une question de génération.
 
Par contre pour le fait de proposer à la victime de changer de service il ne vaut pas seulement pour les affaires de harcèlement sexuel mais est hélas utilisé pour tous les motifs. J'ai été victime d'une collègue féminine "toxique" (à défaut d'autre qualificatif) et elle n'a jamais eu de problèmes (enfin si on lui a demandé une fois si elle me traitait différemment des autres collègues et bien sur elle a nié). C'est donc moi qui ai dû partir (et à vrai dire je suis partie avec plaisir parce que j'avais envie de changer de tâches mais si ça n'avait pas été le cas c'était pareil).

n°75023950
multimmy
ich bin ein quatarien
Posté le 15-07-2026 à 09:02:50  profilanswer
 

C'est malheureusement souvent la victime qu'on déplace: parce que de guerre lasse,elle va accepter...Alors que la personne toxique, faut engager les procédures,quoi.

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  7848  7849  7850  7851  7852  7853

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
[Topik Etrange] Les lieux abandonnés/Urbex [/!\1er post][Topik Unik] <<<<<<<<< L'Or (gold ,lingot,bijoux ,bourse...) >>>>>>>>>
[Topik unik] Canal+Topik y fait froid, quel temps/températures avez-vous chez vous?
[Topik unik] Bonne année 2009 !!![topik unik]La peinture -> vos oeuvres
[Topic Unik] Punk Rock/Streetpunk/Oi!Le topik des musiques de warriors ! (medieval/celtique/fantasy)
[Topik Unik] Le Dredi 
Plus de sujets relatifs à : [greluches@hfr] the topik


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)