markesz Destination danger | rody83 a écrit :
Le grand départ approchant, il me semble opportun de répertorier les "points chauds" de cette édition 2009 (ils sont plutôt rares, alors faudra pas les louper ).
Etape 1 : Monaco - Monaco : 15.5 km (CLM)
Cols et côtes :
km 7.5 - Côte de Beausoleil - 7.2 km de montée à 2.7 % - 4° catégorie
En lieu et place de l'habituel prologue, les coureurs auront droit à un vrai petit chrono, tortueux et plutôt accidenté selon l'avis de tous, donc propice à créer quelques écarts significatifs dès le début de Tour.
Un parcours pas réservé aux purs rouleurs donc, mais plutôt aux hommes forts : on devrait très vite y voir clair dans les prétentions de chacun, même si le résultat n'aura rien de définitif évidemment
Etape 7 : Barcelonne - Andorre Arcalis : 224 km (haute montagne)
Cols et côtes :
km 32.0 - Côte de Montserrat - 4.1 km de montée à 3.8 % - 4° catégorie
km 97.0 - Port de Solsona - 5.8 km de montée à 4.3 % - 3° catégorie
km 127.0 - Col de Serra-Seca - 7.7 km de montée à 7.1 % - 1° catégorie
km 136.5 - Port del Comte - 3.1 km de montée à 5.3 % - 3° catégorie
km 224.0 - Andorre Arcalis - 10.6 km de montée à 7.1 % - hors-catégorie
Première (et rare) arrivée au sommet du Tour 2009, c'est aussi l'étape la plus longue. Les difficultés avant l'arrivée sont certes modestes (mis à part le col de Serra-Seca), mais leur enchaînement et la probable chaleur espagnole risquent de faire des dégâts à l'arrivée.
Je vois bien une échappée partie de loin (sans favori) aller au bout, mais derrière la liste des prétendants au général devrait considérablement se réduire.
Etape 17 : Bourg St Maurice - le Grand Bornand : 169.5 km (haute montagne)
Cols et côtes :
km 18.0 - Cormet de Roselend - 18.1 km de montée à 5.7 % - 1° catégorie
km 56.0 - Col des Saisies - 15.1 km de montée à 6 % - 1° catégorie
km 111.5 - Côte d'Arâches - 6.3 km de montée à 7 % - 2° catégorie
km 140.5 - Col de Romme - 8.8 km de montée à 8.9 % - 1° catégorie
km 154.5 - Col de la Colombière - 7.5 km de montée à 8.5 % - 1° catégorie
Pas d'arrivée au sommet, mais le dernier sommet n'est qu'à 15 km de l'arrivée (tout en descente) ; un homme fort peut envisager la victoire en basculant avec suffisamment d'avance. Le profil de l'étape ne présente que peu de plat, et les difficultés sont de premier ordre pour cette dernière semaine de Tour. Un parcours qui fera très mal aux organismes fatigués, surtout avec la perspective du chrono d'Annecy le lendemain (les rouleurs resteront au chaud, les grimpeurs risquent d'attaquer à tout va, avec des % élevés en fin d'étape).
Etape 18 : Annecy - Annecy : 40 km (CLM)
Cols et côtes :
km 28.5 - Côte de Bluffy - 3.7 km de montée à 6 % - 3° catégorie
Second chrono individuel du Tour, avec là encore une belle côte qui risque de faire mal aux pousseurs de braquet.
Avec l'étape de la veille les coureurs seront fatigués, et la récupération sera très importante ; ces 40 km seront largement suffisants pour faire la différence, et risquent de doucher certaines ambitions
Etape 20 : Montélimar - Mont Ventoux : 167 (haute montagne)
Cols et côtes :
km 14.0 - Côte de Citelle - 5.2 km de montée à 3.9 % - 3° catégorie
km 65.5 - Col d'Ey - 6.7 km de montée à 4.8 % - 3° catégorie
km 87.0 - Col de Fontaube - 4.7 km de montée à 4.2 % - 4° catégorie
km 121.5 - Col des Abeilles - 7.7 km de montée à 4 % - 3° catégorie
km 167.0 - Mont Ventoux - 21.1 km de montée à 7.6 % - hors catégorie
Quelques amuse-bouche avant le feu d'artifice final sur le Mont Chauve, qui à la veille de l'arrivée sur les Champs décidera du vainqueur 2009.
Pas grand chose à dire de plus, si ce n'est qu'une telle arrivée est taillée pour Contador (que j'espère secrètement voir en jaune à Paris ).
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Si on est optimiste on peut ajouter la 15e étape (arrivée à Verbiers) pour peu qu'un favori se détache dans le final. Et la 16e, même si le premier des deux cols du St.Bernard sera inutile, on peut espérer un écrémage irréversible dans le second en dépit d'une descente assez douce et interminable pour finir. Dans cette étape (le lendemain d'un jour de repos), si un favori est en difficulté et que la configuration des équipes s'y prêtent, ça peut coûter cher, la poursuite du temps perdu en montant peut s'avérer encore plus coûteuse en descendant avec 25 kms de vent dans la gueule et on pourrait alors assister à un changement de leader.
Mes 3 favoris : Contador (pour la logique), Andy Schleck (pour la relève) et Cadel Evans (pour l'habitude)
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LISTE ALPHA DES FAVORIS THÉORIQUES
ANTON : Un bon petit grimpeur résistant qui approche de la trentaine, il pourrait peut-être connaître son sommet en carrière durant juillet.
ARMSTRONG : Malgré son age avancé et une retraite de 3 ans, il reste un athlète hors norme, d’ailleurs durant cette retraite il participait à des courses de vtt dans les montagnes par pur plaisir. On dira ce qu’on voudra sur son dopage, je pense personnellement qu’il est comme tous ses rivaux mais avec une force mentale supérieure, après une blessure qui lui a fait rater une partie de sa préparation il termine 12e du Giro en s’améliorant pour finir avec les meilleurs dans les dernières étapes de montagnes. En théorie il acceptera de travailler pour Contador, mais seulement si l’Espagnol se montre le plus fort sur le contre-la-montre du départ, sinon il va jouer sa carte et tenter de regagner pour une huitième fois ce Tour de France.
ASTARLOZA : Un coureur complet qui se classe toujours bien sur les différents GT, il a déjà fait un top10 sur le Tour, plusieurs lui font confiance.
CANCELLARA : Sûrement le plus fort rouleur depuis les beaux jours de Jan Ullrich, malgré sa récente victoire sur le tour de Suisse, il serait surprenant que Cancellara puisse suivre les vrais favoris jusqu’à la fin.
CHAVANEL : Un des meilleurs coureurs français, mais il n’est pas assez dominant pour vraiment rivaliser dans l’optique d’une victoire finale.
CONTADOR : Voilà le nouveau prodige des courses à étapes; un grimpeur fantastique qui est capable de très bon chrono digne des meilleurs rouleurs. Il a gagné tous ses derniers grands tours; Vuelta, Tour de France, et Giro, cette année il ne vise rien d’autre que la victoire avec ou sans l’aide de son illustre coéquipier Armstrong.
EFIMKIN : C’est le leader d’une équipe française, ce Russe encore assez jeune démontre chaque année une progression, il peut surprendre.
EVANS : Il est sans doute le plus régulier, autant dans ses résultats que dans sa façon de courir, c’est un jeune vétéran habitué des podiums des grandes courses, deux fois deuxième du TdF il semble encore plus fort cette année et pourrait bien sortir le grand jeu avant qu’il ne soit trop tard pour lui.
GERDERMANN : Une victoire en montagne sur le Tour 2006 alors qu’il n’était qu’un jeune débutant laissait croire à un jeune prodige, mais depuis il est incapable de confirmer son potentiel. Peut-être un déclic en juillet ?
GESINK : Celui-là est un nouveau venu qui épate les connaisseurs depuis deux saisons, il est très fort dans les côtes et escalade en tous genres, seul défaut, dans les descente il perd souvent l’avance qu’il prend au sommet, je l’aime bien parce qu’il n’hésite pas à attaquer au bon moment, sur ce Tour ça peut être payant.
KARPETS : Un colosse qui ressemble à Indurain au niveau des qualités, mais une coche en dessous, sinon il serait un grand favori. Il est discret, mais toujours parmi les premiers aux arrivées des étapes importantes et c’est un rouleur capable de gagner l’un ou l’autre des chrono. Je le classe parmi les plus fiables et comme il devrait être dans ses meilleures années…
KIRCHEN : Très impressionnant sur le Tour 2008, c’est un homme tout terrain qui possède un bon sprint pour battre les meilleurs en côtes, depuis qu’il a prouvé être capable de résister dans la haute montagne plusieurs en font un candidat sérieux pour se mêler à la bataille du podium.
KLODEN : Sans doute que ses meilleures saisons sont derrière lui, toutefois ses qualités de rouleur exceptionnel restent intactes et font de lui un candidat respecté, étant dans l’équipe de Contador et d’Armstrong je crois que cet ex-leader sera sacrifié dans le jeu d’équipe.
KREUZIGER : Voilà une jeune étoile montante qui accumule les succès depuis la saison dernière et dont les talents semblent illimités dans tous les domaines, sa présence en tête du classement général ne serait pas une surprise pour les connaisseurs.
LEIPHEIMER : Il représente un gros morceau de l’équipe A…rmstrong, c’était lui le leader sur le Giro et il a très bien fait en luttant pour la victoire finale jusqu’à la fin, c’est d’ailleurs un habitué des places d’honneur depuis sa Vuelta 2002 où il sortait de nulle part, c’est désormais un vétéran fiable. Mais comme Klöden, le jeu d’équipe pourrait l’écarter d’une place de podium.
MARTIN T. : Il me semble surtout un très très fort rouleur et même s’il a déjà démontré sur une étape de montagne être capable de suivre les meilleurs, au Tour de France la rivalité me paraît trop forte pour ce coureur que je connais mal.
MENCHOV : Au mois de mai il célébrait sa deuxième grande victoire sur les routes du Giro, depuis six ou sept ans il progressait autour des podiums en remportant au passage la Vuelta 2007, aujourd’hui il rêve du Tour ! Depuis Pantani en 1998, aucun vainqueur du Giro n’a pu gagner le Tour la même année, le Russe en sera-t-il capable ? En tous cas il est très résistant et sa progression constante dans toutes les facettes du cyclisme est indéniable, donc impossible de l’ignorer dans le jeu des favoris.
MONCOUTIÉ : De tous les Français engagés sur ce Tour, c’est le meilleur grimpeur (avec Casar (absent de la liste de vélo-club)) parmi ceux qui sont cités, du moins si on se base sur son expérience et ses anciennes prestations.
MONFORT : Un coureur complet encore assez jeune et très ambitieux il semble s’améliorer à chaque année, après quelques top 20, il pourrait se rapprocher encore un peu plus du podium.
NIBALI : Parmi les rares Italiens engagés pour le classement général c’est incontestablement celui qui a démontré le plus de potentiel malgré son manque d’expérience. Si il a sacrifié une participation à son Giro pour être plus fort en juillet c’est qu’il a sûrement beaucoup d’ambition. La meilleure carte italienne ça c’est certain.
PELLIZOTTI : En voilà un Italien qui a tout donné pour faire le podium du Giro, ses références sur le Tour sont toutefois très modeste, mais s’il est capable d’emporter avec lui les mêmes jambes qu’il avait au mois de mai, les autres favoris n’ont qu’à bien se tenir.
PEREIRO : Faudrait pas oublier que cet Espagnol est le gagnant du Tour 2006 suite au déclassement de Landis. Il n’a pas vraiment confirmer toute sa valeur par la suite, mais sa capacité à finir aux places d’honneur ne fait aucun doute. Voici donc un acteur important dont le rôle restera à déterminer au fil des étapes.
ROGERS : Il était en route pour connaître sa meilleure saison à vie quand une blessure l’a écarté du Tour l’été dernier, il a terminé la saison en force et semble encore très fort en 2009. Excellent rouleur et bon grimpeur, cet éternel challenger pourra t-il enfin éviter la malchance ?
ROLLAND : Parmi les Français ayant la possibilité de bien se classer, celui-là ne m’est pas assez familier pour le voir se maintenir en haut du classement.
SANCHEZ LL : Luis Leon est le prototype du coureur complet à qui il ne manque que la maîtrise en très haute montagne, on a vu ses progrès l’an passé et s’il persiste, ce Tour est bien dessiné pour lui.
SASTRE : Le valeureux vainqueur de la dernière édition du Tour de France vient défendre son titre avec son habituelle force tranquille, celle qui lui vaut le prestige d’avoir le record du plus grand nombre de top 10 sur les GT, c’est le grimpeur le plus fiable de sa génération et son numéro dans l’escalade de l’Alpe d’Huez en 2009 lui a enfin permit de remporter la victoire ultime qu’il attendait depuis plusieurs années, est-il contenté ? Ses résultats dans les courses de préparation indique que sa forme va en augmentant et qu’il ne se laissera pas détrôner facilement.
SCHLECK A. : Est-il le phénomène annoncé des années futures ? A son premier essai sur un GT il termine sur la deuxième marche du podium au Giro 2007 en déjouant tous les calculs, depuis il cet exploit il démontre une aisance peu commune sur les pentes les plus difficiles dont celles du Tour 2008 où il se dévouait pour son frère aîné. Sans un très mauvais jour où il perdit 20 minutes d’un coup, il aurait terminé bien plus haut que sa 12e place finale. Bientôt on pourra répondre à la première question. J’aimerais bien que sa jeunesse puisse donner une réponse affirmative.
SCHLECK F. : Vainqueur en haut de l’Alpe en 2006, Frank est toujours revenu avec de belles performances en montagnes, mais ses limites en CLM et son irrégularité l’ont souvent privé d’une place sur le podium. Cette fois, des chutes et une douleur au genoux ce printemps a laissé planer des doutes, aussi il ne serait pas étonnant de le voir travailler pour son p’tit frère Andy, ça ne l’empêchera sans doute pas d’être encore proche du podium.
URAN : Le plus jeune des candidats, 22 ans et déjà des performances stupéfiantes pour ce Colombien ayant décidé de faire carrière en Europe il y a deux ans, c’est d’abord un grimpeur, mais il se débrouille très bien comme rouleur de puissance. Ça promet !
VANDEVELDE : Ce fut la grande surprise de l’an passé avec une belle 5e place au classement final. Pourtant sa régularité aurait dû en faire un choix logique, mais comme il approchait déjà la trentaine plusieurs ne croyaient plus à ce coureur polyvalent. Il pourrait refaire le même coup.
ZUBELDIA : Ses meilleures années sont-elles déjà derrière lui ? En tous cas, d’année en année il est toujours aux premières loges des GT, que ce soit en Espagne, en Italie ou en France, ce grimpeur acharné reste toujours une valeur sûre. Message édité par markesz le 04-07-2009 à 08:24:19
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