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| Auteur | Sujet : Trails et courses de montagne |
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Chou Andy Would you know my nem | Reprise du message précédent :
Au départ je me suis fait rattraper par la première féminine, j'ai fait un coucou à la cam du vélo --------------- J'aurais voulu être un businessman |
Publicité | Posté le 18-07-2026 à 16:49:29 ![]() ![]() |
Chou Andy Would you know my nem |
Non ça ne passera pas là (il faut 790 je crois...). Étonnamment j'ai été en agonie totale sur toute la montées. Sensations vraiment chelou. Par contre j'ai été assez costaud quand ça courait. J'ai passé ma course à yoyoter --------------- J'aurais voulu être un businessman |
duckjerry |
--------------- Mon Flickr - "Oh, people can come up with statistics to prove anything, Kent. 40% of people know that." (Homer J. Simpson) |
Chou Andy Would you know my nem |
C'est facile c'est au ravito du 10ème, devant les robinets d'eau à l'entrée. Ensuite le vélo est rentré chez lui donc ça dit être les dernières images. --------------- J'aurais voulu être un businessman |
wintrow |
Bravo, grosse perf! Vu ton profil tu devrais courir le trail du Saint-Jacques. Message cité 1 fois Message édité par wintrow le 18-07-2026 à 18:44:14 |
Chou Andy Would you know my nem |
Apparemment l'histoire du top 3 c'est pas sur toutes les courses Pour mon profil préféré c'est dur à dire, je manque quand même de vitesse sur du roulant... en montagne je me fais éclater dans les montées mais ma résistance et mon inclinaison pour les descentes sont de sacrés points forts. Mais oui je suis vraiment trop limité à la marche... il faudrait que je bosse ça si c'est encore possible de progresser. --------------- J'aurais voulu être un businessman |
duckjerry | C'est écrit top 3 direct entry et il y a une interview de Julien chorier où il dit qu'il y a... 600 dossards "élites" sans tirage au sort à l'utmb --------------- Mon Flickr - "Oh, people can come up with statistics to prove anything, Kent. 40% of people know that." (Homer J. Simpson) |
Chou Andy Would you know my nem |
Ah j'ai peut-être été mal informé. Pour les 600 dossards élites ça comprend aussi ceux qualifiés à la cote. --------------- J'aurais voulu être un businessman |
duckjerry |
Sinon pour la marche bâtons si tu ne le travaille pas trop c'est sûr qu'il y a encore une marge de progression ! --------------- Mon Flickr - "Oh, people can come up with statistics to prove anything, Kent. 40% of people know that." (Homer J. Simpson) |
Publicité | Posté le 20-07-2026 à 18:12:06 ![]() ![]() |
Chou Andy Would you know my nem | Monterosa Walserweig by UTMB - Le Sentier des Valdôtains - 120km 8000m D+ Un nom à rallonge pour une course assez longue elle aussi, en forme de traversée du nord du Val d'Aoste. Prépa Je ne vous refais pas toute la prépa, mais en gros pas mal de bornes et de D+, pas de blessure, et une dernière course en juin avec le club : l'Aravis Trail, 50km et plus de 3000m de D+. Sur cette dernière je teste les Kiprun Summit Max, hyper molles et confortables, je me dis que c'est un bon candidat pour mes ultras, mais je ne suis pas sûr d'aimer dans le technique. Ça part sur 1200m de montée, j'y vais assez fort, je double des potes sur le relais qui sont censés être plus forts que moi, j'approche de la 4ème place, mais ce bel élan se brise dans les descentes où je galère avec mes chaussures. J'aime pas du tout, je perds du temps alors que c'est mon point fort, ça me met en rogne. Cerise sur le gâteau, j'ai une urgence intestinale qui me fait m'arrêter en forêt (heureusement que j'avais prévu le PQ après la session WC du réveil mi-figue mi-raisin). Ensuite j'arrive pas du tout à repartir, je marche dans des faux-plats que je devrais courir, je me fais dépasser plein de fois... Heureusement je reprends un peu mes esprits sur la descente finale où j'envoie pas mal, je redouble des gars et je finis 7ème en 6h et quelque, et une perf somme toute correcte (selon betrail). Course mitigée avec 20km excellents, 20km bof et de nouveau 10km excellents. L'avant-course Le départ est à Aoste à 18h30, j'arrive directement en bus de Turin où j'avais pris quelques jours de vacances chill-tourisme. J'ai deux potes du club qui s'alignent avec moi sur le 120, je les retrouve sur place, et j'ai la bonne surprise d'apprendre qu'un couple du club est aussi là, en spectateurs, avec un airbnb à 100m du départ. Je dois avouer que ça facilite grandement les choses. Dernières pasta et gelato et grosse commission, on fait nos sacs devant le Tour de France, les sacs d'allègement sont prêts (pour ma part : 4 charges de flasque, des habits pour l'arrivée au cas où, mon chargeur de montre). En parlant de nutrition : je ne compterai pas sur l'assistance, trop merdique et aléatoire, même si j'aurai normalement un autre pote du club sur la base vie du 75ème. Cette base vie est un peu loin malheureusement, à 11h00 de course sur 18-19 planifiées. Je ne peux pas non plus emporter 11h de nutrition, alors je coupe la poire en deux : 7h d'hydratation sucrée à 90h sous la forme de 4 flasques chargées (seulement 2 remplies d'eau au départ) + 1 cinquième chargée*3 qui sert juste de mule. Je prends 5 gels en complément même si je sais que je ne les mangerai pas tous, et ensuite je complèterai aux ravitos. C'est difficile de faire des calculs hyper précis dans ces conditions, je préfère alléger la charge mentale. J'ai le dossard 40, le 22ème index UTMB sur la ligne de départ, donc je vise la place 22/2 = 11 (méthode étonnamment précise sur du long). Il y a quelques élites devant mais aucun vraiment très fort, ça se joue plutôt vers 850. On arrive 30 minutes avant, je ne suis même pas dans le sas élite, mais aucun problème pour se caler juste derrière avec mes deux camarades. Le speaker chauffe tout le monde, on assiste à une chorale de mecs du Val d'Aoste, puis la sono passe un chant traditionnel hyper déprimant, et enfin ça fait boum boum et les fauves sont lâchés. Ma montre n'a toujours pas capté mais je décide de partir quand même. Aoste - Blavy, 10.1km et 957m de D+ Départ rigolo dans la ruelle des restaurants, c'est étroit et il faut un peu slalomer mais il y a une chaude ambiance dans toute la traversée de la ville. A la sortie, on emprunte une route qui monte gentiment et je me replace. J'avais prévu de tenter de partir "fort" pour une fois, donc j'y mets un peu d'intensité et je rejoins le groupe de tête, derrière un mec parti seul devant (cote 700 pourtant). J'avais repéré le parcours sur la vidéo de l'an dernier donc je ne suis pas très surpris, tout est à peu près courable (mais est-ce intelligent ? mystère). Je remonte petit à petit jusqu'à prendre la 3ème place, il y a même un ou deux virages où je dois être techniquement deuxième. Stop the count ! Bon là c'est clair que c'est un peu abusé. On est vers le 3ème km et je calme gentiment le rythme. Le groupe des favoris me remonte, je prends la dernière place, puis je décroche progressivement. Je me fais encore rattraper, notamment par un Français qui a mon niveau et que j'ai croisé sur plusieurs courses, dont la dernière dans les Aravis il y a 4 semaines ! Je lui dis que je galère un peu dans la montée, il me passe. Les jambes sont un peu cotonneuses, j'ai super chaud malgré l'heure tardive, bref je ne me sens pas hyper bien et on n'est qu'au 8ème km... Je commence à regretter un peu mon départ. On arrive au ravito du 10ème, je bois bien, je remplis une flasque, et la 1ère féminine me rattrape avec son VTT suiveur. Je fais un coucou gêné à la caméra. Coucou maman ! Blavy - Col Cornet, 21.7km et 2150m de D+ On repart ensemble, le VTT s'arrête mais en fait il y a encore un drone qui filme. J'avais pris une 3ème flasque d'eau pure à la main pour boire en repartant, mais je galère avec mes bâtons, la flasque tombe et en me baissant pour la ramasser je manque d'éborgner la prima donna... elle pousse un juron, je m'excuse platement (10h36:20). La montée est loin d'être finie, on fait un peu le yoyo car je cours plus vite qu'elle sur le roulant mais quand il faut marcher elle me rattrape rapidement. Le soleil ne tape plus et les températures sont bien meilleures mais je peine toujours à trouver mon rythme, c'est pas des sensations incroyables. Mais on arrive en haut ! Instantanément ça va mieux. On passe sur une section roulante dans du single qui monte et qui descend. C'est très chouette, je m'amuse, et je reprends très vite la prima donna qui descend comme une patate. Je reprends aussi un Belge prudent avec un petit dossard (il finira 5ème). Problème : dans ces descentes, la pression s'accentue soudainement sur mes sphincters. Merde, pas encore ! Je repère quelques gros arbres, pas mal, j'hésite... mais le temps de prendre ma décision ça repart en single sur un terrain moins favorable au caca discret. Par contre ça remonte ce qui calme tout de suite l'envie pressante. On n'y voit plus grand chose mais je retarde la sortie de la frontale, j'aime bien courir à moitié en aveugle, mes pieds gèrent tout seul. On débouche sur une piste de 4x4 qui monte jusqu'au refuge et je cours bien, en rattrapant mon pote français et quelques autres. J'arrive tout requinqué au ravito du 20ème, où je fais une pause assez longue : boire, remplir les flasques, reboire, sortir la frontale, la veste, ranger la casquette, manger des cacahuètes et voler deux feuilles de sopalin au cas où. La prima donna arrive sous les vivas des bénévoles et je file sous la nuit. Col Cornet - St Barthélémy, 33km et 2850m de D+ La montée continue après le refuge, cette fois je trouve un rythme qui me convient, j'avance sans me faire trop rattraper. Et enfin on arrive au col ! On est à 2500m, il y a un poil de vent mais il fait à peine frais. Fin de cette longue première partie du périple, après 25km et pas loin de 2500 de D+. C'était pas toujours évident mais c'est fait. Et enfin ça va rouler ! Je m'engage joyeusement dans la descente et double rapidement quelques éléments. J'arrive sur les talons de mon pote français, mais l'envie soudaine me reprend soudainement. Heureusement il y a un énorme rocher à côté du chemin, je me mets derrière, j'éteins la frontale et je fais mon affaire. J'ai bien fait de prendre du sopalin au refuge. Je reperds une ou deux places mais c'est provisoire. C'est sur une piste en faux-plat montant que je reprends le Français et un autre (je dis le Français mais en fait il y a bien 50% de coureurs français). J'ai kiffé toute cette portion descendante-roulante, et après une dernière remontée on arrive au ravito du 33ème, le premier point d'assistance. Je vois le dossard 3 (un Canadien) assis sur un banc, je me dis qu'il n'ira pas beaucoup plus loin... Moi je me sens extrêmement bien. Je range ma veste parce que j'avais trop chaud, et un Français m'aide à remplir mes flasques. On est proche des 5h de course, j'ai déjà vidé mes 4 flasques, il faut donc que je les remplisse de nouveau avec le contenu de ma "flasque mule". C'est un peu foireux, je vide presque entièrement ma flasque mule dans 2 flasques, alors que j'avais mis 3 charges : ce sera très sucré mais tant pis je diluerai au fur et à mesure. Et je repars plein d'entrain. St Barthélémy - Torgnon, 39km et 3350m de D+ Courte section qui commence par une descente rapide avant d'affronter rapidement un pétard repéré et redouté : un peu plus de 600m (de distance) à 45%. Je stresse un peu vu comme j'étais peu à l'aise sur les premières montées. Au final je la gère assez bien, et ça forme un regroupement : en haut de la grimpette j'ai rattrapé les 2 mecs de devant, mais 2 de derrière nous ont rejoints. Par contre à la bascule je prends le lead et je fais rapidement l'écart dans la descente. On arrive à un petit ravito d'eau, je fais le plein à 1L comme depuis le début de la course (et comme jusqu'à la fin). Torgnon - Antey-Saint-André, 46km et 3400m de D+ On repart en file indienne espacée sur du plat roulant, moi en tête de meute. On croise une colo avec des ados qui font du bruit autour du feu (il est minuit). Ils nous font uneambiance Tour de France à minuit au fin fond de la montagne italienne. J'en profite pour faire un pointage : j'entends leurs cris plus de 30s après mon passage, ok j'ai fait un peu d'écart mais je voudrais plus. Ça part en balcon et je relance. La période d'euphorie continue, je prends un plaisir de dingue. S'ensuit une longue descente où je mets beaucoup d'énergie. Les cuisses brûlent mais c'est pas grave, c'est trop cool. J'arrive au gros ravito du 46ème, de nouveau avec assistance, mais moi j'en ai toujours pas. J'ai pas pris tant d'avance que ça puisque quand je ressors (au bout de 3 minutes) mes poursuivants arrivent déjà. La pancarte du prochain ravito indique 5,5km pour 800m de D+. Petite douche froide, j'ai pas envie de recommencer à monter. Je regarde ma montre : 6h30 de course, alors que j'avais plutôt tablé sur 7h. Je reste très bien question chrono. Antey-Saint-André - La Magdeleine, 52km et 4000m de D+ Ça repart d'abord en ville puis en forêt, et de nouveau je me sens bif bof. J'ai du mal à retrouver un rythme agréable après ces 20 bornes d'amusement. J'avance tant bien que mal, c'est pas horrible mais je vois bien que je suis lent. Deux frontales commencent à apparaître derrière moi. Elles me rattraperont peu avant le ravito, on échange quelques mots (notamment avec le Belge prudent), je mange 2-3 bricoles, le plein des flasques, et je repars quelques secondes après eux... sauf qu'après quelques pas j'ai une sensation bizarre dans la gorge, comme un blocage. Je m'arrête dans un angle, au-dessus d'un caniveau et... je vomis trois fois de suite. Première fois de ma vie que ça m'arrive, je suis un peu choqué. C'est que de l'eau, j'ai mal nulle part, mais la sensation n'est pas agréable. Je prends un peu de temps avant de repartir prudemment. J'espère intensément réussir à m'alimenter de nouveau car on n'est même pas à mi-course... La Magdeleine - Cheneil, 62km et 4800m de D+ Heureusement on commence par une longue portion de piste hyper facile et agréable où je gambade plutôt efficacement (dans le jargon de l'ultra ça veut dire à 6okilo). On traverse plusieurs petits villages, on est au milieu de la nuit mais il y a parfois un vieux qui regarde à la fenêtre en applaudissant. Au détour d'une rue, petit ravito sauvage avec une espèce de pain au miel posé sur une table, une spécialité locale d'après les deux types qui étaient là. Je tente de l'ingurgiter, c'est bon, ça passe sans dommage. Malheureusement j'avais bien repéré sur le panneau précédent que la section comportait 800m de D+... plus on avance sur du plat, plus ça va être raide sur la fin. C'est comme le destin, on ne peut pas échapper au D+, et en effet ça commence vers le 58ème. Un petit pétard pas si méchant mais qui a du mal à passer dans mon état un peu flageolant. J'avance comme je peux en laissant passer l'orage et en essayant de ne pas brûler trop de force, et je rejoins le ravito suivant au bout de 9h de course, soit le temps "prévu" à la grosse louche pour un chrono de 18h. Ça veut quand même dire qu'en 16km j'ai grillé les 30 minutes "bonus" que j'avais acquises sur mon début de course. Je me dis que je suis parti pour dériver très, très loin de mon objectif de 18-19h... La bonne nouvelle, c'est que la mi-course est passée ! Ainsi que la majeure partie du dénivelé. L'autre bonne nouvelle, c'est que j'ai recommencé à boire et à m'alimenter sans souci particulier. Je jette un œil sur la table de marque : je suis 10ème. Première fois de la course que j'ai une info classement, je ne suis pas vraiment surpris et assez satisfait. Mais j'ai très peur de dévisser. Cheneil - Breuil Cervinia, 75km et 5300m de D+ Vient alors une très longue section en balcon. Je suis à l'aise pour courir et j'avance à un bon rythme. La nuit est belle, on voit bien les lumières de la vallée, on voit bien devant aussi. Il y a deux loupiotes pas trop loin, qui me semblent se rapprocher (mais ce n'est pas clair du tout à cause des replis du relief). A l'inverse il n'y a strictement rien derrière, je pense que le gap est considérable et que le top 10 sent assez bon si pas de maxi-craquage. Et les signaux sont au beau fixe : je n'ai mal nulle part et je traverse la section très tranquillement dans cette ambiance flottante de fin de nuit. On finit par quitter les singles pour retrouver une piste d'alpage en faux-plat, et je rattrape pour de bon un mec qui ne m'a pas l'air efficace du temps dans sa course, je me dis qu'il va péter dans les grandes largeurs (spoiler : pas du tout). On finit par une petite descente jusqu'à la station de Breuil Cervinia, avec ledit Cervin qui se détache dans l'aube qui pointe le bout de son téton. L'arrivée sur le bitume fait un peu mal au moral, heureusement j'ai mon pote de club qui m'attend et court avec moi jusqu'à la grande tente du ravito (oui c'est interdit mais bon, sur 500m de bitume à 5h30 du matin j'espère que je serai pardonné). On papote, je lui dis que je suis très bien mais que je galère en montée et donc que je crains le gros morceau qui arrive. Il me remplit mes 4 flasques avec les 4 charges de mon sac d'allègement, je mange pas mal (jambon, brownies), je bois, je me sens bien requinqué et je repars au bout de 6 minutes chrono. Assistance courte mais utile pour le moral et la logistique (à un détail près...), merci ! J'ai moins de 11h à ma montre ce qui correspond au plan de route. J'ai cessé de dériver. Breuil Cervinia - Cime Bianche, 85km et 6400m de D+ Le gros morceau, c'est la montée au point culminant, le col du Cime Bianche à 2950 mètres d'altitude. La station est à 2000. Et donc ça monte, ça monte, assez progressivement, sur des grosses pistes de station en cailloux. Quand c'est pas trop raide j'essaye de courir, mais j'ai l'impression de tracter une caravane alors je repasse en marche rapide où je suis plus efficace. Et quand c'est trop raide... ben je galère. C'est dur. Le chemin n'est pas fou mais le panorama l'est : la chaîne du Cervin s'éclaire des premiers rayons du soleil. C'est plutôt dans mon dos mais je m'arrête assez souvent avec le prétexte de regarder la vue... Je passe ma montre en mode altitude pour compter toutes les centaines de mètres franchies. Et ça ne franchit pas très vite. Arrivé à 2500, je ne vois absolument pas par où on peut sortir de cette espèce d'énorme cirque. Ça devient du balcon qu'il faut courir péniblement, et il y a même une petite descente jusqu'à une retenue d'eau. C'est bien la dernière chose que j'avais envie de faire... au moins on est passés sur des singles plus chouettes. Et enfin ça part pour le dernier push d'environ 400m de D+. Qu'est-ce que je suis lent, je suis collé au sentier... Je prends mon mal en patience, un pied après l'autre. Je m'arrête régulièrement et j'entends mon cœur tambouriner, mon souffle lourd. Ces pauses de quelques secondes font du bien. Quand je regarde derrière moi je ne vois absolument personne. La montre finit par afficher les 2900, je vois le col par où on va sortir (c'est en mode piste de ski donc pas hyper joli en soi), et je pénètre enfin dans le petit bâtiment technique qui héberge le ravitaillement. Je leur dis que c'est troppo difficile. Ils me disent que je suis 8ème, pourtant j'ai doublé personne. J'ai mis 2h sur la section. Je mange et bois un peu, chic il y a des Sneakers ! J'en prends dans la poche avant de m'élancer dans la descente. Cime Bianche - Champoluc, 98km et 6450m de D+ Là c'est simple : 13km pour 1500m de D- et aucun D+. Et que c'est beau ! C'est incroyable même. Une vallée glacière avec deux lacs enchaînés, des torrents, des marmottes, un single technique comme il faut, le tout couronné de montagnes magnifiques tout autour. Énorme moment de grâce dans la course. Trop bien. Je descends avec plaisir et engagement, satisfait de mon état après 90km de course. La fin dans la vallée est un peu plus dure, d'autant qu'il commence à faire chaud, mais je maintiens quand même du 5'15-5'30 au kilo sur le plat descendant de bord de rivière ce qui est correct selon mes critères. J'arrive au ravito de Champoluc après 1h30. C'est un grand gymnase, l'écran géant diffuse le départ du 43km. Je me demande si j'arriverai avant eux. Il y a une team d'assistance sur place, deux filles pour le gars que j'avais doublé avant Breuil, un mec d'Annecy du nom de Matthis Granet, apparemment une sorte de star. Elles me disent qu'il n'est pas super loin derrière, 5-10 minutes. J'en doute un peu car je n'ai vu personne de toute la montée et que j'ai descendu d'un bon rythme. Elles sont gentilles, elles me demandent si j'ai besoin de quelque chose. Je leur réponds une bonne sieste, mais ce sera pour plus tard. Je prends un gel à la caféine à la place. Champoluc - Sitten, 107km et 7600m de D+ Comme après chaque descente, le redémarrage sur le plat est un peu laborieux. Heureusement ça bifurque vite pour remonter dans la forêt. J'avais repéré que c'était un peu raide au départ, mais c'est pas grave, c'est la dernière vraie montée. J'essaye de lisser l'effort, c'est long quand même. Ça passe sans grand plaisir, jusqu'à déboucher sur une piste au soleil. Impossible de vraiment courir avec la fatigue et la chaleur. Marche rapide. Enfin, rapide... j'ai pas l'énergie de pousser vraiment sur les bâtons. On sort de la piste sur la droite pour une traversée entre forêt et pierrier. Le sentier est sympa mais j'ai vraiment de la peine à avancer. A un moment la vue se dégage, et je vois mon poursuivant sur la piste en contrebas. C'est assez loin, mais pas tant que ça non plus, 10-15 minutes ? J'essaye de redonner un coup de fouet mais ça fait pschitt. On débouche sur une petite station avec quelques pistes (mais c'est joli). Par contre je ne vois pas du tout le bout. J'en ai trop marre. Je pensais que cette montée faisait 800m de D+ et culminait à 2200m. On est déjà à presque 2100 et il y a encore des montagnes partout autour. J'avance machinalement et je dois me rendre à l'évidence que ce n'est pas du tout ça. Je me retourne toutes les trois minutes. Je fais mes calculs et je commence à me dire que ça va être chaud d'arriver en moins de 19h00 voire 19h30. La montre finit par afficher 2100, puis 2200, 2300 et je ne vois toujours aucun col pour passer dans la vallée d'à côté... On arrive dans un énorme pierrier, je range les bâtons qui sont plus gênants qu'autre chose. Il y a quelques randonneurs que j'ai bien du mal à doubler... Enfin l'horizon se dégage et on voit que ça bascule au bout du pierrier. C'est la fin du calvaire. On est à 2600 mètres, il y a une petite tente avec des bénévoles dedans. Je leur dis que c'est troppo difficile (oui j'ai un gros vocabulaire en italien). Et je descends de l'autre côté du pierrier. Je ne peux pas dire que je prends beaucoup de plaisir mais je fais le taf. Il y a 2km et peut-être 400m de D- pour rejoindre le ravito. J'aurai mis 2h16 à faire la section, un vrai craquage... à titre de comparaison le Belge prudent a mis 1h45 (bon il cote à 800 aussi). Je bois bien mais je n'ai pas très faim, je prends juste quelques bouts de banane. Je n'ai pas une idée très précise de la fin, je sais juste qu'il reste une douzaine de kilomètres dont une section traîtresse en forêt avec 300m de D+. Mais j'ai retrouvé toute ma confiance, je me sens mieux et je finis toujours bien mes courses. 16h45 à ma montre, finalement j'arriverai largement avant les 19h00, je budgétise entre 18h15 et 18h30. Sitten - Gressoney Saint-Jean, 120km et 8000m de D+ Je vous la fais courte, je mets autant d'intensité que possible, j'ai toujours une certaine fluidité donc ça avance bien. Il y a deux derniers ravitos intermédiaires où je reprends de l'eau (il fait chaud). La dernière section en forêt fait aussi mal que prévu avec ses 300m de D+ qui n'en finissent jamais vraiment (ça repart en descente, on croit que c'est bon, mais il reste un pétard... puis un autre...). Je me fixe comme objectif le sub 18h15 mais c'était à condition qu'il y ait 117km à ma montre, malheureusement ça dépassera les 118 et je franchis la ligne d'arrivée en sprint rasant à 5okilo. 18h23, 8ème place (et 1er M0 hors scratch) et heureux d'être arrivé au bout du chantier. J'ai juste le temps de reprendre mes esprits avant que le premier du 50 arrive triomphalement (Engdhal juste devant Boffelli) Bilan Sentiment à chaud un peu mitigé, à la fois très content de ma solidité sur la distance, et un peu déçu de mes difficultés en montée. Est-ce que c'est l'altitude, la fatigue générale, le manque d'entraînement spécifique ? J'espérais pouvoir tenir 900m/h sur du long terme et là clairement je n'y étais pas du tout, il en manquait un gros bout. Je pense perdre une trentaine de minutes là-dessus. Heureusement, je compense avec des descentes techniques de bonne facture et une bonne endurance générale. Mais bon la perf reste excellente, dans la lignée de mes dernières courses. Je cote à 750, comme lors de mes 3 dernières courses objectifs (Wildstrubel en septembre, Templiers en octobre, Besançon en mai, et on peut même rajouter la pseudo-Saintexpress du deuxième relais de la Saintélyon). Je crois que c'est mon niveau du moment Ça reste encourageant pour l'autre objectif de l'année : le 100M de Nice dans 2 mois. Cette fois-ci le profil plus roulant et descendant devrait m'être davantage favorable (le Monte Rosa était montant de +900m) La course était vraiment chouette, largement dans mon top. Technicité de 4/5 que j'adore, des chemins adorables à 90%, des panoramas oscillant entre le beau et le grandiose (quand il fait jour), balisage impeccable, bénévoles gentils et très grosse ambiance sur le bord du chemin, y compris en pleine nuit. Parfaite alternance d'émotion et de méditation, de sauvage et de présence humaine, je recommande chaudement. C'est juste la logistique qui est un peu galère, assistance quasi impossible dans ces vallées et arrivée un peu loin de tout, trop chiant pour récupérer le sac d'allègement et même faire le podium (le lendemain à 12h... bah j'étais déjà loin). A vous le studios ! Message édité par Chou Andy le 24-07-2026 à 11:51:49 --------------- J'aurais voulu être un businessman |
Eldricht $*$ BRK |
babylone83 Corse :o | Pfiouf ! bravo mec |
duckjerry | Super CR et excellente perf ! Solide et constant sur les courses de 10-20h, on ne se fait pas de soucis pour Nice qui va dérouler --------------- Mon Flickr - "Oh, people can come up with statistics to prove anything, Kent. 40% of people know that." (Homer J. Simpson) |
Naxos \o/ | Bien géré Message cité 1 fois Message édité par Naxos le 24-07-2026 à 15:04:35 --------------- [Folio Photos] |
gars_lent Pas rapide | Toujours aussi stratosphérique Pulpipi
Message cité 1 fois Message édité par gars_lent le 24-07-2026 à 15:07:22 --------------- Porte bien son pseudo. |
pulpipi Un ours cé relativement gros |
gars_lent Pas rapide | Ah putain bravo Chou! --------------- Porte bien son pseudo. |
Naxos \o/ |
Chou Andy Would you know my nem | La fausse joie, j'ai cru que pulpipi s'était remis au trail sur cette course italienne --------------- J'aurais voulu être un businessman |
la poutance wacca wacca wacca | T'es quand même devenu vachement balèze.
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Je@nb Kindly give dime | Notre champion ! Tu gères ! |
pandarooxe | Chou la machine! Bravo à toi! |
shinkan | Magnifique |
NounourZ Bande de Pékore !!! | Chou |
wintrow |
shinkan |
Première chose, c'est de s'entraîner à vomir pour ne plus être choqué en course A quand le podcast sur ce sujet Message édité par shinkan le 25-07-2026 à 15:20:59 |
Ayuget R.oger | Merci pour ce beau CR Chou ! T'es une sacrée machine Content pour toi que tout se soit aussi bien passé et que tu aies eu ces fameux moments de "flow". |
mgthebiglebowski Gâche pas tes capacités | --------------- FeedBack https://forum.hardware.fr/transacti [...] 588:hello: |
M300A |
Ca m'intéresse aussi, j'ai fait un trail avec 3 km en sous terrain et ma frontale que j'utilise pour aller au taf n'a pas été d'une grande utilité. --------------- :wq |
chocobn69 | Vous avez la petzl swift en petite et pas trop chère qui fait le taf pour de petites courses.
Message cité 1 fois Message édité par chocobn69 le 27-07-2026 à 09:43:59 |
babylone83 Corse :o |
https://www.i-run.fr/electronique/L [...] RzEALw_wcB Parfait |
oranginaaaa A ma fille adorée disparue. | A 100 balles il y avait carrément mieux, Message cité 1 fois Message édité par oranginaaaa le 27-07-2026 à 14:16:13 --------------- Fructu non foliis arborem aestima. Évalue l’arbre à ses fruits et non à ses feuilles. |
babylone83 Corse :o |
Ne dis pas laquelle surtout |
FreeSon |
--------------- Four wheels move the body, two wheels move the soul |
jluc Nothing else matters ... | UTMB, le futur
--------------- "Strumming on the porch, a beer in reach", the JJCale meaning of life ♫♫ - |
noaa |
Message édité par noaa le 28-07-2026 à 09:53:07 |
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