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| Auteur | Sujet : Trails et courses de montagne |
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PlayTime | Reprise du message précédent :
Pour info, il ne faut jamais se laver les dents immédiatement après avoir pris une boisson qui tache les dents ou des produits sucrés. Il faut laisser un peu de temps,, et immédiatement uniquement se rincer la bouche. |
Publicité | Posté le 22-05-2025 à 19:44:03 ![]() ![]() |
jluc Nothing else matters ... |
--------------- "Strumming on the porch, a beer in reach", the JJCale meaning of life ♫♫ - |
gars_lent Pas rapide | Est-ce les KOM de Pogacar ont tenu? --------------- Porte bien son pseudo. |
SenorPollo | CR - Ultra Trail des Païens by UTM - 110.8K/4587D+ C'est long alors si vous vous en branlez du blabla d'avant course, rendez-vous directement à la partie course Je n'ai plus en tête exactement quand j'ai décidé de m'inscrire sur cette course mais les CR de pulpipi, loreak et mafspirit m'avaient donné très envie d'y participer un jour. Le premier me confirmant que c'est une bonne entrée en matière pour du long vu le ratio km/D+ et la technicité du terrain, je décide donc que ce sera ma première course sur le format. A cela s'ajoute que j'ai vécu 10 ans en Alsace donc je connais un peu le coin et ça me fait un point de rebond chez les parents pour faciliter l'orga. La question elle est donc vite répondue La prépa Ca porte vite ses fruits, je retrouve de la patate, les douleurs disparaissent, j'enquille les séances du programme sans sourciller. Je pose tous mes vendredi restants (histoire de pas trop impacter la vie de famille quand même Niveau programme c'est assez classique (même si y a toujours des petites subtilités du coach que je comprends pas A 3 semaine de la course, je m'apprête à attaquer ma plus grosse semaine avec le dernier bloc de 2h/3h20 mais je choppe le COVID. Impossible de respecter le plan, on improvise avec le coach. Mieux vaut le chopper maintenant que la semaine de la course je me dis... mais ça m'emmerde et me stresse un peu quand même. Le kilométrage baisse clairement mais on arrive à garder un semblant d'activité. Les sensations 10 jours avant la course sont épouvantables, mes douleurs aux jambes reviennent, je suis épuisé, ça me déprime, j'ai l'impression d'avoir fait tout ça pour rien... Je mets le paquet sur le repos et les étirements et je planifie une cryothérapie/pressothérapie à J-3 qui sera salvatrice (effet placebo ou pas, je prends J'aborde donc la course avec 1260km/15000D+ en 2025. J'ai peur de manquer un peu de dénivelé et de sorties dans des conditions nature mais bon, j'ai fait comme j'ai pu. Ca reste un beau volume mais il faudra que je trouve un moyen de faire plus de D+ et dans des conditions plus techniques si un jour je veux faire des trails dans les Alpes (j'ai encore un douloureux souvenir de Megève Plan de course et nutrition Niveau nutrition je sais que je peux facilement tenir du 60g de glucides/h, je suis bien entrainé et j'ai jamais rencontré de soucis gastriques. Je pars donc dans l'idée de consommer une gourde de Naak par heure (55g) + 250 ml d'eau avec une pastille d'électrolyte TA car j'ai tendance à beaucoup suer et qu'il va faire chaud et de compléter avec des barres Naak caféinées (35g de glucide, 60m de caféine la barre, une toutes les 6h environ) et des compotes Naak ou des gels Maurten à l'envie/selon le besoin. Je n'hésiterai pas à aller au delà des 60g/h si il le faut, j'ai confiance dans ma capacité à digérer ça si je lisse les absorptions (et dans la science qui dit qu'on peut monter à plus de 100g Pour le plan de course, je vais voir ce que me prévoit livetrail sur la base de mon index : 16h. Ca me parait très optimiste car mon index est à 558 mais il est réhaussé par mes courses au format 20K/50K. Ma seule course au format 100K c'est la STL et j'ai été crédité d'un 478. En regardant les classements de l'an dernier, je vois que 18h00 c'est environ 500 d'index. Du coup je me dis que cet objectif là sera pas mal et si je fais mieux je serais content. Je génère une table 16h00 et une table 17h00 que j'imprime et plastifie afin de pouvoir les consulter en course. Ca ne conditionnera aucunement mon allure que je gérerai au ressenti et au cardio mais au moins ça me permet de savoir combien de gourdes je prends aux ravitos pour tenir un segment. On le verra plus tard, je vais commettre une erreur d'analyse heureusement sans gravité En voyant les allures des blocs pour 17h00-18h00 ça m'ôte d'un certain poids : finir à 10'/km environ me parait super abordable si j'arrive à courir, même très lentement, dès que ça descend. Je note aussi que la prédiction à tendance à faire partir vite pour ensuite ralentir. Donc je me dis que si j'arrive à être constant tout du long, si je pars plus lentement c'est absolument pas un souci, ça devrait s'équilibrer. Niveau matos j'embarque donc tout ce qui est demandé par l'organisation même si je trouve ça absurde. La loi c'est la loi. Par contre de nombreux coureurs n'ont pas joué le jeu, j'ai vu un paquet de sacs bien vides. C'est comme ça. J'ai légèrement triché sur la 2nde couche (un warm D4 assez fin mais pourtant bien efficace) qui ne pesait que 130g au lieu des 180 requis, c'est mal Dernier point et pas des moindres : la configuration de la montre. Je ne veux absolument pas savoir où j'en suis durant la course. La philosophie que je souhaite appliquer est la suivante : on se focus sur le segment en cours et on oublie le reste. On ne pense surtout pas au kilométrage restant. Je vire donc l'autolap (rien de plus horrible ce bip du kilométre pour te rappeler où t'en es) et je me fais un seul écran avec temps du lap, distance du lap, D+ du lap, allure du lap, allure instantanée (pour pas faire trop le fou) et cardio. Toute ma course sera gérée sur la base de cette écran. Je charge le gpx au cas où mais ça m'aura jamais servi. Matos, nutrition, plan de course, tout est calé, je suis prêt à en découdre avec ce premier ultra Veille de course Finalement elle se manifeste. Je peux enfin embarquer mon matos et le micro onde des parents. Oui car j'avais pas bien vu le détail de la piaule, y a pas de quoi faire à bouffer. J'ai pas envie d'aller au restau ou de manger froid du coup je fais ça pour réchauffer les restes du midi. Je ne laisse rien au hasard J'arrive à Obernai sur les coups de 16h, je récupère la clé de la piaule (qui est en fait une chambre dans une maison et on y accède par la porte fenêtre), j'ouvre et l'alarme se déclenche. Je peux constater que ça cogne sévère et je me dis que demain on va prendre très très cher car ils prévoient grand beau et 24°C au plus chaud Le village est bien organisé, en 5 minutes j'ai récupéré mon dossard et mon sac de délestage avec les petits goodies. A 17h30 je suis posé sur le lit de la piaule et je peux enfin glander un peu. Je prépare mon matos, je réchauffe mon repas avec le micro onde posé au sol, ça me fait marrer 20h j'ai mangé, le matos est prêt, je n'ai rien oublié. A ma grande surprise je suis vraiment zen, je ne sais pas si je vais aller au bout mais je me sens bien et je n'ai pas vraiment de stress à l'approche de ce qui s'annonce être le plus gros effort que j'ai pu produire dans ma vie. Petit rituel de la photo du matos d'avant course et ultime check que j'ai tout. 22h, extinction des feux. D-Day 4h30 je me dirige vers le lieu de récupération des navettes à 15 minutes à pieds d'ici. J'ai réservé celle de 5h10 mais mon petit doigt me dit que ça change strictement rien et qu'on montera dans la première venue. Bingo, c'est ce qui se passe. A 4h55 mon bus décolle vers Obernai, le lieu du départ. Pendant le trajet je papote avec mon voisin, un breton hyper sympa et absolument pas stressé par l'enjeu : il s'entraine quasiment pas et est surtout là pour accompagner sa femme. Il n'a jamais fait la distance et il en a rien à carrer d'abandonner (ce qu'il fera aux alentours de 23h au 90eme kilomètre). On arrive sur place vers 5h40, bieeeeen avant le départ. Ca caille, j'ai bien fait de prendre un petit pull que je vais poser dans le sac de délestage. Du coup je suis comme un con, si je le pose maintenant je vais attendre 1h à me peler les miches. Je vois Sussu qui arrive au loin mais j'ai pas le temps d'aller à sa rencontre, il s'engouffre dans la salle. Après 10 minutes je finis par y aller aussi, ça me saoule de tenir mon sac. Y a des gens posés absolument partout, le moindre cm² disponible pour s'asseoir ou se coucher est utilisé La musique est lancée. Ca me donne des frissons, j'adore. Je lance la montre, je suis focus, je suis chaud, je vais tout péter La course Orschwiller -> Château du Haut Koenigsbourg. 987ème, 1h23 (+8' prédiction 16h), 10.5km/569D+/88D- Toutes les douleurs musculaires, tensions, etc, que j'ai pu ressentir ces derniers mois sont absentes, je profite de l'instant présent et clairement sur ce segment je prends mon pied Après 3km et un passage dans Saint Hippolyte, on entame la première montée vers le château du Haut Koenigsbourg. C'est effectivement pas technique du tout et la pente est vraiment pas raide. Je marche aussi vite que possible tout en contrôlant le cardio pour qu'il reste sous les 150 bpm, ma cible haute (75% FCM). J'observe les gens autour de moi : quasiment tout le monde a des bâtons. Hmm, bon ok On arrive déjà au château. On a la chance de pouvoir y rentrer, c'est super sympa. Je me marre en voyant les saltimbanques et repense au CR de pulpipi. Au ravito je demande au bénévole si c'est bien dosé la Naak : "oui oui on a respecté les précos". En voulant sortir ma gourde vide du sac, je pète l'élastique pour la retenir. Château du Haut Koenigsbourg -> Chatenois. 898ème, 0h53 (+11' prédiction 16h), 7.8km/76D+/595D- C'est une longue descente avec un coup de cul au milieu. D'ailleurs j'en ai quasiment aucun souvenir tant c'est allé vite, y a des beaux passages qui surplombent Chatenois, c'est absolument pas technique, j'en profite pour admirer le paysage. Nous voilà donc déjà au 2ème checkpoint. Il commence à faire bien chaud alors je m'enduis de crème solaire tout en marchant à l'approche de ce ravito. Le prochain segment est plus long, je remplis une 3eme gourde de flotte + électrolytes à la rampe d'eau avec un débit anémique... Je mouille la casquette puis je vais refill mes gourdes de Naak. Je demande de nouveau à la bénévole si c'est bien dosé car avant j'ai eu que de la flotte "oui oui on a bien mélangé, hop, je remélange un coup si vous voulez". Elle me sert, je goutte : c'est super sucré, bien plus que la dose normale, ça me va. Chatenois -> Dambach-la-ville. 810eme, 1h40 (-1' prédiction 16h), 12.6km/417D+/394D- J'entends un groupe de 3 parler timing et temps de passage, je leur demande ce qu'ils visent : 17h00. Ils m'expliquent qu'on est large dans le timing pour l'instant, je suis un peu étonné car j'ai l'impression de me trainer le cul mais moi ça me va bien. Derrière petite descente où je largue la troupe et on attaque la pire portion de la course : une bande de bitume horrible à travers Chatenois (pour ceux qui suivent, on est sorti du village pour y revenir) qui nous fait passer sur une piste cyclable au dessus d'une autoroute. Dégueulasse. Heureusement ça dure pas longtemps et on repart vite en forêt pour attaquer une nouvelle ascension un peu plus raide. Je m'arrête pour faire un petit pipi. C'est bien jaune et ça brûle un peu mais je vois pas comment je peux boire plus, je vais me faire exploser l'estomac sinon. En haut je discute vite fait avec Sylvain, leur "leader" qui râle parce que ses copains veulent pas courir assez souvent. Il me dit que si ça tenait qu'à lui il aurait déjà 30 à 40 minutes d'avance par rapport à leur allure actuelle et qu'il peut largement viser le 16h. Je lui demande si il a fait le trail du Petit Ballon et en combien de temps : oui en 6h40. Il a l'air un peu trop optimiste et nerveux le bonhomme, je le vois bien exploser en vol. Et c'est le cas, il mettra plus de 19h S'en suite une longue descente jusqu'au ravito que j'attaque prudemment, on est encore au début de la course, je cherche pas à gagner trop de temps. Je laisse tous les excités passer quand je les entends arriver et je me colle derrière Kai, un allemand. Il me demande si je veux passer dans un français impeccable, je lui réponds que "nah man I'm okay we still got a long way to go, I'm fine following your pace don't worry about me". Ma prof d'anglais de 6ème3 Mme Bingler serait fière de moi. Je me laisse porter par mon compagnon, je regarde sa foulée et place mes pieds où il le fait. Un autre mec nous suit, à un moment il fait "aie". Je lui demande si ça va, il me dit que oui et il s'arrête. Ca a pas l'air d'aller si bien que ça. Je continue à suivre mon lièvre. J'ai l'impression que ça dure 2 minutes et hop on est en bas. Impeccable. Ravito express une fois de plus, on remplit les flasques, un quartier d'orange, un bout de gauffre, on mouille la casquette, on se crème, on oublie de vider la poche à déchets une fois de plus et on repart. Je note en sortant que le panneau qui indique la distance et le D+ du prochain segment est complètement à côté de la plaque sachant que jusqu'à maintenant j'ai l'air d'avoir exactement ce qui est indiqué sur ma table. Je me fierai à elle jusqu'au bout en ignorant les prochains panneaux que je pourrai voir (ça aura son importance un peu plus tard Dambach-la-Ville -> Andlau. 652eme, 2h35 (+2' prédiction 16h), 17.7km/778D+/765D- Pendant la première montée je surveille assez souvent le cardio car je dépasse facilement les 150 pulses. Pourtant j'ai pas l'impression de marcher si fort que ça et je me sens bien. Je me force à ralentir, c'est pas maintenant qu'il faut y laisser des plumes. Il faut dire qu'il fait très chaud maintenant, les arbres masquent une partie de la chaleur mais c'est pas suffisant. J'enlève parfois la casquette pour que la tête puisse s'aérer. J'ai très peu de souvenirs sur ce segment, je calcule mon alimentation en partant du principe que la Naak va m'apporte zéro. J'ai carrément un "trou noir" de 45 minutes qui ont l'air de durer 2 minutes, fantastique. Les jambes vont toujours bien malgré la chaleur. J'ai un petit coup de mou à un moment avec la tête qui semble tourner un poil. Mais ça dure pas très longtemps et ça repart après l'absorption d'un gel. L'estomac est toujours au top mais je sens qu'avec toute la flotte que j'absorbe, il est quand même plein. Il faut que je fasse gaffe. Dans la longue descente qui nous amène à Andlau, nouveau pipi, même sanction, jaune et brûle un peu Arrivé à la rampe à eau, je remplis une gourde de flotte. Le temps que je foute ma pastille, y a un connard en civil qui force le passage pour remplir sa bouteille d'1L... J'ai envie de l'insulter, il a rien à foutre là. Mais je veux pas sortir de ma course. J'en profite pour me crémer de nouveau. Ca tape sévère, avec ma peau de roux je joue pas au con
Andlau -> Barr. 541eme, 1h40(+3' prédiction 16h), 12.2km/363D+/380D- Petit bout de plat mais hop on repart à l'assaut d'une montée. On n'est pas là pour enfiler des perles. Arrivé en haut y a un marquage un peu douteux au sol avec un bout de bois pour nous faire tourner à gauche au lieu de prendre directement à droite. Un petit tour de rond point improvisé devant un chateau pour faire une petite photo souvenir et on repart. Ca nous fait faire 200m de plus pour voir une ruine toute moche. Bon, pourquoi pas, après tout c'est le concept du parcours de voir les ruines de chateaux hein. Les coureurs qui arrivent à ce passage quand je reviens sont interloqués, je leur indique la direction. Petit aparté pour dire que c'est vraiment le seul marquage foireux de la course, tout le reste l'organisation aura fait un travail irréprochable, tout était impeccablement balisé et j'ai jamais douté même en étant seul en pleine nuit. Sur la descente vers Barr, je me fais rejoindre par 2 types qui discutent. On papote un peu tous les 3. L'un d'entre eux nous explique qu'il a fait le Mont Ventoux (par la suite je l'appelerai donc Mr Ventoux Sur la fin de la descente, je sens que les jambes commencent à bien tirer, on arrive à mi course, je m'y attendais, il va falloir accepter la douleur maintenant. Je me suis préparé mentalement à souffrir le martyr sur la fin de course, reste à le faire pour de vrai maintenant Le ravito est assez bordélique, y a des tas de gens assis partout sur les bancs avec leur famille, c'est compliqué de trouver une place. Je récupère mon sac auprès de mon stand. Là encore super bien organisé, je l'obtiens en 10s, c'est canon. Y a des crocodiles haribo sur la table, j'en dégomme 2. Ce pied. Je choppe une place à une table en forçant un peu le passage. Je vire mon débardeur que je remplace par mon tshirt du marathon du Berlin qui est très léger. En remettant le dossard en vitesse je l'abime un peu. Je range les shokz que j'avais pris au cas où. J'en ai pas eu l'utilité jusque là, je me vois pas écouter de la musique sur la seconde portion. Je repars avec 3 compotes Naak et bien 7 gels Maurten. Je préfère faire le stock vu la dilution catastrophique des boissons mais ce sera beaucoup trop. Je râle sur le matos inutile et je m'encombre de bouffe comme un âne. Je me crème une dernière fois et la range aussi, vu l'heure (15h00) ce sera plus la peine après. Je vais remplir mes gourdes de Naak. La dame qui fait ça est très gentille, j'échange quelques mots sympathiques avec elle. Un type arrive et demande si il peut avoir la poudre directement dans la gourde. Elle accepte. Ni une ni deux je lui demande de m'en rajouter une bonne grosse dosette dans chaque gourde. Au moins je repars avec un dosage plus conséquent. Je crème mes pieds de nouveau. Je garde les chaussettes utilisées jusque là et mes S/LAB Genesis. J'avais prévu mes Peregrine 11 ST car plus protectrices au cas où mais j'ai absolument aucune douleur au pied, inutile de prendre le risque de partir sur autre chose. Je finis de remballer le bordel et rends mon sac au stand. Je demande si je peux prendre encore quelques crocodiles : oui. Parfait, j'en embarque 5 (ils étaient collés entre eux, c'était pas voulu 14m42s de pause, mission accomplie Barr -> Mont Saint Odile. 469eme, 1h45(+9' prédiction 16h), 8.2km/632D+/87D- Je sors ma table : j'ai inversé les colonnes D+ et D- quand je l'ai lue. Petit coup au moral, je m'attendais à un portion super facile et on se taper une montée assez costaude. D'autant plus que le début est en plein cagnard, j'espère qu'on va vite se retrouver à l'ombre car je sens que je commence à surchauffer un poil. Je me rends compte que j'ai toujours pas vidé ma poche à déchets Ravito express une fois de plus, je prends un bout de banane et un quartier d'orange pour recharger un peu plus l'énergie. Le prochain segment ne faisant que 7km pour environ 1h, je ne refill que ma gourde de Naak vidée, je prends pas la peine de remplir la boisson électrolytiques entamée. J'oublie une fois de plus de vider ma poche à déchets et je repars dare dare. En 2m40s c'est plié. Je ne le sais pas encore mais j'ai commis une belle bourde
Mont Saint Odile -> Château de Kagenfels. 400eme, 58' (-7' prédiction 16h), 7km/236D+/328D- Vu qu'on a un segment très court, en plus de ma dernière barre café j'attaque mes gourdes un peu plus fort pour continuer la recharge en glucides. Le cardio a l'air de revenir à la normale, ouf. A un moment on fait un zigouigoui autour d'une butte, je comprends pas trop. Apparemment y avait une ruine ici, j'étais trop occupé à comprendre ce qui se passe et j'ai rien vu Moment d'incompréhension totale de ma part. Qu'est-ce qui se passe putain ? Quand ma montre affiche 7km sur le lap, on est perdu dans la forêt, je suis complètement déboussolé. On passe un portillon qui bippe les dossards. Je me dis que le ravito est derrière la petite ruine qu'on va traverser (le château de Kagenfels). Non, rien. Et là je comprends. Un segment de la table ne signifie pas nécessairement un ravito. J'explique mon erreur à mon copain de l'instant. Et derrière je comprends que j'ai absolument pas assez de flotte pour les 11 bornes à venir, il me reste plus qu'une gourde de naak mal dosée et un fond de boisson avec des électrolytes Château de Kagenfels -> Klingenthal. 402eme, 1h44 (-1' prédiction 16h), 11km/383D+/733D- Je papote un instant avec mon sauveur et lui explique mon erreur. Il me demande combien il reste jusqu'au ravito. Je lui donne la valeur précise, ça l'étonne, je lui montre ma table et lui explique, il est étonné du niveau d'organisation 3 bons kilométres de montée et hop, on redescend. Encore. Là je commence à trouver le temps long et je me dis que 17h de course c'est ma limite haute, je me vois pas faire plus, plus jamais on m'y reprendra (que je suis naïf)... On court énormément sur cette course en fait. Et c'est vraiment monotone, encore du chemin de forêt ou du single. C'est parfois un peu technique avec des racines et des caillous, je marche sur ces portions pour éviter de me bouffer, mais c'est pas non plus hyper dur ou cassant. Alors que j'ai un peu le moral dans les chaussettes dans la descente, j'entends un type arriver. Il me parle un peu, me demande si ça va, je lui explique que bof. Il me dit Je repars et là magique, les jambes toutes légères et quasi sans douleur Je vois mon sauver assis en train de récupérer, on se salue mais pas le temps de niaiser. Quand j'arrive aux bidons de Naak, je comprends enfin le délire du dosage : je vois plein de poudre au fond alors que c'est quasi vie. C'est juste mal mélangé leur histoire... Je secoue bien fort, je me serre, c'est maxi sucré. Parfait, on doit tourner à deux fois la dose recommandée, je suis aux anges je vais pouvoir me fueler uniquement avec ma gourde. Je pense enfin à vider mes déchets, je choppe des mars mini au passage alors que je sais pertinemment que je les boufferai pas en course (ça me fera mon petit déjeuner du lendemain, j'avais rien prévu Klingenthal -> Rosheim. 347eme, 2h20 (-12' prédiction 16h), 16.3km/538D+/661D- Arrivé en haut, j'ai compté 13 coureurs dépassés et 2 qui m'ont dépassé. Ca fait donc 11 places de gagnées d'après mes calculs très savants Y a une tour en ruine isolée. Un coureur me fait une blague "si t'es chaud tu peux monter tout en haut avant de redescendre". Super drôle Il rejoint ses 3 potes posés sur le banc à côté qui prenne un peu de repos. Moi je réfléchis pas et j'attaque le chantier de la descente. Je vais la faire exclusivement seul à l'exception de 2 ou 3 coureurs que je vais y doubler. Ca fait un moment que la densité a fortement diminué mais là je suis vraiment isolé. J'adore. Y a pas mal de gros cailloux et de racines, je bute à plusieurs reprises dedans avec le pied droit et le pied gauche. Ca commence à me péter les couilles, j'ai mal aux deux gros orteils qui me lance à tour de rôle. J'insulte la forêt et des mamans pour me défouler. Puis s'en vient une portion super roulante, plus aucune difficulté, je me laisse porter par ma foulée (ça va pas très vite quand même). La nuit commence à tomber, je sors la frontale. On croise une route avec des spectateurs qui nous applaudissent, ça me donne un coup de boost. Le noir complet vient vite nous entourer, la température est plutôt fraiche, il n'y a pas un bruit à part mes pas. C'est vraiment le pied. Par moment j'ai l'impression qu'on arrive derrière moi, je me retourne, personne, c'est juste l'écho de mes pas. Durant cette courte montée, j'ai l'impression de voir des gens sur le côté. Non en fait c'est juste un arbre peint en blanc. Ca me fait un peu flipper sur le coup A 2/3 reprises je vais avoir l'impression de voir des gens ou des objets sur le côté alors que c'est juste le reflet d'une peinture ou d'une balise. Je repense au CR d'Ayuget à la Diag' avec ses chaises de camping mais je me dis que c'est un peu tôt pour avoir des hallucinations quand même J'égalise ma gourde d'électrolyte avec de l'eau, je remplis juste une gourde de Naak, une banane, un quartier d'orange et je repars. 1m41s à ce ravito, passage express. Il reste un peu plus d'1h d'effort selon ma table. Je vais aller au bout, je suis chaud patate et l'émotion commence à me gagner. Je réalise qu'on a déjà dépassé les 100 bornes. Rosheim -> Obernai (arrivée). 324eme, 55' (-14' prédiction 16h), 7.6km/178D+/174D- On passe une première bosse. Puis une deuxième. Il reste une ultime montée. Dans le single en forêt qui suit, je calcule plus, j'ai l'impression de voler à 4aukil (ce qui n'est bien sûr pas le cas), je prends un pied pas possible. Je sens que petit à petit j'accélère. Je vois Mr Ventoux au loin. Je lui demande si ça va ? Il me répond que oui, il me laisse passer et me dis "vas-y je suis pas à une place prêt". Je lui explique que je suis surmotivé, je vais à fond jusqu'à l'arrivée. Il m'encourage et me dit "Tu vois tu es encore frais, je te l'avais dit, t'as un beau potentiel". Merci, ça fait plaisir On arrive sur Obernai. Ultime petit coup de cul. C'est fini maintenant, c'est que du plat jusqu'à l'arrivée. Je cours comme un dératé et continue de reprendre des gens qui marchent ou courent plus ou moins lentement. J'arrive face à la passerelle, je la monte 4 à 4 en disant aux gens de s'écarter. Ultime check et la ligne d'arrivée s'offre à moi à quelques dizaines de mètres. Un dernier sprint de folie à 4aukil et je coupe celle-ci en 15h55m08s. Sub 16h, incroyable, je l'ai fait
Petite pose victorieuse pour le photographe (mais j'ai pas vu de photo de l'arrivée Je retrouve Mr Ventoux au ravito de fin, j'ai les jambes complètement explosées, j'ai du mal à tenir debout et je commence à avoir froid en short/tshirt. J'essaye de boire une soupe qui passe pas trop. En fait j'ai ni faim ni soif. On me dit que c'est possible de se faire masser, faut en profiter. Je file et en fait ce seront des étudiants podologues car y a pas de kiné. Autant dire que ça aura servi à rien Sur le chemin du retour vers le airbnb, 3 jeunes de 20 ans se proposent de me raccompagner en voiture. J'accepte, je suis bien content Conclusion : Voilà, très fier de ce premier ultra. Pour aller plus vite, j'aurais peut être pu en mettre un peu plus dans les descentes sans me mettre dans le rouge et peut être que je peux laisser le cardio monter vers les 155-160 en montée ? Dur à dire comme ça. Encore un grand merci à Boucher qui m'amène toujours plus loin sur route ou sur trail, c'est toujours un plaisir de m'entrainer avec lui et de pas avoir à réfléchir à cet aspect là Au moment où j'écris ces lignes, je pense déjà à faire plus et la CCC me fait de l'oeil Le strava : https://www.strava.com/activities/14501928055/overview Merci à la personne qui aura lu jusqu'au bout ce maxi pavé Message cité 14 fois Message édité par SenorPollo le 23-05-2025 à 11:38:20 |
perrout BBQs everyday |
--------------- I live on the frozen surface of a fireball where cities come together to hate each other in the name of sport. |
SenorPollo | Je suis loin de tes CR masterclass Message édité par SenorPollo le 23-05-2025 à 10:47:37 |
autocall Wallah |
--------------- Je n'aimais qu'un seul être et je le perds deux fois. |
coyote28 |
--------------- Mon Strava : https://www.strava.com/athletes/35194751 |
Sebwap ... . -... .-- .- .--. |
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Okocedion Nous savons que Marseille. |
Publicité | Posté le 23-05-2025 à 11:14:08 ![]() ![]() |
Eldricht $*$ BRK |
--------------- $job $step $endstep $handjob |
yipi |
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PPPEP | Merci pour le cr et bravo |
Ayuget R.oger | Ce CR Bravo |
Naxos \o/ |
autocall Wallah |
--------------- Je n'aimais qu'un seul être et je le perds deux fois. |
mafspirit |
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Naxos \o/ | On attend le CR d'Obelisque s'il le veut bien maintenant #serious
--------------- [Folio Photos] |
Okocedion Nous savons que Marseille. | moi ça me donne envie de faire la maxi race 2026 --------------- Il y a quelque chose que je ne comprends pas |
Chou Andy Would you know my nem | Comme s'il fallait lire pour faire des retours Super CR au fait --------------- J'aurais voulu être un businessman |
PPPEP |
On en parle alors, je ferais sans doute pas les mêmes distances mais je suis chaud |
nmmolko |
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PlayTime |
Non c'est uniquement sur la marathon race il me semble ! Le petit saint Bernard, super Trail en effet |
Okocedion Nous savons que Marseille. |
--------------- Il y a quelque chose que je ne comprends pas |
SenorPollo | Vu les journées que tu t'envoies quand tu pars voler en compétition, ça devrait être dans tes cordes Message cité 1 fois Message édité par SenorPollo le 23-05-2025 à 12:02:49 |
Okocedion Nous savons que Marseille. |
--------------- Il y a quelque chose que je ne comprends pas |
santroll | Franchement la Maxirace c'est bofbof comme course, ils sont bons en marketing mais c'est cher, ravitos très espacés et peu garnis, et le parcours est pas fou. D'ailleurs bonne course à mikemike, ça a l'air d'être un sacré chantier le nouveau 110 Message cité 3 fois Message édité par santroll le 23-05-2025 à 13:20:51 |
pulpipi Un ours cé relativement gros | Trail du Gypaète aussi a la même période. J'avais trouvé ça cool Message cité 1 fois Message édité par pulpipi le 23-05-2025 à 13:23:53 |
PlayTime |
Un peu d'entraînement spécifique en descente à ajouter en effet. Ça se fera bien et assez vite |
PlayTime |
Jamais de la vie je fais la maxi en effet si je dois faire un ultra. Le seul truc pratique c'est d'être à domicile. |
Neuf 2i | Pour avoir fait les 3, le Gypaete et le GR73 c'est de la belle montagne, t'es peinard en marche baton, alors que la maxi c'est beaucoup de sous bois , c'est roulant et il faut pas mal courir. Et c'est sûr que le Gypaete et le GR73 c'est beaucoup plus authentique, mais à la machine a café personne connait Message cité 1 fois Message édité par Neuf 2i le 23-05-2025 à 13:49:19 |
mikimike2 |
Merci Cette première edition du 110k est un test pour lorga, on va servir de cobaye Heureusement, il fera beau demain (mais froid cette nuit) |
SenorPollo | Ah c'est ce soir Message cité 1 fois Message édité par SenorPollo le 23-05-2025 à 14:08:56 |
pandarooxe |
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chocobn69 |
Okocedion Nous savons que Marseille. |
--------------- Il y a quelque chose que je ne comprends pas |
Neuf 2i | Si on a l'habitude de faire des gros trail type by-UTMB, saintélyon ect ... le Gypaete ou le GR73 ca peut paraitre un peu plouc a coté |
Naxos \o/ |
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Sybela |
pulpipi Un ours cé relativement gros |
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