CR - Megève Nature Trail (43K/2600D+)
Je m'étais inscrit sur un coup de tête fin mars en voulant paufiner mon programme de l'année en vue de la Saintélyon et que je trouvais mon été un peu trop light. 3 mois sans course entre le Saint Jacques et la Nuit des Cabornes c'est trop long. J'ai hésité à faire Marjevol - Mendes avec Boucher et Yipi mais la perspective de gérer toute la logistique et descendre potentiellement seul ne m'enchantait guère. Et puis j'avais envie de tâter d'un "vrai" trail en montagne, si un jour je veux faire l'UTMB je peux pas me contenter de faire l'urban trail de Lyon...
Comme on passe 15 jours de vacances à Combloux en famille fin juillet, je tape bêtement "trail combloux" dans google et je tombe sur le trail de Megève qui a lieu le 29 juillet. C'est le jour où on est censés arriver.
Le départ étant à 6h du matin, je me vois mal dire à madame qu'on part à 3h du mat' en bagnole de Lyon et qu'ils m'attendent dehors en attendant qu'on ait le logement
J'arrive pas à gratter une nuit dans notre appart' donc je raque pour l'hôtel Mamie Megève situé à 2km du départ. Si déjà j'emmerde la famille pour mon bazar, je leur offre un peu de confort
J'arrive même à négocier un late checkout à 14h en me disant à l'époque que ça permettrait de finir large la course et d'y retourner tranquillement à pieds pour prendre une douche
On arrive tranquillement la veille vers 16h00, je récupère mon dossard/mes goodies avec ceux de Playtime qui ne pourra finalement pas venir à cause de son genou
On a le droit à une très belle casquette, une bière fort délicieuse, une pâte de fruits et une barre énergétique. C'est très sommaire, comme toute l'organisation au final. Mais on est sur un dossard à 1€ du kilomètre dans un cadre magnifique, pas de chichi, on est là pour faire du trail, pas pour poster sur instagram. Je remonte à l'hôtel me disant que ça va être coton le retour demain. Un plat de pâtes trop cuites, des enfants qui cassent les couilles comme jamais, madame très énervée, rien n'entame mon humeur pour ce premier trail montagnard. Je suis d'ailleurs le premier surpris de mon calme olympien à la veille du chantier qui m'attend. Malgré une prévision en 7h07 donnée par livetrail sur la base de mon Index UTMB que je trouve optimiste, je m'attends à partir pour au moins 8h00 et Boucher a le même pronostic. Le but final reste d'apprivoiser la montagne, d'y aller cool et de prendre du plaisir. Et il y a cette fameuse crête que j'appréhende énormément mais je me dis que je verrai une fois sur place. Surtout, je ne veux pas me cramer totalement, derrière je dois aider madame à gérer les gosses, vider la chambre et gérer le transfert vers l'appartement de nos vacances. Tout un programme
A 21h je suis au pieu sans vraiment avoir sommeil. La nuit ne sera pas incroyable, j'ai dormi quelques heures mais j'ai aussi pas mal tourné en rond. Je finis par me "réveiller" seul vers 3h50 au lieu du réveil prévu à 4h15 et je me sens plutôt bien à mon grand étonnement. J'ai beaucoup dormi toute la semaine qui a précédé la course, je sens que la récupération a été très bonne. Je me prépare peinard, j'avale le petit déj' en prenant mon temps. A 4h20 je suis prêt, j'ai plus qu'à gérer le délestage du khakha. Une formalité les jours de course le stress du jour J me permettant d'évacuer facilement tout surpoids inutile. Seulement voilà : ça ne vient pas. Malgré quelques tentatives de squat ou d'accroupissement pour faire descendre le bazar, rien ne vient. C'est bien la première fois que ça m'arrive
A 5h30 je n'ai plus le choix, je dois partir. Tant pis si j'ai envie de chier pendant la course, je m'arrêterai sur le côté pour poser ma pêche, c'est pas les coins qui manqueront. Au final je ne serai pas dérangé le moins du monde. Je descends pépère sans me presser, un dernier petit pipi en route et j'arrive comme une fleur sur la ligne d'arrivée à 5h50. Il fait très doux dehors, c'est très agréable. Je cherche rapidement Chou en première ligne avec son tshirt UBS histoire de lui faire un petit coucou mais je ne le trouve pas. Tant pis, le départ est imminent. Je me positionne vers le fond du sas pas très dense et à 6h00 le départ est donné.
Rappel rapide du profil de la course :
Y a de la bonne pente
L'organisation annonce 2900D+ mais strava 2600. On va dire qu'il y en a eu 2600.
Côté matos je pars avec 4 barres baouw choco/vanille/noisette, 2 pom potes, une cliff bar et 6 gels Maurten pour la fin. J'ai également acheté des pastilles de sels minéraux Ta au cas où les ravitos n'ont pas de Saint Yorre (et j'ai bien fait, on en reparlera) suite à mes crampes sur la fin du Saint Jacques que j'ai attribuées à un manque de sel dans mon alimentation. Ma stratégie est de manger le solide sur les 3 premières heures puis de finir avec le reste et d'éventuellement compléter par ce que je trouve aux ravitos. Alimentation toutes les 30 minutes, hydratation toutes les 10 minutes ou avant si la soif se fait sentir, comme d'hab.
Meugève Centre - Leutaz - 7.6km/690D+ - 1h14m35s - 170e
Départ peinard en fond de sas, je laisse les gens excités partir devant. On traverse le champ du départ pour prendre une rue piétonne. Moins d'un kilomètre après le départ, on entame la montée et on quitte déjà la ville pour se rendre sur les pistes de ski. Fidèle à mon plan de course, je cours très tranquillement dès que la pente n'est pas très forte et sinon je marche à bon train. Je vérifie le cardio régulièrement la première heure : je tutoie les 160 (80% de FCM), ce qui est la cible, et dès que je relâche l'effort, ça redescend. Voyons que cardio et sensations vont de paire, je ne l'afficherai plus et ferai tout aux sensations à partir de là. Au final je dépasserai rarement la barre des 160 pulses et ferai la majorité de ma course dans le range 150-160. Les quasi 2000 bornes encaissées depuis le début de l'année avec les séances de D+ actifs ont porté leur fruit, c'est la grande satisfaction de ce weekend.
Je me retrouve vite dans un groupe qui va à mon allure. Ca s'étire un peu et je fais le yoyo avec quelques personnes mais c'est globalement stable. On monte pendant 5 bornes sur des sentiers gravillonnés très roulants, il fait frais, je me retourne régulièrement pour apprécier le paysage et je profite du moment. On est au vert, le cadre est magnifique, je suis vraiment au top physiquement et mentalement.
On entame la première descente de cette course et j'y vais tranquillement pour en garder sous le pied et faire baisser le cardio le plus bas possible. Je dois cependant vite m'arrêter car j'ai un caillou dans le chaussure qui presse contre l'avant du gros orteil droit. J'essaye de le faire partir en bougeant les doigt de pieds mais rien n'y fait. Je règle le problème et repars tranquillement.
Au bout d'1h15, on atteint le premier ravito. C'est passé très vite, j'avais vaguement en tête les splits livetrail et je sais que j'ai un peu d'avance. Je suis agréablement surpris d'être dans les temps mais surtout je me sens encore frais alors que 2 mois plus tôt au Saint Jacques j'étais complètement carbo après avoir avalé le même D+ sur 10 bornes.
Le ravito est très sommaire : 2 types debout avec une camionnette qui servent de l'eau et rien à bouffer. Je demande si ils sont pas de Saint Yorre, le gars me répond que si et va en chercher. 2 types font demi tour en entendant ça
Sachant que la portion suivante est le gros morceau de la course et que je devrais en avoir pour 2h environ, je pars avec 1.5L de coca/saint yorre/flotte.
Leutaz - Col de Véry - 12.2km/1074D+ - 2h02m29s - 169e
Je continue sur ma lancée et on fait la jonction avec quelques types qui discutent pas mal. Je taille un peu le bout de gras avec eux et on avance tranquillement. Autour de moi, tout le monde a des bâtons, je me dis qu'il va vraiment falloir que j'investisse. A un moment, on rejoint un troupeau de chèvres que je dépasse en courant. Je trouve ça rigolo, sauf quand j'en ai une qui vient me renifler le cul, j'ai peur de prendre un coup de cornes alors je m'éloigne
Un des types avec qui je discute (appelons le Sofiane) m'explique que c'est son premier trail et que c'est la première fois qu'il utilise son matos. Je suis à la fois admiratif et circonspect, il fait parfois l'albatros et n'est pas loin de me taper avec ses tiges qu'il ne sait clairement pas utiliser. Il a une allure assez irrégulière, parfois il se met à monter comme une balle puis je finis par le rattraper. Je me demande combien de temps il va tenir à ce rythme.
On finit par quitter les sentiers pour attaquer une montée plus franche dans une sillon terreux bien tracé. Certains commencent à galérer et je rattrape quelques personnes durant l'ascension. Sofiane commence à tirer la langue et se retourne pour me jeter des regards qui en disent longs. Il a déjà l'air dans le dur. Je referai un petit arrêt pour virer la ceinture Sammie dans laquelle j'avais stocké de la bouffe me rendant compte que je peux tout faire tenir dans le sac sans que ça me gêne. Je me sens bien plus libre
Arrivé en haut, on a une belle vue sur le Mont Blanc, je prends le temps de faire une belle photo. J'entends Sofiane dire à un autre coureur qu'il va profiter de la descente pour se reposer un peu. Je ne le reverrai plus jamais.
Deuxième descente, même topo, j'y vais tranquillou. Je me permets même une petite pause pipi durant laquelle je verrai 4/5 personnes me passer mais que je reprendrai sans problème plus tard. On entame ensuite une nouvelle montée qui va me paraître bien longue. J'arrive bientôt à court de flotte alors je me rationne et me demande quand le ravito arrive. Je regarde régulièrement le dossard sur lequel est imprimé le profil (très pratique). On arrive à un faux plat dans la montée, je vois une bosse avec une virage, je me dis "c'est bon le ravito est là". Je vide ce qu'il me reste dans ma dernière gourde, content d'arriver à ce deuxième checkpoint. Et je vois ça :
Petit coup sur la tête mais bon, pas le choix faut y aller. Je rejoins le bas de la montée en trottinant et je m'attaque au machin. Je reprends quelques personnes une fois de plus. Arrivé en haut on voit le ravito en bas. Hop hop, on rejoint la tente tranquillement. Mine de rien je viens de bouffer 1000D+ depuis le précédent checkpoint et je me sens encore bien ! Je repars avec 1.5L de mon mélange habituel.
Col de Véry - Aiguille Croche -7.9km/596D+ - 1h19m12s - 151e
La portion d'après est assez chiante, c'est relativement plat et descendant mais on est dans des champs d'herbe monotones avec un petit sillon terreux pas très large. C'est pas très agréable à courir et j'ai un petit coup de mou mental. J'ai plus trop envie de courir et même si j'avance sans problème, je me demande ce que je fous là. Je m'emmerde même carrément par moment. Je sais aussi qu'on est à quelques bornes de cette fameuse crête et je la cherche au loin. A un moment je reçois un coup de fil d'un numéro inconnu que j'ignore évidemment. Malgré ce coup de mou, je continue à courir dès que ça ne monte pas. Je me fais parfois dépasser mais je dépasse aussi régulièrement des gens.
Quelques temps plus tard, je sors mon téléphone pour prendre une photo et là je vois l'aperçu d'un SMS reçu : "Ici le PC de course, ...". Une pointe de panique s'installe, je consulte le message entier : ils ont reçu une notification d'abandon de ma part et veulent vérifier que tout va bien.
Je m'arrête net et rappelle illico le numéro. Le réseau est pas terrible mais j'arrive à expliquer que j'ai sûrement mal lock mon téléphone dans la poche de mon sac et comme j'ai l'appli livetrail ouverte, avec la sueur ça a dû appuyer sur le bouton d'abandon. La demande est annulée. Ouf. Cet épisode malencontreux et eu le mérite de me sortir de ma torpeur et je repars de plus belle
On entame alors une bonne montée bien raide. Les températures avaient été jusqu'ici très clémentes mais les nuages ont fini par laisser place à un soleil de plomb. Il fait également très humide. Ca commence à péter autour de moi, des gens s'arrêtent carrément pour boire et récupérer assis sur le côté. Je commence à me dire que je suis pas si naze que ça en montée à force de ramasser des gens dans l'exercice. Je me fous de la crème solaire sans vraiment m'arrêter parce que ça tape fort et vu qu'il me reste au moins 2h de course, je veux pas finir comme une écrevisse. Mélangé avec la sueur, c'est très glamour
Une fois cette grosse montée terminée, on récupère un sentier caillouteux assez roulant jusqu'au sommet de l'Aiguille Croche et l'ascension devient nettement plus simple. Je continue à remonter plein de gens alors que j'ai l'impression de me trainer. Un type me dépasse en courant à bonne allure. On se regarde en souriant et je le félicite pour sa forme mais il m'explique qu"il ne fait pas la course et qu'il vient de commencer. Il me souhaite bon courage et il part comme une fusée. En l'espace de 10 minutes, les nuages ont refait leur apparition et la température a baissé d'un cran. Le temps d'arriver au 3ème ravito, la météo se gâte nettement, le vent se lève et la pluie commence à tomber. Je perds un temps fou à remplir mes gourdes car ils n'ont qu'un seul jerrican d'eau et qu'on est une dizaine dessus. Le type me demande de me rationner car il a pas beaucoup de flotte et que le prochain ravito n'est "qu'à" 10km.
Je m'exécute et ne repars qu'avec 1L d'eau/coca (ils n'avaient pas de Saint Yorre...) en espérant que ça me suffira.
Aiguille Croche - Mont Joux - 8.6km/500D+ - 1h31m50s - 132e
A peine reparti que la pluie se met à tomber fortement et qu'il fait très frais d'un seul coup. Les joies de la montagne
Moi ça me va bien, j'aurai pas trimballé mon coupe pluie pour rien et j'apprécie cette fraicheur. Mais mes pensées sont ailleurs, je vois arriver la crête au loin et je commence à me crisper. C'est encore plus impressionnant que dans la vidéo que j'avais matée sur youtube, je sens que je vais pas passer un bon moment. Je sens aussi que mes que quadris commencent à cramper. Je sors une pastille de sels minéraux Ta que je fous dans ma gourde de flotte. Visiblement ça a eu l'effet escompté car aucune crampe à signaler derrière.
On arrive enfin sur la crête. C'est l'heure de vérité. La majorité du temps, on a pas mal de place d'un coté ou de l'autre pour que ce soit "safe" mais y a quand même quelques passages où c'est vraiment pas large et on a le vide à gauche et une bonne pente bien raide à droite. Je suis mort de trouille alors j'avance en regardant mes pieds. A un moment je tape dans un petit caillou et trébuche légèrement, je ne tombe pas mais ça fait augmenter le trouillomètre d'un cran. Je trouve quand même le courage de m'arrêter pour faire 2/3 photos histoire d'avoir un souvenir du bordel.
Une fois la crête passée, je suis soulagé, j'envoie même un message à madame pour lui dire que c'est fait car elle flippait pas mal quand elle a vu la vidéo avec moi
C'était sans compter la crête suivante
Là encore quelques passages assez flippants. On arrive enfin au bout et on doit escalader des pierres assez coupantes et glissantes du fait de la pluie. Sur la gauche, c'est le vide complet. Je fais très attention où je mets les pieds et là je me dis que c'est quand même sacrément dangereux, un mauvais appui et c'est la chute. Une fois en haut, je suis soulagé, je me dis que y a quasiment plus que de la descente jusqu'à la fin et que je vais enfin pouvoir avoiner.
Jusqu'à ce moment, je ne savais pas ce que c'était qu'une descente technique. J'allais le découvrir.
Pendant un bon kilomètre, on descend un chantier immonde, des pierres de partout, un truc impraticable où je me traine à une allure dégueulasse. Chaque pas me flingue les quadris tellement c'est raide, ça commence à tirer sévère dans les genoux. On est 4/5 à galérer dans ce bordel. Sur notre gauche, on voit passer un missile sol-sol qui descend avec aisance. J'apprécie la technique du type et je me dis qu'au final, je suis bien plus naze que je le croyais en descente
Je finis par taper assez fort dans un caillou avec le pied droit et ça me défonce le gros orteil. J'insulte la montagne et sa maman, ce qui n'a aucun sens, mais j'en ai plein le cul. Je me dis que cette course c'est de la merde et que plus jamais je la ferai, je suis en rage.
Une fois le chantier terminé, on descend dans un passage herbeux assez raide mais j'arrive pas à aller vite, mes quadris ont morflé et une douleur assez forte au genou droit m'empêche d'y aller franco. On rejoint des sentiers caillouteux plus classiques et plus roulants mais le mal est fait, je n'ai plus les jambes pour accélérer, chaque pas devient douloureux.
Arrivé au dernier ravito, je bouffe un tuc, remplis mes gourdes de Saint Yorre et repars en vitesse.
Mont Joux - Megève Centre - 7.4km/42D+ - 49m20s - 131e
La fin de la course sera un enfer. C'est quasiment que de la descente mais j'ai tellement mal aux genoux que je suis sur la retenue dès que la pente est un peu trop raide. J'ai de plus en plus mal et dès que ça descend un peu fort dans des sentiers herbeux, je couine à chaque pas en talonnant comme pas possible. Mes deux genoux me font mal désormais. Une sorte de douleur pinçante sur les côtés, je n'avais jamais eu ça avant. Je regrette clairement de ne pas avoir des bâtons sur le moment, ça me ferait un bien fou d'avoir des béquilles pour soulager les jambes. Je fais plein de calculs d'allures et je dis adieu mentalement au sub 7h car je pense que ça passera pas mais je me dis aussi qu'accrocher la prédiction livretrail était inespéré au départ alors c'est déjà très bien.
Je suis tellement crispé que je commence à avoir des spasmes dans le dos. Je continue comme je peux et je me fais doubler par 4/5 personnes. C'est hyper frustrant, sur ce genre de portions je sais que je pourrai envoyer et me faire plaisir en descente et là je suis limité musculairement, ça me bouffe. La pluie se remet à tomber et j'apprécie la fraicheur qu'elle apporte. On finit par rejoindre la route et les 1500 derniers mètres se feront sur le bitume. Je suis cramé, j'ai l'impression de me trainer à 8 au kilo, j'avance en mode pilote automatique. A quelques mètres de la ligne d'arrivée, j'entends 2 types qui reviennent sur moi, j'accélère légèrement, je refuse de perdre encore deux places
Je passe finalement la ligne d'arrivée en 6h57, soulagé d'en avoir terminé et content d'avoir accroché un sub 7 qui me paraissait hors de portée.
Le strava : https://www.strava.com/activities/9542530442
Finalement j'ai eu le temps de prendre mon panier repas, remonter à l'hôtel en marchant, prendre ma douche et aider madame à vider l'hôtel juste avant le checkout
Très content de ce premier trail montagnard, c'était vraiment dur sur la fin mais c'était une bonne expérience. Je me rends compte de l'importance que peuvent avoir les bâtons sur un tel profil, il va falloir que j'investisse à l'avenir. Et au final je suis pas si pourri que ça en montée, j'ai grillé un paquet de personnes dans l'exercice. A l'inverse, je pensais être fort en descente, j'ai pris une petite leçon d'humilité, c'est pas la même de descendre Fourvière et un chantier de caillasse après 6h de course
Il faudra que je me muscle encore plus les quadris à l'avenir, a priori ce sont les insertions qui m'ont fait souffrir sur la fin, c'est vraiment frustrant d'avoir perdu autant de temps et quelques places à cause de ça. Mais bon le sub 7h était inespéré en partant, je suis très content. A J+2 j'ai encore les quadris assez raides mais ça m'empêche pas de me balader en famille
Côté organisation, c'était nickel, peu de bénévoles sur le parcours, juste à quelques points clés et un balisage impeccable. Par contre côté ravito j'ai trouvé ça extrêmement pauvre pour une course d'une telle longueur, j'étais assez étonné. Après vu le prix, difficile de se plaindre. Ca reste quand même une superbe course que je referai peut être vu que je vais passer chaque été dans le coin mais j'ai quand même pas trop apprécié la crête et la fin atroce.