Fail Templiers
En dernière minute je trouve une chambre d'hotel qui se libére.
En dernière minute une demande de covoiturage par un certain Nicolas.
Je retrouve mon passager samedi matin, il me dit qu'il a eu pas mal de boulot dans la semaine et qu'il va sans doute dormir pendant le trajet. Pas de problèmes on a quand même le temps de discuter un peu, c'est mon premier Templiers et c'est la troisième année qu'il le fait. Je lui pose quelques questions sur la course, on se rend compte que l'on a fait quelques trails en commun et arrive :
- Tu as fait quel temps l'année dernière ?
- 7h30
-
- J'ai fini 12 et j'espére un Top 10 cet année mais c'est très dense (finalement il termine 13)
En fait mon passager de dernière minute c'était Nicolas Duhail qui effectivement avance bien et a plutôt gagné les courses auxquels on participait tous les 2. D'ailleurs ce n'est pas toujours facile d'être trop rapide, cette année il a gagné le GRP 120 et il m'a dit qu'il était arrivé à 2h du matin avec 5 pelés pour l'arrivée et un grand moment de solitude.
Sinon son frère doit pas mal se débrouiller parce qu'ils voulaient partir ensemble mais selon Nicolas il est plus rapide et il avait peur de se faire entrainer trop vite.
Plus longue distance en course (avant c'était la MH60 cette année), j'ai fait une préparation basée sur une grosse semaine de rando course en montagne et 3/4 gros week-end en forêt.
Pour moi ce ne sont pas les crampes mais "l'estomac m'a tuer", récit d'un fail :
- départ je me sens bien, en milieu de peloton je subis le rythme jusqu'au en haut de la première montée
- sur le plateau je cours à mon rythme, ça reste tranquille mais je double quand même pas mal de monde
- première descente en single et quasi tout ... en marchant. Première très grosse frustration mais on descend tous en file indienne en subissant le rythme.
- Arrivé au 1er ravitaillement ca va, j'ai bu 1l depuis le départ et je refais le plein
- Montée qui suit je retouve ma file indienne mais je suis moins frustré en montée qu'en descente
- Par contre apparaissent les premiers désagrément gastriques et je commence à avoir envie de vomir en m'alimentant. Pourtant il est encore très tot dans la course et je n'ai pas forcé.
- Ca va aller en empirant, au ravito km33 ce sera le dernier verre d'eau que j'avale avec difficultés. Quelques kilomètres plus loin je vomis sur le bas côté sans même avoir rien avalé.
- Je poursuis difficilement jusqu'au km48, je fais un dernier test pour voir si je peu avaler quelque chose mais je squatte la tête sur les toilettes. Avant d'être complétement déshydraté (ca fait plus de 2h que je n'ai pas réussi à avaler d'eau et encore plus pour le solide) j'abandonne car il reste encore trop de distance et difficultés.
- Frustration car je pouvais encore continuer au niveau des jambes mais 6h après l'abandon je n'ai pas encore réussi à boire donc aucun regret.
Je ne sais pas à quoi c'est du aussi tôt dans la course mais j'émet une hypothèse JP style :
- En entrainement je travaille beaucoup sur des grosses journées enchainées et la grosse journée (la deuxième) je travaille avec des niveaux de glycogènes surement au ras des paquerettes.
- En course j'arrive rechargé à bloc et peut-être que cette filière énergétique agit différement sur l'acidité et les rejets gastriques et mon corps n'est pas habitué ?
Message édité par ashitaka le 24-10-2016 à 16:55:33