Première course de la saison : un petit 5 km, et pas n’importe lequel — sûrement le plus relevé au Québec, celui de la Clinique du Coureur. J’y allais sans énorme confiance après une alerte à l’ischio le 18 mars. Depuis, le coach gère ça en mode “corps fragile” pour me préserver
(donc des séances pas plus rapides que 3’50–4’/km, sauf la dernière avec un 18×1’/1’ où j’ai remis un peu de vitesse — c’était vraiment plaisant). Bref, j’y vais sans pression, on verra bien.
Jour de course : du soleil, mais seulement 5°C, et encore de la neige sur les pistes de ski
. Le parcours n’a rien de glamour : un aller-retour sur la double voie du village, avec un “faux plat” qui ressemble plutôt à une succession de petites bosses pas très marquées… mais bien présentes.
On se place sur la ligne de départ, c’est étroit et il y a du monde. La première vague (le sas élite) part. Normalement, on devait attendre 30 secondes, mais finalement tout le monde traverse la ligne en même temps donc let’s go ! Sauf que la montre ne démarre pas pile sur le tapis, obligé de la relancer en courant.
Ça bouchonne un peu, je double comme je peux. La route n’est pas super clean, avec des rigoles assez prononcées, donc je me décale parfois sur le côté, face aux voitures. Les jambes répondent bien, le souffle aussi. Je ne regarde pas tout de suite la montre, je profite du flow.
Premier coup d’œil au km 1 : 3’15… un peu rapide
. Je me dis “tant pis, on continue, on verra bien”. Je poursuis les dépassements, mais ça devient plus compliqué avec le manque de place. Je me retrouve dans un petit groupe. Km 2 en 6’32 (je n’avais pas vu la première balise, donc lap ici
).
Ça commence à monter et ça devient plus dur. Arrivé au demi-tour (2,5 km), on repart dans l’autre sens… et là, ça pique. Je ralentis à 3’38, puis j’essaie de relancer. Passage au km 3 en 3’26. J’essaie de tenir, j’ai un goût de sang dans la bouche
. Km 4 en 3’30. La descente au enfer est infernale, mais la fin approche.
À 400 m de l’arrivée, je tente de relancer et ça répond un peu. À 100 m, je lance le sprint, aidé par la petite descente. J’arrive dans un sas blindé de monde, je m’arrête, regarde le chrono : 16’57 \o/ (temps officiel 16’59), 112e au général et 3e des 35–39 ans
.
Ce n’était pas simple, mais il y a clairement du boulot pour tenir cette foutue deuxième partie de course. Merci au coach, qui n’a jamais douté (ou presque
).
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