CR Andorre
Puisqu'on attend des CR sur les paradis pour cyclistes et qu'il y a rien pour le moment sur Andorre (ou alors j'ai pas trouvé avant de partir) je me motive pour faire un petit bilan des 3 jours que j'y ai passés la semaine dernière, avec 2/3 infos pratiques qui peuvent servir, et bien sûr le récit des 3 super sorties que j'y ai faites
Je vais essayer de mettre quelques photos mais sinon elles sont consultables (et les traces récupérables) depuis les liens Strava pour chaque journée.
Par Eric Gaba (Sting - fr:Sting) — Création personnelle. CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3626663
Jour 1 : Coll d'Ordino - Port d'Envalira (80 km / 2300 D+)
J'arrive en voiture par la N20, qui est une sorte d'autoroute de haute montagne. Je le mentionne parce que j'avais envisagé à un moment de monter au Port d'Envalira à vélo en partant d'Ax-les-Thermes, côté français donc, avant de me raviser pour des raisons logistiques, mais vu l'enfer que c'est en terme de circulation je conseille fortement d'éviter. C'est dommage car la haute vallée de l'Ariège est très belle, mais elle est clairement sacrifiée au trafic routier, vers l'Espagne via le col de Puymorens et vers Andorre par le Pas de la Case.
Le Pas de la Case, parlons-en parce qu'il le faut : c'est une sorte d'énorme centre commercial qui apparaît une fois la douane passée, à 2000 mètres d'altitude, avec des convois de gens qui viennent acheter des cigarettes, de l'alcool et du parfum (la TVA est à 4,5%) ; il y a des parkings, un MacDo, et des hauts-parleurs qui diffusent des annonces commerciales, au milieu de rien
Je fuis cette abomination au plus vite et arrive au Port d'Envalira, plus haut col routier des Pyrénées, à 2400 mètres. Il y a littéralement 3 stations d'essence au col
alors je ne m'arrête pas, heureusement l'autre côté est beaucoup plus préservé, juste la route qui descend en lacets face à un panorama très ouvert
alors je m'arrête enfin à un belvédère pour jouir du bon air de la montagne
En arrivant à Encamp je me retrouve derrière Robert Gesink qui part pour sa sortie à vélo matinale, il cruise à 50 km/h mains aux cocottes en z1 donc pas besoin de doubler, j'observe à bonne distance ce coup de pédale aérien que 50 000 km à vélo ne suffiraient pas à me donner
Arrivé sur le parking de mon hôtel à La Massana pas le temps de niaiser, je mets mon casque, monte sur le vélo et pars à l'aventure
J'ai plusieurs traces dans ma musette mais je me dis que ça peut être un bon calcul (spoiler : oui) de monter Envalira en ce vendredi après-midi, donc avant la foule du week-end ; ça me laissera aussi le temps de découvrir le reste par la suite
Direction Ordino donc, au pied du col du même nom. Le temps est idéal, soleil, pas de vent, presque chaud dans les premières rampes à la sortie du village. Le col d'Ordino de ce côté c'est 10 km à 7% de moyenne, un très beau col, régulier, très boisé. Le bitume est parfait (c'est le cas sur presque tout le réseau routier andorran, malgré l'altitude) les couleurs d'automne sont extraordinaires, avec du jaune à profusion, je m'arrête tous les 500 mètres pour admirer et prendre des photos. Je ne croise qu'un cycliste et aucune voiture en 1h. C'est sans conteste une des plus belles montées que j'ai faites dans ma vie de cycliste
Arrivé au sommet je bascule direction Canillo, la descente est superbe, avec un long passage en balcons et des vues tout le long sur la vallée, et un final en lacets au milieu des premières maisons disposées en terrasses. Je récupère la route que j'ai descendu en voiture le matin, pour remonter vers le Port d'Envalira (17 km à 5% depuis Canillo)
Le pari est gagnant, la circulation est globalement faible, la route remonte la Valira d'Orient (l'une des deux rivières principales d'Andorre) en alternant traversée de petits bourgs proprets et passages plus bucoliques. J'ai un petit vent de dos qui m'aide bien et passé la station d'El Tarter la pente est moins rude et la circulation devient quasi-inexistante. Le final en lacets est abordable malgré l'altitude, entre 6 et 7% ; il fait 15°C à 2400 mètres un 28 octobre, tout va bien messieurs dames
Le panneau est comme le sommet du col : moche, donc pas de photo et redescente jusqu'à Canillo, où je m'arrête pour une pause diététique
A partir de là 2 possibilités : soit continuer la descente jusqu'à Encamp pour aller choper le pied du coll de Beixalis par son côté le plus difficile (6 km à 9% de moyenne dont 3 km à 12%) soit rentrer par Ordino (6 km à 6,5%)
Finalement l'envie de monter Ordino par l'autre versant et le souhait de me préserver pour les jours à venir l'emporte et je ne regrette pas tant ce col est magnifique
Jour 2 : Os de Civís - Coll de la Gallina - Coll de la Peguera (100 km / 3200 D+)
Je pars explorer les routes du Sud frontalières avec l'Espagne, sur un tracé qui s'annonce exigeant. Pour ça pas le choix, il faut traverser le noeud routier d'Andorre-la-Vieille, que j'atteins après une grosse descente depuis La Massana, avec passage dans des tunnels bien éclairés à près de 80 km/h ! Je bifurque sur la route de l'Espagne et poursuis quelques kilomètres à bon rythme sur un faux-plat descendant avant de tourner à droite à Aixovall vers la vallée d'Os, qui mène au village d'Os de Civis - village qui a la particularité d'être une périclave
en l'occurrence une commune espagnole qui n'est pas accessible depuis l'Espagne.
La montée fait quasiment 10 km à 7,5% de moyenne, mais dans les faits c'est plus traître que sur le papier, bien irrégulier, avec des paliers successifs à 9-10-11% entrecoupés de quelques replats. La vallée est un peu encaissée et prend par moment des allures de gorges, qu'est-ce que c'est beau et qu'est-ce que c'est calme, comme la veille dans Ordino il n'y a quasiment pas de voitures, la route est un enrobé parfait qui serpente le long du rio d'Os et je dois me retenir pour pas m'arrêter prendre tout le temps des photos
Je passe le petit village de Bixessarri, où débute le coll de la Gallina que je récupérerai tout à l'heure, et poursuis jusqu'à Os de Civis en fond de vallée où il y a une petite surprise de fin, puisque contrairement à ce que je pensais la route ne s'arrête pas au village, mais continue jusqu'à un hôtel qu'on aperçoit perché au-dessus
Je suis venu là pour visiter donc je visite, d'autant que ça a pas l'air trop long ce petit bout de route
avant de me faire assez vite la remarque que l'hôtel se rapproche pas beaucoup
puis finalement que ça monte assez fort quand même
et 8 minutes en zone 4 plus tard je suis en haut, après 1,3 km à 11,5% de moyenne d'après Strava (ressenti : beaucoup plus) ; la vue est superbe
La redescente vers Bixasserri passe toute seule, je m'arrête encore pour quelques photos avant d'attaquer une légende du coin, le coll de la Gallina, qui titre à 7,5% de moyenne pour 8 km (12 km à 8% si on ajoute le pied depuis Aixovall). La montée commence par une toute petite route qui progresse en lacets entre les arbres, il y a là encore un côté calme et confidentiel qui fait que c'est très très sympa.
Les premières rampes sont assez rudes, je vois passer du 12, 13, 14, 15% au compteur, mais le moteur est bien débloqué maintenant et je progresse plutôt bien, d'autant qu'en prenant de l'altitude la vue s'ouvre sur la vallée d'Os et que c'est plutôt très beau. Je finis par atteindre le sanctuaire de Canolich, sur un épaulement au-dessus de la vallée, qui marque le début de la dernière partie de la montée.
A partir de là la route avance au milieu d'une sorte de grande sapinière, qui s'étale sur 300 mètres de dénivelé et dont les aiguilles chauffées par le soleil d'automne répandent une odeur divine
La pente n'est pas facile, 8,5% de moyenne pour ces 3 derniers kilomètres, dont de bons passages à 10-11%, avant de déboucher sur le col, qui offre un panorama très large sur les reliefs catalans. Il y a aussi une plaque en hommage à Joaquim "Purito" Rodriguez, l'un des premiers cyclistes pro à être venu s'établir à l'année à Andorre (l'un des derniers n'est autre que notre Loulou national) et qui en a beaucoup mis en valeur les routes avec sa cyclosportive, la Purito.
J'entame la descente de l'autre côté qui, je ne le savais pas, est en sens interdit dans ce sens-là. Pas trop le choix que de continuer si je veux boucler ma boucle, alors je descends sur les freins, d'autant plus que la route est incroyablement étroite et la pente bien plus raide que sur le versant que j'ai monté. 10% de moyenne rien que les 4 premiers kilomètres, mais si j'en crois la tête des quelques cyclistes que je croise, ça doit vraiment être dur tout le long.
Je poursuis avec moult pauses panorama et photos jusqu'à Sant Julia de Loria, dernière ville dans la vallée avant l'Espagne.
Pause sandwich dans un troquet et rencontre sympa avec un chauffeur routier qui boit sa bière et a envie de parler, le problème étant qu'il connait à peu près 100 mots de français et moi peut-être 50 en espagnol, c'est un peu la double pleine après avoir choisi allemand en LV2 et souffert des années sur les déclinaisons
A force de gestes on y arrive quand même, il m'explique que mes mollets sont costauds et m'en félicite
mais que lui quand il monte à Canolich c'est en portant à bout de bras la statue de la vierge de 62 kilos pour le pèlerinage annuel qui s'y déroule
Je le quitte après moult explications et saluts avec les mains
parce que bon, c'est pas tout ça mais il me reste un peu de D+ à faire avec l'ascension du coll de la Peguera, 14 km à 6,5% de moyenne
Ca commence dur dans la ville avec 2 km à 10% au pied, puis en prenant de la hauteur la pente s'adoucit et la route finit par déboucher sur un petit cirque superbe. C'est bucolique à souhait, je passe un troupeau de vaches puis une cascade, la vue sur les sommets est délicieuse, petite descente au milieu, belles courbes, plaisir et allégresse
et là je commence à sentir que je fatigue, c'est un peu long là quand même, le sandwich au jamon serrano pèse un peu, je manque de sucre, je sais pas, mais bon j'essaie de maintenir un rythme autour des 700m/h, parce que j'ai bien pris mon temps jusque là et qu'il y a quand même le retour ensuite, avant la nuit si possible.
J'atteins le coll de la Peguera à peine requinqué par une pâte de fruits et, de manière complètement logique, je décide de poursuivre la montée vers la station de La Rabassa, 200 mètres plus haut, pour voir à quoi ça ressemble et aller chercher les 2000 mètres au moins une fois dans la journée
Mes jambes protestent contre tant d'enthousiasme
mais avec un peu de patience ça passe
et j'atteins la station après 67 km et 2700 mètres de D+ cumulés depuis la début de la journée
Je ne traîne pas dans la descente et suis assez rapidement de retour à Sant Julia de Loria, où il va me falloir remonter toute la vallée jusqu'à Andorre-la-Vieille puis La Massana. Je trouve heureusement deux compères en route, on se partage les relais, pas besoin de se parler plus que ça, ça tourne bien et propre, je me dis qu'au fond le cyclisme est peut-être ce langage universel que tant de cultures ont cherché à trouver, en vain, et c'est beau ![[:lergo:3] [:lergo:3]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/3/lergo.gif)
Bon au final on se met quand même des grosses mines dans les premières pentes dignes de ce nom pour se mesurer la bite, on reste quand même des cons de cyclistes hein
et je finis seul en remontant les tunnels vers La Massana.
Pas la partie la plus drôle, ça circule un peu, mais je m'y étais préparé et il y a une bande cyclable matérialisée pour les vélos, même dans les tunnels à 8% de pente, et manifestement les automobilistes ont l'habitude et font attention. Je rentre à mon hôtel bien cramé, avec 3200 de D+ dans la besace et en me demandant si je vais pouvoir enchaîner le lendemain
Jour 3 : Port de Cabús - Andorre Arcalís - Collada de Beixalís (100 km / 2900 D+)
Départ à la fraîche (9°C) depuis La Massana, direction l'un des cols que je ne veux pas manquer pendant ce court passage en Andorre, le port de Cabùs et ses 2300 mètres d'altitude (15 km à 6% de moyenne). Je ne charge pas de trace pour la journée, commençant à avoir le réseau routier en tête, et en me disant que j'improviserai selon les sensations.
La montée du Cabùs est sympa, sans plus, c'est beau mais quand même moins bucolique que la veille, avec quelques stations de ski en cours de route et un bus qui fait la desserte, on devient vite exigeant
Arrivé dans les 3 derniers kilomètres ça devient un peu plus spectaculaire, avec une route à flanc de montagne le long d'un cirque qui me rappelle un peu l'Aubisque, en moins vertigineux quand même, d'ailleurs il n'y a pas de parapet. Le final est plutôt facile et roulant, le sommet baigne dans le soleil, avec un bon 19°C à 2300 mètres. De l'autre côté c'est l'Espagne et c'est difficile de boucler en vélo de route, sauf à être Dead Balladur à la recherche d'une tuile, mais je joue pas aux tuiles et j'ai pas mes pneus de 23 aujourd'hui, donc je renonce
Revenu à Erts je mets le cap sur Ordino, pied de la montée sans doute la plus célèbre d'Andorre, et que je ne voudrais pas partir sans avoir explorée : la station d'Andorre Arcalis (18 km à 5% de moyenne)
L'ascension commence en fait par un long faux-plat montant le long de la Valira du Nord (la seconde rivière principale d'Andorre) qui a creusé une vallée assez large et surtout magnifiquement préservée. C'est le moment d'insister sur le côté un peu "suisse" d'Andorre, avec des constructions qui semblent ordonnées, peu étalées, cohérentes esthétiquement - un côté carte postale qui peut parfois sembler artificiel, mais qui dans cette vallée aux couleurs de l'automne produit une impression assez unique.
Je savoure jusqu'à El Serrat, d'autant plus que c'est rare ici de trouver des passages sous les 5%, et qu'après tout ce D+ cette longue section en fond de vallée me semblerait presque plate (appeau à Konovalov
)
La montée commence vraiment à El Serrat avec des pentes à 8-9%, à partir de là c'est 11 km à 7% de moyenne. Comme dans la montée précédente, je trouve qu'il y a un peu trop de circulation sur ces pentes, ce qui ne veut pas dire qu'il y en a beaucoup en soi, mais plus que dans Ordino ou la Peguera.
Je garde un bon rythme en passant les paravalanches puis un nouveau tunnel, avant d'arriver sur le grand parking du téléphérique où j'ai un flashback de Brice Feillu maillot grand ouvert, pour ceux qui se souviennent de ce coup d'éclat vintage
Entre l'irruption impromptue de cette vision héroïque dans mon cerveau et la route qui devient fermée aux voitures, je n'ai pas d'autre choix que de resserrer les Boa de mes chaussures et de me mettre en mode CLM pour les 4 derniers km à 6,5% de moyenne jusqu'au sommet
Je vise les 900 m/h, relançant même dans les virages, des Espagnols m'encouragent
alors je donne tout et je finis quasiment au sprint, ce qui est exercice très relatif pour un cycliste lambda à 2200 mètres d'altitude
Le sommet n'est pas très joli, il y a du monde, je reprends mon souffle et entame directement la descente, avec un petit détour vers l'entrée du parc naturel de Sorteny, frontalier avec la France, une petite merveille.
Revenu à Ordino je reprends la route de La Massana et décide de bifurquer vers l'Aldosa, sur la montagne centrale du pays (qui sépare Valira du Nord et Valira d'Orient) pour aller explorer des petites routes inconnues. Chemin faisant je me retrouve au pied du coll de Beixalis que j'avais évité le premier jour
J'ai encore du jus, il est encore tôt et je ne suis pas sûr de pouvoir rouler le lendemain, alors je me lance, c'est jamais que 6 km à 7,5% de moyenne
Il me semble que c'est une signature du coin mais le pied est bien raide, il y a 1,6 km à 12,5% de moyenne d'après Strava, mon compteur m'indique régulièrement du 13%, mais je suis plutôt bien, autour de 900 à 1000 m/h. Ce col a beaucoup de charme, assez proche de celui d'Ordino, on quitte très vite les dernières habitations pour s'enfoncer dans la forêt, avec de beaux lacets et quelques vues panoramiques sur la vallée, et il n'y a pas de voiture.
La vue au sommet n'est pas dégagée mais ce n'est pas très grave. J'y retrouve un gars taillé comme un pro avec le kit complet de la Jumbo mais un vélo Ridley, je me creuse la tête pour savoir qui part chez Lotto l'an prochain, après vérification personne, et il s'avérera donc que c'est un faux Jumbo
Gros plaisir dans la descente, qui est une des plus techniques du coin, je redescends par de nouvelles routes vers Anyos et La Massana dans la lumière du soir, avec pile 100 km au compteur à l'arrivée, et encore une sortie dont je me souviendrai longtemps
Bilan / Infos pratiques
Andorre est un petit pays qui offre un nombre réduit mais très concentré de cols et de montées. Globalement, il y a peu de d'ascensions longues et difficiles, du niveau d'un Tourmalet par exemple. C'est plutôt du 5, 10, maximum 15 km, sans pourcentages extravagants, sauf dans le Sud où c'est plus raide.
En 3 jours et en partant du même camp de base j'ai pu en découvrir 8 dont 4 à plus de 2000 mètres, et il y en a d'autres, que je n'ai pas pu faire (le col des Pardines, Aixas, la montée au lac d'Engolasters, la station d'Arinsal... selon le site cols-cyclisme)
Beaucoup sont en cul de sac et ne permettent pas de boucler, ça frustrera les perfectionnistes de la trace mais ça donne des ascensions très calmes et très peu circulées, sur un réseau routier dans un état vraiment exceptionnel quelle que soit l'altitude et avec des paysages souvent grandioses.
Je n'avais que 3 jours sur place et je voulais en faire un maximum mais il y a de quoi s'occuper une bonne semaine voire deux en variant les itinéraires. Au-delà ça doit devenir répétitif, et même si j'ai beaucoup aimé l'endroit je me dis que ça ne doit vraiment pas être simple de vivre là à l'année, avec un nombre très réduit de routes certes magnifiques mais pas toujours praticables avec la neige, et pas plus de 500 mètres de plat cumulés sur l'ensemble du réseau routier.
Pour ce qui concerne la logistique et les à côtés, j'ai trouvé à m'héberger après pas mal de recherches, en hôtel, parce que les Airbnb et les appart'hôtels étaient tous hors de prix. Il faut savoir aussi qu'à Andorre le moindre parking est payant, pour des montants parfois importants (la norme pour les parkings d'hôtel c'est entre 15 et 20€ la journée à Andorre-la-Vieille)
Il y a donc un intérêt certain à trouver un hôtel proposant un parking, localisé à un endroit suffisamment central pour pouvoir rayonner sans avoir à prendre sa voiture, et en évitant d'avoir à remonter 500 mètres de D+ à la fin de chaque sortie. J'ai choisi le secteur Erts/La Massana, mais Anyos/Ordino marche aussi, voire Andore-la-Vieille qui reste le plus central (mais le plus dense). Les pros sont plutôt concentrés à l'Est, dans le secteur d'El Tarter/El Incles.
Côté circulation j'avais lu que c'était l'enfer, au final je n'ai pas trouvé ça si terrible, seul le Y formé par les Valira du Nord et d'Orient est très circulé, et surtout la route qui va de l'Espagne à la France. Dès qu'on s'en éloigne, c'est très calme. L'été c'est peut-être autre chose, je ne sais pas. Je conseille juste d'éviter autant que possible la portion entre Andorre-la-Vieille et Canillo (via Encamp) surtout en direction de la France, dans le sens de la montée, trop dangereux.
Sinon les routes même en 2x2 voies sont toutes équipées de bandes cyclables bien matérialisées, et les automobilistes sont vraiment attentifs aux cyclistes, ils sont patients, dépassent large, et je ne me suis pas fait frôler une seule fois. Il y a quelques tunnels comme souvent en haute montagne donc prévoir au moins un feu arrière.
Hormis le Pas de la Case, je n'ai quasiment pas vu le tourisme "détaxé" de masse, qui se concentre à Andorre-la-Vieille et dans quelques stations. Je ne suis resté que très peu de temps mais j'ai trouvé l'accueil des Andorrans très sympathique, notamment dans les "bordas" où on mange très bien. Niveau restauration d'ailleurs il y a des pâtisseries et des bars à tapas partout, c'est pas compliqué de trouver un en-cas en cours de route. Les tarifs sont comparables à ceux de la France. Tout est très soigné, propret, jusque dans l'urbanisme, je ne sais pas si c'est usurpé comme comparaison mais on pourrait parler de "Suisse pyrénéenne".
J'espère pouvoir y retourner un jour, pour remonter Ordino et la Peguera, et m'attaquer aux ascensions que je n'ai pas pu faire.