Faramir Covfefe. What else ? | xablen a écrit :
Pas évident, devant les superlatifs :
Citation :
«On emploie plus souvent le subjonctif que l'indicatif après un superlatif ou l'équivalent d'un superlatif», note L'Office québécois de la langue française. Cela vaut par exemple pour les locutions: «le seul “qui“, “que“, “dont“, le premier qui, le dernier que, le meilleur que, etc.» On dira donc, pour être correct: «C'est le meilleur gâteau que j'aie mangé». De la même manière que l'on notera «c'est la seule chose qui me convienne», «c'est la fille la plus gentille que je connaisse».
|
https://www.lefigaro.fr/langue-fran [...] -faute.php
|
Tu sais ce que je lui dis à l'Office québecois de la langue française ? Voici ce que dit mon vieux grimoire la Grammaire méthodique du Français Le subjonctif en subordonnée complétive (C'est le cas qui nous intéresse dans la phrase de Gaël qui se pisserait dessus à voir comment on encule les mouches sur HFR à ce propos)
Voici la phrase retranscrite ainsi par Eurosport
C'est un des meilleurs moments de sport que j'aie pu vivre
Que perso je pense fautive et écrirais plutôt ainsi C'est un des meilleurs moments de sport que j'ai pu vivre
Citation :
* Mode obligatoire
L'emploi du subjonctif dans les subordonnées complétives introduites par que (à ce que, de ce que) est imposé par:
- la place de la complétive: quand elle figure en tête de phrase, le verbe de la complétive est normalement au subjonctif [je passe c'est pas le cas ici]
- La classe sémantique du verbe, du nom ou de l'adjectif dont dépend la complétive (contrainte lexicale exercée par le terme principal). Le subjonctif s'emploie obligatoirement dans un subordonnée complément d'objet d'un verbe exprimant une volonté ou un sentiment: je veux, ordonne, souhaite, désire, regrette, crains, doute qu'il vienne. Je tiens à ce qu'il vienne. Je m'étonne de ce qu'il vienne.
Les complétives qui sont compléments d'un nom de même forme et / ou même sens que ces verbes sont également au subjonctif: Sa peur (sa crainte, son regret, son désir, son souhait) que Jospin revienne est exagérée.
De même, le subjonctif est obligatoire dans les complétives compléments de constructions personnelles ou impersonnelles formées à l'aide d'un adjectif attribut exprimant la possibilité, la nécessité, le doute ou un sentiment (ou après il faut, il importe, il convient impersonnels: Il est possible, nécessaire, urgent, douteux, heureux, triste qu'il parte — les Français sont contents, heureux, ravis que Jean-François Copé revienne au gouvernement de la France.
(...)
* Choix du mode
Le choix de l'indicatif ou du subjonctif donne à la phrase une signification différente. Il est possible pour une subordonnée qui complète:
- un verbe polysémique dont le sens varie selon que la complétive qui le suit est à l'indicatif ou au subjonctif: Je dis qu'il viendra demain / qu'il vienne demain. Dans le second cas, le verbe dire exprime la volonté.
- un verbe d'opinion dans une phrase interrogative ou négative [ je passe c'est long et pas le cas ici]
- un verbe modalisateur comme sembler [pas notre cas non plus]
|
Pour conclure, dans le cas de la phrase de Gaël on est dans une subordonnée complétive dont le verbe de la principale n'exprime pas de sentiment particulier, etc. nous ne sommes ni dans le mode subjonctif obligatoire ni dans un possible choix du fait du sentiment exprimé par le locuteur, il énonce le constat que c'est un des meilleurs moments de sa carrière et c'est tout, pour moi le verbe de la complétive doit être à l'indicatif
Voilà je suis plus là, foutez-moi la paix pour le reste ![[:nplusdeux:1] [:nplusdeux:1]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/1/nplusdeux.gif) Message édité par Faramir le 31-05-2023 à 15:28:42 ---------------
Politiquement parlant, je suis ambidextre.
|