Perso, suis satisfait de mon week-end qui n'est pas encore fini, j'ai posé mon Lundi. Mis à part pour les courses Samedi matin, je n'aurai pas quitté mon appart. Et c'est une bonne chose. Je n'aime plus sortir, surtout les week-ends. Primo, parce que je me fais chier. Avant, j'aimais sortir en pub, je picolais avec ceux que je trouvais là-bas, je dépensais trop, je rentrai mal, et j'accusais le coup le lendemain, et les années aidant, j'accusais aussi le coup les surlendemains des lendemains... Et c'était comme ça quasi tous les week-ends. Mais vu que je suis total abstinent depuis 3 ans, ces sorties me font royal chier. Ca commence par des conversations qui tiennent la route, mais au bout de quelques verres de leur côté, ces conversations deviennent plus saoulantes que mon Perrier. Répétitives, chiantes à mourir, etc... Bref, ça fait 8 mois que j'ai pas remis un orteil en pub, et ça me va.
Quant à sortir ailleurs, ben je ne vois pas. Je me fais des cinés en semaine avec mon meilleur pote, alors je fais le break le week-end, déjà pour conserver quelques films à voir
Les musées et autres trucs de la sorte me gonfle, et déjà, ne sont pas nocturnes.
Pis surtout, surtout, la faune nocturne m'horripile. Prendre le métro et voir ces groupes avec leurs bouteilles à la main, qui se préparent donc à se blinder la tête avant d'aller dans leurs soirées, chez des particuliers ou pire, en boites... Se blinder avant dans les transports, c'est bien le truc qui marche fort maintenant. Surtout que, vu leurs vêtements, ils ne font pas parti de la caste des pauvres, loin de là... J'en croisais plein en costumes ou petites robes et petite chemises bien luxe. La bouteille de rosé à la main, ou mieux: jus d'oranges dans l'une, vodka ou équivalent dans l'autre... Et dans ces groupes, il y a toujours LE et LA beau gosse/belle gosse de Paris (ou du quartier). Le chaînon manquant entre Zeus et les hommes en dessous. Et il/elle le fait clairement savoir. Par ses vêtements, ses fringues, son attitude. Y a pas à chier: c'est LUI/ELLE Suffit de changer de wagon, et on a peut-être la chance de tomber sur un autre groupe avec une autre personne du même style, qui ne sait pas qu'il y a un compétiteur ou une compétitrice quelques mètres en amont...
Sans compter les caïds petites frappes, qui eux aussi pensent être les caïds de la soirée ou du quartier, et qui regardent qui ils peuvent impressionner dans la rame, histoire de se booster avant d'aller là où ils aimeraient bien aller... Y a les caïds qui peuvent se la jouer, et y a ceux qui aimeraient bien, les apprentis. Sont tout aussi chiant, voire même un peu plus que les autres. Parce qu'ils veulent tellement se prouver qu'ils sont ce qu'ils pensent être, que... Sont comme les apollons plus hauts en fait.
Ca, c'est pour les débuts de soirées, lorsque tout le monde se chauffe.
Mais dans les derniers métros, on se récupère parfois les mêmes, en moins glamour. Les apollons sont fatigués, les anciennes reines de beauté ont perdu leur maquillage et leurs yeux ressemblent à ceux des vaches en train de ruminer. Restent les "caïds" qui se demandent si il faut rentrer maintenant où si il y a un peu de business à se faire.
Et surtout, les alcoolos... Ceux qui sont en pilote automatique, direction maison. Ils dorment sur le strapontin, et généralement, se réveillent juste quand il faut pour sortir du train quand les portes se referment à leur station. Avec de la chance, ils n'auront pas vomi dans le wagon.
Bref, je vois maintenant n'importe quelle sortie comme un petit périple qui trop trop trop souvent n'a pas de retour positif. Se faire chier en soirée, en compagnie, et devoir se taper les transports et donc cette faune, ça me rebute...
Alors il y aurait l'option vélo. Sauf que... pas très très sûres, les rues de Paris, les week-ends. Ceux qui ne sont pas bourrés dans les transports le sont dans leurs voitures... Et se prennent pour les meilleurs conducteurs de course du week-end. Meilleur que le gars avec la BM juste à côté, qu'il va gratter au feu rouge!
Et il y aussi les piétons qui, les week-ends encore, considèrent que les rues sont à eux, passage piétons ou pas. Faut doublement faire gaffe.
C'est peut-être con, mais en restant tranquille chez moi, je considère que je m'assure que je ne ferai pas de bonnes rencontres, ni de mauvaises, que je ne dépenserai pas inutilement, et que je serai frais et dispo le lendemain pour faire la même chose.
Ca se voit que je suis en congé, hein? Quel pavé
Désolé si je vous ai ennuyé, c'était juste comme ça, en buvant mon café et en testant mon nouveau clavier (qui est très bien au demeurant, je me le garde)
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Et je regarde passer les jours comme les pages blanches d'un livre qui touche à sa fin.